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Full text of "Historique du 7ème hussards"

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Ccipitaine LOUVAT 



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Hîsto-riq.ue 












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HUSSARDS 



* :!: , .ILLUSTRATIONS 

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A. nr- ClHRMOXr (iAUERANDB 

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HISTORIQUE 



7- HUSSARDS 



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IL A ETE TIRE DE CET OUVRAGE 

95o EXEMPLAIRES NON MIS DANS LE COMMERCE 

(souscrits par le régiment) 

50 EXEMPLAIRES MIS EN VENTE 
(au prix de 15 francs) 



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HISTORIQUE 

DU 



T" HUSSARDS 



PAR 



le Capitaine LOUVAT 



ILLUSTRATIONS 

DE MM. 

A. DE Cl.ERMONT GaLLERANDE ET TaUL AiGIS 




PARIS 

Imprimerie-Librairie Pairault et Cjk 
^, Passage Nollet^ } 



MIKCCLXXXIX 



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fr BB-s.T 




HÂflvÂR6lJNi\^LR6i ( Y 
UBHARY 

APR ' ft 1995 




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AVANT-PROPOS 



Nous avons divisé est ouvrage en deux par^ 
ties bien distinctes. 

La première partie est l'histoire de Vancien 
7' Hussards qui fut licencié en i8i$ et qui dis- 
parut complètement. 

La deuxième comprend celle du régiment 
actuel créé en 18^0. 

Dans le cours de cette étude ^ nous avons essayé 
de retracer exactement : V origine de ces deux 
régiments, leur composition, leurs transforma-- 
lions successives^ les hauts faits qu'ils ont 
accomplis pendant leurs nombreuses campagnes 
(c'est surtout de Vancien que nous voulons par- 
1er) et qui ont fait du / Hussards un des meil- 
leurs régiments de cavalerie légère de la Révo- 
lution et de r Empire. 

Pouvait-il en être autrement? 

Un régiment, qui compta dans ses rangs: des 



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vin AVAMT-PROPOS 



Véry, des Gussler^ des deBrach^ des Curély^ etc.; 
qui eut le bonheur d'avoir à sa tête des Marisy, 
des Colhert, des Marhctt^ etc.^ etc.; qui eut la 
honne fortune d^être conduit tant de fois au 
combat et si souvent à la victoire par les Del- 
mas^ les Desaix^ les Oudinoty les Molitor^ les 
Pajoly les Lasalle, les Latour-Maubourg^ etc.^ 
un régiment comme celui-là^ disons-nous^ pou- 
vait'il ne pas être des plus brillants ? 

Soyons donc fiers de nos ancêtres^ et quand le 
jour viendra où, nous aussi^ nous serons sur 
la brèche y rappelons -nous y et suivons leur 
exemple. 



Tours^ h lo Septembre i88ç. 



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Chasseur de Fischer, 1743 



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iM\i.à \R»(>LU, 4'aprr« Carli VlB.'VIT 



PREMIÈRE PARTIE 



CHAPITRE I 

De rori^iae do 7* Hussards 

Un r(5giment, a-t-on dit souvent (i), est une grande 
famille qui possède sa généalogie, ses titres de noblesse, 
ses traditions et jusqu'à ses alliances. 

Écrire son histoire ne consiste donc pas seulement 
à énumcrer ses marches, ses combats, à enregistrer le 

(i) Pour Retire ct\ onvrag»', nou« avont con« iltr : l'Hittoif» de U Cav«- 
ïriie^ par lo g»*iicial Siiianiir; l<» Journal de rufdy, U Vie du ç«»M^ral r«)«>l, 
par ton fiU ; lr« ll>i1lr|in« de U (tran«le Armée, un tupplemeni d« U Revu« 
militaire de IVtrancer (iSjc^^, par le cneral Vjuivon. Le« Memo«re« Hieditt 
du |»énéral Edouard Colbrrl, mi« gticieutement à notre di«po«ilioo paf It coloo*! 
Colbert, du s S' draguât, tt Wt Archives du Mmittère et U Cverre. 

I 



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HISTORIQJJE DU 7* HUSSARDS 



récit des solennités militaires et des événements parti- 
culiers qui méritent de prendre place parmi les souve- 
nirs intéressants de son existence. Il nous semble qu'il 
importe avant tout d'établir d*une façon précise quelles 
étaient la composition et la physionomie de son per- 
sonnel au moment de son origine, et, s'il a des ancê- 
tres, des traditions, de les rechercher avec soin et de 
les faire connaître. 

Tel est le but que nous nous proposons dans ce pre- 
mier chapitre. 

On lit, dans le registre matricule du régiment de 
1814-181$:: 

€ Le 7* régiment de hussards, dont l'origine remonte 
€ au régiment de Confians, devenu Saxe (4* hussards), 
€ commandé par M. Frédéric-Henri de Qottesheim, 
€ colonel, a été formé, savoir : 

€ I* D'un escadron dudit régiment de Saxe resté en 
€ France avec son étendard lors de l'émigration du 
€ corps, le II mai 179a; 

€ 2* D'un escadron du régiment de Royal- Alle- 
€ mand, fort d'à peu près 100 hommes, resté également 
€ en France lors de l'émigration de ce corps. 

€ Ces deux escadrons ont formé le noyau de la 
€ légion deKellermann, créée le i*' juin 179a, et ont reçu 
€ à la dissolution de cette légion le i*' messidor an II (19 
€ juin 1794), par incorporation, le régiment de hussards 
€ n* 8, levé à Compiègne par M. Benoist-Lamothe en 
€ vertu d'un décret du 23 novembre 1792. 

€ Ces diverses portions de corps ont définitivement 
€ formé le 7- régiment de hussards. > 

Ces quelques lignes, écrites peu avant le licencie- 
ment du régiment de 181 5, sont une sorte de testament 
laissé par les officiers du 7* hussards. On no peut en 



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ORIGINB DU T HUSSARDS 



nier l'authenticité et il est incontestable que ses au- 
teurs étaient à même, mieux que personne, de dire 
quels étaient leurs ancêtres. Cétait la tradition, et on 
sait si à cette époque elle était respectée. Du reste, en 
1803, le premier Consul avait déjà sanctionné une pre- 
mière fois cette revendication d'origine. 

C'était à propos du 7* bis de hussards qui, à son 
retour d'Egypte, avait été transformé en a8* dragons, 
par suite du décret de 1803. 

Ce T bis prétendait être plus ancien que le 7* hus- 
sards. D'après lui, ce dernier régiment provenait des 
hussards Lamothe, qui, au début de leur formation, 
avaient le n* 8. 

Le 7* hussards, de son côté, affirmait descendre du 
régiment de Saxe-hussards, beaucoup plus ancien que 
le 7* bis; et pour prouver son assertion, il produisit 
l'étendard soigneusement conservé depuis 179a. 

On donna gain de cause au 7% ce fut le 7* bis qui 
devint dragon. 

Mais, d'un autre côté, on lit sur le registre matri- 
cule de 1792 que le régiment de hussards levé par le 
citoyen Lamothe avait pris au début le n* 8. Environ 
six mois plus tard, il eut le n* 7. Au mois de juin 1794, 
c'est-à-dire après dix-huit mois d'existence, ayant 
perdu quatre de ses escadrons, tant en Belgique que 
détachés à l'armée des côtes et à Tarmée de l'Ouest, il 
fut réformé et le meiUeur de ses débris fut amalgamé 
avec la légion de Kellermann, € corps de cavalerie excel- 
lent qui s'était fait remarquer à l'armée de la Moselle 
par sa discipline et sa forte organisation >. 

Ces deux corps de cavalerie réunis avaient alors 
formé le 7* hussards. 

La simple logique ne nous oblige-t-elle pas à recon- 



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HISTORIQIJE DU 7* HUSSARDS 



naître le nouveau régiment comme descendant de la 
légion de Kellermann ? 

Le doute ne peut exister pour personne. 

De plus, si Ton examine les noms des officiers qui 
composent le nouveau 7* régiment de hussards, tous 
sauf trois appartenaient à la légion. 

Néanmoins, il est indiscutable que les hussards de 
Lamothe ont contribué, pour une petite part, il est vrai, 
à la formation de notre régiment. 

Le 7* hussards descend donc directement : 

D'un côté, de la légion de Kellermann, et de l'autre, 
de quelques hussards de Lamothe. 

Uciond« Cette légion, appelée, aussi légion de la Moselle, 

K«uenDiiiii. avait été formée, en 179a, lors de l'émigration. 

Elle se composait d'un corps d'infanterie et d'un 
corps de cavalerie. Ce dernier, qui est le seul qui nous 
occupe, avait été constitué au moyen : 

I* Du 4* escadron (escadron de dépôt) du régiment 
de Saxe-hussards, resté fidèle. 

a* De la portion de ce régiment ramenée en France 
par des sous-officiers. 

y D'environ 80 hommes du Royal- Allemand qui 
n'avaient pas suivi leur régiment à l'étranger. 

Le 4* escadron de Saxe était donc le seul noyau 
constitué de la cavalerie de la légion. 

Il était commandé par le capitaine Marisy (i), 
promu à ce grade, le 29 avril 179a, onze jours avant 
rémigration du régiment. 

Le 8 mai, sur la demande du général Chambarliac, 
en date de Phalsbourg, le général Kellermann ordon- 



(1) C«tt c« capitain« Mirity qui fut nommé chef de brigade du 7* hiu* 
•ardt ea 1794. lore de la réorganisation de ce régiment. 



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OIIGOni DU T HUSSARDS 



nait au capitaind Marisy de quitter Brumath pour 
venir tenir garnison à Phalsbourg. 

Pour établir la généalogie du 7* hussards, il nous 
faut donc remonter aux hussards de Saxe qui descen- 
daient, par la légion de Conflans, des fameux chas- 
seurs de Fischer. 




rataïuu U«t4iM vtJict ta Faâact, €%ftkk ft«cu»u 



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FnOIlfiND Dl MiUlT 

.MàfT% di eamp tn iteond aua thusards di Confiant §n i7B4 



RÉGIMENT DE SAXE-HUSSARDS (i) 

Mettret de camp et Ooloneli 

I Fischer (Jean-Chrétien), i*^ novembre 1743. 
9 Marquis db Conflans (Louis-Gabriel d'Armentières), 97 avril 
1761. 

3 CoMTB DB LusACB (Xavier-Auguste de Saxe), i*r mars 1789. 

4 Db La Marchb (Jacques Drouot), 3; juillet 1791. 
; GoTTESHEiM (Frédéric-Heuri), i; septembre 1791. 

Ce corps, qui n'a pris le titre de régiment que le 
25 mars 1776, est l'héritier direct du célèbre corps de 

(1) Général Suianne, Histoire dt la Cavaltrit, 



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MfiSniBS ra CAMP ET COLONILS 



chasseurs de Fischer, et c'est en raison de cette an- 
cienneté reconnue qu'il marcha d*abord au troisième 
rang de hussards, après Chamborant et avant Ester- 
hazy. 

Rappelons successivement l'origine et les services 
des chasseurs de Fischer. 

• Fischer fut autorisé, le i* novembre 1743, à con- 
server une compagnie de volontaires qu'il avait 
réunis l'année précédente pendant la défense de 
Prague. Les services qu'il rendit avec cette compagnie 
de chasseurs pendant les tristes campagnes sur le 
Rhin, qui suivirent la retraite de Bohême, appelèrent 
tout à fait rattention sur lui, et le corps, facilement 
recruté parmi les Lorrains allemands, compatriotes de 
Fischer, vit son effectif s'augmenter rapidement. 

Les chasseurs à pied portaient le fusil à baïonnette 
et le sabre, et un costume entièrement vert. La cava- 
lerie avait de plus la pelisse demi-écarlate, des bottes . 
à la hussarde, et un équipage rouge orné dans les coins 
de trois poissons jaunes, par allusion, sans doute, au 
nom de Fischer ; elle était armée de la carabine, d'une 
paire de pistolets et d'un sabre. Tous les chasseurs 
portaient un bonnet noir ou schako sans visière, avec 
la plume et la cocarde blanches. 

En 1744, Fischer commença à te faire une réputa- 
tion dans l'armée par ses courses en Souabe. En 
174;, il s'empara d'un gazetier de Francfort, dont on 
avait fort à se plaindre, et l'on ne parla plus que de 
lui. Sa compagnie grossit à vue dœil. Transportés en 
Flandre en 1746, les chasseurs firent des merveilles 
Tannée suivante au siège de Berg-op-Zoom, et ce fut à 
la fin de cette mémorable campagne que le corps reçut 



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8 raSTORIQÎJB DU ?• HUSSARDS 

officiellement un accroissement qui le mettait sur le 
pied de 400 fantassins et de aoo cavaliers. 

Au début de la guerre de Sept ans, toute la jeunesse 
lorraine voulait entrer dans les chasseurs de Fischer. 
Il fallut porter le corps à d,aoo hommes» partagés en 
8 compagnies de fantassins et 8 compagnies de cava- 
liers. Au milieu de tant de batailles perdues, on peut 
dire que la consolation de la France, pendant cette 
fatale guerre, fut dans les exploits de Fischer, et de 
quelques autres corps de partisans. En 1758, il enlève 
Marbourg et Ziegenheim, et s'empare de 14 gros canons 
et de 6,000 sacs de farine. Il surprend Gottingue et 
Embeck et tire des contributions de tout le pays au 
delà de la Wera. Au mois de septembre, il engage un 
vif combat avec les chasseurs hanovriens ; il en tue 
300 et en prend 27. A la bataille de Bergen, il harcèle 
Tennemi, et en enfonce un corps considérable au pas- 
sage de la rivière d*Arlof. Peu de jours après, il taille 
en pièces un bataillon de grenadiers et les dragons 
prussiens de Finkensteim ; 2 escadrons furent détruits, 
et 3 autres furent pris avec a étendards et la caisse du 
régiment. En 1759, Fischer défend Oberwiter. En 1760, 
il protège les postes de la Roêr et se distingue particu- 
lièrement à Clostercamps en défendant l'abbaye. 

Fischer céda sa légion, le 27 avril 1761, au marquis 
de Conflans, qui suivit les traces de son prédécesseur. 
Le corps prit alors le nom de Dragons-chasseurs de 
Conflans. 

Sa tenue, mieux définie, se composait comme il 
suit : Infanterie : habit, veste, culotte , doublure et 
parements verts, collet rouge, 2 épaulettes aurore, 
poches en long, boutons jaunes, 3 sur chaque poche, 
bonnet de drap vert pour les chasseurs, bonnet de peau 



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MBSTRBS DB CAMP ET COLONBLS 



d'ours pour les grenadiers. Cavalerie : veste et pelisse 
vertes, culotte rouge, boutons jaunes, pattelette sur 
chaque manche, en drap rouge, garnie d*un petit galon 
aurore, sabretache rouge avec bordure aurore, bonnet 
noir. 

Conflans prend part en 1761, à la bataille de Vil- 
lingshausen ; il poursuit le prince Ferdinand de Bruns- 
wick, qui avait décampé de Soêst, et rencontre une 
colonne d'équipages anglais qu'il culbute; il ramène 
des prisonniers et une quantité de chariots. Le 19 août 
près d'Husdulmen, il attaque un bataillon de la légion 
britannique, en couche par terre une partie et prend le 
reste avec tous les équipages. Le 90, il retrouve les 
débris de ce corps à Ippenburen, et leur enlève 
40 prisonniers. Le 30, près de Rhene, il surprend une 
troupe en retraite, lui fait 50 prisonniers du corps de 
Scheiter, et ramène 30 voitures d'équipages. Détaché 
ensuite vers Osnabrûck, il pénètre dans la ville, 7 
prend 400 chevaux et 300 voitures de vivres. Au com- 
mencement de 176a, la légion bat les hussards noirs- 
jaunes de Prusse et leur fait 17 prisonniers, dont 
a officiers. Attaquée le 22 juin à Recklinghausen par 
400 chevaux, elle en fait ooo prisonniers et enlève un 
colonel et un major. Le prince héréditaire de Prusse 
avait été pris lui-même par a chasseurs ; mais il avait été 
presque aussitôt dégagé par les dragons de Bock. Trois 
jours après, dans une nouvelle rencontre, Conflans tue 
ao hommes, en blesse le double, prend aoo cavaliers, 
et, parmi eux, le colonel et un cornette de gendarmes 
hessois, un major et un cornette de carabiniers de 
Brunswick. En octobre, près de Smalemberg, il enlève 
95 hommes d'infanterie et 13a hommes de cavalerie avec 
14 officiers. 



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10 HISTORIQ.UB DU T HUSSARDS 

Dans l'organisât ion du i*'mars 1763, le corps devint 
la légion de Conflans, composée de 17 compagnies, 
I de grenadiers, 8 de fusiliers et 8 de dragons. L'uni- 
forme resta vert, entièrement vert, avec les boutons 
jaunes. L'équipage des dragons fut vert, bordé d'un 
galon blanc traversé dans sa longueur par une raie 
verte. 

Conflans était alors cantonné en Flandre. Il fut 
réuni à Metz en 1763, et à Vie en 1766. En 1768, les 
dragons furent transformés en hussards, entièrement 
vêtus de vert, avec galons et ganses jaunes, schako 
noir doublé de vert, sabretache rouge, bordée d'un 
galon vert avec le chiffre du roi en drap vert bordé de 
jaune ; schabraque en peau de mouton avec dent de 
loup vertes. 

Conflans était à Marsal en 1770, et à Mirecourt en 

1775- 

€^ fut là que la légion fut réformée par ordre du 
25 mars 1776. Les compagnies d'infanterie, comme 
celles des autres légions, furent versées dans les régi- 
ments d'infanterie, et devinrent sous le nom de 
chasseurs, les compagnies d'élite des deuxièmes 
bataillons. Les 3 escadrons de hussards formèrent le 
régiment des hussards de Conflans, porté le même jour 
à 4 escadrons par l'incorporation du y escadron de 
Royal-Nassau supprimé, et à 5 escadrons le 27 mai 1788, 
par l'adjonction d'une partie des hommes de Quercy, 
Septimanie, La Marche, Franche-Comté, Evêchés, et 
Nassau-hussards, supprimés en ce moment. 

Conflans-hussards, en quittant Mirecourt, s'est 
rendu à Landau en 1778, puis en 1782 à Haguenau, 
en 1784 à Landau, en 1788 à Haguenau, en 1791 à Pont- 
à-Mousson, et en 1792 à Sarreguemines. 



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MBSTRES DE CAMP ET COLONELS 



II 



Le prince de Saxe, qui succéda à Conflans en 1789, 
se fit remplacer par un mestre de camp commandant» 
Antoine-Henri de Carrowéi qui fut plus tard chef de 
brigade de Bercheny. 

Composé en majeure partie d'Allemands du Pala- 
tinat,le régiment a émigré presque en entier, en 1793, à 
la suite de ses officiers (i). Seul le 4* escadron resta 
fidèle : il a été versé dans la cavalerie de la légion de la 
Moselle ou de Kellermann, qui est devenu le 7* hussards 
en 1794. 

(1) L'énlfriUon du 4* honardi, ei-d«Ttiit Sazt, a tu Ktv !• 10 mtà 179s. 

Ct régiment a passé la Sarra aiMlassoos da PUtarsboorf . La colonel Tonkil 
se birt transporter dans le bac; mais le prince de Saarbnick, qoi désirait con« 
senrer la bonne inteUifence avec la France, le loi défendit et les cavaliers 
furent obligés de passer à la nage : denz d*entre eos se noyèrent dans le tnjet* 
Le régiment prit la route de Trêves. 

Le colonel se nommait Gottesheim, né à Galterbelm. 



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nomAift M CoMfLAiis IN 1771, éTtifrèê mm frmmrt d« Ump$. 



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Paiii trvn cxftox rit le LituniiÀiiT Ciooq à CrtvmmMktrn 



CHAPITRE II 

OampagnM de 1798-1794-1795 

Comme nous l'avons fait pour la légion de Keller- 
mann, nous allons retracer, jusqu'en 1794, l'existence 
du régiment de hussards créé par le colonel Lamothe. 

CréaUondet ^^ ^3 novembre 179a, l'an I de la République fran- 
HttiiardidtÇaise, la Convention nationale» après avoir entendu 
UboUm. son comité de la Guerre, sur la demande faite par le 
citoyen Benoist - Lamothe de lever un régiment, 
décréta : € Qu'un nouveau régiment de hussards serait 
formé, organisé et soldé comme les autres régiments 
de hussards de ligne de la République et prendrait rang 
avec eux suivant la date de sa création. > 

Ce régiment eut d'abord le n* 8. Mais le 4 juin 1793, 
par suite de l'émigration du 4* hussards, la Convention 
ordonna que les régiments de hussards qui avaient un. 
numéro supérieur à 4 remonteraient d*un rang, et les 
hussards de Lamothe prirent le n* 7 (i). 

(1) L« dtojrtn Boyer aTait AOisi,à Ik mémt époqat» leré ma té^tA qui 



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14 HISTORIQUE DU 7* HUSSARDS 



179a 



Les hussards de Lamothe avaient été formés à Co*m- 
piègne pour recueillir une partie des nombreux déser- 
teurs qui affluaient à Paris (i). 

Ces déserteurs avaient quitté leurs corps pour 
entrer dans les compagnies soldées de la Garde natio- 
nale. La Convention ayant décidé qu'on n'en rece- 
vrait plus, ils encombraient les rues de Paris et l'on 
s'efforça de former avec eux de nouveaux régiments, 
au lieu de les renvoyer dans leurs anciens corps, où ils 
auraient achevé d'apporter le désordre. 

Les régiments, ainsi composés, laissaient fort à 
désirer sous le rapport de l'administration et de la dis- 
cipline; presque tous les jours on constatait de nom- 
breux cas de désertion. Les cavaliers partaient avec 
armes et bagages, d'autant plus facilement qu'étant 
pour la plupart de nationalité allemande, ils trouvaient 
dans Tarmée ennemie un refuge tout indiqué. 
NominaUon A Cette époque, les officiers, les sous-officiers et les 

àPéitcUon. brigadiers étaient nommés à l'électicîn. 

Depuis le jour où l'Assemblée nationale avait posé 
les bases fondamentales de la constitution de l'armée, 
le Comité militaire n'avait cessé de poursuivre son 
œuvre en introduisant l'uniformité et la régularité dans 
les corps militaires. On consacra l'exécution du prin- 
cipe constitutionnel qui permettait à tout soldat d'as- 
pirer aux postes les plus élevés de la hiérarchie en 



•Tait ea au début It n* 7 tt qui, tn exécution du décrtt d-dettua, était deTenn 6*. 
EfifiO|il «xiatait «ncoro un 7* bifl| créé également en 1792. Ce régiment fit 
les campagnes de 93, 94, 95 à Tarmée du Rhin, celles de 96, 97 en Italie. Enroyé 
en Egypte, il y resta jusqu'en 1803, et, à sa rentrée en i^rance, il lut transformé 
en aS* dragons* 



(1) Le Ginbral Pajol^ par son fils» 



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HUSSAEDS DE LÀMOTHB 



15 



fixant les règles suivant lesquelles on devait désormais ' 
procéder à l'avancement. 

Pour la nomination au grade de brigadier, chacun 
des brigadiers du régiment présentait à son capitaine 
le nom du soldat qui lui semblait le plus apte à devenir 
son collègue. Chaque capitaine choisissait celui qui 
lui paraissait le plus digne d'avancement, et le chef de 
corps établissait une liste des sujets qui selon lui étaient 
les plus méritants. 

Dès qu'une vacance avait lieu dans un escadron, le 
capitaine choisissait sur cette liste trois noms parmi 
lesquels le colonel nommait définitivement. 

On procédait d'une manière analogue pour les 
grades des officiers. 



179s 



Composition du régiment de hussards Lamothe 
à V époque de sa formation 



COLONEL 



Lamothb. 



LIEUT.-COLONELS 1}}™-". 

( Dubois. 

Quaktier-Maitre Trésorier Dbmoului. 



30 noT. 179a 
S déc. 179s 

» 
34 oov, 1798 



CAPITAINES 



Buif-MUTREL. 
CuAMBOlf. 

Lonchamp-Lemouib. 
Lkverriéri. 
Rknvoisié. 
Lb Dannois. 
La Glacb. 

SlMOHBT. 



94 AOT. 179s 



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i6 



HISTORIQUE DU 7* HUSSARDS 



LIEUTENANTS 



1792 / Mermet. ^^ '*®^' '792. 

JOMARD. 
i TllOMASSIN, 

I Laroche. 

Le Blanc. 

Angot. 

Teissier. 
> Dubois. 

Du Paquet du Mon- . 

BERT. 24nov. 1792 

La Serre. 

Artuus. 

La Roche. 

Durosel. 

Briquet. 

Steffens. 

La Noé. 

DuyONTElL. 

Verî. 
Ahn. 
Ferrand. 
Delamellis.. 



SOUS-LIEUTENANTS 



1793. 



Canpagnt Le I*' janvier 1793, 400 hommes des hussards Lamothe 
de Belgique 3e tendirent à Anvers sous les ordres du citoyen 
Dumont pour faire partie du corps d'expédition de Du- 
mouriez. 

Le 14 février, dans une charge de cavalerie, le hus- 
sard Ger enleva un étendard à l'ennemi. Il reçut un 
mousqueton d'honneur, et plus tard, lors de la créa- 
tion de l'ordre de la Légion d'honneur, il fut décoré pour 
ce fait. 

Un escadron de ce détachement fut licencié par 



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HUSSARDS DE LÀMOTHB I7 



1793 Dumouriez pour s*être révolté contre le lieutenant- 
colonel Morgan, qu*il refusa de reconnaître pour chef, 
et avoir nommé à sa place le capitaine Montmoyer. 

Après la défection de Dumouriez, les autres esca- 
drons rentrèrent en France. L'un d'eux fut envoyé à 
Cherbourg, avec des détachements à Caen, à Saint-LÔ, 
à Saint-Malo, à Brest, etc. Il disparut petit à petit et 
ses éléments furent versés dans divers corps de cava- 
lerie. 

Les deux autres escadrons furent versés dans l'ar- 
mée de rOuest. 

Ils prirent part à différentes affaires de la guerre 
de Vendée, notammeut à celle de Bressuire, où le capi- 
taine Chambon fut tué ; à celle de Laval, où le capi- 
taine La Noê fut tué également; à celle de Coron, où le 
sous-lieutenant Desjardins disparut, etc. Ce détache- 
ment ne reparut plus au 7* hussards; il fut versé tout 
entier au 7* bis (15 février 1795). 

Du régiment des hussards de Lamothe, il ne restait 
donc plus que les deux escadrons laissés au dépôt à 
Compiègne. 

Le d6 mars 1793, ils furent dirigés sur Pont-à- 
Mousson, où ils arrivèrent le 5 avril. Ils étaient com- 
mandés par le colonel Lamothe lui-même, et comp- 
taient 16 officiers et 330 hommes. C'est à cette date que 
Curély vint s'engager au régiment. 

Ijinotht était, en 177$» Iieotenant à la Lépon Cotm «b (amitoii à li- 
boarne. Après le licencieoent de ce Corps, il fut attaché conae capitaine à la 
suite an 6* régiment de chasseurs à cheval, dit Chassenrs des Ardennes. Il 
était alors chevalier de Saint-Lonis. 

En 1787, il devint Capitaine en second an régiment de chasseurs de Cham- 
pagne et 3 ans plus tard, il était Capitaine Commandant dans le même Corps. 

Il fut nommé Lieatenant-Colonel da 8* régissent de chasseurs (d^levant de 
la Guyenne), en 1 793. 

Quelques mois après il était antonsé à lever le 8* hussards deveoii plus tard 



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l3 HISTORIQUE DU T HUSSARDS 



1793 Affectés à Tarmée de la Moselle, ces deux escadrons 

opérèrent côte à côte avec la légion de Kellermann 
jusqu'en juin 1794. 

Affaire de la Daus la retraite qui suivit le combat malheureux 

montapie Pei- j^ pirmaseus, le T hussards, qui était à l'arrière-garde, 

lingen, I7tept. . ' '^ o > 

eut 1 occasion d'exécuter une charge heureuse à la 
montagne Pellingen (17 septembre 1793). Le sous-lieu- 
tenant Masson eut son cheval tué. Néanmoins, quoique 
blessé d'un coup de sabre sur la tête, cet officier, ral- 
liant quelques hussards, retourna à la charge et sauva 
des mains de l'ennemi le général Peyrimont et le 
liejutenant-colonel Mermet ; il fit, de plus, a dragons 
ennemis prisonniers. 

Baptême du Le 30 octobre, dans une de ces escarmouches 

feu de Cttréiy. d'avant-postes, Curély, qui, pour la première fois, 
assistait à une affaire, fit prisonnier un fantassin autri- 
chien avec son fusil. Cette arme valut cinquante francs 
en assignats à Theureux hussard. C'était un encoura- 
gement du gouvernement pour se procurer les armes 
qui lui faisaient défaut. 

Le 8 novembre, le maréchal des logis fourrier 
Hugues fut biessé d'un coup de sabre dans une recon- 
naissance près de Bouxviller ; il n'en fit pas moins 
5 hussards autrichiens prisonniers, qu'il ramena au 
camp de Reling. 

Marehe ror L'armée de la Moselle, sous les ordres du général 



Landau. Coiii- 

débloquer Landau. 



u . .r.t^ ^ Hoche, se mit en marche le 17 novembre pour aller 

bat de Kébach. ' '^ 



7* de Parme. Il était alors colonel. Il fut remplacé le 23 juin 1794 par le colonel 
Marity. Le 11 décembre 179 S, il fut envoyé au dépôt du régiment à Besançon. 
Enfin, il mourut assassiné en Provence, le 16 floréal an VUI. 



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HUSSARDS Dl LAMOTHI I9 



I79J A Kébach, sur la Brème, affluent de la Pfrim, l'aile 

gauche rencontra un corps ennemi composé d'infan- 
terie et de cavalerie. Le 7* hussards et la légion de la 
Moselle, sous les ordres du commandant Marisy, passè- 
rent le ruisseau, dispersèrent la cavalerie ennemie 
(hussards de Wurmser et dragons du duc Joseph), qui 
s'était ralliée en avant du village et s'était mise en 
bataille pour soutenir la retraite de son infanterie. 

Nous fîmes 100 chevaux et 130 hommes prison- 
niers. 

Le général Pichegru écrivit en ces termes au 
ministre pour lui raconter ce succès : 

€ Je reçois une lettre de Hoche, commandant en 
€ chef l'armée de la Moselle, qui me mande qu'il marche 
€ à grands pas et que les ennemis dansent la Carma- 
€ gnole. Je vais recommencer ici la même danse et je 
€ les poursuivrai avec vigueur. 

€ Signé: PiCHBGiu. > 

Les aS, 39 et 30 novembre, l'armée de Hoche échoua 
dans sa tentative de s'emparer du plateau de Morlau- 
tern. Le 7* hussards et la légion de la Moselle, réunis 
sous les ordres du général d*Ormesviller, soutinrent la 
retraite, qui se fit en bon ordre sur Bliescastel. 

Les S4, S5, s6 décembre, les lignes de Vissembourg 
furent enlevées. Le 7* hussards et la légion de Keller- 
mann prirent part à cette action et revinrent prendre 
leurs quartiers d'hiver à Sarrelibre et environs, où ils 
restèrent jusqu'au mois de juin 1794. C'est là qu'ils 
furent réunis pour former le 7* hussards (i). 



(1) U ooloii«l UmoUm armit M •mroyé to 4 êrrû pom 
dépôt de tott rifiiMia à OUloM-raf- llarat. 



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CHAPITRE III 



OtapaCBM do 17M-1795 

Décret de Le 10 janvicf 1794 la Convention nationale avait 

réorginitetico ^^^^ ^^^ j^. ^^^ laquelle tous les corps francs devaient 

être supprimés. La légion de Kellermann subit le sort 

commun, et le i6 juin 1794 (38 prairial an II) le citoyen 

Pliéger rendit Tarrêt suivant : 

BBMCâtltt, le s8 pralrH «« H* 

€ Le représentant du peuple, chargé de l'organisa- 
tion des troupes à cheval de l'armée de la Moselle, 
Pliéger, 

€ Considérant que le 7* hussards a été mal organisé 
dès l'origine et que ses éléments sont paralysés par le 
fait de cadres d'une valeur insuffîsante ; 

€ Considérant que la légion de la Moselle, malgré 
ses excellents services, ne peut subsister sous sa forme, 
par suite de la loi du ai nivôse an II (10 janvier 1795)» 
arrête : 

€ I* Que tous les cadres du 7* hussards sont réformés, 
tout en continuant de remplir leurs fonctions jusqu'à 
leur remplacement ; 

€ a* La légion de la Moselle est incorporée dans le 
7* hussards ; 

€ 3* Les cadres du nouveau corps seront nommés à 
la suite d'un examen des sujets composant les corps 
qui doivent entrer dans la formation. 

Signé: PuAger. > 



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Membres. 



22t HISTORIQUE DU 7* HUSSARDS 

En conséquence, le 18 juin, Pliéger nomme à 
Bliescastel, pour passer l'examen des sujets devant 
composer les cadres du nouveau 7* hussards, une com- 
mission formée de : 

Renaud, général de division, Président. 
Geoffrion, capitaine de cavalerie, 
Pultière, — 

Marisy, chef de brigade, 
Véry, chef d'escadron, 
Grarel, maréchal des logis chef, 
Kempf, — 

Régnier, hussard, 
Hass, — 

L'examen comprendra la théorie et les règlements 
sur les divers services. 

 la suite de cet examen, Pliéger prit un arrêté 
qui régla la composition du 7* hussards, conformément 
au procès-verbal ci-contre : 

LIBERTÉ — ÉGALITÉ — FRATERNITÉ 

Au nom de la République française Une et Indivisible, 

Nous, représentant du peuple près l'armée de la 
Moselle chargé de l'organisation des troupes à cheval; 
vu le rapport unanime qui nous a été fait par les 
citoyens Renaud, général de division, Geoffrion, capi- 
taine de cavalerie, Pultière, capitaine de cavalerie, 
Marisy, chef de brigade, Véry, chef d'escadron, 
Grarel et Kempf, maréchaux des logis chefs, Régnier 
et Hass, hussards, nommés par notre arrêté du 30 prai- 
rial, pour procéder, en conformité de l'article 4 de celui 
du 28 du même mois, à l'examen des officiers et des 
sous-officiers, tant du 7* régiment d'hussards que de la 



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CAMPAGNES DB 1 794- 1795 33 

cavalerie de la légion de la Moselle^ les deux réunies 
et formant actuellement le 7* régiment d*hussards; 
Considérant qu'il importe d'assurer promptement 
l'existence de ces officiers et sous-officiers, qui ont 
prouvé à l'examen qui vient de se faire qu'ils avaient 
les qualités propres à remplir les places pour lesquelles 
nous les avions désignés provisoirement. 

Décrétons que : 

Artiob premier 

Les officiers et sous-officiers ci-après nommés sont 
définitivement ceux qui rempliront les places dans le 
7* régiment d'hussards. 

ÉTAT-MAJOR 

MarisTi Chef de brigade. 
VÉRY I 

GoLHOFFRE | Chefs d'escadrons. 
Schneider ) 
Declerck, quartier-maître trésorier, rang de capitaine. 

VoGT, chirurgien-major. 

TenllEi aide-major. 
Labiffe \ 
Prospère j ^jj^^ants sous-officiers. 

BiNGER \ 

Brachet 1 

LiENKEL, maître sellier. 

MiSKO, maître bottier. 

— maréchal expert. 

— tailleur. 

Dupuis, armurier épronnier (sic). 



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24 



HISTORIQUE DU 7* HUSSARDS 



±f Compagnie 
Michel, Capitaine. 
Jacher, Lieutenant. 
Gavielle, Sous-Lieutenant. 
ROTH » * 

3« Oompagnie 
Reibbl^ Capitaine. 
Weber^ Lieutenant. 
Renaud, Sous-:Lieutenant. 

HOFFMAN, :» » 

5* Compagnie 
ScHRBiBER, Capitaine. 
Chocq^ Lieutenant. 
SiEBBN, Sous-Lieutenant. 
Chavaonac, » 

2* Compagnie 
Laoacb, Capitaine. 
Garnibr, Lieutenant. 
Cayade^ Sous-Lieutenant. 
Bbho, » » 

4* Compagnie 
HoLTs, Capitaine. 
Critz, Lieutenant. 
KiHPT, Sous-Lieuienant. 
Frandin, » » 

6* Compagnie 
Grasman, Capitaine. 
Hayard, Lieutenant. 
Klbvin, Sous-Lieutenant 
Brevilliu, :» » 

7* Compagnie 
Bbnoist, Capitaine. 
RocH, Lieutenant. 
ScHiRNER, Sous-Lieutenant 
Mazarin, » » 

8* Compagnie 
Casidanius, Capitaine. 
X..., Lieutenant. 
Mbyer, Sous-Lieutenant. 
Dedoxo, » » 

9* Compagnie 
Lb Blanc, Capitaine. 
Dufrènb, Lieutenant. 



Lents, Sous-Lieutenant 
X... » » 

10* Compagnie 
Camille, Capitaine. 
Leinard, Lieutenant. 
Masson, Sous-Lieutenant. 
Hefftbr, » » 

11* Compagnie 
BaïauBT, Capitaine. 
DiNORCHAUN, Lieutenant. 
Thumblairb, Sous-Lieutenant. 
Grisnelairb^ » » 

12* Compagnie 
JuNO, Capitaine. 
Canton, Lieutenant. 
Lambert, Sous-Lieutenant. 
Rothfritch, :» » 

Compagnie Casidanina 
Simdt, Brigadier. 

CaéTAL, » 

Martin, :» 

Simmerman, » 

BoissELLiBR, Mar. des logis. 

DlMERT, » 

l^Amiral^ » 

Andbrtal, Brigadier-fourrier. 

Compagnie Le Blano 
Errard, Nf ar. des logis chef. 
ScHEVARDS, Mar. des logis. 
Dblanob, » 

Vbrrin, » 

Haarbls, Briçadier-fourrier. 
Lagrangb, Brigadier. 
Becour, » 

Beroard, » 

Compagnie Camille 
Garner, Mar. des logis, chef. 
Sentz-Brence, Mar. des logis. 

ESPICH, » 

Hactzien » 

RocH^ Brigadier-fouriier. 
Dbsinger Brigadier. 
SoLTERMAN, pris. de guerre. 

KOHL 



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CAMPAGNES DB 1794-I795 



«5 



Gêlb, brig. pris, de guerre. 
Jacques, » 

NlY, > 

Ck>mpAgnie Sohreiber 

Lborad, Mar. des logis, 
Gousset, » » 
Trouard, » » 
Lebiau » » 
CouTRiT, Brigadier-fourrier. 
Cbrinoi Brigadier. 
Clbts, » 
Kylhy, » 
Vaoner, » 

PONCBT, > 
AULARD, » 

Compagnie Briquet 

Jaquin^ Mar. des logis chef. 
CoLLUMER, Mar. des logis. 
Thomas, » » 

Dey, » » 

DiETREL, Brigadier-fourrier. 
Denis^ Brigadier. 

SWARTS, » 

RONDBAUi » 

MULLER, » 

Marchant, » 

Compagnie Jung 

Stbphani, Mar. des logis chef, 
Barchard, Mar. des logis. 
Lafontainb, Brigadier-fourrier. 

MONEEIONBUR, » ^ » 

Malin, Brigadier. 
Krslin, » 
Mayer, » 

MULLER, » 

Merschel, » 
Martin, » 

Compagnie Michel 
GuERBER, Mar. des logis chef. 
RiTTER, Mar. des logis. 

COQUERELLE^ » » 

HOLTS, > » 

Lacour, Brigadier-fourrier. 
CissERVETz, Brigadier. 
Mans, » 

Krrtsch, » 



DuFOSsi, brigadier 
Blondeau, » 

schaffer^ » 

Compagnie Lagaee 

Nasenfratz, Mar. des logis chef. 
Poisson, Mar. des logis. 
Kbynb, » » 

Beaucour, » » 

Snbider, Brigadier-fourrier. 
Reisendallbr, Brigadier. 
Cornu, » 

SlMNERMAN, » 

Brachbr, » 

ZiLLER, » 

Hamède, » 

Compagnie Holta 
DuRosEL, Mar. des logis chef. 
Sanodelieirb, Mar. des logis. 
guilbert, » » 

Stimmelome^ » » 

ScHEVRiN, Brigadier-fourrier. 
Denboan, » » 

Nbrchli, Brigadier. 

KUNNOLD, 7> 

Mati, » 

Dubois, » 

Panaoel, » 

Vincent, » 

Compagnie Benoiat 
Renard, Mar. des logis chef. 
Sols, Mar. des logis. 
Antoine^ » 
Ham, » » 
Pelle, Brigadier-fourrier. 
Frits, Brigadier. 
Bahver, » 

KlFFER, » 

Peterman, » 
Hery^ » 

Compagnie Oratman 
FuRBACK, Mar. des logis chef. 
Anost, Mar. des logis. 

POUPARD, » 

Blerman, » 

FiNET, Brigadier-fourrier, 

Loi SEAU, » 



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26 HISTORIQUE DU T HUSSARDS 

Sellier, Brigadier. Finet, Mar. des logis 

Beauguillaume, -y Foret, i^ 

Keller^ » BoiARD, Brigadier-fourrier. 

Lecomte, :» SocK, Brigadier. 

AuLARDy » SCHERER, » 

LeGENDRE, » SCHEMEL, » 

Oompagnie Reibel Blondn, » 

Albert, Mar. des logis. Bancoir, » 

Foltyonlanges » Brissac, » 

Article 2. 

Les sous-officiers manquant dans les différentes 
compagnies seront pris parmi ceux actuellement exis- 
tant au dépôt. 

Article 3. 

Les officiers et sous-officiers qui, à raison de leur 
absence, n'ont pu se trouver à l'examen prescrit, seront 
tenus de le subir avant de prendre le commandement 
que nous leur donnons, par devant les citoyens qui 
seront nommés par les généraux des divisions dans 
lesquelles ils se trouvent, ou par les généraux com- 
mandant les dépôts. 

ARTICLE 4. 

Plusieurs des officiers et sous-officiers désignés 
dans le procès-verbal d'examen, quoique nommés défi- 
nitivement, n'ont cependant pas paru avoir toute 
l'instruction qu'il serait à désirer qu'ils eussent, pour le 
bien du service ; nous les exhortons à faire en sorte de 
l'acquérir promptement, et enjoignons au Conseil 
d'administration de dénoncer aux représentants du 
peuple ceux qui négligeraient de s'instruire. 

Article 5. 

Le capitaine X..., actuellement prisonnier de 
guerre, quoique remplacé, prendra à son retour la 



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CAMPAGNES OB 1794" 1795 37 

première compagnie vacante et conservera son rang 
d'ancienneté ainsi que les appointements attachés à 
son grade. 

AlTICLB 6. 

Les officiers ci-après nommés, qui, à l'examen, ont 
prouvé qu'ils n'avaient pas les qualités propres aux 
places pour lesquelles nous les avions désignés, sont 
définitivement renvoyés. Us se pourvoiront par-devant 
la commission des pensions pour y obtenir celle que 
leur assure leur service, et en attendant ils jouiront 
pendant deux mois du traitement de guerre attaché à 
leurs grades, lequel leur sera payé d'avance sur l'extrait 
du présent arrêté certifié par le Conseil d'administra- 
tion. 

Noms des offUien renvoyés. 

Renvoizé, capitaine; Stefhem, sous-lieutenant 
(renvoyé aux escadrons de la Vendée) ; Perric, sous- 
lieutenant ; Delandes , sous-lieutenant ; Demangot , 
lieutenant; Giuser, sous-lieutenant (aura sa retraite); 
Nan, sous-lieutenant surnuméraire; Verre, sous-lieute- 
nant. 

AiTicu 7. 

Les sous-officiers renvoyés entreront dans le grade 
qui leur est assigné. 

Noms des sous^JJiciers renvoyés. 

Aimon, maréchal des logis, renvoyé avec congé; 
Tavel, brigadier (à remettre hussard); Huttin, brigadier 
(hussard); du Cotin, maréchal des logis (en congé ou 
restera hussard) ; MuUot, brigadier (hussard); Laporte, 
Paris, Lanard, Foucbé, brigadiers (hussards); Bertier, 
brigadier (estropié, sa retraite); Neuville, brigadier 
(hussard); Lafontaine, maréchal des logis chef, à re- 



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aS HISTORIQ.UE DU 7* HUSSARDS 

mettre brigadier-fourrier; Roux, maréchal des logis 
chef (hussard); Lefebvre, maréchal des logis (congé ou 
hussard); Legendre, maréchal des logis, à remettre bri- 
gadier; Sichevin brigadier, (hussard); Carpentier, 
Penont, Loiecan, maréchaux des logis chefs, à remettre 
brigadiers-fourriers. 

Articlb 8. 

Les officiers ci-après désignés, qui par leur grand 
âge ou infirmités ne sont plus en état de continuer 
leur service, auront une pension de retraite qui sera 
définitivement fixée par la Convention nationale, et, en 
attendant, ils jouiront du traitement provisoire qui 
leur sera payé chaque mois, savoir : 



Larochb, 


chef d'escadron, 


1.800 liv 


Louis Hessb, 


lieutenant. 


i.ooo » 


> 


sous-lieutenant, 


720 > 


SCHEID, 


chef de brigade, 


3.400 > 


Werber, 


chef d'escadron, 


1.800 > 


> 


capitaine. 


1.800 > 


Robert, 


lieutenant. 


i.ooo > 


> 


sous-lieutenant. 


i.aoo > 


BONSCH, 


sous-lieutenant, 


i.ooo > 


> ' ^ ' 


> 


500 > 


Graf, 


> 


i.ooo > 


SCHEFFRE, 


adjudant. 


600 > 



Articlb 9. • 

Les officiers désignés dans Tarticle ci-dessus rece- 
vront pour le mois leur traitement comme à l'ordi- 
naire, et le traitement provisoire déterminé dans le 
même article n'aura lieu qu'à dater du premier ther- 
midor ; il leur sera payé par le receveur du district du 
lieu de leur domicile; le payeur de l'armée est autorisé 



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CAMPAGNES DB 1 794-1 795 39 



à payer par avance à ces officiers leurs appointements 
de messidor sur l'extrait du présent arrêté, certifié par 
le conseil d'administration. 

Articlb 10. 

Le citoyen Hefflinger, quartier-maître de la ci- 
devant légion de la Moselle, sera tenu, pendant le cou- 
rant de messidor, de terminer les contestations rela- 
tives aux différentes masses des hussards et chasseurs 
de la ci-devant légion, ainsi que les comptes des offi- 
ciers, lequel temps expiré il se rendra à Lunéville 
pour y terminer sa comptabilité, après l'épuisement 
de laquelle il sera définitivement statué sur son droit. 
Il jouira, pendant tout ce temps, de ses appointements 
sur le pied de guerre. 

AlTLCIB II. 

Le chef de brigade est chargé de faire exécuter le 
plus promptement possible le présent arrêté. 

Fait à Bliescastel, le cinq messidor, deuxième 
année de la République française une et indivisible. 

Signé : PuéoBR. 

Curély, alors fourrier, avait été réformé ; il put 
néanmoins reprendre du service au 7* hussards, et 
voici comment il le raconte lui-même : 

€ Le lieutenant qui commandait pour le moment 
la compagnie où j'étais fourrier avait justement besoin 
- de se monter, il me fit comprendre sur l'état des hus- 
sards réformés pour défaut de taille et il eut ainsi mon 
cheval. 

c Je partis donc avec les cent cinquante hussards 
réformés (i) pour entrer au 17* d'infanterie, ci-devant 

(1) Une preuve de plai qae lei hnstardt Lamotht n*oBt fourni qa*aii Cublt 
cootinftiil dans k réorganisation do 7« hottards. 



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33 HISTORIQUE DU 7* HUSSARDS 



Auvergne, qui se trouvait à trois lieues de Longwy. 

€ Arrivé dans cette ville et après m'être convaincu 
pendant la marche que je ferais un mauvais fantassin, 
je prétextai une ancienne chute de cheval et pris sur 
moi de me faire moi-même un billet de convalescence 
de quinze jours pour aller chez mes parents. 

c En effet, je passai quinze jours près de mon père, 
après quoi je me rendis à Saint-Mihiel et demandai 
une feuille de route pour rejoindre le dépôt du 7* hus- 
sards à Lunéville. — En arrivant, j'y fus reçu et réinté- 
gré dans mon emploi de fourrier par le même M. Cour- 
celles, qui procédait au dépôt à l'opération qu'il avait 
déjà faite à la partie active du régiment à Bliescastel, 
Il n'y avait plus de cheval à me prendre. > 

C'est ainsi que le 7* hussards fut solidement consti- 
tué. Il comprenait douze compagnies fortes chacune 
de 75 à 80 hommes bien montés; jusqu'en 1814, il ne 
subit plus de transformation. 

Entre les mains du colonel Marisy, ce régiment ne 
tarda pas à devenir un des plus renommés et des plus 
brillants parmi ceux de la cavalerie légère de l'époque. 

Il se fit promptement remarquer des généraux tant 
d'infanterie que de cavalerie, sous les ordres desquels 
il eut la bonne fortune de servir. Et d'abord, les Oudi- 
not, les Delmas, les Davoust, les Molitor, etc., et plus 
tard, les Lasalle, les Latour-Maubourg, les Pajol, les 
Montbrun, les Jaquinot, etc., qui l'ont conduit tant de 
fois au combat et si souvent à la victoire, prouvent 
suffisamment quel cas on faisait de sa valeur et com- 
bien étaient appréciées ses qualités précieuses. 

Ainsi qu'on vient de le voir, le 7* hussards se 
composait alors d'éléments de provenances très 
diverses. Les cavaliers qui avaient été incorporés 



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DB MaRISY 

k COMMANDÉ Ll IliGlSIlifT Dl I79t k 1803 



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CAMPAGNES DE I794-I795 3^ 

dans ce régiment y avaient apporté la tenue de leur 
ancien corps et Tavaient conservée. De là un mélange 
des plus disparates. 

A côté de rhabit à brandebourgs et du bonnet à poil 
du royal Allemand, légèrement transformé, on retrou- 
vait le dolman et le schako des hussards de Saxe, etc. 
Pour apporter plus d'uniformité dans la tenue, 
Marisy (i) eut recours aux magasins de son ancien 
escadron qui avait formé le dépôt du régiment de Saxe. 
Il y puisa k pleines mains et prit tout ce qu'il trouva 
d'habillements, d'équipements, de harnachements et 
d'armes. Voilà comment la tenue du 7* hussards fut 
semblable à celle de Saxe-hussards (pelisse et dolman 
verts, culotte rouge, boutons jaunes, etc.). 
Combat dt I^s 1^ ^ juillet, le ^* hussards prit part à une pre- 

MarthMée, 14 mière attaque de l'armée prussienne qui occupait 
Jaiuet 1794. Deux-Ponts. Nous fûmes repoussés, et, dans la retraite, 

(1) c V. Marky oa^ pkit exaclemenl, Frédéric-ChritlopiM-Htiiri-PitflTt- 
c Cbud« Vaonaii, fils dt Michel Vagnair, noUirt à Kédan^, tt d'EKtabtlh 
€ dt Marity, ttt né à AlIroflT (M ottllt annexée), It 8 jailltl 1765. ^Extrait dtt 
« rtgittret de VéUi cKril de la comoiane de Bettlainville, AltrofT.) Il a M bap- 
« tbé le 10, ayant pour parrain le tienr Frédéric-Christophe Bernard, capitaiât 
« en la lé^n dt Confiant, chevaKtr de TOrdre royal et militalrt dt Saint*Looit, 
c rtpréeenté par le iitar Henri Schmitt, capitaint tn la aént Léfion, chtvalitr 
« dt rOrdre royal et militaire de Saint-Uoait, et ponr marraine Cbndine de Cat>anne, 
« épontt da Sr Ftrdinand-Emttt dt Marity, capitaint an régimtnt dt Confiant, 
€ chtvalitr dt POrdrt royl tt militaire dt Salnt-Lonii qui col artc nous tifné 
€ It préttnt actt. » 

Séfnét Al. VAOKAIt SCHMITT CLAUDINB Dl CABAKt-AlARItr 
GoDRON, Caré dt Btltlainville. 

Mariey était destiné à la carrière des armes; mais poor être admis à Técolt 
dts Cadets ^ntilshommes, il (allait être d*orifin« noble. Aossi son onde Ferdinand 
de Marisy n'hétita-t-il pas à hii faire eonlectionntr an acte de tMiptéoM qni le {li- 
sait natirt It 3 mai 1763, à Klinftnmnnster (Palatinat^, d*an Nicolas de Marisy et 
d^one pommée Anne- Marie Bronze, qui n*étaient antres que son frand-pért tt sa 
frand^mèrt mattmels. 

Marisy put ainsi entrer le il aoAt 1779, tn qualité dt cadet gentilhomme, an 
réfiment de Conflans-Hnssards. Il est à remarquer que josq«*à ses derniers jours, 
en Espagne, Marisy sifnait toutes ses lettres, rapports, etc., V. Marisy. Cette 
lettre V, à laquelle beaucoup de personnes ont donné la si^nificatioA dt Van, 
n*était autre chose que la première lettre de son nom Vafnatr. 

Soos-lieutenant le a janvier 1784, lieutenant le 97 mai 1788, capitaine le 



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33 HISTORIQiJB DU 7* HUSSARDS 

le maréchal des logis Fourest fut blessé d'un coup de 
feu à la jambe droite. Le 14 juillet, l'armée de la Moselle 
fit une nouvelle tentative ; l'ennemi, atteint à Mar- 
tinsée, se défendit jusqu'à la nuit. Dans cette affaire, le 
7* hussards, commandé par Marisy et soutenu par la 
a* division de gendarmerie, chargea avec vigueur les 
hussards prussiens à'Blben et les força de quitter le 
champ de bataille. L'ennemi perdit du monde et nous 
fîmes beaucoup de prisonniers. 

Le sous-lieutenant Briqueti du 7* hussards, eut 
a chevaux tués sous lui. 

Le lieutenant Roch reçut 3 coups de sabre et fut 
fait prisonnier. 

Le lieutenant Thumelaire reçut plusieurs coups de 
^abre, eut son cheval tué sous lui, et fut sauvé des 
mains de 12 cavaliers ennemis qui l'entouraient, par le 
colonel Marisy. 

Le brigadier Brachet fut blessé d'un coup de feu à 
la hanche. 

Le hussard Sicard reçut un coup de feu au talon 
droit. 

Les Prussiens s'étaient retirés sur Âlzeyen laissant 

99 avril 179s, il passa avec ce grade à la légion de Kellennann; chef d*escadron 
le 4 octobre 1793, il fut nommé chef de brigade le 94 join 1794 et mis à la tête du 
7* régiment de hussards, avec lequel il fit les campagnes de 1 794* > 79 S ^ Termée 
de Rhin-et-Moselle, 1796-1797 à Tarmée d'Allemagne, 1798-1799 à Tannée d*Hel- 
▼étie, et i8oo-i8oi à Tarmée du Danube. 

Promu général de brigade le 94 mars 1S03, il fit avec ce grade les campagnes 
de 1805, 1806, 1807 à la Grande Armée, et celles de 1808, 1809, iSto, i8tl 
en Espagne. 

Le 30 janvier i8t i, il marchait en tête de sa colonne sur la route de Bohénal, 
avec son aide de camp le chef d*escadron GaltMud, lorsqu'une quarantaine de 
brigands, emimsqués dans des rochers, les assaillirent d*une décharge de coups de 
fusil. Le général de Marisy eut la cuisse cassée et mourut des suites de sa 
blessure. 

Le 14 juOlet 1794, à Martinsée, seul, il avait dégagé le lieutenant Thumelaire 
do 7* hussards, entouré de lo à li cavaliers prussiens. 

Le 5 août 1796, à Bopfingen, blessé de 3 coups de sabre et ayant eu son 
cheval tué sous lui, il allait être fait prisonnier, lorsqu'il fut sauvé par son régi- 
ment, qui revint à la charge au cri de : « Sauvons notre brave colonel.» 



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CAMPAGNES DB 1794*1795 33 




i;ç4 2 escadrons à Kaiserslautern. Un des nôtres les surprit 
dans cette ville et les en chassa en faisant 3 hommes et 
5 chevaux prisonniers. On trouva dans cette position 
un grand butin, surtout en fourrages et en avoine. 

Le 5 août, l'armée de la Moselle, sur Tordre du 
comité du Salut public, fut partagée en 3 corps et 
marcha sur Trêves. 

Le 7* hussards fut réparti dans ces 3 colonnes. 

Le 7 août, le lieutenant Chocq, du 7* hussards, 

commandant Tavant-garde de la colonne de gauche, 

rencontra sur la colline de Grevenmachem une com*- 

pagnie ennemie qui avait avec elle 2 pièces de canon. 

Il la chargea avec 4 hussards et un brigadier, prit les 

pièces et fit 98 prisonniers, dont 5 officiers. L*ennemi 

se retira , paitie sur Luxembourg, partie derrière la Sure. 

Combat d« Le 8 août, la colonne de gauche força le passage 

Vatttrbiiiif ^ç jg 5^J.g^ jç j* hussards prit part au combat, et avec 

^ ses tirailleurs à pied, secondés par une compagnie 

d'infanterie, il enleva de vive force le pont de Vasser- 

biUig. Le général Oudinot, qui dirigeait cette affaire, 

poursuivit alors Tennemi à la tête du 7* hussards et lui 

prit I canon et 90 hommes. 

A VaBnf«a, 9 octobre 1796, il tat an cb«Tml tué tout lai. 

A l*«lliiiire dt Berne^ 6 mmn 1798, il tut un chtval tué tons loi. 

A Aatttriitiy ob ta brifada a« cooduitit iKittaflUBtiit (brifada da caTalaria 
léfèra do coipa da Lannat), ilCat blaaaé d*iiii coap da aabra. 

A Bylaii, ta brifada da drafona, tout l'iaipolaioo da Msrat, eoMtriboa à aa» 
fooear la cantre da rarméa niaaa. 

Ea Eapagoa, ta brifada aa fit ramarqnar par daa cbarfaa à ovtraoca, doot 
vna, caDa do 13* drafona, on da laa réfiioMOta, aat raatéa légandaira (eoabat da 
l'Ardilla, $ joUlat 1 809). 

La 8 août 1809, tt avait été blaaaé à Pattaqoa do poot da fAnobispo (Por- 
tofal). 

Manbra da la Légion d*bonnaor la 1 1 déeaoibra 1808. 

CoaoMndant la 14 Join 1804^ il fat fidt baron da PEaipira aToe dotation da 
10.000 fr. da ranta annoalla aar laa Mana r éat r rét an Waatphala, par décral do 
19 nutfa 1808. 

U noai do général Vagnair baron da Ifwlqr «t iMCilt an o6té tnd da 
r Are da trloaipha da TEtoila. 



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34 HISTORIQPB DU 7* HUSSARDS 



"^ Le même jour, à la colonne de droite, le général 

Aakir» de la Dufour, Commandant Tavant-garde composée de : cinq 
Montâgne-Ver- bataiUons de volontaires, un escadron du 7* hussards 
* "^ et deux escadrons de cavalerie (i), apprit que l'ennemi 

occupait en forces le hameau de Vellingen et la Mon- 
tagne-Verte, clef de la position de Trêves. Sans hésiter, 
il lança une colonne d'attaque sur la Montagne-Verte, 
pendant qu'il faisait tourner cette position de chaque 
c6té par un bataillon et i compagnie de hussards. 
L'ennemi abandonna ses retranchements et se retira 
promptement sur Trêves, laissant 400 hommes tués ou 
blessés et 60 prisonniers. 

Une patrouille du 7* hussards, envoyée à Trêves 
dans la nuit, apprit que la ville était évacuée. Nous y 
entrions le lendemain. 

L'armée resta à Trêves et aux environs jusqu'à la 
fin de septembre. 

Le 20 août, dans une reconnaissance, près Inville, 
le chef-d'escadron Schneider, du 7* hussards, surprit 
un détachement des hussards de Barko, auxquels il fit 
60 prisonniers. 

Nous eûmes deux hommes blessés. 

L'armée de la Moselle se mit en marche sur 
Mayence, le 7 octobre. L'ennemi se retira devant nous 
sans opposer de résistance. Les magasins abandonnés 
ou les réquisitions nous procurèrent des subsistances 
et des chevaux en abondance. 

Dès le i** novembre, les Prussiens avaient repassé 
le Rhin. 



(1) Dtpuit le 1*' janvier 1791^ la cavalerie française comprenait: des dra- 
inons, des chasseurs, des hussards et des réj^ments de cavalerie. Ces derniers 
formaient la cavalerie de ligne. Plus tard, en 1803, les 12 premiers régiments de 
CavaUn't devinrent CuirassUrs^ et les autres Dragons^ 



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CAMPAGNES DB 1 794-1 795 35 



1794 Alors commença ce long et pénible siège de 

sièfe de Mayence. Kléber reçut le commandement en chef de 
M.ye«c*. l'armée de blocus. 

Le 7* hussards eut 4 de ses escadrons (383 h.) attachés 
à la division Tugnot, et les 2 autres (179 h.) à la divi- 
sion Desburreaux. Son dépôt à Lunéville comptait 574 
hommes. • 

Les soldats, en arrivant sur leurs emplacements, s*y 
étaient installés le plus commodément possible, comme 
sUls prévoyaient déjà que leur séjour y serait de longue 
durée. 

Ils se construisirent des baraques en forme de 
huttes et creusèrent en dessous des caves pour y emma- 
gasiner leurs vivres. 

L'hiver de 1794- 1793 fut des plus rigoureux; 
malgré les efforts de Kléber pour assurer les vivres, les 
hommes n'avaient même pas toujours du pain, les che- 
vaux manquaient de fourrage. 

Tantôt on distribuait Tavoine sans foin ni paille 
ou réciproquement, souvent on ne distribuait rien. Or, 
il faut remarquer que les bons portaient les rations 
entières ; les fournisseurs les prenaient en compte, mais 
n*en distribuaient qu'une partie ; et jamais ils ne les 
complétaient, sous prétexte qu'ils ne devaient jamais 
acquitter l'arriéré. 

Si le gouvernement a payé par la suite à ces trai- 
tants le dixième des bons qu'ils ont reçus devant 
Mayenne, ils ont dû avoir encore cent pour cent de 
bénéfice. 

€ La température devenait chaque jour plus rigou- 
reuse et ajoutait ainsi aux souffrances. Le bois était 
d'une extrême rareté: les soldats étaient obligés de 
faire plusieurs lieues portant sur leurs épaules quelques 



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36 mSTORIQJJE DU 7 HUSSARDS 



lyç^ bûches de bois vert pour cuire leur nourriture; les 
arbres fruitiers, les ceps de vigne furent brûlés. On en 
vint jusqu'à démolir les maisons, qui dans ce pays 
étaient construites en bois. 

On vint un jour dire à Féraud, représentant du 
peuple, que les soldats démolissaient une de ces mai- 
sons, sans qu'il fût possible aux officiers de les en 
empêcher. Sur le champ, Féraud met son c grand 
casque >, monte à cheval et se transporte à l'endroit 
indiqué. Ses raisonnements furent aussi impuissants 
que l'avaient été ceux des officiers. Il s'emporte alors 
et menace de faire fusiller ceux qui continueront de 
démolir. Mais les soldats ne tiennent aucun compte de 
sa menace et lui répondent qu'ils aimaient autant 
mourir d'une balle que de froid ; et ils continuent tran- 
quillement la démolition (i). > 

Pendant le siège, le 7* régiment de hussards fit un 
service très actif. Â cheval à quatre heures du matin, 
on ne rentrait très souvent dans les cantonnements 
qu'à huit heures du soir. 

11 occupa successivement plusieurs villages en 
arrière des lignes pour se procurer des fourrages, tout 
en faisant le service des avant-postes devant Mayence. 

Enfin, vers le milieu de l'hiver, on prit le parti 
d'envoyer la moitié du T hussards à cinq ou six lieues 
en arrière pour l'y faire vivre. L'autre moitié resta 
dans les lignes, où elle fut relevée au bout d'un mois 
par la première, et ainsi de suite. 

La partie du régiment qui venait prendre le service 
du blocus amenait chaque fois avec elle son fourrage 
pour un mois. Le pays était malheureux et ruiné et 
cela dura près de onze mois. 

(l) Li Général J^a/al^ par son filt. 



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CAMPAONBS M I794-I795 37 



AÊÊk^éê Le premier d<îceinbre, le générai Saint-Cyr pro- 

O tM ta l ni^ nonça une attaque sur la redoute de Zalbacb, soutenu 
(4é€. ir^.) ^ ^ gauche par la division Tugnot. La redoute fut 
prise ; mais l'ennemi revint en force : une colonne de 
douze cents cavaliers, sortis du fort de Haupstein, 
s'ébranla sur la route de Kreutznach. Les légers et le 
7* hussards de la division Tugnot, qui étaient défilés 
derrière un pli de terrain, en avant du Gonsenheim, 
couronnèrent subitement, par des tirailleurs, les crêtes 
de ces hauteurs, qui abritaient les bataillons prêts au 
combat. La cavalerie ennemie craignit une embuscade; 
elle tourna bride et rentra précipitamment dans le fort, 
non sans avoir été poursuivie par les hussards, qui 
firent quelques prisonniers. 

Nous eûmes un hussard tué. 

Une deuxième sortie de l'ennemi à la nuit tombante 

nous força à regagner nos emplacements du matin. 

Jusqu'au mois d'avril le 7^ hussards n'eut aucune affaire 

sérieuse. 

CmImu Le 6 avril, à huit heures et demie du matin, Ten- 

robtfUia. nemi fit une sortie et attaqua avec la plus grande viva« 

(6 avril 179$.) cité les postes qui gardaient un ouvrage construit la 

veille en avant du bois de Guntzenheim. 

L'infanterie française parvint à repousser cette 
attaque grâce à l'appui efficace des hussards du T con- 
duits par le représentant du peuple, Féraud. 

L'intrépidité de Féraud, qui s'est porté partout, a 
été admirée par ses frères d'armes. 11 eut son cheval 
blessé sous lui et un de ses hussards fut tué à ses 
côtés. 

Les hussards Fournier, Roche, Parme furent mis à 
Tordre de l'armée. 

Par lettre du i8 germinal an 111, au comité du Salut 



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38 HISTORIQUE DU 7* HUSSARDS 

179! P^Wic, le représentant du peuple Féraud recommande 
les hussards qu'il a distingués à Tattaque du 6 avril 
devant Mayence et demande qu*il leur soit donné des 
emplois de sous-lieutenant au choix de la Convention. 

Fournier fut nommé à ce grade par arrêté du 
15 août 1795 et Parme, par celui du ao août de la même 
année. 

Au mois de juillet, le 7* hussards ne comptait plus 
que 481 hommes; il en avait perdu près de aoo depuis 
le commencement du siège. 

Le 18 septembre, il fut attaché à la division 
Âmbert, qui vint mettre le siège devant Manheim. 
Cette ville se rendit deux jours après ; seulement le 
pont sur le Rhin avait été détruit. Les pontonniers en 
construisirent un autre, mais c'était la première fois 
qu'ils entreprenaient une pareille besogne et ils mirent 
quarante-huit heures à l'établir. 

La division Ambert passa le Rhin et reçut l'ordre 
de marcher sur Heidelberg, centre d'approvisionne- 
ment des plus importants et cantonnement de l'armée 
de Quasdanowitch. 

Le général Davoust, qui commandait l'avant-garde 
dont faisait partie le 7* hussards, trouva tous les maga- 
sins évacués et les piles de foin brûlées. On avait mis 
trop longtemps à passer le Rhin. En outre l'armée 
autrichienne reprenant l'offensive nous força à nous 
replier sous les murs de Manheim. Le 7* hussards, en- 
traîné par le colonel Marisy, exécuta une charge bril- 
lante qui permit d'exécuter la retraite en bon ordre. 

Le sous-lieutenant Demetz et le hussard Heisser 
furent blessés. 
Combat de Le i8 octobre, dès trois heures du matin, l'ennemi 

^"^lobrt ) attaqua les troupes placées sur la rive droite du Rhin 



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CAMPAGNIS DB X794-Z795 39 



~^ et ^parées par le Necker, avec des forces très supé- 
rieures en nombre, surtout en cavalerie, et à la faveur 
d*un brouillard qui ne cessa qu'à lo heures. 

La plupart des avant- postes furentsurpris.LeS'hus- 
sards, qui occupait la route de Neckerau, entre autres, 
perdit beaucoup de monde. Le 7* hussards, qui se trou- 
vait sur la gauche à une distance d'un quart d'heure 
environ, monta à cheval au premier coup de pistolet 
et se mit en état de défense. Les grand'gardes ne furent 
même pas surprises, quoique les Autrichiens eussent 
dirigé sur ce point des forces considérables. 

Le combat fut opinifttre et meurtrier. Malgré une 
belle charge de plusieurs régiments de cavalerie dont 
faisait partie le 7* hussards, il a fallu céder au nombre 
et nous retirer sous le glacis de Manheim. 

L'adjudant sous-lieutenant Robert se distingua 
particulièrement et fut cité à l'ordre de l'armée. 

Le lieutenant Kisler reçut deux coups de sabre et 
fut fait prisonnier. 

Le brigadier Pelé fut blessé de deux coups de sabre 
à l'épaule et à la main, gauche dont il perdit deux 
doigts, en contribuant à retirer le général Davoust des 
mains de six hussards de Seckler. 

Le lieutenant Klein eut un cheval tué sous lui. 

Pichegru, dans son rapport au Comité de Salut pu- 
blic,attribue cette défaite surtout au manquede chevaux. 

€ Nous manquons, écrit-il, d'un très grand nombre 
€ de chevaux et ceux qui restent sont si mal nourris, 
€ qu'ils sont incapables de supporter les fatigues d'une 
« journée de bataille, et compromettent souvent leurs 
z cavaliers. Cela tient à la mauvaise qualité du four- 
c rage et à l'inégalité des distributions, faute de moyens 
€ de transport. 



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I79S 



40 HISTORIQUE DU T HUSSARDS 

c Les corps de cavalerie, en avant de Manheim, 
c sont obligés d'aller les chercher à cinq lieues sur leurs 
c derrières. Les officiers quiperdentleurs chevaux n'ont 
« aucun moyen de s'en procurer et beaucoup se trou- 
c vent par là dans l'impossibilité de servir.... 

Signé : c Pichbgru. > 

Le 39 octobre, l'ennemi recommença son attaque à 
7 heures du soir ; le combat dura jusqu'à 7 heures du 
matin, sans résultat définitif. 

Le jeune trompette Gusler (i) s'y distingua par son 
brillant courage. 

Le !•' novembre, le t hussards quitta Manheim, 
laissant dans cette ville 100 hussards à pied. Trois 
semaines après (23 nov.), Manheim se rendait et les 
hussards étaient faits prisonniers de guerre. 

Le reste du régiment, réduit à 312 hommes présents, 
414 à rhôpital, forma Tavant-garde de la division 
Desaix et prit part aux deux jours de combat de Fran- 
kental (11 et la novembre). Nous fûmes battus et l'ar- 
mée française se retira jusque derrière laQueich, où elle 
prit ses quartiers d'hiver. 

(i) Gatler Pierre-Oeorfet, né à Pont-à-Moutton (Menrthe) le %% octobrt 
1780, t'engagea conune trompette à l*âge de 14 ans, dans le 7* régiment de hna- 
•ardt. C'est l'année suivante qu'il fut cité pour sa belle conduite au combat de 
Manheim (26 octobre 179$). 

Le 5 octobre 1796, dans une charge contre les cuirauiers d'Anspach à El- 
bingen, il sauva, par son intrépidité, le chef d'escadron Véry, commandant alors 
le régiment, qui avait été emporté par son cheval au milieu des rangs ennemis. 

11 était brigadier pendant la campagne de 1798, en Suisse, et Curély, dans son 
limératri^ le cite comme un de ses amis. 

Le 7 mars 1799, au coml>at de Coire, le brigadier Gusler, étant en tirailleurs 
avec quelques camarades, chargea avec impétuosité sur une pièce de canon qu'il 
réussit à enlever malgré le feu de l'ennemi. 

Au combat de WinterthUr, 26 mai 1799, il fut fait prisonnier. 

Rentré en France, il rejoignit son régiment et fit avec lui la campagne de 1800. 

Gusler était lieutenant au 7* hussards en 1804. 

Dans la campagne de 1806, il fut décoré et nommé adjudant-major au II* 
cuirassiers, où il resta jusqu'en 181 $; il était alors major. 

Mis en non activité, il reprit du service en 1820 avec le grade de lieutenant- 
colonel au 3* cuirassiers. Nommé colonel du 4* dragons, en 1823, U fit avec ce 



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à 4 ttoidroM. 



CAMPAGNES DB 1 794-1 795 4I 

'^ Le régiment fut envoyé d'abord à Phalsbourg jus- 

qu'au mois de février 1796 et de là à Bertbelmingen. 
Il faisait alors partie de la réserve de cavalerie de Tar- 
mée du Rhin-et-Moselle. 

Foraatioa Par décret du Directoire, du 15 ventôse an IV 
7*bMânit(i^ mars 1796), le général Forest, commandant cette 
réserve de cavalerie, prononça la réorganisation du 
T hussards en le réduisant de six à quatre escadrons. 

Le procès-verbal dressé à Bertbelmingen par le 
Conseil d'administration (cbef de brigade Marisy) con- 
state que l'effectif à cette date était de : 

44 officiers — 473 hommes — 538 chevaux aux es- 
cadrons de guerre — 6 officiers — 380 hommes — 158 
chevaux au dépôt de Besançon. 

Un tiers des officiers et des sous-officiers furent 
mis à la suite, mais ils restèrent tous au régiment. 

réfinent la canpafne d'Etptfnc. Il prit entoile le comaaiideBent au s* cartbi» 
niert qu*il orfanita et fat (ait eoBBandeor de la Léfloo d*honiieiir. 

Après la révolnlkm de Jalllet, Gosier fut noaioié OMrécbal de camp. 

Eo 1840, lors de la création des nonveauz réfiaenis de bnssards à Ljiné- 
TQle, Il eut le cosiBandesient de la bri^de des 7* et 8* hussards. Il fut depuis 
aonmé fénéral dt division, f rand-oflider de la Léfioa ,d*bonntQr et adaais à la 
retraite. 



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Combat nReoLiia umi Fomtu et vr lOOT-omaBi i 



CHAPITRE IV 

Campagnes de 1796-1797 

Le 31 mai 1796, l'armistice fut dénoncé par Tarchi- 
duc Charles, et, suivant les conventions, les hostilités 
ne durent recommencer que dix jours après, c'est- 
à-dire le 31 mai. 

L'armée du Rhin et Moselle était commandée par 
Moreau, général en chef. 

Au moment d'entrer en campagne, le 7* hussards 
faisait partie de la division Beaupuis, division d'avant- 
garde du corps de Desaix. 

Il était alors à Niederhochstedt et comptait 38 offi- 
ciers, 593 hommes et 562 chevaux. 

Le général Moreau avait résolu de passer le Rhin, 
près de Strasbourg, vers le 35 juin; mais, en attendant 
que les préparatifs fussent terminés et pour donner le 



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44 HISTORIQUB DU 7* HUSSARDS 



"^ change à Tennemi, il porta la plus grande partie de 
ses troupes sur Manheim, au-devant de l'armée autri- 
chienne du général Latour, tandis qu'il faisait filer 
habilement le reste sur Strasbourg, annonçant partout 
que ces derniers corps allaient rejoindre l'armée 
d'Italie. 

Le 7* hussards fit partie de la diversion sur Man- 
heim et prit part aux deux combats victorieux livrés en 
avant de cette ville. (Affaire de la Rehutte, le 14 juin, 
et de Mutterstadt, le 20 juin). 

Dans la nuit du 20 au 31 juin, le T hussards reçut 
l'ordre de partir de Mutterstadt, à minuit, et de se 
rendre avec la division Beaupuis, à Strasbourg, en 
quatre jours. Il ne devait marcher autant que possible 
que la nuit. 

Le 35 juin, le régiment passa le Rhin sur un pont 
volant, près de l'île de Gambsheim, suivi du reste de 
la division. 

CoBbat dt L'ennemi s'était retiré sur son camp de Wilstedt. 

Kork(a8]aiii.) La division Beaupuis le suivit et l'atteignit au village 
de Kork, dont elle le chassa facilement. 

Mais, quand le 7* hussards et le 6* dragons débou- 
chèrent du village, le régiment de cuirassiers d'Ânspach, 
défilé derrière un pli de terrain, les chargea avec 
vigueur et culbuta tout ce qui avait dépassé le défilé. 

Drouot, aide de camp de Desaix, fut grièvement 
blessé. Le général Beaupuis, gravement atteint de huit 
coups de sabre, tomba de cheval et resta au pouvoir 
des Autrichiens. 

Cependant, grâce à la présence du 8* chasseurs, le 
T hussards et le 6* dragons purent se rallier assez 
promptement, et d'un commun accord ces trois régi- 
ments s'élancèrent résolument sur la cavalerie ennemie, 



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CAMPAGNES DB 1796-1797 45 



'^ qu'ils poiissèrent devant eux jusqu'au camp de Wil- 
stedt. 

Le 5 juillet, pendant le combat dans la forêt de 
Rastadt, le 7* hussards resta exposé pendant trois 
heures à un feu d'artillerie des plus violents. 

Le maréchal des logis chef Ladmiral fut blessé par 
un boulet à la main gauche. 
AiWwd'EtUn. A Ettingen, le 10 juillet, le corps de Desaix, dont 
cMk(iojoiiitt) faisait partie le t hussards, eut à soutenir un combat 
des plus opiniâtres, qui ' dura toute la journée. L'en- 
nemi fut battu. 

 la tombée de la nuit, le 7* hussards exécuta une 
charge vigoureuse pour forcer l'ennemi à se retirer 
plus vite. Il fit des pertes sérieuses. 

Le lieutenant Brachet et le brigadier Manguy furent 
tués. 

Le maréchal des logis chef Legendre fut pris. 

Le capitaine Roch eut son cheval tué sous lui. 

Le maréchal des logis chef Finet fut blessé d'un 
coup de feu. 

Le hussard Vauchet reçut trois coups de baïon- 
nette dans la cuisse droite. 

Le hussard Sicond fut blessé de trois coups de 
sabre sur la tête, etc., etc. 

Le 31 et le 33 juillet, au passage du Necker, nous 
eûmes cinq hommes tués : le maréchal des logis 
chef Laffond , les maréchaux des logis Ridzaler et 
Keller et les cavaliers Hugelmann et Bohr. 

Affairt de Uno reconuaissauce , composée d'un régiment 

BopfioffMk d'infanterie et du 7* régiment de hussards et com- 

(S «oftt 179^.) mandée par l'adjudant général Heudelet,fut dirigée, le 
5 août 1796, sur Bopfingen. L'ennemi qui occupait cette 
ville se retira après une faible résistance. Notre avant- 



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46 HISTORIQUE DU 7* HUSSARDS 

179^ ^arde se porta alors en avant, du côté de Kircheim, 
pour l'observer. 

Au moment où elle allait se retirer, des forces con- 
sidérables de cavalerie ennemie s*élancèrent sur elle. 
Notre infanterie, étonnée de cette attaque si subite, ne 
fit pas assez de résistance ; le mauvais temps rendait 
son feu peu meurtrier. Le désordre se mit dans ses 
rangs, et en un instant elle perdit 300 hommes. 

Elle aurait été encore bien plus maltraitée, sans 
la ferme contenance du 7* hussards, qui, par plusieurs 
charges vigoureuses et faites à propos, vint la dégager. 

Le brave Marisy, chef de brigade de ce régiment, 
se distingua particulièrement. Blessé de trois coups de 
sabre, et ayant son cheval tué sous lui, il allait être 
fait prisonnier, lorsqu'il aperçut son régiment qui fai- 
sait sa retraite. Alors, rassemblant toutes ses forces, il 
s'écria : c Septième de hussards , demi-tour ^ en avant. > 
Ce que son régiment exécuta aussitôt, au cri général de : 
€ Sauvons notre brave colonel / > Il fondit sur l'ennemi, 
lui fit éprouver de grandes pertes et sauva Marisy. 

Le hussard Serret, qui était près de lui, descendit 
de son cheval, sur lequel on plaça le colonel. On l'em- 
mena ensuite hors de tout danger, malgré les attaques 
réitérées de l'ennemi. 

Quant au hussard Serret, il n'était pas susceptible 
d'avancement ; mais, lors de l'institution de la Légion 
d'honneur, il fut décoré, bien qu'il fût retiré du ser- 
vice. 

Le chef d'escadron Véry prit alors le commande- 
ment du régiment, et exécuta, sans se laisser entamer, 
une retraite des plus difficiles. 

Le sous-lieutenant Masson fut pris; 

Les hussards Drouet et Régnier furent tués. 



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I79« 



CAMPAGNES DB 1796-I797 47 

Le général Moreau mit ce fait d'armes à Tordre de 
Tarmée. 



Armée da Rhln- 
ei-MoteUe 



€ Ordre du jour de Gemund^ 8 août. 

€ Le général en chef doit les plus grands éloges au 
€ 7* hussards pour sa conduite dans la reconnaissance 
€ qui a été faite, le 5 août, entre Bopfingen et Nord- 
€ lingen. Attaqué par la cavalerie ennemie infiniment 
€ supérieure en nombre, il a parfaitement résisté. Le 
€ brave Marisy, chef de ce régiment, blessé et pris, a été 
€ délivré par le courage des hussards, qui ont chargé 
€ avec la plus grande vigueur, sans avoir égard au 
€ nombre des ennemis. 

Signé : € MoRBAU. > 

L'armée française poursuivit sa marche victorieuse 
sur le Danube, où elle séjourna jusqu'au 6 septembre. 
Elle fut ensuite forcée de battre en retraite. Le 7* hus- 
sards faisait partie du corps de Desaix, à l'arrière- 
garde. Il eut plusieurs affaires aux avant-postes. 

Le 7, le hussard Nivois eut la cuisse emportée par 
un boulet et mourut des suites de sa blessure. 

Le 8, à Neubourg, le lieutenant Stephany eut son 
cheval tué sous lui. 

Le 13, également à Neuboiirg, le maréchal des logis 
Demetz fut blessé d'un coup de feu au pied droit et eut 
son cheval tué sous lui. Le sous-lieutenant Klein eut 
un cheval tué. 

Le sous-lieutenant Roth délivra des mains de l'en- 
nemi le général Delmas fait prisonnier. 



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48 HTTSORIQUB DU 7* HUSSARDS 

"^ L'ennemi prononça, vers midi, une attaque sérieuse 

Combat d« suf nos tfoupes qui couvraient Neubourg, et qui furent 
Ncubourf repoussées malgré les eflforts des 7* hussards et lo* dra- 
(14 ••?»•«*>.) gons qui, par des charges vigoureuses, avaient arrêté, 
à deux reprises, la cavalerie ennemie cherchant à dé- 
boucher dans la plaine de Zell. Il y eut même du désordre, 
et les généraux Delmas et Oudinot furent blessés. 

Mais, vers trois heures, Moreau amena des renforts, 
et les Autrichiens furent rejetés jusque sur Prûck. Dans 
ce retour offensif, le 7* hussards et le 20* chasseurs tom- 
bèrent sur la cavalerie ennemie, qui se retirait en lon- 
geant le bois de Veichering, bordé de marais. Ils la 
culbutèrent dans les défilés et les marais et la poursui- 
virent jusqu'à Lichtenau. La nuit vint et arrêta le mou- 
vement. On prit 80 hussards et dragons autrichiens 
avec leurs chevaux, et dans les bois 150 fantassins, 
dont 2 officiers. 

Les hussards Kuntz et Linguehet furent tués. 

Le sous-lieutenant Sieben eut un cheval tué sous 
lui. 

Le lieutenant Guerrand reprit dans le bois 10 cais- 
sons chargés de poudre et une forge, et délivra l'es- 
corte qui avait été prise avec ce convoi. 

Le chef d'escadron Very se distingua particulière- 
ment, ainsi que le maréchal des logis Dey, qui fit 
prisonnier de sa main un lieutenant des hussards au- 
trichiens de Ferdinand. 

Le lendemain, l'armée de Moreau se retira sur 
Ulm par la rive droite du Danube. 

Dans cette retraite, le capitaine Yuog, du 7* hus- 
sards, fut envoyé en partisan avec 250 cavaliers pris 
dans les 7* hussards , io« et 17 dragons. Il accom- 
plit brillamment la mission qui lui avait été confiée. 



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CAMPAGNES DB 1 796- 1 797 49 

JIT Le 30 septembre, au combat de Biberach, le sous- 

lieutenant Boisselier fut blessé d'un coup de feu à 
l'épaule gauche en défendant le pont de Riedlingen. 

CoMiMt Le 5 octobre, le général Vandamme, qui comman- 

d^etbinictii dait l'avant-garde, rencontra à Ebingen un fort parti 
(S octobrt.) de cuirassiers d'Ânspach, au nombre de 250 hommes 
environ, ayant 30 cuirassiers détachés à Strosberg. Il 
fit charger ces derniers par le 10* dragons, qui les mit 
en fuite et leur fit 8 prisonniers avec leurs chevaux. Le 
reste s'était retiré sur Ebingen pour rejoindre le gros 
de la troupe, qui paraissait décidé à se défendre. Van- 
damme les tint en échec pendant deux heures pour 
attendre l'arrivée du 7* hussards. 

€ Alors , les dragons s'élancent et prennent oS 
€ hommes et 34 chevaux. En même temps, les hussards, 
€ qui étaient frais, chargent ayant à leur tète le général 
€ Oudinot, le bras en écharpe, et, après les avoir bien 
€ sabrés, font prisonniers 9a hommes et 103 chevaux. 
€ Il resta 17 morts sur le carreau et autant de blés- 
€ ses, qui purent s'échapper dans le bois. Nous eûmes 
€ 7 blessés. > 

(Â0//^rt dm fénérmi Rignitr^ thrf ^iêm mtj^r 
et fsrmh dm Xhàm-^ê-MMlU). 

Curély avait pris pour sa part un cuirassier monté. 
Il vendit le cheval au général Desaix. 

Le chef d'escadron Very, qui commandait le régi- 
ment, se distingua dans cette affaire par son intrépi- 
dité. 

Entraîné dans les rangs ennemis par son cheval, 
il allait être fait prisonnier, lorsque le trompette Gusler 
se précipita à son secours et le retira de leurs mains. 

vuunrai ^^ ® octobre, le ^• hussards rencontra les chevau- 

(t odobrt.) légers du régiment de Karacsay, laissés par Pétrasch, 

4 



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50 HISTORIQUE DU ^* HUSSARDS 



17^5 aux environs de Villingen. Il les culbuta et leur prit 
une pièce de canon et 70 hommes. Le colonel Marisy» 
qui menait la charge, eut son cheval tué sous lui à cette 
affaire. Les hussards Mullot et Muller furent tués. La 
retraite continua; un nouvel engagement, auquel prit 
part le régiment, eut lieu à Kentzingen (18 octobre). Le 
lieutenant Târtarin et le hussard Grembry furent 
tués. 

Le âi octobre, à 10 heures du soir, le 7* hussards 
repassa le Rhin à Vieux-Brisach. 

Avec ses 4 escadrons, il ne comptait plus que 319 
hommes. Il fut envoyé à Kehl, où il arriva le 33, et fut 
cantonné à la Rupertsau et environs, fournissant des 
postes à Kehl. 
Siège i\% Pendant ce siège, le 7* hussards exécuta plusieurs 

sorties : Le 4 novembre, 50 hussards des 7* et ii* sor- 
tirent à une heure de l'après-midi et tombèrent sur des 
postes ennemis qui gênaient le général Desaix. Us sa- 
brèrent tout ce qu'ils rencontrèrent jusqu'à Neutmûhl 
et ramenèrent des prisonniers. 

Dans l'attaque du 22 novembre, le capitaine Roch 
fit 107 prisonniers, s'empara d'une redoute, et encloua 
les six pièces de canon qu'il n'eut pas le temps d'en- 
lever. 

Le lieutenant Bâcher prit dans le village de Swint- 
heim 20 fusiliers autrichiens. 

Le brigadier Brachet traversa la ligne ennemie, 
parvint aux retranchements et prit, avec 3 hussards, 
8 pièces de canon , après en avoir sabré les canon- 
niers. 

Le sous-lieutenant Diet et les hussards Giroldel et 
Bourrière furent tués, 
i^ 3dôc.i79«. Le capitaine Mayer, commandant une patrouille de 



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CAMPAGNES DB I796-1797 51 



j^^^ 30 hussards» apprit que l'ennemi venait de s*emparer 
de 14 caissons de poudre et i fourgon de munitions» 
près de Dourlach. Se précipiter sur l'escorte ennemie» 
la culbuter» reprendre les 14 caissons et ramener pri- 
sonniers 30 hommes et 108 chevaux fut l'affaire d'un 
instant. 

Le capitaine Mayer reçut un sabre d'honneur pour 
sa belle conduite dans cette journée. 

Kehl se rendit le 9 janvier 1797. 

Le 7* hussards fut envoyé dans le Palatinat entre 
Spire et Neustadt» afin qu*il pût s'y remonter et s'équi- 
per pour une nouvelle campagne. 

Le 30 avril» au moment où les hostilités recommen- 
cèrent» le 7* hussards comptait 364 hommes» 388 chevaux 
aux escadrons de guerre» et 543 hommes» 35 chevaux 
au dépôt de VesouL 

Il faisait partie de la brigade Lecourbe (corps de 
Saint-Cyr). 

Cette brigade passa le Rhin le 31 à Diersheim et 
vint s'établir sur la Renchen. 
CoMiMt d« Le lendemain» à 3 heures de l'après-midi» Lecourbe 

Ucbitaao. força le passage de Cette rivière; le 7* hussards pour- 
suivit les hussards de Kaiser jusque dans Lichtcuau» 
après leur avoir fait subir des pertes sensibles. Il aurait 
pris une partie de ce régiment, si un escadron ennemi» 
qui vint le prendre à dos» ne lui eût pas fait craindre 
d'être coupé par d'autres troupes dont cet escadron 
pouvait être suivi. Il était déjà tard; on ne voulut pas 
poursuivre les Autrichiens plus loin ce jour-là. 

Le lendemain, la nouvelle des préliminaires de 
paix de Léoben arrêta la poursuite et toutes les hosti- 
lités furent suspendues. 

Le lieutenant Guenaud avait reçu un coup de 



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1797 



52 



HISTORIQJJE DU 7* HUSSARDS 



' sabre sur la tête et un coup de lance au côté droit. 

Le 7* hussards rentra en France et alla tenir gar- 
nison à Sarreguemines jusqu'au mois de septembre. De 
là, il fut envoyé à Spire et environs, où il resta jusqu'au 
8 février 1798. 

 cette époque il comptait 39 officiers, 514 hommes, 
397 chevaux aux escadrons de guerre; 176 hommes, 
38 chevaux au dépôt à Besançon. 




Li Panuob, d'tprit Câali Ybrnit 



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Combat dans vn caimif catox a Attliiii 



CHAPITRE V 



Campagnes de 1798-1799-1800 

Campapi* 

contre les Saw- Lcs habitants des petits cantons de la Suisse étaient 

■e«. considérés par ceux de Berne, Zurich, etc., comme de 

simples sujets et privés de tous droits politiques sans 

que leur fortune ou leur naissance pût les arracher à 

cette exclusion. 

Les Vaudois, plus entreprenants que les autres, 
avaient à plusieurs reprises élevé la voix pour récla- 
mer, sinon leur indépendance, du moins la restitution 
de leurs droits naturels. Mais les magistrats de Berne, 
ne les considérant que comme des sujets rebelles, 
avaient comprimé leurs plaintes et puni des fers ou du 
bannissement les patriotes qui avaient osé élever la 



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54 HISTO]UQ.Ufi DU 7* HUSSARDS 

^^ voix. Les Vaudois demandèrent Tappui de la France 
réclamant justice. 

Le Directoire les accueillit avec bienveillance. 

Deux divisions françaises sous les ordres du géné- 
ral Brune entrèrent en Suisse. 

L'une ( division Schauembourg ) se concentra à 
Brienne, Tautre, (division Mesnard) établit son quartier* 
général à Ferney- Voltaire. 

Le 7* hussards fut attaché à la division Schauem- 
bourg. Le 8 février» il quitta Spire, et le âo du même mois 
il était rendu à Délémont. 

Les Ëernois avaient répondu à cette agression en 
ordonnant le rassemblement de 20.000 hommes de trou- 
pes qui furent confiées au général d'Erlach. 

Les hostilités commencèrent le i*' mars, et le 2 le 
T hussards 6*empara, avant le jour, du plateau de Do- 
nach et du village de Lengnon. Les Suisses s'enfuirent 
dans la direction de Soleure. 

 10 heures du matin, les hussards, arrivant de- 
Affâir» dt ^^^* ^^**^ ville, chargèrent Tartillerie suisse qui en dé- 
soieurt. fendait l'approche et allaient s'en emparer quand So- 
leure se rendit. 

La petite armée suisse se retira alors sur la fameuse 
position de Frauenbrûnnen , que les Bernois appelaient 
les Thermopyles de la Suisse et qui est restée célèbre 
par la victoire que les Suisses remportèrent en 1375 sur 
le sire de Coucy. 

Le 4 mars, l'avant-garde de Schauembourg marcha 
sur Frauenbrûnnen et s'arrêta à une lieue de ce village. 

Ce jour-là, le maréchal des logis Curély eut une 
singulière aventure; il la raconte lui-même dans son 
Itinéraire (i). 

(1) Mnérain tPun Cavaiier User^ par It général Thoumas. 



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CAMPAGNES DE I798-I799-180O 55 



1798 ^ J'étais alors fourrier, dit-il, et je fus envoyé ce 

Aventure du « jour-là en Compagnie de a hussards cliercher du 
foorrierCnréiy. « fourrage. J'avais fait à peu près une lieue sur la rive 
€ droite de Tarmée, quand j'aperçus un village qui me 
€ parut être à même de fournir les rations nécessaires 
€ et il fallut, pour m*y rendre, traverser un pont situé 
c sur une espèce de canal. Mes fourrages faits, je m*en 
€ revins avec mes deux hussards, mais je trouvai le 
€ pont occupé par cent hommes d'infanterie suisse. Il 
€ n'y avait pas à marchander et je n'avais d'autre al- 
€ ternative que de me laisser faire prisonnier ou de 
€ tromper ces braves gens. C'est ce dernier parti que 
€ je pris : l'Officier commandant allait ordonner le feu 
€ sur nous; je lui criai que je voulais parlementer, il 
€ s'y prêta d'assez bonne grâce. Je lui appris donc que 
€ les hostilités avaient cessé depuis trois heures et que 
€ j'étais chargé d'en donner la nouvelle à toutes les 
€ troupes suisses et françaises que je rencontrerais sur 
€ ma route. Il m'objecta que cependant on tirait des 
€ coups de fusil du côté de Frauenbrflnnen ; je les en- 
€ tendais aussi bien que lui, mais je dis que sans doute 
€ c'étaient quelques soldats qui déchargeaient leurs 
€ armes, car pour sûr les hostilités avaient cessé. Le 
c brave homme me crut et nous passâmes, mes hus- 
€ sards et moi. > 

CoBbAit de Le lendemain, Tavant-garde prononça son attaque ; 
Fratteabroimeii ^^^^ escadrous du ^* hussards, soutenus par la 14* lé- 
gère, parvinrent à tomber sur la gauche de l'ennemi 
qui, rompu, se rallia dans la position du Grûnholz. 

Les Bernois s'y défendirent avec plus de bra- 
voure que d'intelligence : leur valeur tenait du déses- 
poir : des vieillards, des femmes et des enfants ve- 
naient partager les dangers, et tous semblaient refuser 



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56 HISTORIQUE DU ?• HUSSARDS 



: — de survivre à leur défaite. Ils furent néanmoins re- 

combat de pOUSSés. 

Berne. Le général d'Erlach tenta encore une dernière 

résistance aux portes de Berne. 

Ralliant toutes ses troupes sur les hauteurs qui do- 
minent la ville, et sur lesquelles on avait élevé des 
batteries de gros calibre, il essaya d'arrêter la marche 
victorieuse des Français. 

Mais, tandis que l'infanterie française (89* de li- 
gne et 14» légère) attaquant de front cette position, 
les T et 8* hussards, commandés par le colonel Ma- 
risy, se portèrent rapidement dans la plaine qui s'é- 
tendait en arrière des hauteurs, et, par une charge des 
plus brillantes, ils dispersèrent les milices inexpéri- 
mentées et les poussèrent jusqu'aux portes de la ville. 
Canons, caissons, bagages, tout tomba en notre pou- 
voir. 

Au moment où les hussards français, passant l'Âar 
à la nage, allaient tourner la ville, les députés vin- 
rent proposer une capitulation, qui fut acceptée. 

« Dans cette charge, écrit Curély, un vieillard, à 
« la tête toute blanche, se trouva devant moi. Je lui 
« criai de jeter son fusil ; pour toute réponse il m'en- 
« voya un coup à bout portant ; heureusement je dé- 
€ tournai le canon avec mon sabre et je fus ^manqué. 
€ Il me porta ensuite plusieurs coups de baïonnette qui 
€ atteignirent mes vêtements sans me blesser.. Je fus 
€ forcé de le tuer après avoir ainsi essayé le courage 
€ d'un vieillard armé pour défendre son pays. 

« Je voulus voir ce qu'était la cavalerie suisse: 
€ je jetai un cavalier en bas et je pris son cheval : le 
« vieillard avait montré de la bravoure, le cavalier 
« n'essaya pas de se défendre. » 



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179» 



CAMPAGNES I798-I799-180O 57 

Dans cette série de combats» le brigadier-fourrier 
Schneider et les hussards Fischer, Guerber et Klein 
furent tués. 

Le colonel Marisy et le lieutenant Kisler eurent 
leurs chevaux tués, parmi les blessés, le hussard Vau- 
chet reçut un coup de sabre sur la tète. 

Le maréchal des logis Dey et le maréchal des logis 
Brachet pxirent chacun une pièce de canon qu'ils ame- 
nèrent au colonel Marisy. 

Le lieutenant Brachet prit 2 pièces de canon avec 
leurs canonniers. 

Expédîtion Le 7* hussards fut envoyé successivement à Zug, 

à^ le» Cri. à Saint-Gall, à Lucerne. Il revint ensuite à Berne et à 
•^^^ Fribourg, où il reçut des renforts. Le ao août, il comp- 
tait 589 hommes et 811 chevaux aux escadrons de 
guerre. 

Après deux mois de séjour dans ces deux villes, le 
7* hussards reçut Tordre de détacher deux escadrons 
pour faire partie d'un petit corps d'armée fort de trois 
régiments d'infanterie qui dut opérer dans le canton 
d'Unterwald. 

Les habitants des petits cantons de Schwitz, Gla^ 
ris,Unterwald, refusaient de reconnaître les lois, im- 
posées par les Français. Ils se croyaient inexpugnables 
à l'abri de leurs montagnes et de leurs lacs ; affermis 
dans leurs idées de résistance, par la. lenteur appor- 
tée dans les négociations, ils n'avaient pris les armes 
que dans le but de se défendre jusqu'à la mort. 

Le 37 août 1798, les deux escadrons du 7* hussards 
allèrent coucher à Âlmesing, le a8 près de Thun, le 39 
et le 30 à Brienz et le 31 à Kerns dans TOberwald. 
Affaire a« Pendant presque toute cette marche (1), ils suivi- 

SUnx. 

(1) Itinéraire de Curély. 



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58 mSTORIQPB DU 7* HUSSARDS 

jy^g rent des sentiers praticables pour des piétons seule- 
ment. Â droite était un précipice tellement profond» 
que Ton osait tout juste le regarder; à gauche» une 
montagne dont la vue atteignait à peine la cime; les 
hussards marchaient en file à pied» conduisant leurs 
chevaux par la bride. Si les Suisses des petits cantons 
s'étaient portés dans ces défilés» les Français n'auraient 
jamais pu pénétrer dans leur pays de ce côté. 

Arrivés enfin dans la plaine» les i et â septembre 
furent employés à reconnaître les positions de l'en- 
nemi. Il y eut quelques fusillades de part et d'autres» 
et les Suisses nous prirent trois soldats qu'ils nous ren- 
voyèrent horriblement mutilés. 

Deux d'entre eux avaient la langue et les oreilles 
coupées ; le troisième» les yeux crevés et une main 
coupée. Ces barbares atrocités indignèrent tellement 
l'infanterie» et en particulier la Légion-Noire, à laquelle 
appartenaient les 3 soldats traités de la sorte» que 
nos troupes dépassèrent les Suisses en férocité pen- 
dant le combat. 

Les historiens ne font généralement pas mention 
de ce fait, qui atténue singulièrement» s'il ne l'excuse 
pas tout à fait» l'horreur du massacre de Stanz. 

Le 3 septembre» au matin» les troupes françaises» 
formées en colonnes par pelotons» se mirent en marche 
pour attaquer Stanz» le chef-lieu du canton d'Unter- 
wald. 

La ville était entourée d'une espèce de rempart en 
terre» garni d'artillerie» derrière lequel s'étaient pla- 
cées toutes les troupes suisses» avec les femmes et les 
enfants» qui» chacun dans la mesure de leurs forces, 
concouraient tous à la défense de la ville. 

Malgré le feu de l'artillerie et de la mousqueterie, 



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CAMPAQNBS DB I798-I799-180O 59 

nos soldats enfoncèrent les portes et pénétrèrent dans 
les rues de Stanz , sans un instant d'arrêt ou d'hésita- 
tion. Le carnage le plus effroyable eut alors lieu. Tout 
ce qui fut pris sur les remparts ou dans les rues fut tué 
à coups de baïonnette ; des femmes, des vieillards, des 
enfants s'étaient réfugiés dans les églises; les soldats 
de la Légion-Noire y pénétrèrent, et personne ne put 
échapper à la fureur de ces hommes, qui s'acharnaient à 
venger leurs camarades mutilés. € Jamais, dit Curély, 
je n*ai vu d'atrocités pareilles : les remparts, les rues, 
les chemins, les églises, tout était rempli de morts de 
tout ftge et de tout sexe. » 

Les trois quarts des maisons de la ville pour le 
moins furent la proie des flammes; si leurs habitants et 
ceux qui avaient trouvé à s*y réfugier cherchaient à 
se sauver de ces maisons incendiées, la mort les atten- 
dait à la sortie. Quant aux maisons qui ne furent 
pas brûlées, les personnes qui s'y étaient cachées furent 
pour la plupart égorgées. Les officiers, qui parvenaient 
à en préserver quelques-unes, faillirent être victimes 
de leur dévouement, car les soldats, furieux de se 
voir arracher leur vengeance, leur tirèrent des coups 
de fusil. 

Le général en chef Mouviéry rétablit enfin Tordre 
en chassant ces forcenés. Les deux escadrons de hus- 
sards ne mirent le sabre à la main que pour assister le 
général dans cette tâche, en empêchant, autant que 
cela était en leur pouvoir, le massacre de s'étendre. 

Un brigadier du 7* hussards, dont le nom est resté 
dans l'histoire de la Suisse, voyant un fantassin prêt à 
plonger sa baïonnette dans le corps d'un enfant de 
trois à quatre ans, arrêta le coup, et prit l'enfant en 
lui disant : c Pauvre petit, je serai ton père. > Et, en 



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60 HISTORIQJJE DU 7* HUSSARDS 

,798 effet, le brigadier eut un soin extrême de Tenfant, qu'il 
put remettre lui-même à ses parents. 

Un peintre suisse a représenté ce brigadier en uni- 
forme de 7* hussards, sauvant l'enfant du coup qui 
allait lui être porté. Au bas du tableau est gravé le 
nom du brigadier avec cette inscription : € Ich will 
dein Vater sein. > 

Pendant tout le reste de la journée, et pendant 
toute la nuit, les deux escadrons de hussards furent 
loin d'être tranquilles en présence de Tincendie qui 
persistait sur quelques points, et des fantassins qui 
cherchaient toujours à rentrer dans la ville, car on 
avait fini par les mettre dehors. L'ordre et la tranquil- 
lité furent cependant maintenus jusqu'au matin du 4 sep- 
tembre. Les troupes quittèrent alors ce séjour d'hor- 
reur, laissant derrière elles la ville avec ses maisons 
fumant encore et ses rues remplies de cadavres et de 
sang. 

Les hussards se dirigèrent vers le lac des Quatre 
Cantons pour y être embarqués sur de mauvais bateaux 
de pêcheurs afin de se rendre à Lucerne. cEn allant du 
Stanz au bord du lac, dit Curély, nous aperçûmes dans 
le champ un Suisse encore armé de sa massue, garnie 
de pointes de fer. On courut à lui, il voulut se dé- 
fendre ; mais deux hommes le désarmèrent sans lui 
faire de mal; on le força à suivre la colonne, et il se 
trouva embarqué avec moi. Dans un mauvais bateau 
de pêcheurs, on plaça six hommes et six chevaux ; les 
chevaux, en frappant du pied sur les planches du fond, 
les faisaient ployer au point 4e nous faire croire à 
chaque instant qu'elles allaient être brisées ; sur les six 
hommes nous étions quatre amis, et aussitôt embar- 
qués la besogne fut répartie à chacun suivant ses con- 



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CAMPAGNIS DB I798-I799-180O 61 



I79« 



naissances en navigation. M. Dey, alors maréchal des 
logis, fut le grand^amiral et en même temps le pilote 
dirigeant la barque avec une longue perche. 

M. Colombier, également maréchal des logis, et le 
brigadier Gusler (ancien trompette) aidaient à faire 
marcher la barque; deux hussards et moi nous tenions 
six chevaux. 

Quant au paysan suisse, il fut impossible de le 
faire travailler, la barque allait tantôt à droite, tantôt 
à gauche; et, après avoir navigué sur une distance d'en- 
viron une demi-lieue, on résolut de retourner au point 
d'embarquement; on ne put y réussir, et il fallut se 
livrer à des efforts incroyables pour continuer la route. 
Les chevaux ne se tenaient pas tranquilles ; ils se bat- 
taient ou cherchaient à boire ; la barque était à chaque 
moment prête à chavirer. Enfln, à force de travail, nous 
parvînmes au port; le paysan suisse débarqua le pre^ 
mier, sans que personne s*aperçut qu'il s'échappait. 
Nous nous estimions fort heureux d'être arrivés. A la 
vérité, plusieurs de nos camarades mirent encore plus 
de temps que nous à faire cette traversée, qui n'était 
pourtant que de trois quarts de lieue; mais, heureuse- 
ment, il n'y eut pas d'accident. Le passage ne pouvait 
d'ailleurs s'opérer dans de meilleures conditions, car la 
troupe, en arrivant au bord du lac, trouva seulement 
quelques barques plus ou moins bonnes, plus ou moins 
grandes, et pas un batelier, pas un habitant du pays. 
Enfln, chacun ût du mieux qu'il put et nous couch&mes 
cette nuit à Rothemberg, près de Luceme. 

Les deux escadrons furent ensuite dirigés sur 
Wintterthur, où ils se trouvèrent réunis aux deux 
autres. Le 30 octobre le 7* hussards vint cantonner à 
Schaffhouse, où il resta jusqu'au mois de mars 1799. 



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62 HISTOIUQJJB DU 7* HUSSARDS 



1^^ Il avait alors 39 officiers, 979 hommes et 721 che- 

vaux aux escadrons de guerre; son dépôt était à Gray. 
Campagne L' Autriche et la Russie s'étaient coalisées contre 

contre les Au ^^^^ ^j menaçaient d'envahir la France. 
"*^ Ruuet ** Masséna avait pris le commandement en chef de 
l'armée française cantonnée en Suisse. 

Passage du Le 6 mars, il donna l'ordre d'attaquer sur toute la 

Rhin. ligne les Autrichiens qui occupaient la rive droite du 
Rhin. 

Le 7* hussards faisait alors partie de Tattaque du 
centre (division Mesnard, brigade Chatran : 37* et 103e 
de ligne et 7* hussards). 

Cette brigade devait passer le Rhin à Âtzmos, vis- 
à-vis de Mayenfeld,en présence des ennemis qui étaient 
établis sur les hauteurs de la rive droite. 

On avait jeté un pont; mais le passage s'effectuait 
très lentement. 

Le Rhin, à cet endroit, est divisé en deux bras qui 
paraissaient guéables; une partie de l'infanterie essaya 
de le traverser à gué. Le premier bras était franchi, 
lorsqu'au milieu du deuxième les hommes perdirent 
pied. Masséna, qui présidait au passage , ordonna à un 
escadron du 7* hussards de voler au secours de ceux 
qui luttaient contre les eaux. Us furent tous sauvés, et 
toute la troupe put continuer le passage sur le pont. 

L'ennemi fut repoussé à la baïonnette dans la di- 
rection de Coire. 

Combat de Le lendemain, le général Chatran, à la tête de ses 

Coire. deux régiments d'infanterie, gravit les hauteurs au pas 
de charge, enfonça les rangs ennemis, et secondé par 
une charge vigoureuse du 7* hussards, qui put se dé- 
ployer dans la plaine, refoula les Autrichiens sur Coire 
dans le plus grand désordre. Le général Auffemberg, 



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CAMPAGNBS DB 1 798-t 799-1 80O 63 



[^77 commandant l'armée ennemie » fut pris avec 3,000 
hommes, 3 drapeaux, 16 canons, et un approvisionne- 
ment énorme de fourrages et de farine. Parmi les nom- 
breux faits d'armes de cette journée , il faut citer 
ceux : 

Du chef d'escadron Véry, qui, à la tête de deux es- 
cadrons du T hussards, culbuta une colonne d'infante- 
rie forte de a.ooo hommes, lui fit mettre bas les armes, 
et, traversant la ville de Coire, s'empara de cinq pièces 
de canon, cinquante cavaliers, dont vingt-cinq che- 
vau-légers de l'empereur, plusieurs officiers supérieurs 
et des voitures de bagages. 

Du lieutenant Chocq, qui fit prisonnier le comte de 
Brécheville à la tête de sa troupe. 

Du lieutenant Bâcher, qui prit la correspondance, 
les équipages et l'escorte du général Âuffemberg, forte 
de soixante hommes. 

Du maréchal des logis Meignen, qui prit trois offi- 
ciers. 

Du brigadier Gusler, qui, étant en tirailleurs avec 
quelques-uns de ses camarades, chargea avec impétuo- 
sité sur une pièce de canon et réussit à l'enlever malgré 
le feu de l'ennemi. 

Les hussards Peiffet et Pfeiffer furent tués. 

Affaire d« Le 33 mars, à Tattaque de Feldkirck, nous fûmes 

Feiaufck. repoussés avec des pertes sérieuses. 

Le hussard Meyer fut tué, et parmi les blessés, le 
hussard Cresset reçut un coup de sabre à la main 
gauche; le lieutenant Périez eut son cheval tué sous 
lui. 

Le fourrier Delhaye prit, avec deux hussards, une 
douzaine de fantassins autrichiens. 

Masséna se retira derrière la ThOr, laissant la divi- 



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64 



HISTORIQIJB DU 7* HUSSARDS 



1799 



Combat de 
Frauenfeld. 



Combat de 
Wioterthurr. 



sion Mesnard comme arrière-garde sur la rive gauche 
du Rhitt. 

Le 7* hussards occupa Reineck avec un escadron 
et Schaffhouse avec les trois autres. 

Il était tout entier réuni à la division Oudinot, le 
35 mai| et prit part avec elle au combat de Frauen- 
feld : 

<c La ville fut prise et reprise trois fois et nous resta 
€. finalement; le combat dura jusqu'à neuf heures du 
e soir ; le 7* hussards opéra une diversion sur les der- 
« rières de Tennemi et le décida à la retraite; nous 
€ fîmes 1.800 prisonniers. 

€ Ce régiment de cavalerie s'est particulièrement 
« bien conduit dans cette affaire. 

€ L'adjudant général Poriel, Urbain aide de camp, 
€ Boisselier, officier au 7* hussards, se sont distingués 
« dans cette journée. 

Signé : <c Oudinot. » 

Pendant ce combat, Curély remarqua un hussard 
autrichien qui s'était porté trop avant des siens pour 
nous observer.... < Je marchai en avant sur sa droite, 
€ dit Curély, comme si j'allais à l'ennemi et je ledépas- 
« sai de beaucoup, me trouvant ainsi entre lui et les 
a: escadrons ennemis; alors je me retournai brusque- 
€ ment en me dirigeant sur le hussard, qui me prit 
< pour un des siens, je le sabrai, le jetai à bas et 
€ m'emparai de son cheval. > 

Le hussard Ehrard reçut un coup de sabre à la 
main gauche. 

Le surlendemain, un nouveau combat s'engagea à 
Winterthûrr près de Frauenfeld. Nous fûmes repous- 
sés sur toute la ligne. 



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CAMPAGNES DB I798-I799-180O 65 

,7çç Le 7* hussards eut à soutenir plusieurs charges 

dans la journée. 

« Dans une d'elles, dit Curély» un grand caporal 
€ de Barco-hussards s'avança pour me charger; je pen- 
€ sai que je n'étais pas de force à faire le coup de sabre 
€ avec un pareil gaillard. Je ne pris que le temps de 
€ laisser tomber mon sabre pendu à la dragonne; je 
€ saisis du même mouvement un de mes pistolets et» 
€ au moment où il me lançait son coup de sabre, je 
€ baissai la tête et lui plaçai le bout de. mon pistolet 
€ sous le menton, je retendis roidemort et je m'empa- 
€ rai alors de son cheval (i). » 

Le chef d'escadron Véry et le maréchal des logis 
chef Laveuf eurent leurs chevaux tués. 

Le lieutenant Bâcher et le brigadier Gusler furent 
pris. 

Parmi les blessés, on comptait le sous-lieutenant. 
Labiffe, le maréchal des logis Meignen, les hussards Korn 
Sicard, Heisser, etc. (2). 

L'armée de Masséna se retira dans le camp retran- 
ché de Zurich, où elle livra la première bataille de ce 
nom durant les trois journées des 4, 5 et 6 juin. 

Sans être battue, elle passa néanmoins la Limmat et 
vint s'établir sur le mont Albis, appuyant sa droite au 
lac de Zug et sa gauche au Rhin. 

Le 7t hussards fut cantonné à Dietikon, où il resta 
jusqu'au premier août. 

(1) L« (énénl Edouard Colb«rt, dont Carely fat Taid* d« eaap tn 1809» 
disait qae et rode tabrtur avait dt ta ouia tné b Takor d'an régiment de nb- 
tant dans le cours de sa carrière miHtaire. 

(a) Dans rénamération des pertes laites par le réfinient danf les diflttrents 
combats, nous donnerons toujours tous les tués. Quant aux l>lessés, nous ne si- 
gnalerons que ceux qui étaient offiders an moment de Tactloa, 00 qui le sont 
derenns dans la suite. 



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66 fflSTORIQîJB DU ?• HUSSARDS 



t799 



On avait apprécié diversement cette retraite sur 
TÀlbis, le mécontentement et le découragement com- 
mençaient à se mettre dansTarmée; Masséna jugea né- 
cessaire de relever les esprits et lança la proclamation 
suivante : 

Proclamation < Soldats, jusqu'ici VOUS avez résisté avec avan- 
de MaMéna ^ t^ge à uu ennemi supérieur en nombre, vous l'avez 

après le 5 juin. ^ toujours battu, soit qu'il ait été Tagresseur, soit que 
« vous rayez attaqué. Recevez les témoignages de sa- 
€ tisfaction que je dois à vos efforts, à votre courage 
€ inébranlable et à votre dévouement. 

< C'est vainement que l'ennemi cherche à vous 
€ entamer.Vous ne cessez pas de lui présenter un front 
€ formidable. Mais ce que ne peut faire la force de ses 
c armes, on cherche à l'obtenir par d'autres moyens. 
€ On travaille à tenir la division et le découragement 
€ parmi vous, on veut surtout détruire la confiance 
« que vous avez en vos chefs. 

< Braves soldats, vous êtes le boulevard le plus 
€ solide de la France : La Patrie attend tout de vous, 
€ que l'union, la confiance et la discipline qui font la 
€ force des armées existent toujours dans celle du Da- 
€ nube, et les espérances de la République ne seront 
€ plus vaines. 

< Vous résisterez à la masse d'ennemis qui est de- 
€ vant vous, et bientôt vous les repousserez vers les 
c contrées qui les ont vomis. > 

Au Quartier général près Zurich. 

Masséna. 

Pour tenir ses troupes en éveil et leur donner con- 
fiance, le général en chef fit exécuter quelques atta- 



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CAMPAGNES DB I798-I799-180O 67 



de Zurich 



1799 ^^^^ *^* avant-postes. Nous eûmes les hussards Aque- 
loque et Criblein tués dans ces différentes affaires. 

Le I* août, le 7* hussards, très fatigué par son ser- 
vice, fut remplacé par le 8* et se rendit à Vilmergcn, 
sur la route de Lucerne, pour se refaire. Il reçut des 
hommes, des chevaux et des effets du dépôt et fut remis 
en bon état pour rentrer en campagne. 

Le 6 septembre, il fut partagé en 2 parties: 
Deux escadrons furent attachés à la Division 
Soult à Lachen, et les deux autres à la division Lorges. 

Bauni« Masséna avait décidé qu'une attaque générale aurait 
lieu le 2g septembre. 

Les deux premiers escadrons du 7* hussards passèrent 
la Limmat à Dietickon, à la suite de la division Lorges, 
vers cinq heures du soir, sur le pont de bateaux que 
les Français venaient de jeter, vis-à-vis du village, 
sous la fusillade des tirailleurs russes. La bataille dura 
deux jours. Les Russes furent culbutés dans Zurich et 
rejetés en désordre sur la route de Winterthûrr, où ils 
eurent à supporter encore les coups de la division 
Lorges et du 7* hussards qui formaient l'extrême gauche 
de la ligne de bataille. 

Ce régiment, dans deux charges, enleva deux camps 
ennemis et fit de nombreux prisonniers. Il perdit dans 
la journée du 26 le plus brave de ses soldats, d'après 
Curély, le brigadier Muller. 
ComiMt De son côté, la division Soult avait remporté un 
brillant succès. La ^6* demi-brigade et les deux esca- 
drons du 7* hussards (commandant Pierron) sous les 
ordres du général Humbert, attaquèrent Einsideln à 
rimproviste. Les deux bataillons autrichiens, qui gar- 
daient la Sihl à cet endroit, furent surpris ; ils ne pu- 
rent opposer de résistance et i,aoo hommes, le major 



d*Eiiitideln 



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68 fflSTORIQJJB DU 7* HUSSARDS 



"^ qui les commandait, 3 canons et 2 caissons furent pris 
et envoyés au quartier général à Lentzbourg, sous la 
garde du lieutenant Frandin, du 7* hussards. 

Le maréchal des logis Emelin, qui prit un canon, fut 
décoré plus tard pour ce fait. 

Affaira Le lendemain 26, à la montagne de Sion, le maré- 
de la montagne çj^^j^çgjQg. g pouj-gst, du 7« hussards, chargea, avec 
un seul hussard, malgré le feu de l'ennemi, sur une 
troupe qui défendait une pièce de canon et prit 3 offi- 
ciers et 98 soldats qu'il ramena au quartier général. 

Nous donnons ci-joint le certificat relatant ce fait 
d'armes. 

7e régiment de hattards. 

Armée Je soussigué^ Commandant les deux derniers esca- 
du Danube, drous du 7* régiment de hussards, certifie et atteste que 
le citoyen Fourest, ancien maréchal des logis à l'af- 
faire qui a eu lieu le 4 vendémiaire an VIII, de l'autre 
côté d*Ulznack, près la montagne de Sion, a chargé 
avec un seul hussard, sur une troupe qui défendait une 
pièce de canon et a pris à l'ennemi 3 officiers et 98 sol- 
dats et les a ramenés prisonniers de guerre. 

Attestons en outre que ledit citoyen Fourest, depuis 
le temps qu'il est au corps, n'a cessé de donner des 
preuves de sa bravoure, et a mérité l'estime de tousses 
camarades. 

Fait au camp, le 6 vendémiaire an Vni de la Répu- 
blique une et indivisible. 

Le Commandant des deux escadrons, 

Signé : Pibrron. 

Certifié par moi, général de brigade soussigné, que 
le rapport des faits ci-dessus énoncés me fut fait après 
l'affaire sur le champ de bataille par le citoyen Pierron, 



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CAMPAGNES 1 798-1 799-1800 69 



1799 commandant les deux escadrons, certifie en outre que 
les prisonniers me furent présentés. 

Au quartier général à Hauptvill, le do brumaire 
an VIII de la République une et indivisible. 

Signé : Sava. 

Fourest fut nommé sous-lieutenant. 

Le même jour, le sous-lieutenant Masson avait pris 
deux caissons à Tennemi. 

Partout Tennemi était en retraite. 

Pendant que le i*' et le a* escadrons du 7* hussards 
poursuivaient Korsakof sur Diessenhoffen, avec la di- 
vision Lorges, les 3* et 4* , attachés à la division Soult, 
devenue division Gazan, talonnaient vivement le corps 
de Jellachich qui se retirait sur Constance. 

CoaiMt d« Le 7 t>ctobre, la division Lorges arriva sans combat 
>>*~«**<^«« à Schlattingen, près de Diessenhoflfen, sur le Rhin. La 
colonne qui avait mission de surveiller Diessenhoffen 
était composée d'un escadron du 7* hussards, de 2 piè- 
de canon et d*un régiment d'infanterie, le tout sous les 
ordres du général Jardy. Ce général avait placé notre 
escadron et son artillerie sur une hauteur qui domi- 
nait Diessenhoffen, tandis que le régiment d'infanterie 
était fort en arrière, couvert par un fossé qui eut, 
comme on va le voir, son utilité. 

On apercevait de temps en temps quelques cosaques 
et de l'infanterie qui traversaient le Rhin sur le pont 
de Diessenhoffen, comme pour passer sur la rive droite. 
C'était une ruse de leur part. Ils avaient laissé dans la 
ville un corps d'infanterie et de cavalerie, et pendant 
que les Français étaient fort tranquilles au bivouac, 
Curély, qui s'était avancé à pied par curiosité, aperçut 
des troupes d'infanterie et de cavalerie qui filaient le 
long des vergers. 



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1799 



70 mSTORIQUE DU T HUSSARDS 

« Je courus au plus vite (dit-il) vers le capitaine en 
criant : A cheval. L'escadron ne fut pas plutôt en selle 
qu'il fut culbuté par un corps de 800 cavaliers ; les piè- 
ces furent prises et presque tous les canonniers sabrés. > 

En même temps l'infanterie russe accourait au pas 
de course, se dirigeant avec ensemble sur notre régi- 
ment d'infanterie qui tînt bon, et, par une fusillade 
bien nourrie, força l'ennemi à se retirer en désordre, 
laissant le champ de bataille couvert de ses morts. 
Malgré son petit nombre, notre escadron reprit la 
charge et força les Russes à lâcher les deux canons 
qu'ils avaient pris. Le soir, notre petite colonne battit 
en retraite sur Vilhousen, mais le 9, elle se remit en 
marche et arriva de nouveau le 11 à DiessenhofTen qui, 
cette fois, était complètement évacué. Les Russes 
avaient repassé le Rhin et brûlé le pont. 
Aflkirt de De SOU côté, la division Gazan, avec les 3* et 4* esca- 
Contunce (jfons, était arrivée, le même jour, 7 octobre, en face de 
Constance. Cette ville était occupée par un corps d'in- 
fanterie russe et 3,000 cavaliers émigrés sous les ordres 
de Condé. 

Après un combat opiniâtre, qui dura jusqu'à dix 
heures du soir, ceux-ci furent repoussés et purent, 
grâce à la nuit, repasser le pont du Rhin. 

Il n'y avait plus d'ennemis sur la rive gauche du 
Rhin. 

L'armée française prit ses cantonnements d'hiver. Le 
7* hussards fut installé entre Saint-Gall et Schaffouse, 
où il resta jusqu'en avril 1800. 

Ce repos fut troublé à deux reprises par l'amiral 
Williams, qui avait réuni une petite flottille sur le lac 
de Constance. 

Le 4 décembre, il fit tirer quelques coups de canons 



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CAMPAGNES DB I798-I799-180O 



71 



,799 sur les villages d*Ârbon et de Steineck ; mais, reçu à 
coups de carabines par nos hussards, il cingla vers la 
droite du lac. On assure que l'amiral n*avait d'autre 
but que de célébrer la fête de Saint-Charles. U n'y eut 
ni morts ni blessés. 

Le 30 janvier» Williams opéra une descente entre 
Roschach et Steineck; mais il fut repoussé par le lieu- 
tenant Frandin, du T hussards, et forcé de réembar- 
quer précipitamment. 

1800 Composition du Régiment au i^ janvier 1800 



Colonel 


. . • 


Makisy. 


Chefs d*Ef câdroQ . 


. . . 


VI«Y. 

ScMimoit. 


Gooverneor Militaire 


... 


Dbcukck. 


Cbirargieo mijor • 


... 


KdHUt. 




Capitaines. 


BtIQUtT. 




HOLTI. 


DlMAMOIOT. 




TaUKtLAIEl. 


ROCH. 




ScautBtt. 


Roos. 




Ytwo. 




Ueatenaots. 


BaCMBK. 




AUMONT. 


Chocq. 




FRAJtom. 


KlSLBR. 




jACQUtMnf. 


Hataio. 




CSATAOHAL. 




Sons-Ueoteiunts. 


ROTH. 




RoTuraiscai. 


SlIBIKO. 




Lambikt. 


Stiphaiit. 




GABIfIBft. 


ScHWAtn. 




PiBliR. 


GAItlL. 




Bbinoii. 


HoimjK. 




Labippb. 


Biat. 




BiAim. 


Kluii. 




Massom. 



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72 



fflSTORIQUH DU 7* HUSSARDS 



Le général Moreau vint prendre le commandement 
de l'armée qui devait opérer dans le bassin du Da- 



Entrée 
en campagne 



Campagne 
de 1800 
en Allemagne nube* 

Les opérations devaient commencer le i*' mai. 

Au moment d'entrer en campagne, le 7* hussards 
comptait : 601 hommes et 626 chevaux aux escadrons 
de guerre, son dépôt était à Lons-le-Saulnier. 

Il faisait partie de la division Lorges, du corps de 
Lecourbe. 

Le i**^ mai, le 7* hussards passa le Rhin à Stein, en 
tête de la division Lorges, à 4 heures du matin, sans 
obstacles. 

Le lieutenant Chocq, commandant Tavant-garde du 
régiment, tomba à Timproviste sur un escadron qui 
gardait une pièce de canon, le culbuta et prit la pièce. 
Il fut nommé capitaine pour ce fait. 

Le 3, le 7* hussards prit part à la bataille d'Engen et 
chargea pour activer la retraite des Autrichiens. 

Le brigadier Pelètre et le husssard Verner furent tués. 
Le sous-lieutenant Sieben, le maréchal des logis Lad- 
miraU le hussard Schneider furent parmi les blessés. 

Curély prit un cheval à l'ennemi. 

Le 5 mai, le corps de Lecourbe livra un nouveau 

deMemmingen combat à Mœskirck, et le 10, un autre à Memmingen, 

où le 7« hussards fit des pertes sérieuses, toutefois, il 

prit 600 manteaux rouges qui se trouvèrent cernés avec 

un major, 9 officiers et 6 uhlans. 

Le lieutenant Guéneau se distingua dans cette af- 
faire. 

Depuis l'entrée en campagne, c'est-à-dire aux affaires 
des i*', 3, 5, 10 mai, le 7* hussards avait perdu : 
3 hommes tués, 42 blessés et i prisonnier. 
30 chevaux tués, 3a blessés et 2 pris. 



Combat 
d*Bngen 



Combat 



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CAMPAGNES DB I798-I799-180O 73 

"^ Le 33 mai, il fut attaché au corps des Flanqueurs 

de droite, sous les ordres de Molitor, conformément à 
l'ordre ci-joint : 

UcooriM à Motkofp 

u Tebotttfdt < Au reçu du présent ordre, mon cher général, vous 
un iMiqoMn partirez pour vous rendre à Kempten, quartier général 
d« droite ^^ corps de flanqueurs» dont vous prendrez le comman- 
dement. 

€ Vous vous adresserez au général Laval, qui vous 
donnera tous les renseignements nécessaires. Vous 
aurez sous vos ordres 5 bataillonSi 3 escadrons du 
7* hussards et 4 pièces de canons. Si vous croyez n'a- 
voir pas assez d'artillerie et de cavalerie, malgré ma 
disette, je ferai en sorte de vous renforcer. 

€ Lbcourbb. > 

Sur la demande deMolitor, l'escadron du 7* hussards, 
laissé à la subdivision Montrichard, rejoignit le régi- 
ment à Kempten. 
ComhÊk d« Le 34 mai, à minuit, cette petite troupe arriva devant 
^««« Brégenz; une compagnie du 7* hussards marchait en 
tête avec un bataillon. Les avant-postes refoulés, l'in- 
fanterie enfonça les portes à coups de hache et les 
hussards entrèrent au galop dans Brégenz, où l'on fit 
quelques prisonniers. Le 83* et une compagnie du 
7* hussards prirent position à Brégenz, le reste du régi- 
ment et 4 compagnies de grenadiers allèrent occuper 
Komptcn. 

A partir de ce jour, l'ennemi qui occupait le Tyrol 
n'eut plus un instant de repos. 

Molitor multiplia les reconnaissances, les surprises, 
les embuscades, les attaques de vive force, et fit si bien, 
qu'il obligea, en moins de deux mois, un corps d'armée, 



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74 HISTORIQUE DU 7* HUSSARDS 

"^^ dix fois plus nombreux que sa petite troupe, à quitter 
ce pays pourtant si favorable à la défense. 

ACTâire c Le général Mercantin (écrit Molitor dans son rap- 
dMmmerstidt port à Lecourbe) sorti dlmmerstadt, est venu attaquer 
Kempten, mais il a été refoulé. Alors je me mis en mar- 
che la même nuit avec 400 hommes d'infanterie et un 
escadron du 7* hussards et je me portai sur le camp 
d'Immerstadt, en présence duquel j'arrivai h la pointe 
du jour. Toutes ses grand'gardes étaient doublées et 
sous les armes ; je les fis charger avec impétuosité par 
nos hussards et nous leur fîmes 30 prisonniers (35 du 
régiment de Gradiskaner et 5 dragons de Waldeck). 
L'ennemi a laissé en outre quelques hommes sabrés sur 
le champ de bataille. De mon côté je n'ai pas perdu un 
seul homme, je suis rentré ensuite en bon ordre au 
camp de Kempten sans que l'ennemi ait osé me suivre. > 
Depuis quelques jours, le prince de Reuss^ qui com- 
mandait les troupes autrichiennes, faisait des démons- 
trations offensives sur Kempten et Brégenz. Il avait 
rassemblé 8 ou 9 bataillons à Nesselvangen et Immer- 
stadt. 
Combat de 4^ Le seul moyeu d'arrêter l'ennemi, dit Molitor, était 
Netteivangen ^iq^^ ^q iq prévenir. Je n'hésitai donc pas à prendre ce 
parti. En conséquence, je fis marcher 460 hommes sur 
Immerstadt pour le menacer et le contenir et je me 
portai en môme temps, avec 500 hommes du 83*, 300 hus- 
sards du 7* et une pièce d'artillerie, sur Nesselvangen. 
Je rencontrai sur la Wertach un bataillon du 6o* régi- 
ment hongrois avec quelques escadrons de Waldeck ; 
je fis d*abord charger et culbuter ses gardes. Mon appa- 
rition subite eut Tair de surprendre l'ennemi. Je m'a- 
perçus que son infanterie était mal disposée et qu'elle 
s'ébranlait pour prendre un meilleur ordre de bataille. 



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CAMPAGNBS DB I798-I799-180O 75 



1800 J^ saisis cet instant pour la faire charger avec la plus 
grande impétuosité par tout ce que j'avais de hussards. 
Cette charge eut le plus grand succès. Le bataillon 
hongrois fut sabré en bonne partie et nous lui fîmes 
aoo prisonniers dont 4 officiers. 

€ Je fis passer la Vertach à mon infanterie et la ran- 
geai en bataille sur un très grand front, ayant Tair de 
préparer une nouvelle attaque. Je disposai les hussards 
sur les ailes et je fis jouer mon artillerie, qui s'était tue 
jusqu'alors. L'ennemi n'attendit pas un combat que 
j'avais plus d'intérêt que lui à éviter. Il se retira en bon 
ordre de Nesselvangen et se replia sur Fuessen. Le prince 
de Reuss, qui avait établi son quartier général à cet 
endroit, en sortit précipitamment et se réfugia à Reiti. 
De mon côté, après avoir suivi de près ce mouvement 
rétrograde, je rentrai à Kempten. 

€ 187 hommes du 66* hongrois, 6 dragons de Waldeck, 
4 hussards de Granitz et le fils du général Tôlier restè- 
rent en notre pouvoir. 

€ Le maréchal des logis chef Fourest, le chef d'esca- 
dron Véry ont été, dans cette circonstance, d'une con- 
duite au-dessus de tout éloge. » 

En rendant compte de ce combat à Moreau, Lecourbe 
ajoute : € Le général Molitor fait l'éloge de la conduite 
du chef d'escadron Véry, du 7* hussards. Cet officier 
supérieur s'est constamment distingué depuis le pas- 
sage du Rhin ; je vous demanderai pour lui le grade 
de chef de brigade, en vous envoyant ses états de ser- 
vice. » Signé : € Lecourbe ». 

Le 20 juin, dans une reconnaissance sur Reiti, le 
lieutenant Bâcher, commandant Tavant-garde des 
hussards prit, en poursuivant l'ennemi qui fuyait sur 
Prouten, 10 dragons montés de Waldeck. 



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76 



raSTORIQÎJB DU 7« HUSSARDS 



Embuscade Une reconnaîssancc de 400 hommes d'infanterie et 
de 100 hussards, sous les ordres du général Mortier, fut 
dirigée sur Immerstadt le 23 juin. 

L'ennemi se retira dans les gorges, d'où il tira du 
canon. Alors, une petite avant-garde de hussards et 
d'infanterie s'avança très près de lui et se replia aus- 
sitôt dans le dessein de l'attirer et de le faire charger 
par le gros de la troupe embusquée derrière des mai- 
sons dans la plaine. 

Le major autrichien Grammont donna dans le piège 
et se mit à notre poursuite avec 4 ou 500 hommes. On 
le laissa arriver jusqu'à l'embuscade. Celle-ci déboucha 
alors avec impétuosité et perça au pas de charge le 
groupe des tirailleurs ennemis qui s'enfuirent dans le 
plus grand désordre. Nos hussards ne pouvant prati- 
quer la plaine, qui était marécageuse, sabrèrent tout ce 
qui était sur la route et notre infanterie fit une quaran- 
taine de prisonniers. 

Les hussards Wilhem et Provost furent tués ; le hus- 
sard Cresset reçut un coup de feu à la jambe gauche. 

Le 3 juillet, le chef d'escadron Véry, à la tête d'une 
reconnaissance de 100 chevaux, força un poste ennemi 
Ketteivangen embusqué près de Nesselvangen, malgré une fusillade 
opiniâtre de son infanterie et fit prisonniers 250 grena- 
diers hongrois, dont 20 officiers et 22 chevaux de dra- 
gons de Waldeck. 

Véry fut blessé d'un coup de feu. 

Le brigadier Boisguiane et le hussard Chapolain fu- 
rent tués. 

Enfin, le 14 juillet, Molitor, sur Tordre de Lecourbe, 
attaqua Feldkirck. Il partagea sa troupe en trois co- 
lonnes dirigées : celle de droite, sur Coire; celle du 
centre sur Atzmos et celle de gauche, dont il prit lui- 



Reconnait- 
tance de 



Prise de 
Feldkirck 



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CAMPAGNES DE I798-I799-180O ^^ 



,goo même le commandement, directement sur Feldkirck. 
L'action se passait sous les yeux de Lecourbe. 

« Ma colonne, écrit Molitor, se trouvait considéra- 
blement diminuée ; je n'avais avec moi que 500 hom- 
mes d'infanterie, 300 hussards et une pièce de 8. 

Cest néanmoins avec cette colonne, faible en nom- 
bre, mais terrible en valeur, qu*a été attaquée la posi- 
tisn de Feldkirck, défendue par 10.000 hommes (gé- 
néral Jellachich). 

Les premiers retranchements de Hohen-Embs sont 
attaqués de front et de flanc par la compagnie Heydet 
qui avait pris un sentier pour les contourner. L'ennemi 
les abandonne. Nos hussards profitent habilement du 
moment, pénètrent dans les rues de Hohen-Embs, sa- 
brent tout ce qui s'y trouve, et font aoo prisonniers 
dont 30 officiers. Les deux retranchements de Goetzi 
sont pris au pas de charge, les fuyards des premiers 
retranchements ayant mis le désordre parmi les défen- 
seurs des deuxièmes 

J*arrive ainsi devant Tenceinte de Feldkirck .... 
Je n'avais pas assez de tirailleurs pour garnir tout mon 
front, cependant je gardai six compagnies en réserve 
derrière le village de Pradis. Un bataillon suisse, en 
filant derrière un bois, débouche tout à coup en arrière 
de ma droite et jette le désordre parmi mes tirailleurs. 
J'y cours avec trois compagnies d'infanterie et une 
compagnie du T hussards , je le charge, ce mouvement 
rétonne et il rétrograde en fuyant. Les hussards sai- 
sissent habilement cet instant pour charger et sabrer 
presque en entier ce bataillon, dont 150 hommes res- 
tent sur le champ de bataille. 

Je reviens immédiatement sur mon centre à l'abri de 
Pradis. 



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78 HISTORIQUE DU T HUSSARDS 



"^ L'ennemi m'y croyait des forces imposantes ; cepen- 

dant il recommence une nouvelle tentative sur mon 
flanc. 

Une compagnie de grenadiers de ma réserve s'y porte, 
mais se disperse mal à propos dans la plaine. Elle est 
aussitôt chargée par 500 dragons autrichiens, qui en 
sabrent et en prennent la moitié et jettent le désordre 
dans le reste. Un bataillon ennemi appuie la charge 
des dragons. 

Alors, je me mets à la tête de quelques braves ; les 
hussards s'élancent de leur côté. De toute part on bat 
la charge, tous les soldats reprennent courage et se 
portent en avant. L'ennemi cède le terrain et nous au- 
rions peut-être emporté les derniers retranchements 
sans la nuit qui mit fin au combat. 

A la faveur de l'obscurité, l'ennemi tente un dernier 
effort sur mon centre. Avec plusieurs bataillons rangés 
en bataille, il fait un feu de file qui jette la surprise et 
le tumulte dans nos rangs ; le désordre s'y mêle bien- 
tôt; la cavalerie ennemie achève de le rendre complet. 
Nos hussards chargent à leur tour et se trouvent pêle- 
mêle avec l'ennemi. C'est alors que j'appelle tout ce 
qui me reste à mon aide. Ce fut l'affaire d'un instant ; 
il n'y eut qu'un cri pour charger l'ennemi. 

Je réunis 500 hommes, on bat la charge, on crie à la 
baïonnette et l'ennemi est culbuté de nouveau dans ses 
ouvrages. Il était dix heures du soir; à minuit, le gé- 
néral ennemi m'envoya le major Gerbert qui me remit 
la place, où j'entrai à trois heures du matin. > 

Signé : Moutor. 

Le brigadier Nasbaum, les hussards Kaiskopf et Clope, 
furent tués. 



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CAMPAGNES DE I79&-I799-180O 79 

"^ Parmi les nombreux blessés, le chef d'escadron Véry 

reçut un coup de feu à la cuisse. 

Le lieutenant Bracher, après la prise des premiers 
retranchements, avait fait prisonniers 30 chasseurs 
tyroliens, 
satpentioii Le lendemain la nouvelle d'un armistice suspendit 
^'•^•* les hostilités. 

Le 7* hussards fut envoyé à Nesselvangen» où il resta 
jusqu'au 21 novembre ; il fut surtout employé au service 
de la correspondance. 

L'armistice fut dénoncé par le premier consul et les 
hostilités durent recommencer le 37 ou le a8 novembre 
au plus tard. 

Le 7* hussards s'était bien refait pendant ce repos 
relatif, il comptait alors 40 officiers, 649 hommes et 708 
chevaux aux escadrons de guerre, sous les ordres du 
colonel Marisy. Il fut attaché au corps de Lecourbe,* 
qui, le 9 décembre, passait l'Inn, dès six heures du 
matin. L'ennemi fut repoussé avec pertes sur Salz- 
bourg. 

B«taiii« Lecourbe, après avoir passé la Saale, le 13 décembre, 
&• sahboarf atteignit l'armée autrichienne, forte de 30,000 fantas- 
sins et de 10,000 chevaux^ établis au confluent de la 
Saale et de la Salza. 

Les patrouilles du 7* hussards ayant poursuivi quel- 
ques tirailleurs ennemis avec vivacité étaient tombées 
sur l'arrière-garde, qui démasqua tout à coup une bat- 
terie de 12 pièces. 

Sans attendre l'arrivée de l'infanterie, Lecourbe dé- 
ploya son artillerie et sa cavalerie. 

Le brouillard épais qui durait depuis le matin se dis- 
sipant, laissa apercevoir une cavalerie nombreuse dis- 
posée sur plusieurs lignes. Nos batteries lui faisaient 



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8o HISTORIQUE DU T HUSSARDS 



,go^ du mal ; elle se décida à les charger. Les 7* et 9^ hus- 
sards soutinrent le choc, mais, beaucoup moins nom- 
breux que les ennemis, ils furent vivement ramenés 
sur la réserve. Alors, le !!• dragons s'élança et fournit 
à fond la plus belle charge possible; ce régiment cul- 
buta et renvoya tout ce qu'il rencontra. Les hussards se 
rallièrent à l'appui du 23* de cavalerie et, de concert avec 
les dragons, se précipitèrent à nouveau sur cette masse 
de cavaliers qu'ils mirent en déroute ; ils firent prison- 
niers plus de 150 chevaux. ^ 

« Il est impossible, écrit Lecourbe, de montrer plus 
« d'audace que les 7*, 8* et 9* hussards, 11* dragons et 
€ ay de cavalerie. » 

L'arrivée de l'infanterie força l'ennemi à la retraite. 

Le chef d'escadron Véry fut renversé de son cheval, 
blessé de dix coups de sabre et tomba au pouvoir de 
l'ennemi qui, le croyant mort, s'occupait déjà à le dé- 
pouiller, lorsqu'il fut arraché de ses mains par les hus- 
sards de son régiment. 

Le sous-lieutenant Stéphany, l'adjudant Thomas, le 
maréchal des logis chef Curély furent blessés. 

Le lieutenant Aumont eut la jambe emportée par un 
boulet et mourut de sa blessure. 

Le 15^ nous entrions à Salzbourg. 

Le 18, nous passions la nuit au bivouac sur plus de 
deux pieds de neige. 

Aflkire de Le 19 au matin, de bonne heure, le corps4e Lecourbe 
Kremimonster 3^ ^n q^ marche sur Kremsmuuster. Les 7* et 9* hus- 
sards formaient l'avant-garde ayant à leur tête cet offi- 
cier général. Tous les postes de l'ennemi furent cul- 
butés, nous leur prîmes 200 chevaux. En arrivant à 
Kremsmunster, on aperçut l'armée ennemie en pleine 
retraite ; le désordre paraissait être dans ses colonnes. 



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càmpagnbs de 1 798-1 799-1800 81 

Il fallut attendre encore l'infanterie» qui n'arriva qu'au 
bout de deux heures. En un quart d'heure» Krems- 
munster fut pris. Mais la nuit vint et un bruit d'armis- 
tice fit mettre bas les armes. On laissa filer tranquille- 
ment les pièces et les prisonniers qu'on venait de faire 
à l'instant. 

Dans cette journée Curély avait enlevé 50 cui- 
rassiers installés au bivouac. 

Ce fut» pour le 7* hussards» le dernier combat de cette 
campagne. 

Le 93 décembre» le comte de Grune vint de la part 
de l'empereur d'Autriche au quartier général de Mo- 
reau et conclut avec lui un armistice par lequel Tem- 
peretir promettait de traiter séparément de la paix. 

Le T hussards alla occuper Steyer et Greifenburg 
dans de bons cantonnements» où il put jouir d'un repos 
indispensable à la suite de cette brillante et pénible 
campagne d*hiver. U y resta jusqu'au 15 mars 1801. 




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CàmnmMMf m 7* BvHiftM, IMt 



CHAPITRE VI 



Période d» paix do 1801 à 1806 



Le 15 mars 1801, le 7* hussards reçut l'ordre de quitter 
Greifenburg et de rentrer en France. 

Il fut d'abord dirigé sur Frankental et de là sur Be- 
sançon, où il arriva le 17 août. 

Lorsqu'il repassa le Rhin, le régiment avait 600 
hommes montés, tous anciens hussards, et des chevaux 
superbes ; l'habillement, le harnachement et l'équipe- 
ment étaient dans le meilleur état. Des congés de 
semestres furent accordés aux officiers et aux cava- 
liers. 

CréaiioMd* Au Commencement de 1802, ordre fut donné de créer 
b eooipacnk une compsguie d'élite composée de 120 hommes choisis 
dans toutes les autres compagnies. Elle devint la pre- 



ë*éKte 



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84 rasTOWQUB DU T hussards 

Tsïl mière compagnie du régiment. Elle avait l'honneur 
d'escorter l'étendard. 

Les hussards d'élite furent distingués par des 
colbaks. 

Curély fut désigné comme maréchal des logis à cette 
compagnie. 

Le 7* hussards quitta Besançon le 8 juin pour se 
rendre à Deux-Ponts, où il resta environ un an. 

Le 9 mai 1803, le citoyen Rapp, chef de brigade, fut 
nommé au 7« hussards, en remplacement de Marisy, 
promu général de brigade. 

Le colonel Rapp (i) ne resta au régiment que jusqu'au 
7 septembre suivant, époque à laquelle il fut nommé 
général de brigade et remplacé par le colonel Marx. 

intutation des Le décret du 5 janvier 1794 avait donné aux colonels 
coioneit et des iq ^^xq ^q ^j^gf de brigade et supprimé les majors et les 
"*^®" lieutenants-colonels qui existaient auparavant. Il at- 
tribuait cette dernière dénomination aux chefs d'esca- 
drons, de sorte qu'à partir de cette époque il n'y eut 

(i) Rapp, Jetn, comte de l'Empire, né à Cobnar le 35 avril 1772^ t'engagea à 
l'âge de 16 ans, dans le io« régiment de chasseurs à cheval, y devint brigadier- 
fourrier le i*' janvier 1791 et maréchal des logis le 16 mai 1793. Il fut nommé 
sous-lieutenant le 14 germinal an 11; il était alors à l'armée du Rhin. Envoyé à 
l'armée des Alpes, il y devint lieutenant le i** vendémiaire an IH. 11 revint 
bientôt à l'armée du Rhin et reçut ses premières blessures le 9 prairial an IH, au 
combat de Lignen(elds. Le général Desaix, témoin de sa bravoure, se l'attacha 
comme aide de camp avec le grade du capitaine et l'emmena avec lui en Egypte. 
Il fut nommé chef d'escadron sur le champ de bataille, à l'afiaire de Sédiman, 
le 16 vendémiaire an VI 11, puis chef.de brigade le 36 pluviôse de la même 
année. 

Rentré en France avec Desaix, il vit tomber celui-ci à Marengo et devint 
alors aide de camp du Premier Consul. 

Le 3o vendémiaire an X, il fut nommé au commandement de l'escadron des 
mameluks de U garde des Consuls, et le 2 mai 1803 il fut mis à la tête du 7* hus- 
sards. Promu général de brigade le 7 septembre de la même année» il était aide 
de camp de l'empereur pendant la campagne de 1805. Sa bravoure à Austerliti, 
oh il fit prisonnier le prince Repnin, lui valut le grade de général de division, 
3 nivôse an XIV. 



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PéUODB DB PAIX DB 180I A 1805 85 



~^^ plus de grade interméidaire entre le chef du régiment et 
les chefs d'escadron, ni d*officier supérieur chargé des 
services administratifs. 

Pour remédier à cet inconvénient, le Premier Consul 
institua^ le 6 avril 1801, un troisième chef d*escadron 
dans tous les régiments de cavalerie. D'après les termes 
du décret^ les soins de discipline, de police, la surveil- 
lance de l'habillement, des hommes, de l'équipement 
des chevaux furent les attributions de ce nouvel offi- 
cier supérieur. 

Le 94 septembre 1803, un nouveau décret rétablit les 
colonels et institua les majors, qui, ayant le rang de 
chefs d'escadrons, formaient un intermédiaire entre 
ceux-ci et les colonels. 

Mais, sous Tempire, on vit des majors ne pas s'en 
tenir aux fonctions administratives, faire la guerre, 
avoir leur place sur les champs de bataille dans les 
corps éloignés de l'empereur, tandis que le colonel, 

AGoljraitt, t6 dlw b w 1806, Rapp m dtetlafVâ panii Imphm bnwm •( Ml 
h brat gMch* fraoïil par wm bdto. CéteH h a f T t èat biMnrt qa'B f ot f H 
à €• bcM, q«a rBaip«f«tir appelait toa bras ■alhartai 

Bkaaé daaosTtaa à Easliiic. à la lIcMkowa, à llalo-JaroalawaCs, oà il •• eott* 
dttiiit toaiooffi brillaaaafa; il dèftodit, ëa coneart atrae la ■artrhal Nay, la 
paatafa ëe la Bérèsina, oh U reçut ta rioft-gwalhèaia blaaaara. 

Noaaé a« ro««anHa— I 4a Daattif» Q y toatiat ptnrfaat vi aa vi aièf* 
dtaplna MéaK>rat>l«t ; il fvt Cait pnsomùer da c^ana la S7 aoraaibra itij. Il 
avait été aofliBié Bcaibra da la Lé(ioa d*hociaaar la 19 friaaèfé aa XJl» c oai 
fffmw^AmmÊ it s5 prmîrial taîraal, frmnd-onkiar la 30 |ata iti I. 

A ta raotréa an France aa juillet 1814* ton» XVIII la il chemafier da Saiat- 
Loala et (rand-cordoa de la L>|ioa d'honneor Ice J et tj ao6t de la wUmm 
aaaée. Pendant lee Cent-Joart, rEapercnr Kiî donna le coAauadeaeat aa cbel 
da Tannéa da Rbtn. 

Mia aa non-actîviié le 16 tepttiabfe 181 S, «a dtaponibUité la ta jaillat 1818, 
U fut noaMaé pair de France le $ aura 1819, et« qaelqae leaapa aprèa, pn aiiir 
chambeDaa et attitré de la farde*robe de Roi. 

Il aMaraC la 8 aoTaiabra i8ai daaa aa terra da Rbdariler (fr aa d da ch i da 
Bade). 



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86 raSTORIQUB DU 7« HUSSARDS 



jg avec l'aigle et ses quatre escadrons servait à la grande 

armée (i). 

Ce grade ne fut pas un degré indispensable dans 
Tordre hiérarchique ; on pouvait le franchir. La plu- 
part des chefs d'escadrons passèrent au grade de colonel 
sans avoir jamais porté les épaulettes de major. 

Par suite de cette nouvelle organisation, le chef d'es- 
cadron Véry (2) quitta le t hussards et fut nommé 
major au 6*, et le commandant Brancas du 9* hussards 
fut nommé major au régiment. 

Le colonel Marx rejoignit le 7* hussards à Maëstricht. 
Ce régiment était en route pour le camp de Bruges, où 
il devait se rendre avec trois escadrons, laissant le qua- 
trième formé de ce qu'il y avait de moins bon comme 
dépôt à Maëstricht; le 15 octobre, il arriva au camp de 
Bruges. 

Séjour du Pendant son séjour sur les côtes ; il occupa successi- 
7* huuardt yement, Ecloo, Fismes, Hazebrouck, Ostende, Dun- 
kerque. Ces changements étaient rendus indispensa- 

(1) Nous verront plut loin que let majort Liegemrd, Botttelier, Briquet^ du 
7« huttardt, étaient avec leun régimentt pendant let campagnet de 1809-1812, 
etc. Le major Boittelier fut tué à la bataille de la Moskowa en chargeant à la 
tête du régiment en remplacement du colonel Eulner, qui lui-même venait d*étre 
blette. 

(3) Véry (Jean-Françoit), ett né à Ménil» prêt d'Albert, Somme, le l^r mart 
1764. Dragon au régiment colonel-général (i«r dragont), le l«r avril 1882, il 
patsa, le 15 juillet 1789^ dant la 9e divition de gendarmerie, et fit avec elle 
la campagne de 1792 et une partie de celle de 1793. 

Il fut nommé tout-lieutenant en 1792, lieutenant au 7« hustardt le !•' mart 
1793» capitaine le 20 brumaire an II et chef d'etcadron le 14 floréal de la même 
année. 

Enfin, le 23 juin 1794, lort de la réorganitation du 7« huttardt, il fut maintenu 
comme chef d*escadron et devint le digne collaborateur de ton chef de brigade 
Marity. 

Promu major au 6* huttardt le 2 mai 1803, il devint colonel en 1805. 

Il fit partie det premièret nomiiiationt daut l'ordre de la Légion d'honneur 
comme ayant eu un tabre d'honneur pour ta belle conduite à Salz- 
bourg. 



tur let côtet 



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PéUOI» DE PAIX DB 180I A 1805 87 



1804 ^^^^ ^ cause des nombreuses maladies qui régnaient 
au camp. 

Les détachements qu'on envoyait du côté de Fies- 
singue, tous les cinq jours, revenaient avec la moitié 
des hommes atteints de la fièvre, malgré la distribution 
d'eau-de-vie faite chaque jour à la troupe. 

Six mois après l'arrivée du régiment sur les côtes, on 
fit embarquer sur les prames la VilU (TAfWêrs et la 
VilU de Montpellier, 150 hussards du T , sous les or- 
dres des lieutenants Labiffe, Klein et Rheinartz. 

Ces hommes étaient armés et équipés, et sur les 
mêmes bateaux qu'eux, avaient été embarqués, aussi, 
150 harnachements complets qui devaient leur être 
distribués après le débarquement de l'armée en Angle- 
terre, pour monter les chevaux anglais. 

Les escadrons montés devaient être embarqués au 
moment du départ de l'expédition. Déjà on avait 
embarqué et débarqué à plusieurs reprises un certain 
nombre de chevaux sur tous les bâtiments de transport, 
afin d'exercer les hommes et les chevaux. 

Les hussards qui étaient sur les bateaux y restèrent 
du 91 mars 1804 jusqu'au i« septembre 1805. 

Le 30 mai 1804, ils eurent à soutenir un combat 
naval, à hauteur de Blakensberg, contre un navire de 
guerre anglais et se conduisirent très brillamment. 

Les hussards Michel et Corlet furent tués et le hus- 
sard Wachter eut la jambe emportée. (Voir aux pièces 
justificatives la lettre du capitaine Labifie au général 
Oudinot). 

Le 35 juillet 1805, le 7* hussards comptait: 
29 officiers aux escadrons de guerre 

386 hommes — 

378 chevaux — 



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i8o5 



88 mSTORIQPE DU T HUSSARDS 

14 officiers au dépôt 

418 hommes — 

163 chevaux — 

Le camp de Bruges fut dissous, le 27 août 1805, et 
les troupes reçurent l'ordre de se mettre en route pour 
le Rhin. 










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lUrr, OoioifiL A« 7* BoHAâM 
(D« 1 Bti a« Il êoél l<OI) 



CHAPITRE Vn 



Oampagno de 1806 

Cest vers le milieu d*août qu'une troisième coalition 
s*était formée contre la France. Napoléon^ alors au 
camp de Boulogne, partagea immédiatement l'armée 
qu'il avait rassemblée sur les côtes en 7 corps qu'il 
dirigea sur le Rhin. 

Le 7« hussards dut former , avec les 2^ et ia« chasseurs 
la brigade de cavalerie légère (général Viallannes), 
attachée au y corps d'armée, sous les ordres du maré- 
chal Davoust. 

Le 30 août, co corps se mit on marchcpour Manhcim, 
où il devait passer le Rhin. Le 7e hussards, réuni à 
Âmbleteuse, fit la route avec la division Gudin. 

Le 27 septembre, il passa le Rhin à Manheim à 
7 heures du matin. 

Le 4« escadron qui, comme nous l'avons vu, était 



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90 



HISTORIQUE DU ^ HUSSARDS 



"^^^^ resté au dépôt à Maëstricht depuis le mois de septembre 
1803, rejoignit le régiment à son passage à Chimay, le 
12 septembre 1805. 
Après avoir passé le Rhin, le 7« hussards comptait : 
31 officiers aux escadrons de guerre 

509 hommes — 

484 chevaux — 

II officiers au dépôt, à Ruremonde 

361 hommes — 

27 chevaux — 



Composition du 7» Régiment de Hussards au moment 
de son entrée en Campagne. 

\ Marx, colonel. 
Brancas, major. 
MéDA, chef d'escadron. 
Mathis, chef d'escadron. 
Labippb, adjudant-major. 

Etat-Major l Boisselier, adjudant-major. 

Dey, quartier-maître très. 
Hbmblot, chirurgien-major. 
Thomassin, aide-major. 
Barboillb, sous aide-major. 
Cron, sous aide-major. 





Capitaines. 


Briquet. 


Mayer. 


YUNO. 


Thumblairb. 


Rbinhartz. 


Chocq. 


Rocu. 


Bâcher. 




Lieutenants. 


GUSLER G. 


Parier. 


Frandin. 


Klein. 


Maurice. 


Stephany. 


Nuques. 


Massqn. 



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CAMPAGNB Dl iSoj 91 



ilos 



Soas-UautaDanU. 

SiBBIN. MAiomiN. 

Badany. Finit. 

DUROSAT. DlLHATI. 

DiMBTZ. LaTIUPEI. 

FOURIST. RilNHARTZ. 

Ladmiral. Guslbr F. 

Lbobndri. Sirnizallbs. 

Thomas. -* 

Le y corps d'armée marcha sans encombre jusqu'au 
Danube, qu'il traversa à Neubourg et environs le 
8 octobre. De là» il fut envoyé sur Alcha et Munich, 
afin d'empêcher les renforts autrichiens et les pre- 
mières troupes russes de marcher au secours de Mack 
enfermé dans Ulm. 

Jusqu'à la capitulation de cette ville» le service du 
y corps consista surtout à envoyer de fortes recon- 
naissances de 150 à aoo chevaux dans la direction du 
Tyrol çtduLech pour avoir des nouvelles de l'ennemi. 
On apprit par elles que les Autrichiens de l'archiduc 
Jean qui occupaient le Tyrol s'étaient retirés sur Ins- 
prûck; que les cuirassiers de Mack avaient déjà perdu 
800 chevaux depuis l'entrée en campagne, sans com- 
battre ', que les Russes avaient déjà un corps de 13,000 
hommes à Braunau, commandé par Bagration. 

Le 36 octobre, après la capitulation d'Ulm, toute 
l'armée française se mit en marche sur Vienne. 

Le 31 du même mois, le corps de Davoust arriva à 
MQlsdorff pour passer Tlnn; mais les Autrichiens 
avaient brûlé le pont en se retirant ; Davoust le fit 
rétablir. 

Urtrgi éê ^ont hâter le passage on construisit un pont très 
riM. léger qui tremblait sous le poids d'un fantassin. Lors- 



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9^ • mSTORIQUB DU T HUSSARDS 

~ que l'infanterie de Tavant-garde eut passé un à un, le 
Maréchal voulut que la cavalerie fit de même. Ce pont, 
outre son peu de longueur et son peu de solidité (il 
n'avait que 3 pieds de large), avait encore le désavan- 
tage d'offrir une montée et une descente assez rapides à 
l'endroit où la pile avait été brûlée. 

On avait mis des pilots beaucoup trop courts. On 
cloua sur les plaintes des tringles transversales pour 
empêcher les chevaux de glisser et ce fut un spectacle 
vraiment curieux de voir défiler la cavalerie légère sur 
un pont où l'infanterie ne passait pas sans crainte. 

Il ne tomba dans l'Inn que deux chevaux, qui gagnè- 
rent le bord à la nage. 

Nous traversâmes ensuite la Traun, à Lemback le 
2 novembre, TEns à Steyer le 6 novembre. 

Combat d« Enfin, le 10, le maréchal Davoust atteignit, près de 
Maria.z«u Maria-Zell, le corps autrichien du feld-maréchel Meer- 
feld, le battit et lui prit 3,000 à 4,000 hommes avec 
quantité de canons. Le combat avait été des plus vifs: 
des grenadiers hongrois et des carabiniers français 
s'étant manqué à la baïonnette, se prenaient corps à 
corps et criaient à la fois : prisonnier, prisonnier. 

Cent hommes choisis dans le 7« hussards et com- 
mandés par le chef d'escadron Méda (i) furent char- 
gés de poursuivre le corps de Meerfeld qui se retirait 
sur Bruck. Les chemins étaient couverts de glace et 

(i) Méda était fendarme, en Paa II. daai l'etcadron des homme» de Juillet. 
Ce fut lui qui pénétra un det premiers, le lo thermidor an 11. loui la conduite du 
conventionnel Bourdon^ dans la salle de Thfttel de ville ob siégeait le Conseil 
général et ob se trouvaient réunis alors, les deux frères Robespierre, Saint-Jutt, 
Lebas, Couthon et autres. Léonard Bourdon lui désigna Robespierre, et Méda, 
sans hésiter^ tira sur ce dernier un coup de pistolet qui le blessa à la joue 
gauche en lui brisant une partie de la mâchoire inférieure. 

Quelques Jours après, Méda était présenté à la Convention nationale, oii il obte- 
nait les honneors de la séance. 11 raconta pompeusement et même avec une 



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CAMPAGNB DE 1805 93 



"^^ les chevaux ne pouvaient marcher qu'avec beaucoup 
de difficultés ; on choisit les mieux ferrés. 

Curély, alors adjudant, fut désigné par le chef d'es- 
cadron pour former son avant-garde, avec 20 sous- 
officiers et hussards à son choix. 

Il avait ordre de charger à outrance aussitôt qu'il 
atteindrait l'ennemi, il s'acquitta bien de cette t&che, 
comme on va le voir. 

Le premier jour, 9 novembre, après avoir fait prison- 
niers un grand nombre de traînards, il finit par entrer 
à 10 heures du soir dans un camp ennemi, où il mit 
le plus grand désordre par la charge rapide que fit sa 
poignée d'hommes en poussant de grands cris. 
Coaut 4t Le lendemain 10, écrit Curély (i), le détachement 
se remit en marche de grand matin et, à une lieue 
avant éCarriver à AffUn^^ je pris avec mes vingt hom- 
mes plus de 300 fantassins. Je continuais à marcher en 
avant lorsque, dans un chemin fort crêux qui ne pouvait 
contenir que 5 cavaliers de fronts mon détachement fut 
tout à coup chargé par le régiment de Meerfeld-uhlans, 
fort de plus de 500 chevaux. Il n'y avait pas de milieu, 
il fallait payer d'audace pour vaincre en ne sortant 
pas de mon chemin creux. Alors, au lieu de rebrousser 
chemin, je partis au galop : le choc fut rude et le com- 
bat dura près de dix minutes de front, corps à corps, 
jusqu'à ce que l'ennemi, apercevant le détachement du 



d^ASMS 



emUÊim «ttfératiM TwA% éat r gî q — q«*il avait aseoapft il rvçit 
pc«tia«nt. 

Dte fois IhtnBidor, 6il Bo«a4 •o«t-U«oltoâal m $• dMMMft p^mr m^ir 
fmii/tm imr lu trmUrtt C^mik^m et Rê^ifitrf. (Moai t t w 4m tt 
IS août 1794). rtits tard il ëaTùit k protéfil 4a Barrât a« oUial alMl aa 1 
mmX aaatt rapida. NoaiBé chaC tf*ateadroa aa 7t baaaarda la M actobra ilol, 
H éteM («nèral 4m bHcaia al barott 4a rfiapèa q«M4 tt fal laé à k UtalBa 4a k 
Moakowa(itia). 

(1) hmértdn êmn t m^ H tr iéitr et U grmOt mmk (ji^êfal Tha«Baa> 



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94 HISTORIQ]JB DU 7* HUSSARDS 



1805 commandant qui arrivait, crut que c'était la tête d'une 
colonne considérable, et faisant demi-tour, battit en 
retraite. 

Je le poursuivis jusque dans la ville d'Âfflenz et 
lui fis beaucoup de prisonniers, tandis que le chef d'es- 
cadrons se tenait sur la hauteur avec ses quatre-vingts 
hommes. . . 

Pendant le combat la lame de mon sabre se cassa en 
frappant sur le visage d'un uhlan. Je n'eus que le 
temps de prendre le sabre d'un hussard qui était à côté 
de moi et qui, se jetant en arrière, fut immédiatement 
remplacé par son serre-file. > 

Curély fut décoré de la Légion d'honneur pour cette 
action. 

Le brigadier Wehrung fut blessé de trois coups de 
lance et le hussard Gobert de trois coups de sabre. 

Le lendemain, la poursuite recommença, mais le 
corps de Meerfeld avait pris de l'avance et s'était dirigé 
sur l'Italie. Des reconnaissances envoyées sur Bruck et 
au delà, ainsi que sur la route de Vienne, ne rencon- 
trèrent que des hommes isolés. Cependant le comman- 
dant Méda enleva un convoi de 20 à 35 voitures char- 
gées de fusils, mousquetons, lances, fers et clous à 
cheval, souliers et habillements. Il prit les meilleurs 
attelages pour le suivre avec deux voitures que Ton 
chargea de souliers, de fers et de clous à cheval. Le 
reste fut brûlé. Le détachement rentra au régiment dans 
les environs de Presbourg, le 19 novembre. 

Le 7* hussards resta cantonné avec le y corps entre 
Presbourg et Vienne jusqu'au 2^ novembre. Il envoya 
de fortes reconnaissances dans la direction de la Hon- 
grie pour observer la partie de la frontière qui borde 
la Marsch ou Morawa. Dans une d'elles, le chef d'esca- 



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CAMPAGNE DE 1805 95 



"^^ dron Mëda trouva à Lundenbourg un magasin de fa- 
rine et d'avoine appartenant à l'empereur d'Autriche 
et un autre appartenant au prince feid-maréchal de 
Lichtenstein. Davoust, à qui on donna ces renseigne- 
ments, « demanda des ordres pour savoir ce qu'il était 
convenable d'en faire >. 
Cttféiy disptfa Dans la nuit du ai au 22 novembre, nuit fort obscure, 
Curély, qui faisait partie de la reconnaissance du com- 
mandant Méda, était chargé de l'arrière-garde et mar- 
chait à la suite du détachement, pour ne laisser per- 
sonne en arrière. Le chef d'escadron était en tête et 
s'arrêtait souvent pour écouter s'il n'avait pas d'enne* 
mis devant lui. Or, dans une halte de cette espèce qui 
fut assez longue» Méda se remit en marche sans faire 
prévenir Curély. Au bout de quelque temps, fatigué 
d'attendre à la queue, ce dernier voulut passer en tête 
afin de s'assurer pourquoi l'on ne marchait pas, et 
quelle fut sa surprise quand il ne trouva plus avec lui 
que quinze hommes, dont les deux premiers s'étaient 
endormis à cheval et n'avaient pas suivi le mouve* 
ment de la colonne. Ne sachant pas la direction suivie 
par le commandant, ni le but de la reconnaissance, 
Curély erra avec ses quinze hommes le reste de la nuit 
et une partie de la journée du lendemain dans les plai- 
nes de la Moravie, non toutefois sans avoir fait reposer 
et restaurer ses hommes et ses chevaux dans le pre- 
mier village qu'il rencontra sur son chemin. 

Le soir, il eut la bonne fortune de retrouver le chef 
d'escadrons Méda, fort inquiet de cette disparition. 

Le 39 novembre, le y corps quitta les environs de 
Presbourg et marcha dans la direction d'Austerlitz ; 
mais il ne put arriver que le soir de la bataille à Duna- 
vitz, et apprit le 3 au matin que la bataille était gagnée. 



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g6 HISTORIQUE DU 7* HUSSARDS 



"^^ La brigade Viallannes, marchant en tête de la division 
de dragons Klein, contribua à la poursuite de l'ennemi 
sur Josephsdorf, et le 4 décembre elle fit quelques pri- 
sonniers dans les plaines marécageuses qui entourent 
cette ville. 

Armiiiice L'armistice fut signé le 5 décembre. 

Le 7* hussards cantonna avec la division Klein à 
Neudorf, puis à Presbourg et Bruck, jusqu'au 4 janvier 
[806. 

Le 6 décembre, le régiment comptait aux escadrons 
de guerre : 

34 officiers, 336 hommes présents, 137 détachés, 38 à 
l'hôpital, I prisonnier. 

Total : 49a hommes et 479 chevaux. 

Le 5 janvier, on commença à évacuer les Etats hérédi- 
taires d'Autriche, conformément au traité de Presbourg. 

Le 7* hussards se rendit d'abord à Gmûnden, près du 
lac de ce nom, et, après un mois de séjour (du 33 jan- 
vier au 33 février), il repartit pour Pottmes, près de 
Neubourg, où il arriva le 11 mars, et fut passé en revue 
le 19 par le maréchal Davoust, près du tombeau du 
célèbre La Tour d'Auvergne, premier grenadier de 
France. 

Davoust rendit compte de sa revue, au ministre de 
la guerre, en ces termes : 

€ J'ai vu dans le plus grand détail le 7* hussards. . . 

« Je n'ai que des rapports satisfaisants à faire 

« à Votre Excellence sur la situation de ce régiment. 
« L'armement, la chaussure sont en bon état ; l'habil- 
« lement est assez bon, je dirai même meilleur que je 
« ne m'y attendais. 

Hall, le 30 mars 1806. « Signé : Davoust » 



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CAMPAGNE DB 1805 



97 



1S06 



Le régiment se remit en route le 24 mars pour aller 
à Rensberg, où il resta jusqu'au 26 juin ; il vint ensuite 
s'établir à Mosbach et environs, où il séjourna jus- 
qu'au commencement de la campagne de 1806. 

Situation du 7* Hussards le 8 Septembre 1806. 





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HITArX 


EUt-majori colonel âMarx à 


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Mosbach 


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i^^Escadr. Chef d'Escadron 














Méda^ à Neckerels . . . 


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a* Escadr. Chef d'Escadron 














Mathis, à Obertcheflentz. 


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3* Escadron à Bedingen . . 


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4* Escadron à Buchen. . . 


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Dépôt, major Brancas, à Ru- 














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Sas! 79^1 



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CHAPITRE VIII 



Campagnes de 1806 et 1807. 

Vers le milieu de septembre, Napoléon envoya Tordre 
aux commandants de corps d*armée de préparer leurs 
troupes en vue d'une nouvelle campagne, et de les con- 
centrer sur des points indiqués par lui. 

D'après la nouvelle répartition de la cavalerie, le 
7« hussards forma avec le 5e une brigade de cavalerie 
légère sous les ordres du général Lasalle. Cette brigade 
faisait partie du corps de cavalerie de réserve de Murât. 
Ses régiments devaient être constitués chacun à 3 forts 
escadrons. Le 4e escadron du 7e, après avoir versé aux 
trois autres ses meilleurs hommes et ses meilleurs che- 
vaux, dût rejoindre le dépôt à Ruremonde. Chacun des 
escadrons de guerre ainsi formés se composait d'envi- 
ron 300 hommes et 200 chevaux présents. 

Le 7 octobre, la brigade Lasalle était réunie à Kro- 
nach, et, dès le lendemain 8, elle se mit en marche h 
3 heures du matin. 

A la pointe du jour elle avait franchit la frontière et 
était arrivée à Lobenstein. Continuant sa route sur 
Saalburg, elle surprit l'ennemi qui défendait ce point 
de passage sur la Saale et le força à se retirer sur 
Plauen. 

Le lendemain 9, elle se porta sur Lichtemberg. Un 



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Lasalle 

D'irftfti u TAittAo Di GMOt, «ftAfi pia Goonàai* 



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CAMPAGNES DB 1806-1807 99 



,1^ escadron du ^t hussards s'était établi à Mûhltruf, non 
occupé par Tennemi. Des reconnaissances furent en- 
voyées sur Pausa, Cheleritz et Piauen. 

Le 10, la brigade était concentrée à Auma. 

Le capitaine Labiffe, du y*, commandantun parti, était 
tombé sur un détachement de Saxons qui escortaient 
des équipages et avait pris : un maréchal des logis 
et 6 dragons avec 6 voitures d'équipages et un caisson 
de munitions. 
Mkk% Le II, des reconnaissances ayant signalé un convoi 
^ ^^ immense sur la route de Géra à Naumbourg, Lasalle 
s'y porta avec sa brigade et s'en empara sans coup férir. 
Il fit ensuite poursuivre Tescortc, qui se retirait sur 
Zeist par deux de ses escadrons et alla coucher à Va- 
cholder-Busch. 

Il rendit compte de cette affaire au grand-duc de 
Berg en ces termes : 

« Je me porte à Vacholder-Buscb, mes chevaux n'en 
€ peuvent plus, je me garde militairement.... J'espère 
€ que vous serez content de vos houzards ; ils ont pris 
« plus de 300 voitures ou caissons, fait 100 prisonniers, 
« mais ils ont à se louer de votre bonté. Les équipages 
« de 3 régiments, ceux des quartiers-maîtres, sont entre 
« leurs mains et ils sont dejh très riches. M. Lagrange, 
« votre aide de camp, pourra vous dire le tort énorme 
« fait à l'ennemi. C'est une bonne journée pour mes 
« hussards, mais mes chevaux sont éreintés 

« J'ai à vous rendre un compte flatteur de l'intelli- 
« gence de M. Méda. . . . etc. 

Signé : « Lasaub. > 
Le lendemain 13, la brigade se dirigea sur la route 



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100 HISTORIQUE DU 7* HUSSARDS 

,3o5 de Lûtzen, jusqu'à Molsen, où elle arriva à 7 heures du 
soir. 

De fortes reconnaissances avaient été envoyées : 

Celle du chef d'escadron Meignier, du 5« hussards, 
sur Veissenfelds ; 

Celle du chef d'escadron Mathis, du 7« hussards, 
composée de 200 chevaux des deux régiments, dans la 
direction de Pégau avec ordre de pousser sur Leipzig. 

Enfin, à II heures et demie du soir, Lasalle envoya 
de nouveau le commandant Méda avec 100 chevaux 
sur Veissenfelds avec mission de se rabattre également 
sur Leipzig. 

Méda rendit compte à 3 heures et demie du matin qu'il 
était à Veissenfelds, où il n'avait trouvé que quel- 
ques patrouilles qui avaient fui à son approche. Il 
s'était fait passer pour saxon et avait reçu des rensei- 
gnements très positifs sur la retraite de l'armée enne- 
mie sur Magdebourg et Mercebourg. Leipzig ne devait 
être occupé que par peu de monde. Du reste, dans une 
heure, il partait pour cette ville avec toute la prudence 
que nécessitaient les circonstances. 

Dans la nuit, Lasalle reçut un rapport du comman- 
dant Mathis, daté de Pégau, 5 heures du soir : 

« Je suis à Pégau, j'en repartirai dans une heure pour 
€ me diriger sur Leipzig. Tout le monde se plaît à dire 
« qu'il n'y a pas de troupes, mais qu'il s'y trouve encore 
« beaucoup de voitures appartenant à l'ennemi. Nous 
« espérons leur souhaiter le bonjour demain matin, si 
« les rapports qu'on nous a faits ne sont pas faux. Je 
^ vous envoie les lettres de la poste de Pégau, présu- 
<c mant que vous aurez la bonté de les faire passer au 
« général grand-duc de Berg. 

Signé : « Mathis. > 



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CAMPAGNBS DB 1806-1807 



lOI 



Rtcoomto- 

MIIC« Mr 

Uiptif 



Vingt-cinq hommes par régiment furent choisis pour 
aller reconnaître Leipzig. Curély fut désigné pour 
commander ceux du 7*; le capitaine Pire, qui était 
aussi du 7*, pour commander le tout. Ce détachement 
partit de Pégau à la tombée de la nuit et arriva à la 
porte de Leipzig à onze heures et demie du soir. 

« Nous avions trouvé en chemin, écrit Curély (i), un 
soldat saxon, qui nous donna des renseignements, dont 
nous profitAmes au mieux. Il nous apprit : que la ville 
était entourée d'un mur, que les portes d'entrée étaient 
simples, qu'il y avait dans la place 2 bataillons d'in- 
fanterie, forts ensemble de i,aoo hommes et à peu près 
400 hommes de cavalerie (dragons), qu'à la porte par 
laquelle nous nous proposions d'entrer, il y avait un 
poste de 35 hommes avec deux factionnaires, un au 
dehors et Tautre devant le corps de garde qui touchait 
à la porte, enfin, qu*on était à la veille de la grande 
foire et que la ville était remplie d'étrangers de toute 
espèce. 

Après une courte délibération entre les trois officiers 
du détachement, il fut convenu qu'on entrerait en 
ville, qu'on annoncerait Tarrivée de l'Empereur et de 
son armée, qu'on ferait le logement pour lui, sa suite 
et tous les quartiers généraux, en ajoutant que l'armée 
camperait en dehors de la ville et qu'on eût à pré- 
parer sur-le-champ 500,000 rations de pain, du four- 
rage, de Tavoine, etc. Persuadés que cette annonce, 
faite au milieu de la nuit, mettrait tout en désordre et 
que chacun chercherait son salut dans la fuite, nous 
nous mimes de suite à même d*exécuter notre plan. 

Arrivés à la porte, nous frappons : le factionnaire 
saxon crie : c Vcrda? > (en français, Qui vive?) ; un 



(1) ftimérmirt ^mn imt^îitr liitr (Général 



)• 



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t8o6 



lOa HISTORIQUE DU T HUSSARDS 

de nos hussards allemands répond dans sa langue : 
Hussards saxons. D'où venez-vous? Oii allez-vous? 
demanda le sous-officier du poste. Notre hussard lui 
réplique : Nous venons de Tarmée et nous arrivons 
pour garder la ville pendant la foire, parce qu'on dit 
que ces coquins de Français approchent. 

Là-dessus on ouvre la porte ; au même moment le 
factionnaire est saisi par le cou. Vingt-cinq hussards 
sautent à terre avec la rapidité de l'éclair, entrent 
dans le corps de garde et font prisonniers tous ceux 
qui s'y trouvent. (Il est bon d'observer que le poste 
était commandé par un officier, mais que cet officier 
avait été coucher dans son lit). 

Il y avait sur la place d'armes un autre poste de 
vingt-cinq grenadiers qu'il fallait aussi désarmer. Nous 
laissons à la porte d'entrée un brigadier et quatre 
hussards des plus déterminés, avec ordre de se faire 
tuer plutôt que de laisser l'ennemi reprendre le poste, 
et nous courons sur le champ au poste des grenadiers, 
qui sont, désarmés sans coup férir. 

Le capitaine, escorté de quatre hussards se rend de 
suite h riiôtel de ville, y fait mander les magistrats 
et leur explique l'objet de sa mission. Moi, je prends 
le commandement du détachement, et je me tiens sur 
une place intermédiaire entre l'hôtel de ville et la porte 
par laquelle nous étions entrés. 

Le bruit s'était déjà répandu dans tous les quartiers 
de la ville que les Français étaient entrés dans Leipzig 
et que l'armée arrivait au moment même avec l'Empe- 
reur, etc. Aussitôt, cavaliers, fantassins, marchands, 
négociants, de prendre la fuite et l'on vit se produire 
tout ce qu'entraîne la peur en pareil cas. C'était un 
brouhaha épouvantable, et cependant, ni hommes, ni 



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CAMPAGNES DE 1805-1806 IO3 



1S06 femmes ne furent touchés par nos hussards, car notre 
détachement resta en bataille dans lé plus grand ordre 
possible. J'envoyais continuellement une patrouille 
composée d'un sous-officier et de quatre hussards, pour 
observer ce qui se passait. Chaque fois qu'une de ces 
patrouilles rentrait, les sous-officier me disait en riant: 
« Us se sauvent tous! cavaliers, fantassins» voitures, 
tout est pêle-mêle... > 

Il était déjà quatre heures du matin, et mon capi- 
taine, toujours avec les magistrats, ne faisait pas en- 
core mine de revenir ; de temps en temps cependant 
il m'envoyait dire que les logements et les vivres 
allaient bon train, mais que je prête bien attention à 
l'arrivée de l'Empereur, pour le conduire à son loge- 
ment. Enfin il était cinq heures et le jour commençait 
à poindre, que mon capitaine n'était pas encore de 
retour. Je lisais sur la figure de quelques bourgeois qui 
nous examinaient, qu'ils n'étaient pas tout à fait du- 
pes de notre ruse, et il ne me paraissait pas du tout 
prudent de rester dans In ville. J'envoyai un sous-offi- 
cier dire au capitaine que TEmpereur était arrivé et 
qu'il voulait lui parler sur le champ. Quoique sa mis- 
sion ne fût pas terminée, il arriva à l'instant ; je lui fis 
remarquer quelques rassemblements en train de se 
former; il me dit : € Partons I il est temps. > Nous sor- 
tîmes de la ville au pas, mais dès que nous fûmes hors 
de vue, nous prîmes le trot et à trois lieues de Leipzig 
nous fîmes une halte d'un quart d'heure. Enfin, à une 
demi-lieue de Pégau, où le détachement nous atten- 
dait, on put faire rafraîchir les hommes et les chevaux 
qui n'avaient pas mangé depuis douze heures. 

Le chef d'escadron Méda, qui commandait un autre 
parti également dirigé sur Leipzig, mais parla route de 



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104 raSTORIQîJB DU T HUSSARDS 

,g^j5 Halle, arriva devant la porte désignée sous ce nom, 
environ une heure après notre sortie de la ville par la 
porte de Pégau ; la population était désabusée, la cava- 
lerie revenait sur ses pas et le commandant Méda fut 
vigoureusement chargé, mais il ne perdit personne. > 

Dès qu'il eut réuni son détachement à Pégau, le chef 
d'escadron Mathis partit pour Weissenfelds, où il avait 
Tordre de rejoindre son régiment qu'il trouva, en effet, 
le soir près de cette ville. 

Les 200 hussards commandés par cet officier supérieur 
étaient partis de Géra, le la, pour se rendre à Pégau, où 
ils arrivèrent le soir. Après s'être rafraîchisses 50 hom- 
mes du capitaine Pire partirent pour Leipzig, où ils 
parvinrent le môme soir à 1 1 heures et demie. Ils avaient 
donc parcouru 30 grandes lieues dans la journée du 13. 
Ils restèrent à cheval toute la nuit du 13 au 13, et, sans 
avoir débridé, ils repartirent de Leipzig, le 13, à 5 heures 
du matin, pour aller coucher à Weissenfelds, ayant fait 
ce second jour vingt autres bonnes lieues. 

Pendant la journée du lendemain, 14 octobre, jour 
de la bataille d'Iéna, la brigade Lasalle était réunie au 
corps de cavalerie de Murât, aux environs de Dorn- 
bourg. Toute cette nombreuse et brillante cavalerie 
resta inactive jusqu'à 3 heures du soir. Elle passa enfin 
la Saale et se porta dans la direction de Veimar, mais 
elle ne vit rien de ce qui s'était passé, ni à léna, ni à 
Auerstœdt. 



Poursuite de Le 15 octobre, avant le jour toute la cavalerie se mit 
en mouvement, précédée par la brigade Lasalle formant 
l'avant-garde. Les chemins étaient couverts de fuyards 
et de voitures. Nos hussards atteignirent l'arrière-garde 
d'un corps ennemi, composée d'infanterie et de cava- 



rarmée 
prussienne 



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CAMPAGNBS DB 1806-1807 IO5 



"^ lerie, qui se retirait sur Erfurth. Ils la chargèrent vi- 
goureusement et la mirent dans le plus grand désor- 
dre, abandonnant un très grand nombre de pièces, 
d'équipage, 60 chariots de farine, 7 à 800 prisonniers. 
Le lendemain i6, Erfurth se rendit et Murât continua 
la poursuite ayant toujours la brigade Lasalle à l'avant- 
garde. Le 5* et le 7* hussards prirent ce jour-là 13 canons, 
90 caissons, 130 chevaux et beaucoup de voitures char- 
gées de bagages. On ne laissa aucun répit à l'ennemi 
et Murât écrivait le 18 à l'Empereur : 

S«fKJtrthAtifl«ii, 10 b««rtfl en soir. 

€ Sire, jamais déroute ne fut semblable, le désordre 
€ et le découragement sont à leur comble, les troupes 
€ marchent sans ordre et sans aucune espèce d'organi- 
€ sation. Cette armée est terrorisée, la vue d*un de vos 
€ hussards fait trembler tous les fuyards, et maintenant 
€ ni cavalerie, ni infanterie n'ose plus se défendre. 

SignJ : € JoACHiM. > 

Le ao octobre, le 7« hussards couchait à 4 lieues de 
Magdebourg ; le 34, il était à Charlottembourg. 

L*ennemi avait fui si vite, qu*on n'avait pas encore pu 
le rejoindre depuis le 18. 

Enfin, le 35, Lasalle écrivait d'Oraniembourg à 
deux heures du soir. 

€ Mon avant-garde a rencontré une vingtaine de 
« cavaliers en entrant à Oraniembourget les a pris en 
€ partie ; mais quelques-uns se sont enfuis dans les 
€ bois en abandonnant leurs chevaux. On dit que le 
€ Prince de Hohenlohe est sorti de Magdebourg avec 
€ i8ooochevauxet qu'ilsedirigesurStettinparKiwtz..., 
€ etc.. La brigade a fait de Charlottembourg à Ora- 
« niembourg, une cinquantaine de prisonniers 



RtpriM 
dacooUct 



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I06 HISTORIQUE DU 7* HUSSARDS 

"^^ « Ci-joint un ordre laissé par Tétat-major prussien 

< de couper les ponts vers Vehrbelin...,etc. Celui d'ici 

< à Berlin est déjà coupé. 

4f Lasalle. > 

Le lendemain, 26 octobre, la brigade Lasalle livrait 
le combat de Zehdenick et remportait un brillant 
succès. 

Le général rendait compte de cette journée au prince 
Joacbim en ces termes : 

Zehdenick, 36 octobre. 
Combat 

de Zehdenick ^ D'après les ordres de V. A. mon avant-garde partit 
d'Oraniembourg à sept heures et demfe du matin pour 
marcher sur Zehdenick. 

« A la hauteur deFalkenthal,ravant-garde rencontra 
l'ennemi, qui passa le pont du Havel. Le chef d'esca- 
dron Méda envoya 75 hussards à sa poursuite et hâta 
sa marche sur Zehdenick. Il rencontra les escadrons de 
hussards et de dragons ennemis, qui le forcèrent à re- 
passer le pont qu'il avait fait rétablir. Plusieurs charges 
partielles eurent lieu, dans lesquelles le sous-lieute- 
nant Kister fut remarqué par sa bravoure. Il eut deux 
chevaux tués sous lui. Cet officier est le fils du général 
Kister. 

< La tête de ma colonne arrivant alors, j'ordonnai 
qu'on chassât l'ennemi de la ville et que Ton tînt la 
tête de pont. Ce qui fut exécuté avec beaucoup d'in- 
telligence et de bravoure par M. Reinhartz, capitaine 
estimable du 7e régiment de hussards, qui, soutenu de 
2 escadrons du 5«, que commandait le colonel Schwartz, 
déboucha dans la plaine vers la route de Templin, 
point sur lequel les différentes colonnes ennemies se 
retiraient. 

€ Le général fitbientôt suivre le 7« hussards, et voyant 



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CAMPAGNES DE 1806-1807 107 



,g^5 enfin arriver, après trois heures, la division Grouchy, il 
se porta sur l'ennemi, qui avait 14 escadrons déployés 
en bataille en avant d'un bois et couvrant le défilé. 

« Â dix pas de l'ennemisurlefront duquel j'arrivais au 
pas avec 300 hussards auplusjem*aperçus que l'ennemi 
faisait un mouvement pour charger ma troupe sur son 
flanc gauche ; je profitai de cet instant et ordonnai la 
charge de pied ferme. 

€ La ligne fut percée par la compagnie d'élite du 
T hussards et l'ennemi, culbuté sur ses deux ailes, se 
pressa pour rentrer dans le défilé et fut chargé pendant 
une lieue. 

c Le colonel du régiment de la Reine-Dragons, le ma- 
jor de Schmmelfingen, presque tous les officiers et 
500 hommes furent hachés et pris. Un étendard da 
régiment de la Reine tomba aussi au pouvoir de mes 
hussards. Il fut enlevé par le hussard Studer du 7e régi- 
ment ; l'adjudant du T M. Wilmuth a aussi coopéré à 
la prise de cet étendard, ainsi que le sous-lieutenant 
Du m, du 5«. 

c Lesdragonsde la divisionGrouchyarrivèrentenfin 
etseprécipitèrenthorsduboisaudébouchéduquelTenne- 
mi^ rétabli en ordre, ne pouvait plus avoir rien à crain- 
dre de mes hussards trop dispersés. 

« La brigade a eu une soixantainedeblessés,maispeu 
de tués. Le brave lieutenant Epinger, officier de la 
Légion d*honneur, a été blessé mortellement ; il était 
depuis longtemps proposé pour le grade de capitaine. 

€ C'est avec Icplusgrand plaisir que je rendrai compte 
à V. A. de la manière brillante avec laquelle les colo- 
nels Marx et Schwartzont enlevé et conduit leur régi- 
ment. Les aides de camp de V. A. ne m'ont pas 
quitté. € Lasallb. > 



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I08 HISTORIQUE DU 7* HUSSARDS 



1806 



Parmi les nombreux faits d*armes accomplis dans 
cette journée, la matricule du régiment de 1806 men- 
tionne : 

Le capitaine Labiffe, qui chargea à la tête de sa compa- 
gnie et fit beaucoup de prisonniers ; 

Le capitaine Briquet, qui se distingua par sa bravoure 
et son sang-froid ; 

Le lieutenant Meignen, qui, étant en tirailleurs, mit 
pied à terre avec la hommes et parvint à déloger 
Tennemi qui, défendait le pont avec opiniâtreté ; 

Le lieutenant Durosay, qui fit, dans la charge, un 
officier supérieur prisonnier ; 

Le lieutenant Pusler, qui, détaché en partisan sur Lie- 
benwald, rencontra l'ennemi et fit ao dragons et un 
capitaine de Furstembergprisonniers ; 

Le fourrier Granthil et le maréchal des logis Dubois 
reçurent 2 coups de sabre à la tête ; 

Le hussard Misler fut tué. 

Le lendemain 37, la brigade se remit en marche de 
très bonne heure; le 7« hussards, formant Tavant-garde, 
s'arrêta à Gregedorf. 

Le hussard Julliard fut tué dans la matinée à Boitze- 
bourg en reconnaissant les abords de ce village. 
Recon- Le colouel Marx envoya Curély avec 35 hussards en 
reconnaissance sur Prentzlow. Cet officier alla jus- 
qu'aux portes de la ville. 

Il raconte ainsi sa reconnaissance : 

< Il n'était pas encore nuit et j'aperçus à ma gauche 
sur la grande route une forte colonne qui se dirigeait 
sur Prentzlow. 

« Je jugeai facilement que ce n'étaient pas des nôtres ; 
c'était, en effet, le corps prussien de Hohenlohe, et je 
me retirai de suite ; un village dans lequel je venais de 



naissance de 
Curély 



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CAMPAGNES DB 1806-1807 IO9 



de Prentilow 



~^l passer se trouvait occupé par des troupes, la nuit était 
venue; mais au bruit et au langage je reconnus bien 
vite que c^étaient des Prussiens ; je fis alors un détour 
pour dépasser le village sans être aperçu, je rejoignis 
mon chemin, j'arrivai à la brigade, où je fis immédia- 
tement mon rapport au colonel Marx, puis au général 
Lasalle. Celui-ci en informa le grand-duc de Berg, qui se 
trouvait un peu en arrière avec le gros de sa cava- 
lerie (i). > 

CombAt Sur le compte que Curély avait rendu de sa recon- 
naissance, toute la cavalerie se mit en marche avant le 
jour, se dirigeant sur Prentzlow. La brigade Lasalle arri- 
va la première devant cette ville et trouva les Prussiens 
en pleine retraite sur la grande route, leur tête de colonne 
ayant déjà dépassé Prenzlow et se dirigeant sur Stettin. 
L'attaque soudaine de Lasalle les força de mettre leur 
artillerie en batterie et d'arrêter leur mouvement pour 
nous présenter un front de défense en avant de la ville, 
ce qui donna au grand-duc de Berg le temps d'accou- 
rir avec toute sa cavalerie. A l'arrivée du prince, plus 
delà moitié de la cavalerie ennemie avait déjà dépassé 
Prentzlow ; la queue de la colonne était dans la ville 
ou sur la grande route, en arrière. Aussitôt Murât 
ordonna à toute sa cavalerie de charger, et Ton entra 
dans Prenzlow pêle-mêle avec les Prussiens ; tout ce 
qui n'avait pas dépassé la ville fut pris, canons, caissons, 
infanterie et cavalerie. La porte de la ville était en- 
combrée de morts français et prussiens. Le 7e hussards 
y perdit, entre autres, deux de ses plus braves soldats, 
le hussard Hauch et le brigadier légionnaire Ganglof. 
Le lieutenant Meignen à la tête d'un détachement 
chargea l'arrière-garde du Prince de Hohenlohe, qui 

(1) lUnénir*. 



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1 10 HISTORIQUE DU T 'HUSSARDS 



1806 ^^ retirait à travers le village et, malgré le feu de la 
mousqueterie et de la mitraille, parvint à s'emparer de 
2 pièces de canon et de 30 fantassins. 

Le hussard Stauber prit un étendard. 

La troupe prussienne^ qui était parvenue à sortir de 
Prentzlow pour se diriger sur Stettin, avait pris position 
sur une hauteur à 600 pas de la ville, dont elle avait 
fermé la porte derrière elle, et se préparait à se bien 
défendre. Le grand-duc de Berg fit enfoncer la porte et 
envoya un parlementaire à Tennemi pour le sommer 
de se rendre. Les Prussiens dépouillèrent le parlemen- 
taire, donnèrent des coups au trompette et les ren- 
voyèrent tous deux à pied. Il est bon de noter que, pen- 
dant ce temps et jusqu'à la capitulation, il ne fut pas 
tiré un coup de fusil. Le prince Murât, voyant son par- 
lementaire revenir dans cet état, entra dans une colère 
épouvantable et expédia un nouveau parlementaire 
avec sommation au prince de Hohenlohe de faire 
mettre bas les armes sur le champ, à tout ce qui restait 
de son corps d'armée, sans quoi tout serait passé au fil 
de répée. Le général prussien, intimidé, capitula ; tout 
fut pris excepté le général en chef et ses équipages. La 
cavalerie française seule fit déposer les armes aux 
Prussiens ; un régiment d'infanterie n'arriva qu'au mo- 
ment où les Prussiens défilaient. 

Napoléon témoigna sa satisfaction pour cette journée 
dans un ordre du jour daté du quartier impérial à Ber- 
lin, 29 octobre, dans lequel il adressa ses félicitations 
à la cavalerie légère du général Lasalle<^^//r l'activité et 
la singulière intrépidité qu'elle avait montrées dans 
cette circonstance. > 

Le soir de cette bataille la brigade Lasalle allait cou- 
cher à Locknitz, à l'embranchement des routes de Stettin 



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CAMPAGNBS DB 1806-1807 III 



itao 



- et de Passewalk; des reconnaissances envoyées sur ces 
deux points rapportaient que les débris du corps de 
Holienlohe, 5 à 6 000 hommes, étaient à Passewalk tout 
disposés à se rendre à Stettin; on avait aussi rencontré 
et fait prisonniers des traînards du corps de Blûcher, 
qui fuyait dans la direction d'Ukermund. Le lendemain 
39» le général Lasalle écrivit les deux lettres suivantes au 
général Belliard, chef d*état-major du grand-duc de 
Berg: 

Locknilt, dix htarat H dtaU éà WÊêtàtL 

€ Ma brigade est à Locknitz, placée face à la route de 
c Passewalk. J*ai envoyé une reconnaissance sur 
€ Stettin. 

€ Il y a environ cinq régiments de cavalerie ennemie 
« qui se trouvent dans le voisinage de Passewalk et 
€ auxquels j'ai fait ordonner de se rendre. Ces régi- 

< ments sont du corps de Hohenlohe; ils hésitent 
€ d'entrer dans nos conditions. 

€ Un parlementaire est chez moi ; on m'en annonce 
€ un second qu'on dit être le colonel commandant ces 
€ régiments. On prétend que leur intention était de 
€ se rendre à Stettin ; mais , d'ici on peut leur en 
c couper la route. J*ai bien fait détruire le pont de 
€ Locknitz, mais la rivière estguéable des deux côtés.» 

LockfwU, o«M b««rM tt éêmh t 4m ■•lia. 

€ La reconnaissance envoyée vers Stettin a rencon- 

< tré Tennemi à Bismark, lui a pris quinze hussards et 
€ un officier, qui se dit capitaine de l'Académie de 
€ Guerre. Il dit que l'ennemi veut tenir à Stettin. 

< Le général de Wurtemberg et le général Ramberg 
€ y commandent. 

€ Je place le 7* hussards sur cette route et le quartier 
€ général sur celle de Passewalk; mais les cinq régi- 



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lia HISTORIQjJH DU ?• HUSSARDS 



1806 * ments doivent avoir mis bas les armes , je les at- 
c tends. 

c Lasallb. > 

On sait que c'est le général Millaud qui, arrivant à 

Passewalk avec sa brigade légère du côté opposé à Lock- 

nitz, fît prisonniers ces cinq mille cavaliers. 

Priie de stettia Lasalle se porta alors avec sa brigade, suivie d'un 

caisson de cartouches, sur les hauteurs près de Stettin. 

Les canons de la place, dit Curély (i), nous en- 
voyèrent plusieurs décharges et forcèrent la brigade à 
se retirer derrière un rideau de hauteurs pour être à 
l'abri des boulets. On fit circuler le caisson sur la crête 
des hauteurs, pour faire croire à l'ennemi que nous 
avions de l'artillerie avec nous ; le caisson reçut aussi 
quelques volées de coups de canon. La nuit approchait, 
le général envoya dans Stettin deux officiers en parle- 
mentaires, pour sommer le gouverneur prussien de 
livrer la place aux Français, et se retira avec ses deux 
régiments à une lieue en arrière pour y passer la nuit. 

Vers les deux heures du matin, le 30 octobre, les par- 
lementaires envoyèrent signer la capitulation au gé- 
néral Lasalle. Le garnison, forte de 6 000 hommes, 
devait déposer les armes sur les glacis, à huit heures du 
matin. Le général fit aussitôt prévenir le grand-duc de 
Berg de cette capitulation, en le priant d'envoyer de 
suite de l'infanterie et de la cavalerie qui pussent ar- 
river devant Stettin à huit heures au plus tard, pour 
être là quand le défilé commencerait. Il se rendit en- 
suite avec sa brigade à la porte de la ville, où il s'éta- 
blit dès le point du jour. 

A sept heures les portes nous furent livrées et 
occupées par les deux compagnies d'élite des $• et 7* hus- 

(l) Itinéraire d*un cavalier léger. 



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CAMPAGNES DB 1806-1807 1 13 



~^ sards. Il était huit heures, et la garnison prussienne était 
prête à déûler,' que nous n'avions encore ni un canon, 
ni un homme d*infanterie. 

A huit heures et demie, un régiment arriva avec deux 
canons, et tandis qu'il se formait en bataille, on ût 
défiler la garnison, qui déposa les armes sur les glacis 
devant ce régiment et les deux régiments de hussards. 
A peine la moitié de la garnison avait-elle mis bas les 
armes, que les Prussiens s'aperçurent du petit nombre 
des Français. 

Une partie de ceux qui étaient sortis de la place re- 
prirent leurs armes, mais la capitulation portait que 
les fusils auraient leurs fausses pierres en bois au lieu 
de pierres à feu, et le général prussien avait fait scru- 
puleusement exécuter cet article. On ne donna pas à 
ses soldats le temps de se mettre à même de faire feu ; 
ils furent immédiatement chargés par les deux régi- 
ments de hussards, qui les dispersèrent dans la plaine. 

On pressa la sortie du reste de la garnison de ma- 
nière que, vers onze heures, la ville fut complètement 
nettoyée de troupes prussiennes. 

Le maréchal Victor arriva à midi avec son corps 
d'armée et prit le commandement de la place. 

Le général Lasalle partit aussitôt pour Falkenwald, 
où il arriva à sept heures du soir. 

< J'arrête ici pour rafraîchir mes chevaux et les re- 
€ poser, écrit-il au général Belliard. Us sont bridés 
< depuis trois heures du matin. Les prisonniers de 
€ Stettin voulaient se révolter ; il était temps que Tin- 
€ fanterie du maréchal Victor arrivftt. Aussitôt que j'ai 
« été débarrassé de cette corvée, je me suis porté avec 

t 



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l8o6 



Prise 
d« Lttbeck 



114 HISTORIQ.UE DU ?• HUSSARDS 

<c ma brigade à Damm. Demain, à six heures, je me 
< mettrai en marche pour Ukermund. 

Signé : < Lasallb. > 

Le 31 octobre, Lasalle continua sa marche sur Lûbeck. 

Le 5 novembre, il atteignit les avant-postes ennemis, 
hussards de Plez, à Ratzbourg ; à la porte des Moulins 
de Lûbeck, une escarmouche s'engagea et les Prussiens 
se retirèrent à huit heures du soir sur la Trave. 

Le lendemain, à sept heures du matin, l'armée du 
grand-duc de Berg attaqua les avant-postes ennemis qui 
étaient restés en dehors de la ville et les repoussa dans 
Lûbeck. Le feu cessa pendant un certain temps. 

Vers midi, Blûcher se rendit à son logement pour y 
donner Tordre du jour pendant que son état-major 
donnait les instructions pour faire cantonner la cava- 
lerie et l'infanterie dans la ville. 

Mais tout à coupla cannonade recommença, 100 che- 
vaux du 7* hussards avaient surpris le fort de Czensto- 
wo; 700 prisonniers et 36 pièces de canons furent les 
trophées de ce coup de main audacieux. 

Le capitaine Briquet, qui commandait Tavant-garde, 
avait coupé la retraite à 50 dragons prussiens, qui se 
rendirent avec un étendard. 

Blûcher envoya aussitôt un bataillon et six escadrons 
pour contenir l'ennemi. 

Il n'avait pas encore achevé de donner l'ordre, qu'on 
entendit la fusillade dans les rues et des cris victorieux 
venant du côté de la porte. 

L'ennemi s'avançait avec tant de rapidité, que le géné- 
ral, son fils et un officier d'état-major furent les seuls 
qui purent s'échapper. Tous les autres officiers furent 
faits prisonniers dans le logement de Blûcher. 



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CAMPAGNBS DB 1806-1807 II5 



1806 ^ général tenta quelques retours offensifs avec les 

troupes qui étaient réunies de l'autre côté de la ville sur 
la rive gauche de la Trave, mais ce fut en vain. 

Cerné entre Tarmée danoise, la mer et l'armée fran- 
çaise, il se décida à capituler. 

Toute son armée fut faite prisonnière. 

13403 fantassins. 

;i86 cavaliers. 

65 pièces de canon. 

Le dernier vestige de l'armée prussienne avait dis- 
paru. 

La brigade Lasalle partit le surlendemain pour Ber- 
lin, où elle arriva le ao novembre. 

Le 31, elle fut passée en revue par l'Empereur et partit 
le même jour pour la Pologne. 

Le 7* hussards comptait ce jour-là : 

30 ofûciers, 555 hommes, 48 détachés dont 10 pri- 
sonniers, 7 hommes à l'hôpital et 6a6 chevaux. 

Le 8 décembre, il fut cantonné à Bialolenka, où il 
resta jusqu'au 33 du même mois. 

Le 33 décembre la brigade Lasalle passa le Bug à 
Blolkowo de concert avec le 3 corps (maréchal Da- 
voust). 

On continua de marcher le 34 sur Nasielk et le soir, 
au bivouac, on rencontra Tennemi. Le lendemain la bri- 
gade fut vivement canonnée et le 36 elle arriva devant 
Golymin , vers dix heures du matin. Elle était en présence 
d*une partie de Tarmëe russe. 

Co«*>^ La brigade Lasalle, écrit Curély (i), attendit pendant 

4t Goijrmia ^^^j^ heures les troupes du grand-duc de Berg : elles 

arrivèrent fort lentement avec très peu d'infanterie et 

un seul canon qui, ne pouvant parvenir sur la ligne, 

(1) lùnérair», Céoéral TboooMt. 



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Il6 HISTORIQUE DU ?• HUSSARDS 



1806 tirait du côté derennemi sans l'atteindre. Murât avait 
jeté le peu d'infanterie dont il disposait dans le bois 
qui se trouvait sur la droite de son corps d'armée. 

Vers deux heures de l'après-midi, on ordonna l'atta- 
que : notre ligne de cavalerie avait sa droite appuyée 
au bois. 

La brigade Lasalle formait l'extrême-gauche et de- 
vait charger sur l'artillerie russe. 

A peine cette brigade eut-elle fait vingt pas en avant 
pour charger, qu'on entendit crier : Halte l halte! eX ce 
cri fut répété sur toute la ligne. 

L'ennemi ne tira pas un coup de canon, et cependant 
les deux régiments firent demi-tour et battirent en re- 
traite ; ils ne purent être ralliés qu'au bout d'un demi- 
quart d'heure. Chose absolument inconcevable 1 il n'y 
avait ni un cavalier ni un fantassin devant notre bri- 
gade ; il y avait, à la vérité, 8 ou 10 canons, mais qui 
n'auraient peut-être pas eu le temps de tirer si la charge 
avait été rapide, qui, dans tous les cas, auraient été cer- 
tainement pris après la première salve. 

La cavalerie qui était à notre droite ne fut pas arrêtée 
dans son mouvement; elle culbuta l'ennemi, qui de son 
côté chargeait sur elle, et lui prit quantité d'hommes 
et de chevaux ainsi que deux étendards. 

Aussitôt que la brigade fut ralliée, le général fit cher- 
cher la compagnie d'élite du 7* de hussards, qui était 
restée seule et sans courir le moindre danger sur le ter- 
rain ainsi abandonné en désordre. Puis le général 
mena ses deux régiments sous le canon ennemi, et ils 
y restèrent jusqu'à minuit sans bouger. 

Pour donner une idée de la perte que fit cette brigade 
par le feu du canon en punition de son mouvement 
rétrograde, il suffira dédire que le général, qui se tenait 



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CAMPAGNES DB 1806- 1807 1 1 7 



^806 ®^ *^*®» ®^* deux chevaux tués sous lui. Des hommes 
et des chevaux tombaient à tout moment, personne ne 
bougea, et Ton n*entendit pas même un murmure. 

Le 7« hussards, pour son compte, subit des pertes très 
sensibles : 

Le brigadier Robert, les hussards Pinçon, Veislinger, 
François, Schommert, Stelinger, Reunier, Kessler, 
Oddou, Prévost furent tués. 

Les blessés furent nombreux. Parmi eux, le sous- 
lieutenant Reinhartz reçut un coup de lance à la han- 
che droite. 

Le hussard Couteret, deux coups de sabre sur la 
tête. 

Le maréchal des logis Bongofsky, deux coups de 
sabre. 

Le brigadier Heisser mit pied à terre et donna 
son cheval au général Lasalle, qui venait d*avoir le sien 
tué. 

Le lendemain, dès sept heures du matin, la brigade La- 
salle se mit aux trousses de Tennemi. Les chemins 
étaient défoncés et les Russes furent forcés d'abandon- 
ner 15 canons, 80 caissons et beaucoup de bagages, qui 
tombèrent entre nos mains. 

La brigade bivouaqua à Marcow en face de l'enne- 
mi, qui occcupait une partie de la ville. 

Le 38, vers deux heures du matin, les Russes se re- 
tirèrent après avoir mis le feu au pont de Marcow. 

Une reconnaissance du 7« hussards conduite par 
Gardanne, aide de camp de Napoléon, passa le gué et 
se porta sur Ostrolenka. 

La brigade se porta vers Prûcky en avant de la di- 
vision Becker, elle y resta jusqu'au 31 décembre. 

La veille, le colonel Colbert avait été nommé 



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i8o7 



Il8 HISTORIQUE DU ?• HUSSARDS 

colonel du 7« hussards en remplacement du colonel 
Marx (i), nommé général de brigade. 

Le général Lasalle avait été promu général de divi- 
sion et sa brigade était confiée au général Latour- 
Maubourg. 

Avec la brigade Wathier, ces deux brigades légères 
formèrent une division de cavalerie légère sous les 
ordres de Lasalle. 

Après avoir suivi l'ennemi jusqu'au 4 janvier et s'être 
assurée qu'il s'était éloigné, la division Lasalle reçut 
l'ordre de prendre ses cantonnements sur la Vistule. 
Le 7« hussards rétrograda jusqu'à Voschizgin, où il 
séjourna jusqu'au a8 janvier 1807. 

Le colonel Colbert profita de ce répit pour faire 
mettre les armes et les effets en bon état. 

Le 7« hussards comptait à cette époque : 

3 escadrons à Voschizgin. 30 officiers présents. 

— — 331 hommes — 

— — 383 chevaux — 

— — 85 hommes absents. 

— -• 86 chevaux — 



(1) MARX (Daniel), baron^ général de brigade, naquît à WiMembourg, le 
33 janvier 1761. 

Entré an service le 9 novembre 1778 dans le 3e régiment de hussards, il de- 
vint successivement: fourrier le ai janvier 1781» maréchal des logis chef le 6 
juillet 1786, porte-étendard le 17 mai 1789, sous-lieutenant le 3 juin 1799, 
lieutenant le aojuin 1793, capitaine le ler juillet 1793 ^^ ^^^^ d'escadron le 
14 avril 1794. 

Il fit les campagnes de 1793 à l*an IX, aux armées de la Moselle, de Sambre- 
et-Meuse, du Rhin et du Danube. 

Le 34 germinal an V, à la téce des troupes qu'il commandait, il passa la Diel 
à la nage, arrêta dans sa retraite l'ennemi battu à Neuwied, lui fit un grand nom- 
bre de prisonniers et s'empara d'une partie de ses bagages. 

Au passage de la Bliess, il chargea, à la tête de deux escadrons, l'artillerie 
ennemie, et ce mouvement exécuté avec habileté mit en désordre une partie de 
l'armée autrichienne ; il fut blessé d'un coup de biscaïen. 

Dans une a£Eitre qui eut lieu devant Thieldorff, sous les ordres du général 



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COLDERT 



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CAMPAGNES DE 1 8o6- 1 807 1 1 9 

"^ Détachement en route venant de Ruremonde 25 hommes. 

— — 25 chevaux. 
Détachement en route venant de Berlin i officier. 

— — 40 hommes. 

— — 43 chevaux. 
Le 4^ escadron et le dépôt à Ruremonde. 

Il était commandé par le Colonel Colbert, ayant sous 
ses ordres : 

Le major Domon. 
Le chef d'escadron M£da. 
— — Piéton. 

Le 28 janvier 1807, ordre fut donné de quitter les 
cantonnements et de marcher à la rencontre des Rus- 
ses, qui s'avançaient sur la Vistule. 

Dès le i«r février, la brigade Latour-Maubourg, divi- 
sion Lasalle, rencontra l'avant-garde ennemie à Pas- 
senheim ; elle fit quelques dragons prisonniers. L'armée 
russe battit en retraite. 

Quelques jours après, le 4 février, la division Lasalle 
traversa la rivière de l'Aile près de Bergfried. 
Combat Les hussards battirent la plaine, mais aussitôt une 
de Bergfried jigng ^ç Cosaques et de dragons ennemis vint se 

Néy, 18 «Yril 1797» It eharfe« lYtc b plot frande Taleor rinfanltri* •nneoUa tl 
lui fit $00 priioiiflieri. 

Pendant la reiraile de Linbach tor Sanerbrflch, Marx reçut le eonnandenent 
de toute Parrière-garde du général Payet. Il sauva l*artillerie et soutint la retraite 
le plut militairement (//V) ayant les plus grands éloges des représentants da 
peuple et des généraux qui en furent témoins. 

Le Ministre de la guerre Pappela à Paris, le 13 ▼enlftte an XI, en qualité de 
membre du Comité des manœuvres de la cavalerie et de la Commistion chargée 
du règlement du service intérieur des troupes à cheval. Il lut nommé, par arrêté 
des Consuls du 3 fructidor suivant, colonel du 7e régiment de hussards. 

Membre de la légion d*honneur le 19 frimaire an XII, officier le 25 prairial de 
la même année, commandenr le 4 nivôse an XIV, le colonel Marx fit à la tète de 
son régiment les campagnes de 180$ et 1806. 

Nommé général de brigade le 30 décembre 1806, D fut mis à la disposition 
du général Kellermann au grand dépôt de Mayence et autorisé le 31 mai 1807 à 



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120 HISTORIQÎJB DU 7* HUSSARDS 

"^ placer devant eux. La canonnade s'engagea, mais 
bientôt on acquit la certitude que l'ennemi s'était 
retiré la nuit et n'avait laissé qu'une arrière-garde. On 
marcha à elle et on la mena tambour battant pendant 
6 lieues. 

C'était la première fois que le colonel Colbert com- 
mandait son régiment dans une affaire et depuis long- 
temps il attendait ce moment pour se faire connaître. 

Il raconte lui-même cet épisode dans ses Mémoires 
inédits : 

cLe jour où, deux mois après avoir été nommé colo- 
re nel, je conduisis pour la première fois mon régiment 
<c à l'ennemi^ je me sentis à l'aise ; j'allais me montrer 
<i: h mes officiers, h mes soldats de mon beau côté, et 
<c cette perspective me rendait heureux. C'était le 4 fé- 
« vrier 1807. Si l'officier d'état-major, car je l'avais 
€ été, avait laissé quelques doutes sur son mérite, 
c j'étais sûr de les dissiper le sabre à la main. Qui n'a 
<c pas chargé à la tête d'un brave régiment, dont on 
« vient d'être nommé colonel et auquel on brûle de se 
€ faire connaître, n'a jamais eu le bonheur au cœurl 
€ J'étais sous les ordres du général Victor Latour- 
€ Maubourg, il ordonna la charge; il donna et reçut 
« le premier coup du sabre, moi je donnai, je crois, le 
« second... Cette charge fut heureuse et aussi plusieurs 
« autres qui la suivirent. Cette bonne journée cloua et 
^ riva mes épaulettes sur mes épaules comme je le 
€ désirais » 



passer an service du ^rand-duc de Berg, Devenu roi de Naples, Murât s'attacha 
le général Marx comme écuyer, chargé de la direction des haras et des remontes 
de la cavalerie napolitaine. 

Maia iVDira e4i h'nuiœ a^^rè* les évéA^mtntt de 1S14; mis i U tetnitt le 
29 septembre de la même année, il mourut le 14 décembre 1829. 

Napoléon lui avait conféré en 1 808 le titre de baron de TEmpire. 



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CAMPAGNES DB 1806-1807 lai 

[^T C'est dans une des charges de cette journée que 

Curély devança son colonel en passant près de lui. 
Aussitôt après la charge, Colbert fit appeler le jeune 
sous-lieutenant et, devant les généraux Lasalle et La- 
tour-Maubourg, le prévint que s'il lui arrivait encore 
de dépasser son colonel dans une charge, il serait mis 
aux arrêts. Curély se retira fier du compliment. 

La brigade, bien fatiguée, coucha à Valtersdorff. 

Les hussards Heydelchick et Meyer du t furent tués; 
le maréchal des logis Ress fut blessé d'un coup de 
feu. 

En rendant compte de cette affaire à l'Empereur, 
Murât écrit : 

« Je dois faire connaître à Votre Majesté que 

c les 5e et 7« hussards ont exécuté une très belle charge 
« contre la cavalerie, ont fait une trentaine de prison- 
€ niers et tué autant, etc.. 

« Le général Latourg-Maubourg a reçu une balle 
« dans le bras et une légère blessure sur la figure. Je 
€ dois vraiment les plus grands éloges à votre cava- 

< lerie légère 

Signé : € JoAcmM. » 

Combat Le lendemain 5 février, la division Lasalle prit une 

d« Gntttudt part active au combat de Guttstadtlivré par le maréchal 

Ney au corps prussien de Lestocq. Le 7« hussards eut 

le maréchal des logis Bangofsky blessé d'un coup de 

sabre sur la tête. 

La division Lasalle resta attachée au corps de Ney 
pour chercher à couper la retraite aux Prussiens, qui se 
retiraient en toute hâte sur Eylau. 

Le 6, elle était à Wormditt. 

Le 7, elle vint s'établir à la nuit entre Lichen et Or- 
chen. 



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122 HISTORIQIJB DU 7* HUSSARDS 



,g^y Le village où le 7* hussards devait coucher était oc- 

cupé par rennemi; notre avant-garde avait fait de 
vains efforts pour l'en déloger et Ton n'y voyait pres- 
que plus. 

< Curély (i), me dit le colonel Colbert, prenez vingt- 
c cinq hommes de la compagnie d'élite et allez débus- 

< quer l'ennemi ; faites comme vous voudrez, mais il 

< faut que le village soit libre quand j'y arriverai. » 

< Là-dessus, je pars au trot, aussi vite que l'obscurité et 
« le terrain le permettaient. Je parviens h tourner le 
« village et j'y entre au galop ; je fais prévenir alors le 
« colonel, qui n'était pasencorearrivé.L'ennemis'était 
^ réfugié dans les maison^ et cessa de faire feu ; tout fut 
€ pris par les hussards qui se répandirent dans les loge- 
€ ments à l'arrivée de la division >. 

Bataille Le lendemain 8, jour de la bataille d'Eylau, le corps 

d'EyUu J^ maréchal Ney, précédé par la division Lasalle, con- 
tinua sa poursuite. Ces troupes arrivèrent sur le champ 
de bataille le soir de l'action, mais leur journée avait 
été bien remplie et elles contribuèrent pour une large 
part aux succès de Napoléon, comme on peut le voir 
par le récit suivant fait par Curély dans son Ité- 
néraire : 

«.Ce jour-là, je fus commandé d'avant-garde avec 
4: 40 hussards ; le corps d'armée se mit en route avant 
« le jour. Je pris la direction donnée et, au premier vil- 
« lage, je rencontrai des postes prussiens. J'en enlevai 
« une partie, et je donnai la chasse aux autres. 

« Vers neuf heures du matin, j'aperçus l'armée prus- 
K sienne, qui n'était plus forte que de quinze à seize 
« mille hommes, défilant devant moi sur la grande 
4: route et me présentant le flanc droit. Je ûs aussitôt 

(1) Itinéraire. 



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CAMPAGNES DE 1806-1807 1^3 



,go7 « prévenir le général Lasalle, qui marchait immédia- 
« tement après moi, ainsi que lemaréchai Ney, quilesui- 

< vait avec Tinfanterie, et, en attendant l'arrivée des 
€ troupes, j'attaquai Tennemi avec mes 40 hussards. Je 
€ repoussai la cavalerie qu'il m'opposa et j'atteignis 

< presque la colonne, qui fut obligée de m'opposer de 
€ l'infanterie avec 6 pièces de canon. 

c Tandis que ceci se passait, le maréchal formait ses 
€ troupes pour attaquer l'ennemi ; tout fut prêt vers les 
c onze heures ; les Prussiens, attaqués, furent battus et 
€ coupés ; la queue de leur colonne fut jetée sur Kreutz- 
« bourg, la tête marchant en toute h&te sur Eylau pour 
€ prendre part à la bataille dont nous entendions très 
€ bien la canonnade. 

c II neigeait, le temps était affreux, et aussitôt que 
« l'armée prussienne eut été coupée en deux, le maré- 
« chai laissa sur le lieu du combat une brigade d*infan- 
« terie pour observer la partie de la colonne qui se 
€ retirait sur Kreutzbourg, se dirigeant avec le reste de 
c son corps d'armée à la poursuite de ce qui marchait 

< sur Eylau. 

c Je continuai donc avec mon avant-garde, ayant 
« reçu l'ordre de suivre l'ennemi du plus près que je 
€ pourrais ; ce que je fis. Arrivé en vue d'Eylau, j'a- 
« perçus Tennemi qui mettait le feu à un pont sur 
« lequel nous devions passer. Je le chargeai de suite, 
c le mis en pleine déroute et fis éteindre le feu par mes 
c hussards, aidés de quelques paysans qui me tombé- 
c rent sous la main. 

« Si ce pont eût été brûlé, le corps d'armée du mare- 
€ chai Ney ne serait pas arrivé h temps pour prendre 
€ part à la bataille et n'aurait pas menacé la droite et 
€ les derrières de l'ennemi, vers le soir, comme il le fit. 



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124 HISTORIQUE DU 7* HUSSARDS 



,g^y < Voici comment la chose se passa : Le maréchal 

€ Ney fit avancer une brigade d'infanterie avec quel- 
le ques hussards jusqu'à un village tout près de la droite 
« et en arrière de Tarmée russe. Cette brigade fut 
€ attaquée vers dix heures du soir par la réserve russe, 
« qu'on laissa arriver jusqu'à bout portant et qui, après 
€ une fusillade de plus d'une heure, fut si maltraitée, 

< qu'elle prit la fuite. 

€ J'étais d'avant-garde ce jour-là, comme je viens de 
c le dire, et par conséquent de grand'garde pour la 
^ nuit. Nous restâmes à cheval presque toute la nuit ; 
« vers deux heures du matin, je fis faire du feu, me 
« couchai et m'endormis un instant ; lorsque je m'é- 

< veillai, j'étais si roide, qu'on fut obligé de me relever. 

< Un peu de mouvement dissipa cette roideur et fit 
<c cesser une indisposition causée par le froid excessif 
^ de la nuit, succédant aux fatigues de la journée. > 

Les hussards Proyen et Polet furent tués. 

Au jour, l'ennemi avait disparu, la cavalerie du 
grand-duc de Berg le suivit dans la direction de Kœ- 
nigsberg. 

Le 10, la division Lasalle eut un petit engagement 
en avant de Vittemberg. 

Le II, la brigade dehussards entra à Vittemberg après 
un combat assez violent. Le brigadier Deparis fut tué 
et le brigadier Marting fut blessé d'un coup de sabre sur 
la tête. 

Le T hussards resta à Vittemberg jusqu'au i6. 

Là, on manquait de tout ; il n'y avait même pas de 
pommes de terre pour les hommes et point de four- 
rage pour les chevaux. L'ennemi était en présence; on 
restait à cheval toutes les nuits, et il y eut plusieurs 
alertes par jour. 



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CAMPAGNES DE 1806-1807 135 



Un conbat 
tinfulier 



'^ Le régiment venait alors de recevoir de l'Ecole mi- 

litaire 7 ou 8 jeunes gens que TEmpereur y avait en- 
voyés comme sous-lieutenants et auxquels, à titre 
d'essai, on faisait monter la garde avec a; hommes ; 
mais on leur donnait un ancien lieutenant ou sous- 
lieutenant pour les diriger, ils trouvèrent le métier 
bien dur. 

Parmi eux se trouvait le sous-lieutenant de hussards 
de Brack (i). 

Un fait des plus curieux qui se passa au 7* hussards 
vint chasser Tennui qui s'était emparé de presque tous 
pendant ces journées de misère et de froid. 

Forster, c'est le nom de notre héros, était un ancien 
sous-officier originaire d'Alsace. Modeste, paraissant 
presque timide, mais brave comme un lion, il avait fait 
la plupart des campagnes de la République et de l'Em- 
pire et s'y était acquis la réputation de sabreur. Il était 
alors maréchal des logis à la compagnie d'élite du 
7* hussards. 

Impatienté de rester ainsi inactif en présence des ve- 
dettes prussiennes, et brûlant de se mesurer avec quel- 
qu'une d'entre elles, Forster vint trouver le colonel 
Colbert et lui demanda Tautorisation d'aller provoquer 
en combat singulier le plus brave des sous-officiers du 

(1) De Brack (Antoine- Fortuné), élève de f école mifitaire de b promotion 
de 1806, arriva au 7* battards après la bataille d*Eylaa. Il te lia promptement 
avec Curély, dont il devint Tami inséparable ; aattl le colonel Colbert, devenu gé- 
néral en avril 1809, n*bésita-t-il pas à se les attacher tons deux coaune aides de 
camp. 

De Brack fit avec le général Colbert les campagnes de 1809, i8l9. n fst décoré 
de la Légion d*honneur sur le champ de iMtaille de Wafram. 

Pendant Tarmistice de Dresde en 1813, Napoléon le distingua d*une façon par« 
ticulière et le pbça dans les lanciers de la vieille farde, oh U resta jusqa*après 
Waterloo. 

Laissé en non-activité pendant la Restauration, le Uentenant-colonel de Brack 
fut rappelé en 1830 et nommé colonel du 8t chassenrs en 1839. C*est à cette 



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126 HISTORIQUE DU T HUSSARDS 

,g^,y régiment de cavalerie qui était en face du camp fran- 
çais. 

Le colonel trouva la demande originale et accepta. 

Forster monta à cheval et, suivi d'un trompette, fit 
sonner au parlementaire. Un officier de hussards prus- 
sien vint le reconnaître. Notre sous-officier expliqua en 
deux mots ce qu'il désirait. L'officier prussien parut 
étonné de la proposition, mais néanmoins il invita 
Forster à attendre la réponse, et il se retira vers les 
siens. 

Quelques instants après un sous-officier s'avance ; 
c'est un vétéran ; les médailles qui couvrent sa poitrine 
prouvent qu'il n'en est pas à son premier coup de 
sabre. 

Forster le salue du sabre et lui explique les conditions 
du combat : ils doivent prendre du champ et charger 
l'un contre l'autre sabre à la main. 

C'est convenu. Nos deux champions se retirent cha- 
cun de leur côté ; le trompette sonne la charge; les 
deux hussards se précipitent. 

Forster se laisse prendre à gauche ; le hussard prus- 
sien se félicite de la faute commise par son adversaire ; 
il le voit déjà, la main gauche coupée, emporté dans le 
camp prussien. Mais Forster, qui brandit son sabre de 
la main droite, est aussi un adroit gaucher. Au moment 
où son adversaire va l'aborder, il change rapidement 
son sabre de main, et d'un coup de revers lui coupe la 

époque qu'il écrivit ton merveilleux ouvrage : « Avant'PosUs di cavaUrit li" 

Promu au grade de maréchal de camp le 24 août 1838, il commanda l'Ecole de 
Saumur jutqu*eo 1840 et le département de l'Eure jusqu'en 1848. 

Admis à la retraite depuis les événements de l'évrier, il fut rétabli sur les cadres 
comme disponible par un décret de l'Assemblée nationale. 

Enfin, le général de Hrack mourut à Evreux le 21 janvier 1850 dans ta 
6i* année. Il était commandeur de la Légion d'honneur. 



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CAMPAGNES DB 1806-1807 137 



"TsI^ figure en travers et le couche sur son portemanteau. Il 
le ramène ensuite au 7* hussards pour le faire panser. 

Les sous-officiers français entourent le blessé, le féli- 
citent de sa conduite et l'accompagnent jusqu'aux lignes 
prussiennes. 

Forster, quoique ne sachant ni lire ni écrire, fut 
nommé plus tard sous-lieutcnant au 5* hussards. 

En présence du peu de ressources du pays de Kœnigs- 
berg, l'Empereur fit retirer son armée derrière la Pas- 
sarge et TAlle. Le mouvement commença le 17. 

Les Russes suivaient notre mouvementde retraite et le 
22 ils attaquèrent les avant-postes du maréchal Ney. 
LeT hussards, faisant toujours partie de la division 
Lasalle, dépendait de ce corps d'armée. 

Ney rendit compte de cette affaire au ministre et pres- 
crivit les dispositions suivantes : 

« L'ennemi a attaqué avec de l'infanterie et de la cava- 
« lerie le général Colbert (Auguste), qui occupait Heils- 
€ berg. Celui-ci s'est retiré très lentement. Le 7* hus- 
c sards (colonel Edouard Colbert, frère du général) est 
« monté à cheval et s'est porté en avant pour soutenir, 
« s'il était besoin^ le général Colbert... 

c La division Lasalle occupera... 

<c La brigade Latour-Maubourg, y et 7* hussards, 
« Frcudenberg et Vonnenbeig. 

« Les positions par où l'ennemi peut arriver sur les 
« avant-postes et même sur le corps d'armée seront 
c retranchées autant que possible : on augmentera les 
<i: obtacles par des abatis, des chevaux de frise sur les 
« points et les défilés essentiels à garder ou à défendre. 

« Les commandants des postes soit d'infanterie, soit 
<c de cavalerie ne pourront, sous peine de mort, les quit- 
c ter avant d'avoir brûlé toutes leurs cartouches et fait 



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128 HISTORIQ.UB DU 7* HUSSARDS 



1807 ^ ^out ce qu'il est humainement possible de faire pour 
< tenir jusqu'à l'arrivée des renforts. 

€ Tout militaire qui tiendra des propos ou répandra 
€ des faux bruits propres à alarmer sera fusillé dans les 
« vingt-quatre heures. 

Signé :^ Nby. > 
Au !•' mars le 7* hussards, cantonné à Steiligenthal, 
comptait : 

3 escadrons, 24 officiers, présents. 

— 274 hommes — 

— 313 chevaux — 

— 308 hommes absents. 

— 1 99 chevaux — 
Détachement en route, venant de Berlin : i officier. 

— 41 hommes. 

— 43 chevaux. 

Afikired« Le 3 mars, avant le jour, on se disposa à attaquer 
Petertwaide l'ennemi qui nous avait suivis et qui se tenait trop près 
de la ligne qu'on voulait nous faire occuper. Curély 
fut désigné par le colonel Colbert pour former avec 
40 hussards l'avant-garde de l'infanterie qui, dans cette 
circonstance, devait marcher la première. Les Cosaques 
furent surpris à Glottau, on continua à marcher et l'on 
arriva jusqu'à leur infanterie, que l'on battit près de 
Guttstadt. 

Deux hussards furent tués par les boulets. 

Lorsque le passage de la rivière eut été forcé par 
l'infanterie, je poursuivis les Cosaques, écrit Curély (i), 
jusque bien au delà de Peterswalde, toujours en tirail- 
lant ; je gagnai ainsi beaucoup de terrain et très vite. 

Les Cosaques étaient en pleine déroute , j'aperçus 
derrière un bois une colonne de plus de 300 chevaux, 

(i) Uinénir». 



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CAMPAGNES DE 1806-1807 laç 

'^j 11 n'y avait pas de temps à perdre pour la reconnaître, et 
je crus nécessaire de m'y porter de ma personne ; je 
pris donc le galop de suite avec deux hussards, et en 
approchant je vis que c'étaient des chevaux de main, 
c'est-à-dire les secondes ou troisièmes montures des 
ofûciers de cavalerie et d'infanterie, conduits par des 
soldats ou des domestiques, avec une faible escorte. 

J*en fis prendre par mes hussards huit de ceux qui 
avaient la meilleure apparence et je me retirai leste- 
ment. 

Je rejoignis le régiment un instant après ; je distri- 
buai aux hussards les effets que contenaient les gros 
portemanteaux pris avec les chevaux, je gardai un de 
ceux-ci pour moi et les deux hussards qui m'avaient 
accompagné vendirent les sept autres à leur profit. 
Le T hussards resta jusqu'au lo mars à Wolsdorf. 
Enfin, comme la brigade avait beaucoup souffert pen- 
dant cette campagne, on l'envoya pour se refaire à El- 
bing. Elle y demeura jusqu'au 5 juin. Du reste, presque 
toute la cavalerie occupait ce pays d'Elbing. 

C'est le meilleur pays de toute la Prusse, le sol est 
au-dessous du niveau de la mer, les maisons sont éloi- 
gnées les unes des autres de 400, 300 et 600 mètres et 
situées sur une même ligne droite, le long d'un grand 
chemin bordé de chaque côté d*un fossé large et pro- 
fond sur lequel se trouve un pont vis-à-vis de chaque 
maison. Malgré cette précaution, les chemins sont en- 
tièrement mauvais en hiver. 

Toute la cavalerie s'était parfaitement remise, pen- 
dant les deux ou trois mois qu elle passa dans ce pays. 
Les hommes restés en arrière avaient rejoint; les petits 
et les grands dépôts avaient envoyé aux régiments des 
hommes et des chevaux. 



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des hotUIitét 



130 HISTORIQ.UB DU 7* HUSSARDS 

"îi^^T L'Empereur la passa en revue dans la plaine entre 

Elbing et Pomehrung. Il la trouva aussi belle que nom- 
breuse. L'habillement, l'armement, tout avait été remis 
dans le meilleur état. 

Pendant cetre petite période de repos, le général 
Pajol avait été nommé au commandement de la bri- 
gade des y et 7« hussards, le 13 mai, en remplacement 
du général Latour-Maubourg, nommé général de divi- 
sion. 

Curély, lui, avait été nommé lieutenant le 26 mars et 
adjudant-major le 8 mai suivant. 
Reprise Le 6 juiu, le corps du maréchal Ney fut attaqué par 
les Russes. L'Empereur donna aussitôt Tordre de lever 
les cantonnements et de se porter en avant. 

La brigade de Pajol (5« et 7« hussards) formait la 
ir« brigade de la division Lasalle qui comprenait en 
tout 4 brigades de cavalerie légère. 

Dès le 8, on était en contact avec l'ennemi. 
Combat Le 9, la division Lasalle eut une affaire sérieuse avec 
les Cosaques du prince Constantin et l'infanterie russe. 
Le général Lasalle, en rendant compte de ce combat au 
grand-duc de Berg, écrit ce qui suit : 

€ Le général Pajol, à la tête des 5«et 

<c 7« hussards, était à la droite le long de la chaussée. 
€ Il aborda résolument l'infanterie russe postée sur les 
^ hauteurs en avant de Glottau et manœuvra si bien 
< autour des trois mamelons qui dominent cette ville, 
€ que les Russes furent obligés de battre en retraite sur 
€ Guttstadt. > 

< Les colonels de ces braves régiments, MM. Déry et 
€ Colbert^ ont fait voir qu'iU étaient dignes de les com- 
€ mander. 

Signé : € Lasallb. » 



de GlotUu 



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CAMPAGNES DB 1806-1807 I3I 



"^j Le 10, dès le matin, la division Lasalle se porta en 

Combat avant et refoula au delà du défilé de Bewermicken 
d*Heiitberf Tennemi, qui se retira dans le camp retranché d'Heils- 
berg. 

L'engagement devint bientôt très sérieux. Les trois 
divisions Legrand, Cara Saint-Cyr et Saint-Hilaire, du 
corps de Soult, attaquèrent les retranchements d'Heils- 
berg. 

La cavalerie de Murât se forma à la gauche de la 
ligne de bataille, protégée dans son mouvement par 
la division Lasalle, qui, la brigade Pajol en tète, s'était 
déployée en sortant de Langwiece. En ce moment, les 
Cosaques fondirent sur les régiments de Murât à peine 
formés et les rejetèrent en arrière. La brigade Pajol, 
maintenue par son chef dans le plus grand ordre, se 
précipita sur l'ennemi avec fureur et Téloigna pour 
quelques instants de nos emplacements. 

Grâce aux belles charges du 3* chasseurs, du 5t et 
T hussards. Murât put rallier ses régiments et les 
. ramener à hauteur de la division Legrand. 

Cette division avançait péniblement, car elle se trou- 
vait à chaque instant enveloppée par la cavalerie 
ennemie que la nôtre ne parvenait pas à contenir. Elle 
se formait en carrés et recueillait nos cavaliers quand 
ils étaient ramenés en désordre. Murât avait pourtant 
à diverses reprises, lancé la division Lasalle qui avait 
fait merveille ; la brigade Pajol chargea plusieurs fois 
avec bonheur ; elle culbutait tout ce qui se trouvait 
devant elle et revenait se mettre à l'abri derrière les 
carrés d'infanterie. 

 la fin, tous ces efforts furent couronnés de succès. 

Les troupes bivouaquèrent en face de l'ennemi au 
pied des retranchements. 



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132 



HISTORIQUE DU ?• HUSSARDS 



1807 



Pouriuil« 
des Ruttet 



Affaire de 
Kœnitberg 



Le colonel Colbert s'y fit remarquer par sa brillante 
intrépidité et fut honorablement mentionné au 73e Bul- 
letin de la Grande Armée. Furent également mis à Tor- 
dre et nommés chevaliers de la Légion d'honneur: 

MM. Dubourg et Malcorps, lieutenants. 
Brichtel et Crotel, sous-lieutenants. 
Proma et Zopel, maréchaux des logis. 
Vernière et Chesnaye, adjudants sous-officiers. 

Dans son rapport au grand-duc de Berg, Lasalle 
écrit : 

€ Le général Pajol a rendu de grands services dans 
cette journée en soutenant à propos par des charges 
vigoureuses les mouvements rétrogrades de quelques 
corps forcés de céder au nombre. Le 7* hussards est un 
des plus braves régiments de l'armée et ne saurait être 
mieux commandé : M. Colbert est son colonel. 

« La division a pris ses bivouacs en face de l'ennemi 

à onze heures du soir. 

« Lasalle. > 

Le lendemain 11 juin^ à la pointe du jour, les Russes 
envoyèrent quelques régiments de cavalerie en dehors 
des redoutes, ils furent vivement et vigoureusement 
repoussés par la division Lasalle. 

Les Russes se retiraient sur Friedland ; la brigade 
Pajol, à leurs trousses, traversa Heilsberg dès six heures 
du matin, formant Tavant-garde des corps deDavoust- 
Soult et Ney. 

La poursuite continua pendant les journées du 12 et 
du 13. 

Ce jour-là, à deux heures de l'après-midi, les 5* et T hus- 
sards tombèrent sur l'arrière-garde de Kamenski, à Vit- 
temberg, et la mirent en déroute sur Kœnisberg. 

Le 14 juin, pendant que l'Empereur gagnait la bataille 



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CAMPAGNES DE l8o6-l8o7 



133 



1S07 



Co«b«l éê 
Tapbtkta 



Affiirtd* 
Schinwi 



de Friedland, Murât attaquait Kœnigsberg, où s'était 
réfugié le corps prussien de Lestocq. 

La brigade Pajol, déployée au pied des fortiGcations 
sous le feu même des batteries prussiennes, exécuta 
plusieurs charges sur les détachements ennemis qui 
étaient encore à rextérieur et fit beaucoup de prison- 
niers. 

Le lendemain, 15 juin, toute la division Lasalle tra- 
versa la Préjel à la nage et se porta sur Velhau pour 
couper la retraite à l'ennemi battu à Friedland. 

Dès le 16, elle tomba sur les Cosaques à Taplaeken. 

« L'ennemi, écrivit Lasalle à Murât, a opposé de tous 
« côtés à votre cavalerie légère des nuées de cosaques 
« et de Kalmoucks, qui ont été dispersées par des 
€ charges vigoureuses et surtout par la supériorité et la 
€ précision des manœuvres. Le général de division re- 
« marque, à ce sujet, que pour combattre avec succès 
€ les troupes irrégulières de Tennemi, il faut manœu- 
« vrer avec elles sur plusieurs lignes sans se désunir, 
€ et que les moindres masses bien conduites auront 
€ toujours Tavantage. 

€ Lasaub. > 

Le 17, la poursuite continua ; la brigade Pajol traversa 
au galop le bois de Schirrau, défendu par de l'infanterie 
et de la cavalerie; elle était suivie de la brigade Du- 
rosnel. Mais, en arrière de ce bois, au moment où les 
deux brigades venaient de se former, toutes les forces 
ennemies cachées derrière un pli de terrain se précipi- 
tèrent sur elles à deux reprises. Chaque fois le général 
de division ût mouvoir ses deux brigades sur l'ennemi 
au moment même de ses mouvements. Les attaques 
furent vives et meurtrières; mais notre cavalerie légère 



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134 HISTORIQUE DU 7* HUSSARDS 

^^ eut constamment cette supériorité marquée que rien ne 
pouvait dorénavant lui faire perdre. 

Le 7* hussards eut sa large part dans le succès. Son 
colonel s'y fit remarquer par sa bouillante valeur. Dans 
un mouvement rétrograde, il était resté le dernier, 
lorsqu'il fut tout à coup enveloppé par une nuée de Co- 
saques. Fort heureusement, un chef d'escadron du régi- 
ment, qui lui aussi surveillait la retraite, s'aperçut du 
danger que courait le colonel. Rallier quelques hus- 
sards, fondre sur l'ennemi, dégager le colonel^ fut l'af- 
faire d'un moment. Le colonel Colbert fut néanmoins 
blessé de plusieurs coups de lance, heureusement peu 
graves (tous les coups avaient porté par derrière). 

« Un peu penaud (i), le colonel du 7* hussards se 
« rendit à l'ambulance, où il fut forcé de s'étendre sur 
€ le ventre pour se faire panser. C'est dans cette posi- 
€ tion que le trouva Lasalle, qui, instruit de l'affaire, 
« venait consoler son ami I ... Il faudrait entendre Lasalle 
€ lui-même pour juger de la consolation, dont nous ne 
€ pouvons donner ici qu'une pâle traduction... Com- 
€ ment oses-tu, à ton âge, te montrer ainsi à tout le 
€ monde ? > 

Le 18, la brigade Pajol continua sa route sur Tilsitt, 
et livra un brillant combat, le dernier de cette cam- 
pagne. Lasalle rendit ainsi compte de cette affaire : 
AOkire de u ^ i^q^ brigade Pajol a marché avec le général de divi- 
schiiiup ^ gj^j^ g.jj avait pu exister quelques doutes sur la 
€ supériorité de notre cavalerie légère, cette journée 
€ les aurait fait disparaître. Depuis plusieurs jours nos 
€ chasseurs et nos hussards se sont habitués à avoir 
€ vite raison des Cosaques. Trois ou quatre fois les 

(1) Lm Trêis MUri^ par le général Thoumat. 



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CAMPAGNES DE l8o6-l807 I35 



,goy € corps se sont choqués, mêlés, sabrés, et toujours Tcn- 
€ nemi a eu ses rangs rompus et a fui. 

€ La brigade Pajol, conduite par son chef, balaya 
€ tout ce qui se trouvait devant elle, forçant une fois 
€ de plus cette cavalerie irrégulière à s*abriter derrière 
€ l'infanterie qui garnissait les hauteurs de la Schillup. 

€ Il semblait que généraux, ofûciers et soldats com- 
€ battaient pour Thonneur et la gloire de l'armée. 

Signé: cLasàub. > 

Enfin le 19, Pajol marchant sur Tilsit, ramassa une 
quantité de traînards. 

A une lieue de la ville, un parlementaire se présenta; 
on renvoya au grand-duc de Berg, qui était k quelques 
centaines de mètres en arrière. 

Murât radressa à l'Empereur et continua sa marche 
en avant. Les 5* et 7* hussards entrèrent à Tilsit à 
huit heures du matin. Toute l'armée russe avait repassé 
le Niémen. A midi et demi le mouvement s'arrêta. Une 
suspension d'armes venait d'être signée. * 

Le T hussards prit ses cantonnements un peu éten- 
dus dans les environs de Puskolten jusqu'à la signa- 
ture de la paix. Il fut ensuite envoyé à Ortelbourg, ob 
il resta jusqu'au 16 août. 

Là on dressa l'état récapitulatif des pertes en hom- 
mes et en chevaux. Elles montaient à : 
13 hommes tués. 
49 — blessés 
63 chevaux morts. 

Mais on avait fait 84 prisonniers. 



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136 HISTORIQUE DU ?• HUSSARDS 



,g^y Situation du ;• hussards, le 16 juillet: 

Colonel .... COLBBRT. 

Major DoMON. 

Chefs d'escadrons i f^™"^^"- 

I LiéGEARD. 

4« escadron et dépôt à Ruremonde. — Quartier maître 
Heydenrich. 

i*' escadron i; ofOciers 160 hommes 174 chevaux présents. 

3# — 5^ - 134 — ^6^ - — 

9; officiers 43a hommes 433 chevaux présents. 
Détachement en route ji hommes 47 chevaux. 

Séjour da Pendant la période de paix, de juillet 1807 à mars 
T hussards en ^8^9» 1® régiment resta cantonné en Allemagne. Mais 
Allemagne sur CCS Vingt mois c'est à peine s*il put en goûter la 
moitié de véritable repos. 

Après un séjour de 15 jours à Ortelsbourg, il fut 
envoyé en Pologne, à Radomsk, où il resta environ six 
semaines fournissant deux détachements de 100 hom- 
mes pour surveiller les bords du Memel. 

Il partit ensuite pour la Prusse et vint cantonner à 
Friedberg, où il séjourna jusqu'au 20 février i8o3, c'est- 
à-dire pendant plus de trois mois. Il faisait toujours 
partie de la brigade Pajol. 

Le 21 février, il se remit en route pour la Haute-Si- 
lésie et arriva le 15 mars à Gleîwitz, Peiskretscham et 
Tost, où il devait cantonner jusqu'au mois de juillet. 

Pendant cette route le7« hussards fut inspecté en pas- 
sant à Breslau par le général Félix Dumay, gouverneur 
de la Silésie. Ce général fut très satisfait et écrivit au 
ministre le 11 mars 1808 : 

« Qu'il avait trouvé le 7« hussards si magnifique, 
« qu'on le jugerait plutôt sur le point d'entrer en cam- 



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CAMPAGNES DB 1806-1807 I37 



"^ € pagne, que venant de faire la guerre et de longues 
« marches. > 
Il comptait ce jour-là : 

32 officiers présents. 
613 hommes — 
659 chevaux — 

Le II juillet, le régiment quitta de nouveau ses can- 
tonnements pour venir à Ratibor, sur la rive gauche 
de rOder et près de la frontière autrichienne, afin 
de la surveiller efficacement. Il y demeura jusqu'au 
18 novembre. 

Le colonel Colbert profita d'avoir son régiment réuni 
pour le faire manœuvrer et lui faire acquérir le renom 
du régiment de cavalerie le plus manœuvrier de 
l'armée. 

Le 7« hussards quitta la Silésie le 19 novembre et 
vint en Westphalie à Ascherleben et environs, où il 
arriva lo 13 décembre. 

Il formait alors, avec le 6« hussards et le ii« chas- 
seurs, la a« brigade de cavalerie légère sous les ordres 
du général Pajol. 

Il resta dans ces cantonnements jusqu'au 13 mars 
i8o9,commencement des hostilités avec l'Autriche. 

Dans le courant de Tannée 180S, on avait formé pour 
faire partie du corps d'observation descôtesde TOcéan, 
une division de cavalerie composée de régiments pro- 
visoires. 

Le 2« régiment de hussards provisoire fut constitué 
avec des détachements des 1% 7«, 8«, 9« et lo* hus- 
sards. Plus tard il fut enyoyé en Espagne. 

C'est ce qui explique comment des officiers, 
des hommes sont portés sur le registre matricule 
du 7« hussards comme blessés ou tués en Espagne, 



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138 fflSTORIQUB DU ?• HUSSARDS 



1808 quand d*après les journaux de marche il est prouvé 
que le régiment passa sur la rive droite du Rhin le 
i«' octobre 1805 pour ne revenir sur la rive gauche que 
huit ans plus tard, après la bataille de Leipsick (i). 

Le 4 mars 1809 un décret impérial licencia les régi- 
ments provisoires ; le détachement du 7« hussards qui 
en faisait partie fut incorporé au lo^ hussards, qui en 
retour dut fournir 50 hommes montés au 7«. 

De plus, par décret du 8 mars, les détachements des 
ler et y hussards, qui étaient cantonnés à Liège, furent 
également versés au régiment. 

Le 16 mars 1809, le colonel Colbert fut nommé 
général de brigade. 11 demanda et obtint d'em- 
mener avec lui comme aide de camp le capitaine 
Curély et le sous-lieutenant de Brack. Ces deux offi- 
ciers ne quittèrent le régiment qu'à la fin d'avril, lors- 
que leurs lettres de service furent arrivées. 

Les adieux d'Edouard Colbert (i) à son régiment 
furent douloureux: « Je quitte le cœur triste, mon 
€ beau, bon et brave 7« hussards, > écrit-il lui-même 
dans ses Mémoires inédits^ et trente et un ans plus tard, 
en 1840, écrivant au duc de Grouchy, qui venait d'être 
nommé colonel d'un nouveau 7« régiment de hussards, 
récemment créé, il lui disait: 

« Je crois faire pour vous un vœu d'ami en vous 
€ souhaitant, à la tête du nouveau septième, autant de 
« bonheur que j'en ai éprouvé pendant tout le temps 
€ que j'ai commandé l'ancien. > 

(1) Le 35 nari» le maréchal dct logis Crettel fut blette d*aa coup de sabre 
sur la tête au siège de Saragotse. 

(a) Les Trw Cûiktri, par le général Thounas. 



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CAMPAGNES DE X806-1807 



139 



~^^ Avant de quitter son régiment le colonel Colbert (i) 

établit des mémoires de propositions pour les grades 
suivants : 



Pour 



Colonel • . . 
Major . . . 
Chef d*etctdron 
CipiUine . . 



— LieateninU. 



— Soof-lieQteninti. 



907 hommes. 



DoMONT, mijor tu régiment. 
LiÉoiARD, chef d'escadron. 
BoissBLiBR, capitaine. 
MuoNiNy lieutenant 
RiiNHAETS, soos-lieu tenant. 
BiAcuiTy soQS-lieotenant. 

Banoopskt, adjudant 
MeiNiGHomt, M** des log. chef. 

Toutes ces nominations furent faites par décret rendu aux 
Tuileries le 7 avril 1809. 

Situation au 15 mars : 
} escadrons de guerre S7 officiers 
~ 696 hommes 

— 634 chevaux 

Dit en route p. rejoindre 89 hommes 
— 89 cheTsux 

Dét du li^ hussards en 
route pour rejoindre. 149 hommes 

— — i;; chevaux 

Dét. du )• hussards en 
route pour rejoindre. 46 hommes 

^ — 46 chevaux 

4« escadron et dép6t à Ruremonde. 

(1) Coate éê Colb«rt (Pi«m. David) dit idoaard , •* à PaHt h S «dobr* 
1774, parti an 1793 ^ ^^ ^ *9 *"*• convia aoldal réquMîtîoAnalrt m 7* rigi- 
•ant da Paria, foorni par la kvéa aa SMaaa. Edouard Colbart f«C in co rporé daaa la 
bataillon da GaiDanaM-TtU, racrvié daM la taction da Hratoa. Il aaaa^a b^olôt 
d^anlrar daaa «n réfiaMot da cavalaria. Uoa p f i4ra foia» H échooa. Tosbé 
•alada at tntré à l*b6piUl, il a'évada at coomt imptorM* la chald*«n détachaaMot 
dn 1 1* h auarda qui eondaiaait dat charaai dt raawn l a, dt TadMattra panne Ma 
boamat. Catta antoriaation lai ajrant été accordéa, a arriva an dép6( à Vitry» ne 
It eolonal Aviea TaeeapU dèfinitivtnMnt dana aon réginwnt. 

En I794f !• Il'bntaardtfnlaniroyéan Vtndénatdalàèrarwén das P ft ém à m. 
Cotbfi fnt noflMné aarécbal das logia fataant londioM dn t f éaoriaf , aC i 
aona Bantanant la tS aaplaabr* 1795. 



9a4 chevaux. 



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I40 fflSTORIQJJE DU ?• HUSSARDS 



"^ En exécution de Tarticle 8 du décret du 9 mars, le 

général Charbonnier commandant le département de 
la Meuse-Inférieure, assisté du sous-inspecteur aux 
revues Bertrand, procéda à la formation d'une 9e com- 
pagnie au 7« hussards. 

Mais ]ortqo« le réfimeot revint à Angen, oh Hoche comnandait en chefi 
Colbert fut dettituè (2$ janvier 179^). li ^vait été dénoncé comme royaliste par 
un nommé Pendry, commiataire du Directoire. 

Au moment de l'expédition d'Egypte, il partit comme volontaire à titre d*éléve» 
commlesaire. 

Le ao mai 1798» il fut nommé par Bonaparte committaire des guerres provi- 
soire de deuxième classe. 

Le 18 août 1799» il eut le grade de commissaire des guerres provisoire de 
première classe. 

Le i*' décembre 1800, il fut nommé par le général Menou capitaine provisoire 
à la suite du 3* régiment de dragons» et le 9 décembre 1800, il devint aide de 
camp du général Damas. 

Au commencement de l8oa, à sa rentrée en France, étant encore au lazaret 
de Marseille, Bonaparte le nomma capitaine adjudant- major dans la cavalerie de 
la garde consulaire. Bientôt il l'appela à Melun pour procéder à la formation de 
la garde des mamelucks, dont il fit partie, avec son grade et son emploi d'ad- 
judant-major (35 germinal an X, 15 avril 1802), 

Le 6 novembre 1803^ il quitta ce poste et devint aide de camp du général 
Junot. 

Le ai septembre 180$, il fut pris comme aide de camp par le maréchal Ber- 
thier, ministre de la guerre et major-général. C'est dans ces fonctions qu'il fit la 
campagne de 180$. 

Le i*' mars 1806, Il fut nommé chef d*escadrons an 15* chasseurs à cheval. 

Nommé colonel du 7* régiment de hussards, le 30 décembre l8o6« il fit à la 
tète de ce régiment U campagne de 1807, oU il ae distingua par son intrépidité, 
notaniment : au comt>at de fiergfield où, selon lui, il riva ses épaulettes sur ses 
épaules ; à Heilsberg oh, dans son rapport de la Journée, le général Lasalle dit : 
€ Le 7« hussards est un des plus braves régiments de l'armée et ne saurait mieux 
être commandé, M. Colbert est son colonel. > — A Schirrau, oii le colonel 
Colbert fut blessé en restant le dernier dans un ralliement en arriére, etc. 

Le 9 mars 1809, il fut nommé général de brigade commandant la cavalerie lé- 
gère du a* corps d'armée (Armée d'Allemagne). 

Disponible le 19 juillet 1810, il reçut presque aussitôt, le 5 août 1810, le 
commandement de la brigade de cavalerie légère du corps d'observation en Hol- 
lande. 

Le 35 décembre 1810, il commanda une brigade de cavalerie stationnée à 
Haml>ourg. 

Le 6 mars 181 1, il fut nommé colonel du ae régiment de lanciers de la garde 
impériale, qu'il était en même temps chargé d'organiser à Versailles (lanciers 
rouges). 



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CAMPAGNES DB 1806-1807 X4I 



iSos La formation achevée^ le dépôt se trouvait ainsi com- 

posé : 

Etat-major 3 officiera ^ hommea. 
4« eacadron 4 officiera a8o hommea et 103 chevaai. 
9« compagnie 4 officiera 948 hommea et 39 chevaux. 



Il fit la eampafiM de iSia %fni tout set ordrtt kt itf et aaré gia M ot i de !•■• 
dert de la gàîde. 

Après Im betaille de Baotsen ea 1S13, le fénéril Con>eft reçut le eoaouiide* 
ment de aj etcadront de cevalerie (ler et ae bndera de la gerde^ et eherev- 
léaert de Bcrf). 

Le 3$ novembre 1S13, il fot nomné général de divitlott. 

Aprét avoir reconetitaé son régiment à Versailles et Tavolr porté à isoobom* 
mes montés. Il fit la campagne de iSu, eomoM général commandant la divisioa 
de cavalerie de la garde, composée de lanciers et de garde d^honneor. 

U a4 août iSt 5, après l'al>dication de Napoléon» U fnt maintenn à la léte de 
son ae lanciers, avec le titre de colonel dn eorpe royal des che van-l ég ers et ha* 
ciers de France. 

Le ler avril 1814, Il fut conservé par Napoléon comose colonel des leaders 
de Tez-garde, et nommé an commandement de la ire division de cavalerie de la 
garde pendant la campagne de 181$ en Belgique. 

Mis en non-activité le aa décembre 181$, arrêté et mis en prison» Q resta 
deux mois sons les verrons, et fat envoyé en exil pendant qnatre Boia. — Eaia, 
an mois de juin l8t6, il fut autorisé à revenir à Paris. 

Le 30 décembre i8iH> il fut compris comme disponit>le dans la cadre de 
rétat-major général de Tarmée. 

Nommé inspecteur de cavalerie le 17 mai i8a6, il reçnt le commandement da 
camp d*inttruction de Lunéville le 31 décembre l8a6. 

Le S mai 1828 il fut nommé inspecteur général de cavalerie dans les ite^ 
4* et 1 3« divisions militaires. 

Membre du comité consultatif de cavalerie en 1830» Q exerça ensuite les 
fonctions d*lnspecteur général de cavalerie pendant les années 1831, 183a 
1833. 

Nommé pair de France, en 183a, Q fut désigné en 183$ poar être aide de 
camp du duc de Nemours. 

En 1836, il fit avec le duc de Nemours la campagne de Constantiae et rac- 
compagna ensuite aux campe de Compiègne, LanéviOe, Fo nt ai neM een peadaat 
les années 1837 à 1840. 

En 1840, il fut placé dans le cadre de réserve de Pélat-BM^ général de 
Tannée, à son grand désespoir. 

Admis à U retraite le 30 mai 1848, et réintégré dans la ae section du cadre de 
réserve le a décembre 185a. Il mourut le a8 décembre 1853, à rige de 69 ans. 

Bleasores* — Blessé d*ua coup de (ea au bru droit dans la haata Egypte^ 
an VUL 

D*un coup de feu à la cuisse à Austerlita, a décembre 1805. 



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142 HISTORIQUE DU ?• HUSSARDS 



1809 Lei«fjuin 1809, 1® 4* escadron reçut Tordre de re- 

joindre les escadrons de guerre. 

De trois coupt d« Imcc à Ucuitte le 1 1 juiu 1807, à Schîrrau, oU eutooré d*iioe 
naée de Cotaquet» il fut tmuvé par tet huttardt. 

D*un coup de feu à la tète à Wagram, juillet 1809. 

D*ua coup de feu au bras fauche au Quatre-Bras, le 16 iuia 1815. 

D*uiie balle à la tète par la machine infernale de Fieschi, 18 juillet 1835. 

Décorations et dotations. — Membre de la Lé^n d*honaeuren 1806. 

Baron de l'Empire et officier de la Légion d'honneur en 1807 avec une dota- 
tion de lOyOoo fr. sur les biens de Westphalie. 

CoDunandeur de la Légion d'honneur 17 juillet 1809. 

A la fin de 181 1, chambellan avec dotation le 4,000 sur les biens d'Illyrie. 

Grand-officier de la Légion d'honneur 29 octobre 1828. 

Grand-croix de la l^égion d'honneur en 1839, 



»r::*5 



y^ 



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Combat m Pafa, Il iom ftot 



CHAPITRE IX 



Campagne de 1809 



de rarmée 
fraoçmite 



1S09 Au commencement de mars, des bruits de guerre avec 

roncentraiion TAutriche circulaient ; Napoléon ordonna la concen- 
tration de son armée d'Allemagne sous les ordres du 
maréchal Davoust. 

La brigade Pajol devait couvrir ces préparatifs en 
surveillant la frontière de Bohême. 

Dès le 37 mars, une patrouille de uhlans de Meerfeld 
était venue jusqu'au pont de Haselbach, occupé par un 
# poste du 7« hussards, et n'avait pas voulu communi- 
quer avec nos hussards. 
Incident de ^^ ^^f ^^^ patrouille du 7* hussards, induite en erreur 
^âidmunchen p^j- un paysan bohémieu , dépassa la frontière près de 
Valdmanchen, et reçut deux coups de fusil de la grand'- 
garde autrichienne qui se trouvait sur ce point. La 
patrouille rentra sans riposter et rendit compte. Le 
général Pajol punit sévèrement les 2 hussards. 
Un parlementaire autrichien vint à Valdmûnchen, où 



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144 



HISTORIQUE DU 7* HUSSARDS 



1809 



DécUratioa 
de guerre 



Combat 
de PreUiog 



' était le chef d'escadrons Reinhartz du 7e et demanda 
d'un ton ironique si la guerre était déclarée. Le com- 
mandant répondit qu'il y avait eu erreur de la part des 
deux hussards et ajouta: «Que les armées françaises n'é- 
taient pas des hordes d'Arabes, et que» dans toute l'his- 
toire, on ne trouverait pas d'exemple d'une guerre faite 
par les Français san^ déclaration préalable. > 

Les Autrichiens installèrent un fort détachement de 
chasseurs à pied en arrière du pont de Haselbach et une 
sentinelle sur le pont même. 

Le général Pajol, en réponse, établit, vis-à-vis, une 
grand'garde du 7« hussards avec une vedette à cheval. 

Enfin, le 10 avril, le général Pajol reçut du comte de 
Bellegarde, général autrichien, commandant les troupes 
concentrées en Bohême, la lettre suivante : 

« Monsieur le commandant des avant-postes français, 
€ d'après une déclaration de l'Empereur d'Autriche à 
« l'Empereur Napoléon, j'ai l'honneur de vous prévenir 
€ que j'ai l'ordre de me porter en avant, avec les troupes 
« que je commande, et de traiter en ennemies toutes 
€ celles qui me feraient résistance. 

Signé : c O^ Bellegarde. > 

Le corps de Davoust se concentrait à Ratisbonne; la 
brigade Pajol, tout en le couvrant, commença sa re- 
traite sur ce point le 11 avril. 

Dans des engagements d'avant-postes, les 16 et 17,1e 
maréchal des logis Heisser fut blessé d'un coup de feu 
et le maréchal des logis Korn fut pris. 

Le 7« hussards passa le Danube à Ratisbonne le 17 au 
soir. 

Le 19 avril, pendant que tout le corps de Davoust se 
retirait sur Abensberg, la division Montbrun, composée 
de la brigade Pajol, du 7» léger et de quelques pièces. 



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CAMPAGNE DE 18OQ I45 

~^^ eut à soutenir un combat des plus opinifttres et des plus 
glorieux pour protéger ce mouvement. Voici, à ce 
sujet, quelques fragments du rapport du chef d'état- 
major de Montbrun. 

€ Différentes charges de cava- 
lerie ont été faites sur les dragons de Klénau et sur les 
hussards de Tipeckik. Les forces de Tennemi augmen- 
tant, tant en infanterie qu'en cavalerie, et se montant à 
peu près à x8,ooo hommes, le général de division fit 
chargera la baïonnette le t régiment d'infanterie lé- 
gère, qui fit 300 prisonniers ; les y et t hussards et 
xi« chasseurs chargèrent alternativement les dragons, 
les hussards et les chevau-légers de Keitre. Ils char- 
gèrent aussi sur un régiment d'infanterie et lui firent 
beaucoup de mal. Ce combat dura depuis onze heures 
du matin jusqu'à sept heures du soir. 

€ Les forces de l'ennemi s'étant réunies, le général 
Montbrun, craignant d'être tourné, ordonna la retraite 
en échelons par la droite de la division; elle se fit dans 

le plus grand ordre, etc 

Signé : « Pirrr-PtissiGNY. » 

Le général Montbrun, de son côté, écrit : 
€ J'ai perdu beaucoup de chevaux par les balles et les 
€ boulets ; ma cavalerie ayant été entourée plusieurs 
€ fois par l'infanterie, nos sabres nous ont toujours tiré 
€ d'affaire. 

€ MoNTBtUN. > 

Le capitaine Dey fut blessé. 

Le brigadier Remy, les hussards Bernard et Roch 
furent tués. 

Le maréchal des logis Ileisser, au milieu des tirail- 
leurs, donna son cheval au général Montbrun, qui ve- 
nait d'avoir le sien tué. 



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146 fflSTORIQ.UB DU 7* HUSSARDS 



1809 Le 22 avril, pendant la bataille d'Eckmûhl, la division 

Bataille Montbrun, à rextrême-gauche, reçut le choc de 12,000 
d'Eckmflhi Autrichiens. Les trois régiments de cavalerie légère 
répétèrent charges sur charges et continrent l'en- 
nemi. 

Le brigadier Cautenet donna son cheval au général 
Montbrun, qui avait le sien blessé; il monta celui du 
général et prit un officier ennemi avec ledit cheval. 

Bataille Le lendemain 23, une nouvelle bataille se livra sous 
de Ratitbonne les murs de Ratisboune. La division Montbrun, à Tex- 
trême-gauche, se distingua de nouveau. 

Un peloton de vingt-cinq hussards à pied du 7« fut 
déployé en tirailleurs pour appuyer le 7* léger dans 
les bois, à droite et à gauche de la route d'Abach. 

Un escadron du 7e hussards fit une charge sur un 
régiment de uhlans, le repoussa vivement et fit plu- 
sieurs prisonniers. 

Le 7e hussards et les autres régiments de cavalerie 
. légère de Montbrun joignirent leurs charges à celle 
des cuirassiers, qui enfoncèrent les dragons de Hoheu- 
lohe. 

Napoléon avait assisté, à plusieurs moments, à la 
lutte engagée par la division Montbrun. Il fut très sa- 
tisfait de l'entrain de sa cavalerie légère et nomma 
commandeur de la Légion d'honneur le général Pajol, 
qui avait si noblement payé de sa personne. 

Le maréchal des logis Heisser mit pied à terre au 
milieu d'une charge contre les dragons autrichiens 
pour donner son cheval au général Montbrun, qui 
avait le sien blessé. 

Le brigadier Pascali et les hussards Roose et Vetzel 
furent tués. 

(Voir, aux pièces justificatives, l'état des officiers, 



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CAMPAGNB DB 1809 I47 



1S09 



sous-ofûciers et soldats qui se sont le plus distingués 
dans cette journée.) 

Poomiu d« L® ^4 avril, commença la poursuite de l'armée autri- 
rAfmé« chienne; Davoust, précédé de la division Montbrun, se 
•aiHchiennt mit aux trousses de l'armée de Bcllcgarde, qui fuyait 
en Bohême. 

Le 37, le major Liégea'rd, commandant le 7« hussards 
à la place du colonel Custines, malade, adressa le rap- 
port suivant au maréchal Davoust: 

MOKSEIGKEUR, 

cj'ai eu l'honneur de vous rendre compte que j'avais 
fait garder les gués en arrière de moi, j'ai également 
laissé un poste au moulin, près du couvent de Walde- 
bach où, hier, à onze heures, il y avait 80 ou loouhlans, 
plus un poste h Katzvobach. 

€ Hier, h 6 heures 1/3 du soir, un peu avant que nous 
n'arrivassions, 8 hussards autrichiens ont passé le guc 
à Roding et se sont dirigés sur Falkenstein, ils ont de- 
mandé des renseignements sur notre marche. 

€ 11 est certain, d*après les renseignements qui m'ont 
été donnés, que le prince Charles était hier à DrOck; il 
est attendu aujourd'hui h Cham, oii il doit réunir la 
plus grande partie de ses forces. 

€ Les patrouilles de la route de Ratisbonne n'ont 
rien appris de nouveau. 

€ J'ai envoyé sur Cham une patrouille de quatre 
hommes et leur ai ordonne d'aller avec précaution, la 
rivière étant gucable dans plusieurs endroits. 

€ Vous savez. Monseigneur, que cette rivière coule 
depuis Nittenau entre des montagnes qui deviennent 
plus élevées, et, par conséquent, la rivière est plus 



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148 HISTORIQUE DU 7* HUSSARDS 



1809 encaissée et les chemins sont plus difficiles à mesure 
qu'on s'approche de Cham. 

€ J'ai l'honneur d'être, avec le plus profond 
respect, Monseigneur, de Votre Excellence, le 
très humble et très obéissant serviteur, 

€ LiéGEARD. > 

C'est à cette époque queCurély (i) quitta le régiment 
pour aller rejoindre le général Colbert. 

La poursuite continua les jours suivants, la division 
Montbrun traversa le Danube à Linz le i*' mai et mar- 
cha sur Vienne. 

Le 10 mai, elle arriva à Krems, les 5* et 7* hussards 
durent surveiller le Danube de Krems à Vienne ; l'éten- 
due du terrain à garder était hors de proportion avec 
re£fectif des régiments. Les Autrichiens qui étaient sur 
la rive gauche faisaient mine de vouloir passer sur l'au- 
tre rive de temps à autre et tenaient ainsi nos avant- 
postes constamment en éveil. 

(1) Engagé volontaire, le 5 avril 1793, à Page de 19 ans dans le régiment 
dta hiitsarda de Lamolhe qui venait d'arriver à Pont-à- Mousson, Curé!/ resta 
an 7« hussards pendant ses 16 premières années de service et y conquit successi- 
vement les grades de tous-officier, lieutenant, capitaine. Mis en non-activité le 
3 novembre 1815, il avait 22 ans de service ainsi répartis par grade : 



Simple hussard 




II mois 




Fourrier 


6 ans 


6 mois 


8 jours 


Msl des logis chef 


1 an ' 


10 mois 


5 jours 


Adjudant 


3 ans 


5 mois 


17 jours 


Sous-lieutenant 


I an 


2 mois 


21 jours 


Lieutenant 


1 an 


7 mois 


12 jours 


Capitaine 


— 


10 mois 


13 jours 


Chef d*escadrons 


3 ans 


10 mois 


20 jours 


Colonel 




6 mois 


2 jours 


Général de brigade 


3 sus 


8 mois 


20 jours 



22 ans 6 mois 28 jours 

Sur ces années de service. Curé!/ comptait 20 campagnes pendant lesquelles 

il avait assisté aux batailles de Wissembourg, Heidelberg, la Pfrim, Neresheim; 

Ellenheim, Kehl, Diersheim, Fraubrunnen, Berne, Coire, Feldicirck, l*Albis, 

Zurich, Engen, Mankirch, Memm'uigen, Salxbourg, Eylau, Heilsberg, EckmUhl, 



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CAMPAGNB DE 1809 I49 



,g^^ Ci-joint un rapport du major Liégeard au général 

Pajol, 17 mai. 

€ Hier, à quatre heures du soir, une forte co- 
lonne de la.ooo hommes aumoins, infanterieet cavale- 
rie, a défilé sur notre droite à hauteur de Gremsdorf, 
moitié s'est dirigée sur Vienne, moitié" sur Korneu- 
bourg. 

cUne dizaine d*hommes d'infanterie autrichienne ont 
voulu venir hier soir à hauteur de Pichelsdorf entre la 
troisième compagnie et moi; une patrouille les ayant 
aperçus a prévenu le capitaine Bro qui s'y rendit de 
suite avec une douzaine d'hommes ; ils étaient déjà 
partis. 

€je vais aujourd'hui, mon général, visiter de nouveau 
la rive ; il faudrait, je crois, des postes de la hommes 
dont 4 seraient de garde avec un factionnaire de demi- 
lieue en demi-lieue. Le pays étant très difficile à garder 
en raison du grand nombre dlles boisées que contient 

EnKnf , la Rmah, Wa^ram, Polotk, k Bérétba, BaatSM, k Katsbach, Wachâa, 
Leipsig, Hanao, la Rolhièrt, MonlairaU, CbAteaii-Thi«rr]r, Craona*, Laoat 
Arcit-tar-Aabe, Waterloo et aaz combaU de Landau. Kreasaach, Maanheia, 
Frankenthal, Bopfinfen, Neaboorf, Infolitadt, RolhweiU Soleare, Staai, 
SchaiToate, Winterthor» Dietenhoffen, Brefeni, Feldkirck, NevbeuerD, Kreat- 
nonster, Frankenstein, SoiiderihaoseD,Zehdeiiick, IVenzlow, Goljmin, Gnttttadt» 
L4Uidtl>erg, Teterawald, Deppen, Ratbbonne, Karako, Papa, Pajrcerda, Lfinat, 
Altafulla» Borisow, Snorfoni, Uefnits, Goldberf , Dttsan, k GoUlotière, Utj, 
Méry-tor-Seine, SainUDisitry etc 

U fut t>letté aix Ibit : 

A Sahboarf , par un boulet, 14 décembre 1800. 

A Goltttadt, par on coup de fe«, 8 juin 1807. 

En Pologne, par on coup de lance, 9 join 1808. 

An combat de Karako, par va coap de talire an beat fanche et à kjove. 
Il Juin 1809. 

A Wafram, par un coup de feo an fenoo, 6 Juillet 1800. 

A Uefnitx, par plutieurt coapde knce et de sabre, 18 aoàt i8i J. 

Retiré à Jaainjr (Moselle) Corel jr t^adonna à rafiioiltiire. Il t'alteodait ton- 
joart à être rappelé à ractiTilé ; nuit k Restauration en Jufea autrement, et k 
19 novembre i8s7. Il monmt dans k force de Tâfty Cnppé d*niie attaqne 
d*apoplexie foadro/ante. 



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150 HISTORIQUE DU 7* HUSSARDS 



^809 le Danube, et aussi parce que le bras, qui forme la grande 
îleprèsZwcntendorfsebifurqueet en reforme encore une 
petite, il faudrait lo petits postes pourgarder une lieue de 
terrain. Vous pouvez être persuadé, mon général, que 
du moment où la nuit tombe, lespatrouilles se succèdent 
et se lient sur toute la ligne et que nos hussards sont 
toujours rassemblés et prêts à se porter où il y aurait un 
débarquement, qui ne peut jamais être considérable, 
puisqu'il n'existe de l'autre côté que quelques barques 
disséminées et petites. 

€ J'ai rhonneur de vous rendre compte que le général 
Montbrun n'a pas renvoyé les 9 chevaux de la compa- 
gnie d'élite qu'il avait emmenés. Quatre hommes se 
trouvent à pied, ils sont désolés. Si Ton venait à partir, 
commentemporter les selles, il n'y a pas un cheval dans 
le village. 
« J'ai l'honneur, ctc 

<C LléCEARD. > 
l.e régiment 

quitte la Le 7» hussards resta dans cette situation jusqu'au 
iirignde pajoi 3^ mai, u fcçut alors l'ordre de partir sur le champ pour 
** ^* Brûck, où il devait former avec les ler et ae chasseurs 
*^"^'* la division de réserve de cavalerie légère qui devait 
opérer en Hongrie sous les ordres du général Mont- 
brun. 
Le général Jacquinot était général de brigade. 
Le i«f juin, le t hussards comptait i8 officiers, 
595 hommes et 635 chevaux présents dans les trois esca- 
drons de guerre, le 4* était en route pour rejoindre. 

Montbrun ne tarda pas à se trouver aux prises avec 
les insurgés hongrois. 

Le 3, à Altenbourg, le général Jacquinot, à la tête du 
7« hussards, essaya de les joindre, maisl'ennemi s'enfuit 
rapidement. 



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CAMPAGNE DB 1809 1 3 1 



1S09 Le ^t Montbrun les atteignit sur les bords delà Raab- 

Combstdt la nitz; voici son rapport au maréchal Bessières : 
^^^hniiz € Sachant que j'avais environ 1,000 chevaux des in- 
surgés devant moi J'ai dû traverser la plaine avec pré- 
caution ; j'ai donc réuni tout mon monde et j*ai mar- 
ché serré de manière à pouvoir leur tomber dessus ; je 
fis longer le marais pour arriver sur la route de Raab 
avant eux; notre marche se fit si bien que nous les 
avons joints à très peu de distance du défilé qui est for- 
mé par le tournant de la Raabnitz et le Wiesselburger- 
Dassau. Je fis faire une charge au if régiment de chas* 
scurs pendant que le général Jacquinot longeait la ri- 
vière avec le 7« hussards et un escadron du 9« chasseurs 
pour aller s emparer entièrement du défilé, et si la 
charge du i*^ chasseurs n'eût pas si bien réussi Je crois 
d'après la connaissance quej'ai à présent de la conduite 
de MM. les nobles hongrois, qui ne sont que des fanfa- 
rons, nous faisions mettre pied à terre à 800 hommes, 
mais le i*' chasseurs les a tellement poussés que je n*ai 
pu engager que la tête de colonne du 7* hussards avec 
laquelle marchait le général Jacquinot. 

€ Nous avons fait galoper ces messieurs pendant qua- 
tre mortelles lieues, je leur ai fait donner quelques bons 
coups de sabre et nous avons fait 10 prisonniers que 
j'envoie à votre quartier général. 

€ Je crois que nous aurions été jusqu'à Raab, si je n'a- 
vais craint de me casser le nez contre leurs ouvrages. 
Mais j'ai cru devoir me retirer derrière les marais de la 
Raabnitz. 

Saint-Johann, 6 Joia. 

^ MOKTMUîl. > 

Le 8, l'avant-gardo de Montbrun, formée du ^9 hus- 
sards, eut un petit engagement près de Sowenghaza. Les 



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152 



HISTORIQUE DU ?• HUSSARDS 



1809 



Combat 
de Tapa 



Combat 
de Raab 



' insurgés s'enfuirent sur Raab, laissant trois des leurs 
sur le carreau. 

Enfin le 10, la division Montbrun se trouva réunie 
avec Tarmée d'Italie. 

Le 12, la division Montbrun se porta en avant et mar- 
cha sur Papa, Tavant-garde rencontra l'ennemi en 
avant du village de Szolosh ; la compagnie d'élite du 
7* régiment de hussards chargea avec vigueur les hus- 
sards de Holt, réunis à ceux de l'insurrection ; ils se 
replièrent sur 600 chevaux qui s'avançaient pour les 
soutenir. Le 7« hussards s'élança sur eux avec une telle 
rapidité, qu'il leur fit 103 prisonniers montés et en mit 
un nombre plus considérable hors de combat. Ce régi- 
ment s'arrêta à la vue de l'armée du prince Jean, rangée 
en bataille en avant de Papa etc.. 

Le hussard Morbach fut tué. 

Le lendemain 13, la division Montbrun, soutenue 
par la division Sahune (toutes deux sous les ordres de 
Grouchy), se porta sur Raab. Elle rencontra la cavale- 
rie ennemie, qui, n'acceptant pas le combat, se retira 
sous les murs de cette ville, où étaient réunies les ar- 
mées de l'archiduc Palatin et du prince Charles. 

L'ennemi s'aperçut vite qu'il n'avait à faire qu'à une 
avant-garde, mais ordre fut donné à Montbrun de 
garder le terrain conquis et d'y attendre le reste de 
l'armée. 

Ce général manœuvra pendant quatre heures avecune 
rare valeur sous le feu d'une artillerie nombreuse qui 
lui fit perdre 3 officiers, 38 hommes et 184 chevaux 
tués par les boulets. Ilexécuta plusieurs charges dans les- 
quelles il eut toujours l'avantage. Il coucha sur ses po- 
sitions. 

Le 7e hussards perdit ce jour-là : 



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CAMPAGNE DB 1809 I53 



^^ Le sous-lieutenant Galetto, le brigadier Christei les 

hussards David, Lambert, Loir, Bouté, Merzeau, Debray, 
qui furent tués. 

Parmi les blessés : le lieutenant Brachet, coup de pis- 
tolet au bras, le sous-lieutenant Kuhn, coup de sabre 
au bras gauche. 

^^'^ La bataille de Raab se livra le lendemain 14 juin. 

La division Montbrun, à la droite, chargea alternati- 
vement cavalerieet infanterieet parvint à les séparer. Le 
7« hussards poursuivit Tinfanterie, qui fuyait sur Co- 
morn, mais il ne put la joindre qu'à la nuit et au mo- 
ment où elle entrait dans le bois. 

Les hussards Lhomme et Duval furent tués, le capi- 
taine Roch fut blessé d'un coup de feu au bras droit. 

Le lendemain matin, Montbrun se mit à la poursuite 
de l'ennemi sur Comorn et ses reconnaissances lui ap- 
prirent qu'il avait repassé le Danube. La division resta 
à Âtsch jusqu'aux juillet; pendant cerepos relatif, Raab 
capitula. 

Le 2 juillet, l'armée d'Italie reçut Tordre de se mettre 
en marche pour rejoindre la Grande Armée ; elle devait 
être rendue le 4 à Schwachau. 

La brigade Colbert fut réunie à la brigade Jacquinot 
pour former la division Montbrun, qui passa sous les 
ordres du maréchal Davoust. 

Le 5 juillet, la veille de la bataille de Wagram, la 
division Montbrun, de concert avec la division Grou- 
chy, contint l'innombrable cavalerie ennemie pendant 
qu'une division de Davoust s'emparait de Glezendorf. 

luiaiii* ^^ 6 juillet, à la pointe du jour, ces deux divisions 

dt WafTM vinrent occuper la droite deGlezendorfet préparer sur 

le ruisseau le Russbach les passages nécessaires pour 

déboucher pendant que Davoust attaquerait NcusicdcL 



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154 



raSTOMOPE DU ?• HUSSARDS 



1809 



Poartuîte 
de l'Armée 
autrichieiiae 



A cinq heures du matin, Montbrun passa le Russbach, 
ily trouva presque toute la cavalerie ennemie réuniesur 
la gauche : 

< Je me suis trouvé attaqué (écrit-il dans son rapport 
à Davoust) par une force extrêmement majeure qui 
s'étant portée sur ma droite, Ta chargée avec grande 
vigueur, en même temps qu'elle chargeait ma gauche 
commandée par le général Pajol. La bonne contenance 
de mes troupes, l'ascendant qu'elles ont montré dans 
toutes les charges que l'ennemi a effectuées sur moi 
sur tous les points de ma ligne. Ta arrêté. Ta forcé à 
rester dans l'inaction et ne lui a pas permis de porter 
aucun parti à sa droite, ayant toujours manœuvré de 
manière à la séparer de son armée et à l'isoler, ce à 
quoi j'ai heureusement réussi 

€ Le général Jacquinot a aussi fait une très belle charge 
avec le ^t régiment de hussards. Enfin, Monseigneur, 
mes troupes se sont conduites de manière à mériter 
votre estime et à prouver leur dévouement et leur atta- 
chement à Sa Majesté l'Empereur 

« Notre perte a été de 80 tués, 200 blessés et 400 che- 
vaux tués ou blessés, ce qui vous prouvera. Monsei- 
gneur, ce que cette division a servi dans cette journée, 

« Montbrun. > 

Le 7« hussards perdit : 

Le sous-lieutenant Prévost, les brigadiers Caye et 
Ancelot, les hussards Petit, Sabria, Grosse, Mascret, 
Granthil, Houben, Dehaye, Lepoivre, Debeurgrave, 
Debroye, Petit J., Beaujard, qui furent tués. 

L'adjudant Granthil et le sous-lieutenant de Sansac, 
furent blessés et faits prisonniers. 

Montbrun, dès le 7 au matin, se mit aux trousses de 
l'ennemi; ses reconnaissances, bien faites, talonnèrent 



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CAMPAGNE DB 1809 133 



Combat 
(le ZnaTiD 



1809 Tennemi et ce fut par elles que l'on sut que Tannée en- 
nemie était à Znaim. 

Le duc de Raguse, qui était le plus près de ce point 
avec son corps d'armée, arriva le premier et livra un 
combat inégal à Znaïm. Il resta néanmoins sur ses 
positions jusqu'au soir, et le lendemain, Masséna et 
Davoust ayant rejoint, il allait entrer dans la ville 
quand l'ennemi en désordre demanda une suspension 
d'armes qui lui fut accordée. Ce fut le dernier combat 
de la campagne. 

Le 7« hussards exécuta plusieurs charges. Les maré- 
chaux des logis chefs Bernard et Cresset et le maréchal 
des logis Dubois furent parmi les blessés. 
Séjour j^^ ^^ hussards faisant toujours partie de la brigade 

ç^"^„^^"^ Jacquinot, division Montbrun, resta cantonné dans le 
cercle de Vienne, qui était commandé par le maré- 
chal Davoust, jusqu'à la signature de la paix, 14 octo- 
bre 1809. 

Il avait reçu des renforts considérables en hommes 
et en chevaux et était tout préparé pour une nouvelle 
campagne : 

Il comptait, le itr octobre, aux quatre escadrons de 
guerre : 

38 ofGciers, 806 hommes et 895 chevaux présents. 

Dans le courant d'octobre il fut envoyé dans le 
pays de Salzbourg, où il resta jusqu'au mois de jan- 
vier 1810. 

Le colonel Custines(i) y mourut le 27, décembre 1809. 

(1). Coslinet, Robert-Nico*tat-Gasp«rd» oé le ii septembre 1771, à Longwfoa^ 
entra au service le 15 octobre 1787 daiw le répmeiit de Fores (4e d^inlaa* 
terie). 

Caporal en 1 788, sergent en 1 789, adjudant en 1 79a, il devint captUine aide 
de camp du général Keatinf , le 8 août de la mèoM année. U fit les campagnes de 
1 793H 793, ans 11 et Ul anx armées du Nord, de U Moselle, da Rbia «t de l*Onest. 



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156 HISTORIQJJE DU 7* HUSSARDS 



,809 II f^t remplacé par le colonel Eulner, nommé le lo fé- 

vrier 1810. 

Par ordre de l'Empereur le 7« hussards dut se rendre 
à Magdebourg pour y être cantonné et nourri par les 
soins du roi de Wesphalie. Il y arriva le 26 février fort 
de 44 officiers, 1134 hommes et 987 chevaux. 

Le régiment resta à Magdebourg jusqu'au mois de 
mars de l'année suivante. Il partit alors pour la Pomé- 
ranie et tint garnison successivement à Dantzig et à 
Stettin. 

Le 25 mars iSia il fut envoyé à Conitz et environs ; 

Un 3« escadron fut formé à cette date par ordre de 
l'Empereur. 

Le 13 mai, le 7« hussards fort de 26 officiers, 1147 hom- 
mes et 1147 chevaux, aux 4 escadrons de guerre, alla 

Clatté avec ton grade dans rame de la cavalerie le 1 5 prairial, an fil il fat 
maintenu dans tes fonctions d'aide de camp jusqu'au 4 germinal an IV, époque à 
laquelle il fut adjoint aux adjudants généraux de Tannée du Nord. 

Capitaine à la suite dans le $• hussards le 4 thermidor an IV, il fit la guerre des 
ans V, VI, VU.Vlll, et IX aux armées du Nord, de Batave, d'Helvétie et du Rhin. 

A Tafibire du 33 prairial an VUl, (la juin 1800) il chargea avec son escadron 
contre un régiment ennemi qui occupait le village de Bongriden et lui fit mettre 
bas les armes. Mais ce régiment s'aperce vant que le capitaine Cusiines n'était 
pas soutenu, reprit ses armes et recommença le combat avec plus de fureur. 
Custines, quoique pris à l'improviste fit des prodiges de valeur ; il eut un cheval 
tué sous lui, fut blessé d'un coup de feu à la jambe gauche et combattit à pied 
j usqu'à ce qu'une partie des troupes de l'avaiit-garde de la division Richepanse 
fut arrivée pour chasser l'ennemi et s'emparer de la position. Le capitaine Cut- 
tines prit le cheval d'un sous-officier, poursuivit l'ennemi jusqu'à HulUen et lai fit 
encore éprouver des perles considérables. Nommé membre de la Légion d'hon* 
neur It 26 frimaire, an XII, il fit partie de l'armée du Hanovre les ans XI, XII. et 
XIII, puis de la Grande Armée pendant les guerres d'Autriche, de Prusse et de 
Pologne, et fut nommé aide-de-camp deSavary, le 31 novembre 1806. 

Chef d'escadron au 8« hussards le 9 janvier 1807, il fut fait officier de la 
Légion d'honneur le 11 juillet suivant. 

Major, à la suite, le 6 juin 1808, il commanda le 8« hussards jusqu'au 22 août 
et passa comme major en pied le 1 3 octobre de la même année au 28* dragons. 

Devenu colonel du 7« hussards le 9 mars 1 809 il fit à la tête de ce corps la 
campagne d'Autriche. 

Atteint d'une outUdie grave, il mourut le 37 décembre suivant. 



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CAMPAGNE DB 1809 



157 



1809 



cantonner le long de la Passarge, dans les environs de 
Vormditt. 

La guerre avec la Russie était imminente. 

Le corps d'armée du maréchal Davoust, dont faisait 
partie le ^^ hussards, dut être concentré à Gumbinen 
pour le 17 juin. 

C'est le 24 juin que la Grande Armée passa le Nié- 
men. 




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CoMIAT Ii*(HtROWKO, ti JUILLET ISI1 



CHAPITRE X 



Campagnes de 1812, 1818, 1814 

Le7ehottardfl Dans cctte caiDpagne de Russie, le 7e hussards fît 
^ ï* partie de la cavalerie de réserve sous les ordres de 
Grande Armée j^uj-^t, roi de Naplcs. Cette nombreuse cavalerie était 
divisée en 4 corps, composés chacun de 3 ou 4 divi- 
sions. 

Le régiment formait, avec le 9e chevau-légers, la bri- 
gade Jacquinot, une des trois brigades de la i<^ division 
de cavalerie légère, général Bruyères, du i«r corps de 
cavalerie, commandé par le général Nansouty. 

Il passa le Niémen sur le pont de Kowno, le 34 juin 
à midi. 

Le 25, TEmpereur adressa a tous les corps de cava- 
lerie les instructions suivantes, sur la manière dont il 
entendait qu*on fît les reconnaissances. 

Instructions pour la cavalerie. 
L*armée russe ayant une grande quantité de cava- 



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l6o HISTORIQUE DU 7* HUSSARDS 

,8,3 lerie légère, il faut bien se garder de faire les recon- 
naissances et de s*éclairer par de petites patrouilles de 
cinquante hommes, si elles ne sont pas soutenues par 
échelons. Ces patrouilles seraient enlevées, cela dimi- 
nuerait la confiance de nos troupes et en donnerait 
à Tennemi. 

Si le pays, est une plaine rase et découverte, il faut 
au moins une brigade ou environ 1300 hommes de 
cavalerie. Une pareille colonne en mouvement ne 
craint rien ; elle éclaire sans danger et tient un grand 
espace de pays. Les troupes bien échelonnées se 
reploient les unes sur les autres. 

Si le pays est coupé, il faut que la cavalerie soit sou- 
tenue par des compagnies de voltigeurs. Notre cava- 
lerie légère a trop d*ardeur ; il faut la retenir et lui 
prescrire de marcher prudemment. 

L'empereur a été surpris de voir que, dans la plupart 
des pays qu'il a parcourus, des patrouilles de cavalerie 
légère aient eu l'imprudence de s'avancer sans être 
soutenues. Il n'est pas encore arrivé de malheurs, mais 
ces malheurs se succéderaient bientôt de tous les côtés, 
si on oubliait les principes exposés ci-dessus. 

On ne peut pas faire battre l'estrade à la cavalerie 
légère dans un pays coupé et le système de faire battre 
la campagne par de petits postes donne occasion au 
pillage et ne peut £tre d'aucun résultat contre un en- 
nemi qui a une aussi grande quantité de cavalerie 
légère. 

Une reconnaissance de cavalerie a un but. On veut 
s'éclairer en avant et sur ses flancs, mais il faut le 
faire en envoyant de fortes colonnes. Si les Cosaques 
ne s'aperçoivent pas qu'une trentaine d'hommes sont 
soutenus par 130, par 300 et ensuite par un millier 



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CAMPAGNES DE i8ia-i8i3-i8i4 l6l 



Combat 
de Wilna 



,Sia d'hommes, ils tomberont dans des pièges et notre ca- 
valerie leur inspirera bientôt la terreur. Si on a de 
petits détachements, ils les enlèveront. 

Kowno, 2$ juin. 

Signé : Prince de Nbupchatbl, 

Chef d*éttt-major ^nèril. 

Le i«f corps de cavalerie, précédant le corps d'armée 
du maréchal Davoust, fut dirigé de Kowno sur Wilna, 
oii eut lieu la première affaire sérieuse, 38 juin. Les 
Russes, repoussés de partout, brûlèrent le pont de bois 
de Wilna et incendièrent d'immenses magasins. Â trois 
heures, le pont ayant été rétabli, la division Bruyères 
se mit à la poursuite de l'ennemi sur la rive gauche de 
la Vilia. Dans une légère affaire d*arrière-garde, une 
cinquantaine de voitures furent enlevées aux Russes. 

 la suite de cette action, l'Empereur fit de nom- 
breuses nominations au 7e hussards. 

Le chef d'escadron Reinhartz fut nommé major. 

Le capitaine Briquet fut nommé chef d*escadron. 

4 lieutenants furent promus capitaines. 

5 sous-lieutenants furent promus lieutenants. 

10 sous-ofûciers furent promus sous-lieutenants. 

La deuxième affaire du 7« hussards dans cette cam- 
pagne fut celle d'Ostrowno, 35 juillet. 
Combat La division Bruyères, soutenue en arrière par la divi- 
dOiirowno sion Saint-Germain et le 8« léger, rencontra la cava- 
lerie du corps russe Ostermann, près d'Ostrowno. Elle 
la culbuta sur son infanterie placée entre deux bois et 
lui prit 7 canons. 

Murât, arrivant avec la division Saint-Germain et le 
8. léger, engagea la lutte, qui fut des plus vives, l'en- 
nemi étant beaucoup plus nombreux que nous. La ca- 
valerie légère se couvrit de gloire. La cavalerie russe, 

II 



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l62 • HISTORIQJJB DU 7* HUSSARDS 



,g,, dont partie appartenait à la garde, fut culbutée. Les 
batteries que l'ennemi dressa contre notre cavalerie 
furent enlevées, les cànonniers sabrés. L'infanterie 
russe, qui s'avança pour soutenir son artillerie, fut 
rompue et sabrée par nôtre cavalerie légère. 

€ Quand nous arrivâmes, dit le colonel Labaume, le 
succès de Taffaire était décidé. .*..*. .le grand 
nombre de blessés sur le champ de bataille attestait 
la résistance des vaincus et la valeur des 7« et 8* hus- 
sards, qui, dans cette occasion, se couvrirent de gloire. 

Signé: « Labaume. > 

Le 7e hussards perdit dans cette affaire : • 

Le capitaine Ladmiral, le lieutenant Delhaye, le sous- 
lieutenant Heykenbrock, les maréchaux de logis Dieu- 
donné, Bouris,lebrigâdierOdoul, les hussardsGuehrard,' 
Gaspard, Douceron,Gayer,Blot,Chappet, qui furent tués. 
Parmi les blessés se trouvaient le lieutenant Granthil, 
les sous-lieutenants Gouin, Kuhn, Kriste, Korn, etc. 

Aflâire Le Surlendemain 27, la division Bruyères eut une nou- 

dt viuptk y^wQ affaire à Vitepsk avec Tarmée russe, qui ne tint 
pas, et se retira sur Smolensk.* Le capitaine Ferreîy 
disparut et le hussard Duchemin fut tiié. 

Dès le mois d'août le 7e hussards avait déjà bien 
fondu. * \ ' 

Ainsi, le 20 août, l'effectif qui, lors de l'entrée en 
campagne, était de 1147 hommes et 1 147 chevaux, 
était descendu à 752 hommes et 710 chevaux présents ; 
il est vrai qu'il y avait : . : r 

211 hommes et 189 chevaux aux petits dépôts. 
51 — et 6 — aux ambulances, 
25 — et 15 — en arrière. 
10 — et 10 — en correspondance. ^ - ' 
4* — et" '4 • — à rartiilérié; - 



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CAMPAGNES DB lSia-lSl3-lSl4 163 



,81 a Mais néanmoins les pertes avaient été énormes. 

La situation du 5 juillet porte 15 chevaux morts. 
•^ 10 — — a7 — — 

— ao — — i8 — — 
. — 5 août — 39 -^ — 

— 10 — — 14 — et 6 hom- 
mes morts aux hôpitaux, etc 

Par contre, les officiers avaient beaucoup de chevaux 
à eux ; ainsi, pour 23 officiers, on comptait 90 chevaux 
d'officiers. ' 

Le 16 août, Tarmée française arriva devant Smolensk , 
considéré comme le boulevard de Moscou. Cette ville 

était défendue par l'armée russe» - - - 

. Les deux armées restèrent en présence le 16 et le 17 
jusqu'à midi. ^ ;..;.. 

A deux heures du soir, Napoléon ordonna h la divi- 
sion Bruyères de chasser la cavalerie ennemie et les 
Cosaques qui occupaient le plateau le plus près du pont 
en amont de la ville. Ce qui fut promptement exécuté/ 

L*Empereur fit alors attaquer la ville par son infan- 
terie et son artillerie. A une heure du matin Tennemi 
avait repassé le Borysthène et à deux heures nos grena-' 
diers y entraient. 

On poursuivit les Russes, et la division Bruyères 
livra à leur arrière-garde une suite de combats où elle 
eut toujours le succès. 

Dans ces quatre journées des 17, 18, 19 et ao août, 
le 7* hussards perdit : 

Le sous-lieutenant Baude, les brigadiers Jacquot, 
Schmitt, les hussards Briquelet, Kuppers, Bleiher, Dc- 
sumeur, qui furent tués. 

Le capitaine Roch, le chirurgien-major Calvet, le 
sous-lieutenant Schirner furent parmi les blessés. 



BaUilU 
c1« Smolentk 



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164 HISTORIQUE DU 7* HUSSARDS 

[^^^ Le a6 août, le t hussards prit part à Tafifaire deDoro- 

gobourg ; le sous-lieutenant Ehrard y fut blessé. 

Combat Les 38, 29 et 30 août, combat de Viasma, la division 
d« Viâtma Bruyères exécuta plusieurs charges. Nous eûmes le hus- 
sard Bertault tué, et parmi les blessés le capitaine 
Finet et le sous-lieutenant Christe. 

Ordre Le 31 août, le roi de Naples envoya Tordre suivant 

de Murtt iur ^yjiji corps de cavalerie : 

les mtrchee 4i\\y aura chaque jour deux brigades de cavalerie 
légère de service ; une d'avant-garde, une de réserve. 

La cavalerie marchera autant que possible à droite 
et à gauche delà grande route, qui doit rester libre pour 
l'infanterie et les batteries. 

La cavalerie marchera à l'avenir en colonne par 
pelotons, à moins que le terrain ne puisse le per- 
mettre. 

Dans la marche, chaque régiment doit avoir ses flan- 
queurs, mais disposés de manière à pouvoir être rap- 
pelés d'un coup de trompette. 

La division Bruyères tiendra la droite de la route... 

La brigade d'avant-garde, ainsi que la brigade de ré- 
serve, marcheront à cheval sur la route. 

On donnera chaque jour un ordre de marche. 

Les chevaux de main doivent aussi marcher en ordre 
et à la suite de chaque brigade. 

Toute voiture trouvée en arrière, à l'exception des 
ambulances, sera jetée de côté et brûlée... 

€ JOACHIM. » 

Batâinedeu Le ^ Septembre fut livrée la bataille de la Mos- 

Motkowa ko^a. 

« Nos troupes légères s'emparent de la deuxième 

redoute lorsqu'elles sont chargées par les cuirassiers 



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CAMPAGNBS DB l8l 2-1813-1814 165 



7i^^ russes, mais ceux-ci sont reçus par une vive fusillade 
de rinfanterie et ramenés vigoureusement parla brigade 
Jacquinot... 

Les corps de toutes armes rivalisèrent de courage et 
de dévouement pour le service de TEmpereur... 

Les généraux Jacquinot et Bruyères, qui ont marché 
à la tète des différentes charges, ont eu des chevaux tués 
ou blessés. > 

€ JOACHOC. » 

Le colonel Eulner, du t hussards, eut son cheval tué 
sous lui et fut blessé dans sa chute. Il fut remplacé im- 
médiatement par le major Boisselier qui conduisit le 
régiment à une nouvelle charge. Cet officier supérieur fut 
tué par un boulet. 

Le 7« hussards perdit en outre : 

Le lieutenant Soursac, le maréchal des logb Holz- 
berger, le brigadier Vach, les hussards Vooyden, Virtz, 
Krein, David, Dertoux, Berton, qui furent tués. Le sous- 
lieutenant Demangeot fut blessé. 

Le régiment prit une part active dans la poursuite 
RttMtfl desRusseset, dans les journées des 9, 10 et i a septembre, 
livra une suite de combats aux environs de Mojaîsk, où 
il perdit : l'adjudant Boulanger, le brigadier Devosc, 
les hussards Bach, Theurath, Qeysens,Nelles, qui furent 
tués. 

Le chef d*escadron Briquet, le capitaine Finet fu- 
rent blessés de coups de feu à la tête. 

Après la prise de Moscou et Tincendiede cette ville, le 
itr corps de cavalerie de réserve fut envoyé sur la route 
de Kalouga. Le 7« hussards prit part à plusieurs affaires 
et perdit : 

Le 16 septembre le hussard Kœsgcn, tué. 
25 — — Thumser,tué. 



PoarBttH* 



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l66 HISTORIQUE DU 7* HUSSARDS 



jgij Le 29 septembre le hussard Sapen, tué. . 

30 — — Chenet, tué. 

Combat Le 4 octobre, au combat de Voronowo, le sous-lieute- 
de Voronowo nant Vagner fut tué et le capitaine Finet blessé de 
deux coups de sabre. * . 

• Les 14, 15, 16, 18 et 20 octobre, le régiment eut de nou- 
velles affaires, où il perdit: le maréchal des logis Chyly, 
les hussards Rousset, Cappe, Detoy et Peter. . 
Le sous-lieutenant Gouin eut un doigt emporté. 
Combat d« ; Le 33 octobre, le 7*hussafds était au combat de Ma- 
Majœrotuweix jQgj.Q^j^^gt2, le Capitaine Gerbaut fut pris, les hussards 
Sauvage, Royer furent tués. . ; . 

. Enfin, dans cette pénible et désastreuse retraite, les 
lieutenants Kuhn et Renaud, les sous-lieutenants Paga- 
netto, Dandelot, de Soursac, les chirurgiens Paumor- 
• det^t Durosoy disparurent.' Les lieutenants Ress et 
les sous-lieutenants Van Heyringen etEikenbroek mou- 
rurent aux hôpitaux. . . » . 

Leye hussards battit en retraite surElbing, où il arriva 
le 23 décen^bre.i8i2..Il resta quelques jours dans cette 
ville et fut dirigé ensuite sur Dantzig où il parvint le 

24 janvier 1813. . 

• Campagne de 181^^ en Allemagne. 

Le i«r février Ï813, le V* hussarde, faisant toujours 
partie de la brigade ^ Jacquinot, division Bruyères, 
ne comptait plus qiiê :' 24 officiers, 260 hommes, 

25 chevaux d'officiers et' 82 chevaux de troupe. Son 
dépôt était à Liège. 

Reconttiiution Par décret de l'Empereur ou avait d'abord formé, avec 
de u cavalerie le dépôt, uu 4e escadron bis ; mais, le 21 mars 1813, en 
vertu d'une nouvelle décision impériale, le major Bri- 
quet procéda à Liège à la dissolution de cet escadron 



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CAMPAGNES DB 1813-1813-1814 



•167 



i8ia 



Combat 



j&i^età rorganisation.d'une 6« compagnie, et dés3r, 4< et 
5* escadrons pour compléter le régiment à 5 escadrons. 
L*org£^nisation achevée, le 7* hussards comprenait 
5 escadrons, 21 officiers, 530 hommes et 438 chevaux^ 
mais, le 15 avril, il n'y avait encore à Tarrnée que 
14 officiers, 209 hommes et 146 chevaux. Le reste for^ 
mait des détachements en route pour rejoindre : 7 offi- 
ciers, 135 hommes, 150 chevaux étaient à Hanovre 
(dépôt de cavalerie) ; 58 hommes, la chevaux à Bruns- 
wick et 128 hommes, 130 chevaux à Liège. 

Le 5 avril, les 2 escadrons du 7« hussards qui étaient 
de Zehdenick ^ l'armée prirent part au combat de Zehdenick, où le 
sous-lieutenant Gouin fut blessé. 

Le 14 avril, ils eurent un petit engagement àÂschers- 
leben, où le hussard Mariotti fut tué et le lieutenant 
Mœnighoffer blessé. 

Le 27 avril, dans une sortie faite par la garnison de 
Dantzig, le sous-lieutenant Schneider, du t hussards, 
fut blessé de 16 coups de lance. 

Le régiment assista aux affaires de Lutzen, de Borna ; 
il faisait partie de la division Bruyères, itr corps de 
cavalerie, général Latour-Maubourg. 

Le 21 mai, il était àBautzen, où la victoire fut décidée 
par Tattaque vigoureuse exécutée par la garde et le corps 
de cavalerie de Latour-Maubourg. 

Le 22 mai, dans la poursuite, le général Bruyères eut 
la jambe emportée par un boulet, il fut remplacé parle 
général Corbineau. 

Un armistice fut signé le 4 juin, le T hussards vint 
cantonner dans le cercle de Sagan; on profita du repos 
pour exercer les hommes et les chevaux et pour réparer 
les effets. 

Le 27 juin, le général Latour-Kaubourg passa le régi- 



BaUillet d« 

I uizen 
et Beatsen 



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l68 HISTORIQUE DU 7' HUSSARDS 



,g,3 ment en revue. Il n'y avait que 17 officiers, 169 
hommes et 199 chevaux présents. 

Le 15 août, les hostilités recommencèrent, le 7« hus- 
sards était fort de trois beaux escadrons d'environ 150 
hommes chacun, il formait avec les 6« et 8« hussards, la 
ire brigade de cavalerie légère sous les ordres du général 
Pire. 

A l'affaire de Pirna, 27 août, le sous-lieutenant 
Malherbe fut blessé et pris. 

Combat Dans la retraite qui suivit le combat d'Altembourg, 
d'AUembourg ^g septembre, contre les corps de Thielman, Baum- 
garten, la brigade Pire formant l'arrièie-garde eut à 
fournir des charges nombreuses et souvent heureuses. 

Le maréchal des logis Bandely fut tué, le chef d'es- 
cadron Dupuy, les lieutenants Bernard, Christe, Du- 
bois, Eltz et le sous-lieutenant Bournel furent blessés 
et pris. Les lieutenants Vauchet et Bangofsky furent 
blessés. 

Bataiiit Pendant les trois jours que dura la bataille de Leipzig, 
d« Leipzig i6, 17 et i8 octobre, la brigade Pire faisant partie de la 
division Berkeim, i«f corps de cavalerie, fournit plu- 
sieurs charges. Le ^^ hussards perdit : le maréchal des 
logis Décret et le hussard Maillet qui furent tués, le 
chef d'escadron Badany, le capitaine Reinhartz, le 
lieutenant Dubois, le sous-lieutenant Steigel, qui furent 
parmi les blessés. 

Dans la retraite qui suivit ces malheureuses journées, 
le régiment eut une affaire à Eckartzbourg, où le hus- 
sard Bauer fut tué et le lieutenant Heisser blessé. 

Le 30 octobre, la division Berkeim assista au combat 
de Hanau, dernier de la campagne. 

^^reoL * ^^^ novembre, elle repassa le Rhin à ii heures du 

ta France 



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CAMPAGNBS DB i8ia-i8i3-i8i4 169 



[^Tj ^^^^ ®* '^* dirigée sur Kreutznach, rive gauche de la 
Nahe. 

Le 7 novembre, il y avait présents à Tappel du 
matin : 2 officiers, 37 hommes et 27 chevaux valides ; 
32 hommes et 32 chevaux indisponibles. 

Cest tout ce qui, du 7« hussards, avait suivi la divi- 
sion Berkeim dans sa retraite. Ce détachement était 
commandé par le capitaine Dandlau. 

Le reste du régiment était dispersé ou pris ; quelques 
officiers et quelques hommes purent néanmoins re- 
joindre le dépôt à Liège. 

Campagne de 1814. 

Nmi¥tiu Au commencement de janvier 1S14, en vertu d*un 
orfaniMUioa décret impérial, le i« corps de cavalerie de réserve, 
d« te cavaitrfo général Doumerc, composé préalablement de quatre di- 
visions à trois brigades, fut dissous et ses éléments ne 
formèrent plus qu'une division de cavalerie à deux 
brigades. Chaque brigade comptait deux régiments 
provisoires. Chacun de ces régiments provisoires cor- 
respondait à chacune des quatre anciennes divisions. 

Ainsi, le i*'' régiment provisoire correspondant à la 
i^ division de cavalerie légère, se trouva formé avec 
ce qui restait des 6«, 7* et 8* hussards, i6« chasseurs, 
I*'» 3*f 5* et 8* chevau-légers. 

Le 7« hussards fournit pour son compte : 

I capitaine, 2 lieutenants et 63 hommes (dès le 15 no- 
vembre, quelques hommes avaient rejoint l'escadron 
Dandlau). 

D'un autre côté, le dépôt de Licgc du 7«hussards avait 
été transféré à Cambrai, et le aS janvier il était dirigé 
sur Versailles, où il devait contribuera la formation de 
la division de cavalerie de réserve que le général 
Bordesoulle était chargé d'organiser dans cette ville. 



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170 HISTORIQ.ÛB DU 7* HUSSARDS 



"^ ,Ce dépôt, du^ régiment . comptait à cette date : i colo- 
nel, I major, 3 chefs d'escadrons, 3 adjudants-majors, 
3 chirurgiens, i quartier-maître, 4 capitaines, 4 lieute- 
nants, 7 sous-lieutenants; en tout 27 officiers, 129 
hommes, 69 chevaux d'officiers et 8 chevaux de troupe. 

Affiiiret d« - La !>• division de cavalerie légère assista aux affaires 
c^^**'*' <ie - Saint-Dizier, le 26 janvier; de Champaubert, 

Vtuchllpf ^^ février, oh,* sous la conduite de Doumerc, elle cerna 
le corps d'Alsuview dont 1,500 hommes seulement 
purent s'échapper; deVauchamps, 14 février, où elle 
fut réunie à la cavalerie du général Saint-Germain et à 
celle de la garde, le tout sous les ordres de Grouchy. À 
la tombée delà nuit et sous les yeux de TEmpereur, ces 
braves cavaliers fournirent une suite décharges furieu- 
ses sur les troupes en retraite de Blûcher et achevèrent 
d*y porter la terreur et la mort. Le prince Auguste de 
Prusse, le feld-maréchal, les généraux Kleitz et Kapze- 
witsch, entraînés par les fuyards, confondus avec eux, 
furent foulés aux pieds des chevaux. On aurait tué ou 
pris jusqu'au dernier homme, si le prince de la Mos- 
kowa, craignant de voir les hommes s'égarer dans 
les bois, n'eut fait sonner le ralliement. 

Dans ces différents combats, le hussard Massolo fut 
tué et les lieutenants Baumann et Lefebvre furent 
blessés. 

Combat dt D'autre part, un détachement de 78 hommes du 
Monteretu *^t hussards, parti de Versailles le 1 1 février pour re- 
joindre le régiment à la !'• division de cavalerie 
légère, arriva le 14 à Provins ; il fut dirigé sur Monte- 
reau et prit part à la bataille du 18 et à la fameuse 
charge dans les rues de Montereau, où des conscrits, 
à cheval depuis quelques jours seulement et qui 
voyaient l'ennemi pour la première fois, culbutèrent 



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CAMPAGNES DB i8ia*i8i3-i8i4 171 



'^ ^^t sabrèrent les uhlans de Schwart^emberg et les hus- 
sards de Ferdinand et les poursuivirent de Tautre côté 
des ponts de la Seings. % : . . . 

Le lieutenant Demangeot y fut blessé. . 

Après la victoire de Montereau, l'Empereur réorga- 
nisa sa cavalerie. Les régiments provisoires furent 
supprimés et les détachements rejoignirent leur corps 
respectif. 

L^ 7« hussards fit partie de la brigade Vathier, divi- 
sion Merlin/ î*' corps de cavalerie, général Borde- 
tfouUe. 
AffakM &% * ij pf |( p0|^ giix affaires : de Reims, 5 mars, où Tadju- 
^*^^ dànt Berthé et 4e hussard Rousset furent tués ; de 
^^ ^^ Laon, 9 et, 10 mars, ob le sous-lieutenant Hocque fut 
blessé ; de Rony, li mars, 0(1 le corps prusso-russe du 
(fomtè de Saint-Priest fut presque anéanti et ce général 
blessé mortellement. 

Le 30 mars, Paris capitula. 

Le T hussards fut envoyé à Pont-rÉvêque pour se 
refaire. Le 16 mai, il comptait: 35 officiers, 318 hom- 
mes, 98 chevaux d'officiers, 144 chevaux de troupe. 
7* htttMfiit Le 4 mai, une ordonnance royale nomma une com- 
«roriéMs mission chargée de réorganiser Tarmée sur le pied de 
paix. Cette Commission fut composée des maréchaux 
Ney, Augereau, Macdonald,et de huit généraux de di- 
vision. En principe, le 7« hussards devait être dissous, 
mais on le conserva provisoirement et on ajouta à son 
numéro la dénomination de Hussards d'Orléans. 

Le duc d'Orléans fut inscrit au contrôle du corps. 

Le régiment partit le 14 mai de Pont-l'Évêque pour 
se rendre à Valcnciennes, où était son grand dépôt. 

Il devait être reconstitué avec ce qui restait de l'an- 
cien corps, plus un détachement du i*' hussards et un 



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172 HISTORIQJJE DU ^% HUSSARDS 



i8,4 du 13* hussards. Le 12 septembre 181 4, le général 
PuUy, assisté de l'inspecteur aux revues Delécourt, 
procéda à Torganisation du 7» régiment de hussards 
d'Orléans, qui se composait des éléments suivants : 

Détachement du 7e husssards, Colonel Eulnbr 

33 officiers 918 hommes 380 chevaux. 

Détachement du ler hussards, chef d'escadron Hbnriqpbz 

18 officiers 73 hommes 87 chevaux. 

Détachement du 13e hussards, chef d'escadron Barziza 

9 officiers ij hommes 16 chevaux. 

La formation achevée le nouveau régiment se trouva 
constitué à 8 compagnies, 4 escadrons comprenant: 
4a officiers, plus la gardes à la suite, 393 hommes et 
392 chevaux. 

Le 8 octobre, le colonel Marbot, colonel de l'ancien 
^y chasseurs, fut nommé au commandement du 
7* hussards d'Orléans en . remplacement du colonel 
baron Eulner (i), mis en non-activité. 

(1). L« i^énéral baron Eutner (Guillaume-Joseph), naquit le 29 mai 1767 au 
Val d'Ehrenbreistein, pays de Trêves. 

A l'âge de 18 ans^ il s*enr61a au régiment suédois devenu 81 # d'infanterie en 
179>* Six ans après seulement, il était nommé grenadier. Le 14 septembre 1792, 
il quitta IMnfanterie et passa dans Tescadron des hussards de la lé^on de Keller- 
mann, oh il eut pour capitaine, Mansy, auquel il devait succéder plus tard dans 
le commandement du 7e régiment de hussards. 

Maréchal des logis aux Guides dt Hocht le 10 novembre 1794, il fut nommé 
lieutenant par ce général le 26 décembre de la même année. 

11 s*était déjà (ait remarquer par sa bravoure et avait reçu un coup de sabre à 
la main gauche le 1er avril 1793 (affaire des Deux-Ponts) Hoche le nomma capi« 
taine à la suite le 26 septembre 1795. 

Moreau le mit en pied le 27 septembre 1800 et cette décision fut confirmée 
par un arrêté consulaire du 1 2 décembre de la même année. 

Nommé chet d*escadron surnuméraire le 22 novembre 1806, Il passa avec 
ce grade huit jours après au 6e chasseurs et devint major au lie chasseurs le 
7 avril 1807. 

Sa belle conduite à l'aflaire de Pordenone^ le 6 avril 1809, où il reçut un coup 
de feu au menton, lui valut le grade de colonel surnuméraire au 6e chasseurs le 
30 mai 1809. 

Le 7 de ce même mois, comt)attaiit sous les ordres du général Sahuc, à U tête 



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CAMPAGNES DB i8ia-i8i3-i8i4 173 



1814 ^^7* hussards d'Orléans resta à Valenciennes jus- 

qu'au mois de mai 1815. 

d« ton socitti régtn«nt (le 6%) U avtk, m pMMft d« k Firrt, prit oose pièces 
de canon aei Aelrtchiens. 

A Wafraa II reçut plnsieiire coape de tebre. 

Nooieié colonel en second sa $e has«ards le J so6l 1809, fl re^t le 1$ d« 
Mène »oi«, le litre de beron, svec ane dotation de 4,000 frsocs de renie 
annuelle snr les biens résenrés en Hanovre. 

Le iSféTrier i8ao, le baron Eolntr fat nommé col«>nel do 7e bossards avec 
lequel il fit les campafnes de iSifl, 1813, 1814. A la bataille de la Moakowa 
U fat bWsté frièveaMnt par suite d*ane cbute, son cbevsl s/anl été tné sons lai, en 
charf eant en tête de ses hussards. 

Membre de la Légion d*honneiir le 14 mars 1806, officier le s8 Juin 18IS, H 
eot la croli de Saint- Loois, le 18 soAl 1814. 

Mis en non-activité le 8 octobre 1814 et retraité par ordonaaoce d« a6 joiOet, 
U fut nommé maréchal de camp honoraire le 6 février i8ai. 

Le baron Enbier monretà Revifny (Menée) le so a ovembce i8t4. 






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OiriciER, 7*^ Hussards, 1815 



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OFFICIER DE HUSSARDS, 1815. 



CHAPITRE XI 



La Campagne de Belgique. Uoeadement du Béglmeat 



isis Au mois de janvier 1815, le roi Louis XVIII avait 

;• Honardt reudu uue ordonnance rétablissant les enseignes ou 

Colonel- cornettes blanches dans les régiments Colomls-Géné- 

raux.' 
' Le 7« hussards d'Orléans, devenu, en vertu de la 



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176 HISTORIQIJB DU 7« HUSSARDS 



ig,5 me ordonnance, ColoneUGénéral^ eut sa cornette blan- 
che. Voici, du reste, la reproduction de la pièce offi- 
cielle : 

Tuileritt, 16 ianvier 1815. 

Ordonnance du roi sur le rétablissement des enseignes 
ou cornettes blanches dans les régiments Colonels- 
Généraux. 

Article premier. — Chacun des princes de la famille 
royale ou des Princes du sang qui ont été pourvus de 
lune des charges de colonels généraux, aura, dans 
Tune des armes dont il est colonel général, un régiment 
qui prendra la dénomination de régiment de Colonel- 
Général. 

En conséquence, le 7« régiment de hussards, qui porte 
le titre de régiment d'Orléans, y ajoutera la dénomina- 
tion de Colonel-Général. 

Art. il — Dans les régiments de troupes à cheval 
des colonels généraux, la cornette blanche du colo- 
nel général sera confiée au i«r escadron du régi- 
ment. 

Art. m. — Chacun de ces escadrons aura, en sus de 
son organisation, un officier qui dans la cavalerie 
aura le titre de cornette blanc. Cet officier, pris parmi 
les lieutenants, aura les appointements de ire classe de 
son grade ; il roulera pour son rang avec les capitaines 
et sera susceptible de prendre le commandement d*une 
compagnie. 

Art. IV. — La cornette de la cavalerie sera blanche, 
ayant au milieu un soleil ou une broderie d'or, avec 
cette devise : Nec pluribus impar. 

Art. V. — La cornette ne saluera que le roi, les 
princes du sang royal, les maréchaux de France ; elle 



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CAMPAGNB DE BELGIQUB 177 



1815 recevra le salut des drapeaux ou étendards et des armes 
de tous les autres corps lorsqu'elle paraîtra. 

Signé : Louis. 

Le 7t hussards ne conserva pas longtemps la dénomi- 
nation de Colonel-Général, car Napoléon» retour de 
nie d*Elbe, étant rentré à Paris le 20 mars 1815, rendit 
un décret le 93 avril suivant» en vertu duquel le régi- 
ment de hussards Colonel-Général redevint 7* hussards. 
Eniré« Ce régiment mobilisa au commencement de mai,3 es- 

en cMipacn* cadrous commandés par le colonel Marbot, et comp- 
tant : 

39 officiers, 430 hommes, 417 chevaux. 

Il forma avec les y et 4* lanciers une brigade, sous 
les ordres du général Bruno,qui fut attachée au i*r corps 
d'observation de l'armée du Nord, général comte 
d'Erlon. 

Le 10 juin, le y chasseurs fut adjoint aux régiments 
précédents pour former une division de cavalerie sous 
les ordres du général Jacquinot. 

Le T hussards à cette date était fort de : 

37 officiers, 413 hommes, 500 chevaux présents. 

Bauiik Pendant la courte campague de 1815, il prit part 
dt Fkanit h la bataille de Flcurus, où le maréchal des logis-four- 
rier Chanal fut tué (17 juin). 

n«uuit Le 18 juin, le y hussards était à Waterloo. Pendant 
de Waterloo jq^jç j^ bataille il servit de liaison entre la droite du 
corps d'Erlon et la division Domon et fut chargé de 
surveiller l'arrivce des Prussiens. Quand Blùchcr arri- 
va, notre régiment fut débordé. — Le colonel Marbot 
fut blessé. 

(Voir aux pièces justificatives les lettres de Marbot à 
ce sujet.) 

it 



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178 HISTORIQÎJB DU T HUSSARDS 



,g,j Dans la retraite désastreuse qui suivit la défaite de 

Waterloo, le 7« hussards fut un des régiments les plus 
vite ralliés, ainsi que l'atteste une lettre du général De- 
jean, aide de camp de l'Empereur, datée de Guise, le 
20 juin. 

La division Jacquinot suivit le corps du comte d'Er- 
lon dans sa marche en retraite sur Paris. 

Le 26 juin elle était établie aux faubourgs de Laon, 
le 29 à Bondy. 

Le ler juillet, le 7* hussards coucha à Pantin avec le 
8» régiment de ligne et le bataillon de la Jeune Garde. 
Il était fort de 32 officiers et 348 hommes. Le 2 juillet il 
était à Fontenay-aux-Roses. 

Le 3 juillet, il y eut suspension d'armes, l'armée de- 
vait se retirer au delà de la Loire. 

Licenciement 

Avant de quitter le sol français, le roi Louis XVIII 
avait rendu une ordonnance datée de Lille, 13 mars 
1815, qui destituait les officiers généraux, commandants 
militaires ou chefs de corps qui « adhéreraient au parti 
de Bonaparte ». et licencierait « tous les officiers et sol- 
dats des corps de terre et de mer gui, entraînés par leurs 
chefs f auraient participé à la révolte. > 

Après Waterloo, une nouvelle ordonnance royale en 
date du 16 juillet jeta les bases de l'organisation d'une 
nouvelle armée. 

Cette ordonnance débute ainsi : c Considérant qu'il 
est urgent d'organiser une nouvelle armée, attendu 
que d*après notre ordonnance du 23 mars, celle qui 
existait se trouve licenciée, etc > 

C'en était donc fait de la vieille armée. 

Pour constituer la nouvelle, on commença d'abord 



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CAMPACNB DB BELGIQUB 



179 



>»•$ 



iMtnKtloa 

pour U 
UccadMMot 



par remplacer beaucoup de coloneb et par disséminer 
les escadrons des régiments de cavalerie. 

C'est ainsi que le colonel Marbot (i) fut renvoyé et 
remplacé à la tête du 7* hussards par le colonel de 
Trobiant, 94 juillet 1815. 

A cette date, ce régiment occupait : 

Etat-major et i«r escadron à Ch&teauroux» I40fûciers9 
69 hommes et 106 chevaux ; 

2^ escadron à Niort, 5 officiers, 56 hommes et 
69 chevaux ; 

y escadrons à Niort, 7 officiers, 55 hommes et 
69 chevaux ; 

4« escadron à Montluçon, a officiers, ai hommes et 
26 chevaux ; 

5« escadron à Bourges, a officiers, ai hommes et 
a6 chevaux. 

Le maréchal Gouvion-Saint-Cyr, alors ministre de 
la guerre, signa le 5 septembre une longue instruction 
dans laquelle étaient exposées en détail les mesures à 

(1) Marbot (baroa d«)(J«Mi-B«pti«te«Antoio«-llarcrniii) Mqsit k t aoàt I7tt, 
•■ châlcM 4% La Rivièrt prêt AnUlae (Corrèt*). Entré à Pâc* 4« 17 «M aa 
Itr réftaMol 4« haaaaidi, it aapltabr* 1799, fl éuk Maréchal ém logkê !• 
Itr dic f bw at tova- Hanttnaal la 31 dé c aibca da la léMa ■■■!■, Il paaaaavae 
aoa frada m !$# rég laKi 4a rhmiara la 1 1 (uia i8oi aC fat aavojré è récola 
d*équitatioada Varaadiaa, la i« aapUaibra iSot. 

Nofluié aida 4% casp d*Anfaraa« la p août iSoJ, lîaalaoaat la n {aUlat 1S04, 
capUaioa la 3 {aaviar 1S07, fl dariot aida da caaip da ■aréchal L a nn aa la 1 «o* 
vaaibra iSoS, chai d^aacadroo la 3 )oi« I S09 at aida 4% caap da aaréchal 
MaMéaa la iS jnio t«iva«t. 

Paaaé m lar ré ^ t a tat da ch iaaiar a laft aoiraibca tSii^poia as 13a da séaM 
anaa la it JaSTiar iSit, ■ fat MMaié colonal dodH tt^JMtt la 1$ aovaaH 
bra iKit. 

Noaiaié cotonel •■ 7a réftaimt ée haaaarilt la S octobra 1S14, tt fat pml^ aar 
lada«iièaa Ktta da rordonoanca da S4 juilM iSiS- Bëiuà da Pranca, d*apréa 
la loi da i« Janvier 1S16, rappelé par ordonnanct da 1$ octobra iS*$» adnii an 
trmitaaant da léfoma ta 1er avril i8ao, rétabli aa deai-aolda aeac rappel da 
lar avril iSso» fl fat replacé coaaa colooal da Sa régiaiil da eh— aa an la 
tt aara 1829. 



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l8o mSTORIQÎJB DU ?• HUSSARDS 



1815 



prendre pour exécuter le licenciement des régiments de 
cavalerie tout en évitant la destruction complète des 
anciens corps. 

Cette opération paraissait devoir se réduire à une 
soigneuse revision du personnel ayant principalement 
pour but de changer la composition et Tesprit des corps 
d'officiers. 

On avait établi un livret d'emplacement publié en 
date du !•' octobre, présentant en regard des noms des 

Aide de camp de S. A. R. le duc d'Orléans le 12 août iSjo, H fut promu au 
grade de maréchal de camp le 22 octobre de la même année. 

Comprit dant le cadre d'activité de l'état-major général le 23 mars 1831, 
il commanda la première brigade de cavalerie au camp de Compiègne le 18 juin 
1834. 

Nommé lieutenant général le 21 octobre 1838, il fut nus à la disposition du 
gouverneur général de l'Algérie le 3 avril 1840. 

Membre du comité d'état-major le 30 septembre 1841, il fut désigné comme 
inspecteur général de cavalerie le 23 mai 1842. 

Le 13 avril 184$» il fut membre du Comité de cavalerie. 

Admis k faire valoir ses droits k la retraite le 17 avril 1848, il mourut à Paris le 
16 novembre 1854. 

Il fut blessé onxe fois et quelquefois grièvement. 

Le 8 février 1807, à Eylau, il reçut un coup de baïonnette au bras gauche, et 
fut affecté, de plus, d'étourdissement considérables par le passage d'un boulet qui 
a traversé la corne de son chapeau. 

Le l«r noveml>re 1808, à Ayréda, coup de sabre au front. 

Le 9 février 1 809^ coup de feu au travers du corps, au siège de Saragosse. 

Le 33 mai 1809, coup de biscaïen k la cuisse droite, à Essiing. 

Le 12 juillet 1809, coup de feu au poignet gauche, à ZnaYm. 

Le 14 mars 181 1, coup d'épée dans le visage et coup de sabre dans le ventre 
au comtMt de Miranda de Corxo. 

Le 31 juillet 18 12, coup de feu à l'épaule gauche, au combat de Jacol>owo. 

Le 4 décembre 1812, coup de lance au genou droit, comt>at de Plénit Ché- 
choui. 

Le 18 octobre 1813, coup de flèche à la cuisse droite, bataille de Leipzig. 

Le 18 juin 1815, coup de lance à la poitrine, Waterloo. 

Le 12 mai 1840, coup de feu au genou gauche, expédition de Médéah. 

Nommé chevalier de la Légion d^honneur le 16 octobre 1808, officier le 
28 septembre 18 13, commandeur le 3i mars 1831, il fut promu grand officier le 
30 avril 1836. Il fut fait chevalier de Saint-Louis le 10 septembre 1814, grand- 
oCficierde Belgique en décembre 1832 et grand-croix de la couronne de Chêne 
de Hollande en août 1842. 

Le 6 avril 1845, il fut nommé pair de France. 



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CAMPAGNB DB BELGIQPB 



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i8i$ 



Dtrsiirtt 
intlnictioQt 

pottr U 
BctadMitat 



' nouveaux régiments de cavalerie une colonne inti- 
tulée : Anciens régiments qui doivent concourir à leur 
organisation. 
D'aprcs ce tableau^ Le yv hu»aiJs« qui avait cic ^ap- 

ments de hussards, devait verser : 
Son liT escadron au nouveau 4* hussards à Lille. 
2» — —y — à Provins. 

y — — i** — à Spinal. 

4^ — — 3t — àAlençon. 

y — — (,• — à Strasbourg. 

MaiSi à la suite d'un changement de cabinet, le duc 
de Feltre succéda au maréchal Gouvion Saint-Cyr 
comme ministre de la guerre. 

Dès lors tout fut changé. Les anciens régiments de 
cavalerie furent complètement détruits, et on dispersa 
tous leurs éléments, au sein desquels, il faut bien le dire 
aussi, on redoutait depuis les Cent-jours de voir sub- 
sister des foyers permanents de bonapartisme. 

D'après les dispositions définitivement arrêtées par 
le duc de Feltre, et qui furent réellement appliquées, 
toute connexité disparut entre les opérations du licen- 
ciement des anciens corps et celles de la formation des 
nouveaux régiments correspondants. 

Les militaires furent renvoyés dans leurs foyers en 
attendant les ordres du gouvernement, ou bien retraités 
pour blessures ou pour ancienneté de service. Les 
chevaux furent remis aux préfets; tout le matériel versé 
dans les magasins de l'État. 

Chaque corps nouveau disposa pour composer son 
personnel des anciens soldats de son arme domiciliés 
dans un certain nombre de départements limitrophes, 
choisis aussi près que posisble de son lieu déformation. 



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HISTORIQPB DU 7* HUSSARDS 



,815 Le 5 novembre, le 5* escadron fut licencié à Bourges ; 

le 23 novembre, le !•' escadron fut licencié à Château- 
roux , le 14 décembre, ce fut le tour du 4* escadron, à 
Montluçon ; enfin, les a^et 3* escadrons furent licenciés 
à Niort le 26 décembre 181 5. 

Finalement, le conseil d'administration de Tex- 
7* hussards, présidé par le colonel de Trobiand, se 
réunit à Saumur le 23 décembre 181 5 et arrêta la comp- 
tabilité de l'ancien régiment. 

Les 17,000 francs qui restaient en caisse furent versés 
entre les mains du receveur général dlndre-et-Loire. 

Le 7* régiment de hussards, qui avait eu une si jolie 
page dans les guerres de la Révolution et de l'Empire, 
avait disparu. 




Cour 01 lAIRl I.X AVANT (1815) 



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Officier, t Hussards, 1S40 



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Li CoLOfiii. CoMTi M Gioocmr 
(D« 10 MpItaWt IMO t« f MtMiWt IM7.) 



SECONDE PARTIE 

CHAPITRE I 
OrteiloB d'im Booreaii T riyim«Bt de Hnnards 

Après le traité du 15 juillet 1840» le roi Louis-Phi- 
lippe augmenta le nombre des régiments d'infanterie 
et de cavalerie. 

Le 7« régiment de hussards fut créé en vertu de Tor- 
donnance royale du 29 septembre» ainsi conçue: 

« Louis-Philippe, roi des Français» à tousprésents et 
« avenir, salut : 

€ Vu notre ordonnance du 19 février 1831 qui règle 
€ la composition et l'organisation de la cavalerie ; 

€ Vu notre ordonnance du 30 mars 1834/qui réduit à 
« cinq escadrons les régiments de cavalerie ; sur le 



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184 fflSTORIQJJB DU T HUSSARDS 

,g^^> « rapport de notre ministre, secrétaire d'Etat de la 

« guerre ; 
« Nous avons ordonné et ordonnons ce qui suit : 
« Article I. — Il sera créé 6 régiments de cavalerie 

« légère, savoir : trois de chasseurs et trois de hus- 

« sards. 
« Les trois régiments de chasseurs prendront les nu- 

< méros 13, 14 et 15, ceux de hussards, les numéros 
« 7, 8 et 9. 

« Article II. — La force et la composition de ces ré- 
^ giments, ainsi que la solde et les diverses prestations, 

< seront les mêmes que pour les régiments de cavalerie 
« actuellement existants. Leur habillement sera déter- 

< miné par nous, sur la proposition de notre ministre 

< secrétaire d'Etat de la guerre. 

« Article III. — Pour la formation des cadres des six 
« nouveaux régiments et par exception aux disposi- 
« tions de notre ordonnance du 16 mars 1838, les em- 
<: plois qui ne seront pas donnés à l'avancement ou à 
€ la non-activité, pourront être conférés à des officiers 
<: de cavalerie qui passeront avec leurs grades dans 
« ces régiments. 

« Article IV. — Notre Ministre, secrétaire d'Etat de 
« la Guerre, est chargé de l'exécution de la présente 
« ordonnance. 

5i]fn^ ;« Louis-PmLiPPE. > 

« Par le Roi, 
« Le pair de France» Miaistre, Secrétaire d'Etat de la Guerre, 

Signé : <t Cubières. » 

Une décision royale du même jour arrêta qu'il ne 
serait procédé qu'à la formation du 13e chasseurs et des 
7«, 8« et 9« hussards. 



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caiATioN d'un nouveau t hussaids 185 



1840 ^A Altesse Royale, Monseigneur le duc de Nemours, 

Lieutenant général, fut chargé d'organiser ces quatre 
régiments à Lunéville, en vertu d'une ordonnance 
royale. 
L'uniforme du 7* hussards fut ainsi déterminé : 
Pelisse et dolman, vert (boutons jaunes). 

Tresses mélangées, vert et orange (or pour les offi- 
ciers. 

Collet, parements et garnitures de pelisse, en peau 
d'agneau grise. 

Schako, vert clair. 

Pantalon, garance. 

Schabraque et porte-manteau, garance. 

Le reste du harnachement et de l'équipement con- 
forme à ce qui est prescrit pour les autres régiments de 
hussards. 

Le complet du régiment fut fixé à i.oa; hommes et 
873 chevaux, et en vertu d'autres décisions ministé- 
rielles, le noyau du corps dût être formé avec des 
détachements provenant des 4*, 5*9 6« et i3« chasseurs 
et du ;• hussards. 

Le 14 novembre, le régiment fut constitué à Lunéville 
par M. le général Boyer, délégué par son Altesse Royale 
le Duc de Nemours. 

Les 7« et 8* hussards formèrent dès lors une brigade 
sous le commandement du général Gûssler (i). 

Dès Tannée suivante le 7* hussards fut désigné pour 
aller au camp de manœuvres de Compiègne. 11 partit 
avec 99 officiers, 336 hommes et 491 chevaux formant 
4 escadrons. 

Le 26 septembre, le roi vint passer la revue des trou* 

(1) L« (éoéral GOMltr tmk éébM coflUM lroMp«ttt m 7* 
«794- 



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l86 HISTORIQUE DU 7» HUSSARDS 



jg^, pes et le colonel de Grouchy reçut des mains de Sa 
Majesté l'Étendard du régiment. 

Le 7« hussards fut ensuite dirigé sur Versailles, sa 
nouvelle garnison, où son dépôt vint le rejoindre le 
4 novembre 1841. 

Le régiment resta à Versailles jusqu'au 6 octobre 1844, 
fournissant des détachements, à Saint-Cloud, Sèvres, 
Dreux, etc., pour faire le service d'escorte auprès du roi. 

Paris fut sa nouvelle garnison jusqu'au 21 mars 1846, 
avec des détachements d'honneur à Saint-Cloud, Fon- 
tainebleau, Chantilly, etc. 

A cette date le 7* hussards partit pour Vienne 
ayant 2 escadrons détachés à Lyon. 

Le 3 novembre 1847, ^^ colonel de Grouchy fut nommé 
Maréchal de camp et remplacé à la tête du régiment 
par le colonel Grenier. 

Le 14 février 1849, 1® régiment quitta Vienne pour se 
rendre à St-Mihiel ayant son dépôt détaché à Scheles- 
tadt jusqu'à la fin de l'année. 

Le 18 janvier 1850, tout le régiment vint tenir gar- 
nison à Clermont-Ferrand, où il resta jusqu'au i«r jan- 
vier 185 1. 

Il partit alors pour Castres ayant un escadron 
détaché à Toulouse et un à Saint-Amans-la-Bastide. 

Le 9 mai 1852, les officiers prêtèrent, en présence du 
lieutenant-colonel Lhuillier, le serment prescrit par le 
décret du 13 avril précédent. 

Le colonel Grenier était alors à Paris à la distribu- 
tion des aigles. 

Le 4 novembre 1852,1e régiment quitta Castres et alla 
séjourner à Avignon jusqu'au 12 juillet 1853, époque à 
laquelle il fut envoyé à Montpellier avec 2 escadrons à 
Béziers et i escadron à Lunel. 



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CRiATION d'un NOUVBAU ^^ HUSSARDS 



187 



,g34 Le 20 avril 1854, un décret impérial ordonne la for- 

mation d'un 6« escadron. 

Le 8 mai suivant, le Conseil d'administration du 
régiment, réuni sous la présidence du général de divi- 
de Salles, commandant la lo»* division militaire, éta- 
blit le procès-verbal de la formation du 6« escadron, et 
avant de lever la séance, M. le général de Salles pro- 
clama le 6t escadron constitué. (Voir aux pièces jus- 
tificatives). 




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CotOREL GMfIttB 

(Ihi 9 MTcaWt 1147 •« f I ••41 ISS7) 



CHAPITRE II 



Séjour an Algérie 

Séjour en Le 33 mai 1854, le 7« hussards reçut l'ordre de partir 
Aieérie démonté pour l'Algérie. Les chevaux (753) furent ver- 
sés aux i«^ a«y 5% 9e et i2« hussards. 

Le régiment partit en 3 détachements et le ler août 
il était établi : 

Etat-major i«s 2; 3« escadrons à Mustapha (colonel 
Grenier) ; 4«, 5« et 6« escadron à Blidah (lieut.-colonel 
Lhuiilier). 

Au 8 novembre de la même année, le t hussards 
changeait d'emplacements : 

2 escadrons étaient à Mustapha avec le colonel; 



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190 HISTORIQ.UE DU 7* HUSSARDS 

185^ a à Blidah avec le lieut.-colonel; 

I à Milianah ; 

I à Orléansville. 

Un détachement d'une centaine de chevaux pris 
dans plusieurs escadrons était à Lagouath. 

Pendant son séjour en Algérie, c'est-à-dire du !««• août 
1854 au ler mai 1858, le régiment n'eût que 2 affaires 
un peu sérieuses. Les fatigues, par contre, ne lui furent 
pas ménagées ; les escadrons, constamment en route 
pour se rendre d'un détachement à l'autre ou pour accom- 
pagner les colonnes dirigées au sud de Laghouat, dans 
* le Sahel, etc., avaient beaucoup souffert, mais, malgré 
tout, s'étaient toujours fait remarquer par leur esprit 
militaire et leur tenue. Ce qui valut au régiment, quand 
il quitta l'Algérie, l'ordre suivant du Maréchal, gou- 
verneur de l'Algérie : 

€ L'Empereur rappelle en France le 7* régiment de 
« hussards. Arrivé en Algérie en 1854, ce corps a été 
« noblement représenté aux expéditions de 1856, 1857, 
« dans les vallées du Sébaou, de Boghari, de l'Oued 
4: Sahel et aux combats livrés à cette époque sur les 
« versants du Djurjura. 

< En 1855, 1856, 1857, ses escadrons ont fait partie 

< des colonnes dirigées au sud de Laghouat. 

4: Dans ces divers mouvements de guerre et malgré 
« les inconvénients inhérents à une existence de bi- 

< vouac, le 7« de hussards aura laissé un long souvenir 

< parmi nous pour sa belle tenue, ses habitudes mili- 
4: taires, son exacte discipline et son courageux élan 
« devant l'ennemi. 

€ Il rapportera dans la mère patrie les traditions 
« d'ordre et de discipline qui l'ont signalé. 
« Comme à l'Armée d'Afrique, il sera toujours prêt à 



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SijOUR EN AiGillB I9I 



Titl-OvBov. 



it5« < donner à l'Emperear et à la France de noavelles 
€ preuves de son énergie et de son dévouement. > 

Au mois de mai 1855,5 escadrons du régiment, réunis 
à Blidah sous les ordres du colonel, firent une marche 
sur Teniet-el-Haad et TOuarensénis, et rentrèrent en- 
suite dans leurs garnisons. 

Le 13 janvier 1856, 2 escadrons accompagnèrent le 
général Yusuf jusqu'à la Zaoula duBach-Aga Sidi 
Tahas. 
ACik* Le aa janvier, un escadron fut envoyé à Tizi-Ouzou. 

Cet escadron eut deux affaires avec les Arabes. 

Le 39 janvier, pendant un fourrage, il fournit une 
charge contre les Arabes pour dégager le goum qui 
venait d*ètre attaqué. Les hussards sabrèrent l'ennemi 
et lui tuèrent une douzaine d'hommes. Nous eûmes 
2 hommes et 5 chevaux blessés. 

Le 17 mars, pendant l'abreuvoir, une fusillade très 
vive fut engagée, mais sans faire aucun mal à Tcs- 
cadron. 

Le 19 mars, l'escadron quitta Tizi-Ouzou pour se 
rendre dans le haut Sébaou; il formait l'arrière-garde 
d'une colonne légère d'infanterie qui fut inquiétée k 
hauteur des montagnes des Beni-Ratten par une vive 
fusillade. L'escadron dut charger pour repousser les 
attaques de lennemi. 

Le capitaine de Sers, commandant l'escadron, fut dé- 
coré pour sa conduite dans ces différentes affaires. 

Le 31 août, 2 escadrons vinrent de nouveau à Tizi- 
Ouzou. 

A la fin de septembre, ils prirent part à lexpcdition 
du générai Chapuis chez les Beni-Rattcn. 

Le iS décembre 1838, une division de l'escadron de 
Laghouat accompagna une expédition & Ouargla. 



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iqa HISTORIQ.UE DU 7* HUSSARDS 



1858 Au i^f janvier 1857, le régiment occupait : 

Blidah, Etat-Major, a« et 6e escadrons; 

Orléansville, i« escadron; 

Aumale, y escadron ; 

Miiianah, 5» escadron; 

Laghouat et Ouargla, 4« escadron ; 

Au mois de juin 1857, deux escadrons prirent part à 
Texpédition du colonel d'Argent dans TOued-Sahel. 

Le 28 juin, à Guérébissai pendant un fourrage, les 
deux escadrons furent employés à brûler les récoltes 
des Kabyles. 

Deux autres escadrons furent attachés à l'expédi- 
tion dirigée sur le territoire des Meschtah. Après être 
restée environ deux mois à soumettre cette tribu, la 
colonne rentra à Dra-el-Mizan, le 11 juillet. 

Le 13 août 1857, le colonel Grenier fut admis à la 
pension de retraite et remplacé à la tête du t hussards 
par le colonel Pénis de Lacombe. 
Rentrée j^e ler avril 1858, le lerescadrou partit de Blidah pour 
accompagner le général Yusuf à Laghouat,mais, arrivé 
à Boghar, il dut rétrograder, le 7* hussards venait de 
recevoir l'ordre de rentrer en France. Il devait aller h 
Tarascon, où il prendrait les chevaux et les harnache- 
ments du 7» chasseurs, qui était désigné pour le rempla- 
cer en Algérie. 

Le 4 juin, tout le régiment était rentré en France et 
occupait les deux garnisons de Tarascon et Marseille 
avec un peloton détaché à Montpellier. 

Cette situation dura jusqu'au mois d'avril 1859; *o^s 
les détachements reçurent alors Tordre de rejoindre le 
régiment à Tarascon. 

Le aj avril, le 7e hussards était réuni en entier en vue 
de la campagne dltalie. 



en France. 



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Datailu m Soi.ri«i50, 14 J«ia f m 



CHAPITRE m 



Campagne dltalia et pfeioda de paix 
de 1860 à 1870 



Un ordre ministériel prescrivit de mobiliser 4 esca- 
drons du 7« hussards, sur le pied de guerre, pour faire 
partie de la division de cavalerie (général 0« Partou- 
neaux) du y corps de Tarmée d*ltaiie. 

Les 2 autres escadrons, y et ôe^ formant le dépôt, fu- 
rent envoyés à Moulins. 

Les 4 premiers escadrons partis de Tarascon le 
30 avril, étaient rendus à Saint-Jean de Maurienne le 
14 mai, et le 20 du même mois tout le régiment était 
réuni à Alexandrie et formait avec le a« hussards, la 
ire brigade de la division, sous les ordres du général 
Comte de Clérembault. 

«3 



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194 HISTORIQUE DU ?• HUSSARDS 



i8s9 Le régiment resta dans les environs d'Alexandrie 

jusqu'au 28 mai ; de là il fut dirigé sur Palestro, où 
arriva le 31 mai, au moment où cette position venait 
d*être brillament enlevée par l'armée sarde et le 
3e zouaves. 

Toute la division Partouneaux, réunie le lerjuin, se 
mit en marche sur Magenta, où elle arriva le 7 et bivoua- 
qua sur le champ de bataille. 

Du 8 juin au aa, la division continua sa marche vers 
l'Est, sans rencontrer l'ennemi. 

Les 22 et 23, elle bivouaqua à Carpenedolle, près de 
Castiglione. 

Une reconnaissance conduite par le sous-lieutenant 
de Moracin rencontra des Uhlans à Castiglione, le 22 ; 
c'était la première fois depuis l'entrée en campagne 
qu'on se trouvait en présence de l'ennemi. 

Le lendemain 23, le sous-lieutenant du Terrail, dans 
une autre reconnaissance, signala des forces supérieures 
également du côté de Castiglione. 

Bataille de C'est le 24 juiu que fut livrée la bataille de Solférino, 

soiférino 2 escadrous du 7e hussards furent employés comme 

soutien de la batterie de la division de cavalerie qui, 

des hauteurs de Médole, couvrait la plaine de ses 

feux. 

Le reste de la brigade de Clérembault était venu les 
appuyer et les protéger contre une colonne ennemie 
qui menaçait la batterie. 

Jusqu'à midi, le 7« hussards resta ainsi exposé passi- 
vement au feu de l'artillerie ennemie dont les boulets 
atteignaient la ligne de cavalerie. Les escadrons char- 
gés de la garde de la batterie eurent surtout beaucoup à 
souffrir. 

Le sous-lieutenant du Terrail fut blessé d'un éclat 



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Officier, 7** Hussards, 1859 



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CAMPAGKB DITAUB I95 



its9 d'obus aa front, les hussards Bonn et Collé furent bles- 
sés également et le capitaine Budan de Russe eut son 
cheval tué sous lui. 

Vers midi, sur la demande du général Niel, qui dési- 
rait qu'on vint au secours d'une de ses brigades grave- 
ment engagée dans les vergers, le général de Clérem- 
bault chargea dans un terrain couvert et coupé de 
fossés avec a escadrons du a« hussards. Le 7« hussards, 
laissé sans ordres, suivit le mouvement, mais sans s'en- 
gager complètement, sous un feu de tirailleurs assez 
nourri qui lui fit éprouver quelques pertes. Dans ce 
mouvement les hussards Mageron et Laurent furent 
blessés. Devant cet effort infructueux, la brigade battit 
en retraite dans la plaine. Vers 3 heures la bataille 
était déjà gagnée, lorsqu'un orage épouvantable sur- 
vint tout & coup et quand le temps se fut éclairci, sur 
les cinq heures, les Autrichiens avaient disparu. 

Le 7* hussards fut envoyé en reconnaissance sur 
Guiddizzolo et reprit le contact. On bivouaqua sur les 
positions conquises. 

Le régiment avait eu 6 chevaux tués et 10 blessés 
pendant la bataille. 

Le maréchal des logis Bassac, d'escorte auprès du 
général de Partouneaux, avait été blessé d'un coup de 
feu au genou. 

Le lendemain la division se porta en avant, traversa 
Guidizzolo et se mit au bivouac en avant de cette ville. 
Elle y resta le 36 et le 37. 

Le aS elle se porta sur Cerlago où elle séjourna 
jusqu'au 30. 

Le 1er juillet, le 7* hussards, attaché à la division 
Renault, accompagna cette diviston&VaIeggio,oùilresta 
jusqu'au 8 juillet, jour de la signature de Tarmistice. 



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1 196 fflSTORIQÎJB DU 7* HUSSARDS 



1859 Le régiment vint séjourner à Voghera jusqu'au 

4 août. 

Il venait de recevoir Tordre de rentrer en France. 

Il partit le 5 août de Voghera et fut. dirigé sur Nice, 
où il arriva le 19. II fut accueilli avec enthousiasme; 
les hommes et les chevaux étaient littéralement cou- 
verts de couronnes et de fleurs. 

Enfin, le 18 septembre, le 7« hussards arriva à Mou- 
lins où il devait tenir garniaon. 

Le 30 mars 1860, le régiment . quitta Moulins pour 
aller à Castres, avec un escadron à Toulouse ; Tannée 
suivante, le 6 septembre 1861, il fut envoyé à Béziers et 
Montpellier, détachant un escadron à Lunel et un à 
Marseille. 

Au mois d'avril 1863, il vint à Lyon avec a esca- 
drons à Vienne, il resta deux ans dans ces garnisons et 
au mois d'avril 1865 il dut allerà Valenciennes ayant 
2 escadrons à Condé. 

Le 30 décembre 1865 le colonel Chaussée fut nommé 
au commandement du régiment en remplacement du 
colonel Fénis de Lacombe, retraité. 

Le 10 mai 1867, 4 escadrons du régiment partirent 
pour le camp de Châlons et, les manœuvres terminées, 
furent envoyés à Pont-à-Mousson, où le reste du régi- 
ment les rejoignit le 13 septembre. 

Le 7 avril 1868, le 7» hussards reçut Tordre de mobi- 
liser 4 escadrons de manœuvre pour se rendre à Luné- 
ville, le dépôt dut aller à Toul. 

Le i3Juillet 1869, par ordre du Ministre de la Guerre, 
le 7« hussards fut appelé à participer aux opérations du 
camp de Châlons. Les manœuvres terminées, il fut 
dirigé sur Versailles, où il arriva à la fin de sep- 
tembre, . 



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CAMPAGNB DITAUB 



197 



Les deux escadrons de dépôt durent se rendre à 
Senlis. 

Il était dans cette situation lorsque éclata la guerre de 
1870-1871. 




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CoiONti Oui 
(D« 10 UtUÊhn IM9 m II 



1171) 



CHAPITRE IV 



CampacBM de i87(M87i. 

Efiiré« Par décret impérial du 15 juillet 1870, le 7* hussards 
Campacne dut moblUser 4 escadrons et se rendre à Thionville 
pour former avec le a« hussards la brigade légère (gé- 
néral Montaigu) de la division de cavalerie (général 
Legrand) attachée au 4« corps de Tarmée du Rhin (gé- 
néral Ladmirault). 

Le régiment arriva à Thionville le 31 au soir et bi- 
vouaqua sur les glacis à la droite du 2« hussards, déjà 
établi depuis le matin. 
Le 26 juillet, un ;• escadron formé avec un des esca- 



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aOO mSTORIQUB DU 7* HUSSARDS 

~~^ drons du dépôt de Senlis, vient rejoindre le régiment 
à Thionville. 

Le lendemain, la brigade Montaigu se porta en avant 
dans la direction deKédange^oùellese mit au bivouac; 
le a8| le 7« hussards, mis au service de la division de 
Lorencey, fut envoyé à Colmen, village à i kilomètre de 
la frontière. 

Le 39 juillet, un peloton de reconnaissance, com- 
mandé par le sous-lieutenant Larbalétrier, fut envoyé à 
Valdrisse, où il rencontra une patrouille ennemie à qui 
il blessa un cavalier. C'était la première action de la 
campagne. 

Le 30 juillet, un escadron envoyé en reconnaissance 
avec un bataillon sur Nied-Âltorf, constata qu'environ 
10 h 12 mille hommes étaient réunis à cet endroit. Le 
31, le régiment alla bivouaquer à Filstroiï, il fut attaché 
à la division de Cissey. 

Le i«r août, le 7« hussards se porta au secours de la 
grand'garde du 57^ de ligne attaquée en avant de Pil- 
stroffpar une reconnaissance ennemie. Celle-ci fut re- 
poussée laissant quelques blessés. 

Le a août, le régiment vint bivouaquer à Bouzonville; 
le 3, dans une reconnaissance dans la direction du 
Sarrelouis, un sous-officier du 7« hussards, blessa un 
cheval dont il put s'emparer, mais Thomme qui le mon- 
tait parvint à s'échapper. 

Le 4 août, un escadron fut envoyé de nouveau en 
reconnaissance. Toute la division Legrand se trouvait 
réunie à Bouzonville sous les ordres de son général. 

Le 5, nouvelle reconnaissance sur Itterstroff. L'en- 
nemi fut signalé dans ce village, mais comme on n'a- 
vait pas l'ordre d'entrer, la reconnaissance composée 
de I bataillon, i escadron et une section d'artillerie 



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CAMPAGNES DB 187O-187I SOI 



1870 revint, présumant qu*on devait avoir affaire à un corps 
d*armée considérable. 

Le 6 août, le 7* hussards suivit le mouvement de 
retraite du corps d'armée, sur Boulay, il arriva à Téter- 
schen pour bivouaquer vers une heure de l'après-midi. 

Le 7, continuation de la retraite, le régiment arriva 
à Boulay formant l'arrière-garde du corps d*armée, il 
se mit au bivouac, mais à neuf heures du soir, il reçut 
l'ordre de lever le camp sans bruit et de continuer la 
marche sur Metz. 

Le lendemain 8, après cette marche de nuit, le 7* hus- 
sards vint s'établir à 7 kilomètres de Metz, au village 
de Lauvaldière. 

Le 9, dès trois heures du matin, ordre fut donné de 
lever le camp et de se retirer sous le canon des forts de 
• Metz, le T hussards dut s'installer sous le fort Saint- 
Julien, au hameau du Petit-Marais. 

Le lendemain toute la division se trouva réunie ; elle 
resta jusqu'au 14 dans les mêmes positions. 

Combat Ce jour-là, la division Legrand avait suivi le mon- 
de Borny ycmeut de retraite de son corps d'armée et était déjà sur 
la rive gauche de la Moselle avec la division Cissey lors- 
qu'on entendit le canon entre les forts Queuleu et Saint- 
Julien. Le général Ladmirault donna aussitôt l'ordre 
à la division de Cissey de faire volte-face et de voler 
au secours du général Grenier laissé sur la rive droite 
en arrière-garde avec sa division. La cavalerie dut 
appuyer le mouvement. Aussitôt que l'artillerie et l'in- 
fanterie auraient de nouveau franchi le pont de 
bateaux. 

Arrivé à sept heures et demie sur le plateau sous 
le fort Saint-Julien, le régiment prit une part passive à 



14 août 



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302 HISTORIQUE DU 7* HUSSARDS 



1870 l'action et assista au dernier effort tenté par Tennemi 
vers huit heures du soir. 

Le peloton d'escorte détaché près du général Grenier 
fut le plus engagé ; il eut deux hussards assez griève- 
ment blessés. 

Le lendemain, 15 août, la division quitta son 
bivouac pour aller camper au Sansonnet, près du 
Woippy. 
BauiUe de Le i6 août, jour de la bataille de Rezonville, la 
Rezonvuit divisiou avait levé le camp à quatre heures du matin 
et devait se rendre à Doncourt en passant par Saint- 
Privât. 

En sortant de Vernéville, le général Legrand fit 
mettre pied à terre et préparer le café. Il était environ 
neuf heures et demie. Mais une demi-heure après, ordre 
était donné de remonter à cheval et de marcher sur 
Burille, où une bataille était engagée. 

Vers midi, la division Legrand arrivait sur le champ 
de bataille, elle formait l'extrême droite de l'armée 
française. 

Vers quatre heures, le 4t corps (général Ladmirault) 
se porta en avant dans la direction de Vion ville, flan- 
qué par la division Legrand à laquelle s'étaient joints 
le a« chasseurs d'Afrique et la brigade de cavalerie de 
ligne de la garde. Mais un ordre du général en chef 
vint suspendre tout à coup cette marche en avant. 

La division Legrand vint se placer sur deux lignes à 
hauteur de la ferme de Gruyères. Elle s'y trouvait 
depuis trois quarts d'heure lorsqu'une section d'artil- 
lerie ennemie vint se mettre en batterie sur son flanc 
droit, canonnant le t hussards qui était maintenu 
dans l'immobilité la plus complète. Quelques obus 
éclatèrent au milieu des rangs, mais une charge du 



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CAMPAGNES DB 187O-187I 303 

~^ 2^ chasseurs d'Afrique força les canonniers à enclouer 
leurs pièces et à les abandonner. 

Alors, une masse de cavalerie ennemie, dissimulée 
par un parc boisé, s*élança sur les chasseurs. Le général 
Legrand reçut Tordre de la charger. 

Faisant traverser le ravin de Ville-sur* Yron à sa 
division, le général Legrand entama la charge à 
600 mètres de Tennemi, les y dragons, a* et 7» hus- 
sards abordèrent la cavalerie adverse, qui faisait 
avec un calme semblable à de la stupéfaction, une 
marche de flanc en colonne de pelotons. C'est au mo- 
ment où elle exécutait le mouvement de pelotons à 
gauche pour se mettre en bataille que nos escadrons la 
traversèrent. Quelques officiers purent même traverser 
la colonne avant son déploiement. 

Ce fut la tête de cette colonne ennemie, composée 
de dragons royaux que le 7* hussards rencontra. Cette 
tête de colonne se trouvant encore à 100 ou 150 pas 
du chemin de communication que longeait la gauche du 
T hussards, le 5e escadron et la gauche du 4* exécutèrent 
une conversion à droite pour prendre part à l'action. 

Dans cette charge, le 7* hussards traversa la ligne 
ennemie, se replia sur elle et la poursuivit la pointe au 
dos sans rencontrer de résistance sérieuse. Notre aile 
droite, formée par les deux régiments de la garde, dut 
avoir à subir le choc d'une réserve, car elle fut refoulée 
sur Taile gauche au moment où celle-ci obtenait le 
succès le plus complet en poussant devant elle un 
grand nombre de cavaliers. 

Les dragons et les lanciers de la garde, victimes 
comme on le sait d'une erreur funeste, se retirèrent 
précipitamment entraînant avec eux les autres régi- 
ments. 



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304 HISTORIQUE DU 7* HUSSARDS 

^^ , Fort heureusement un désordre semblable dut se pro- 
duire parmi les Prussiens, car ils abandonnèrent éga- 
lement le champ de bataille en se ralliant à bride 
abattue. 

Le ralliement de la division Legrand s'effectua sur 
le plateau qu'elle occupait avant la charge. Les esca- 
drons vinrent se reformer à leur place de bataille. 

Le 7e hussards perdit dans cette affaire : 
. Le sous-lieutenant Larbalétrier,]tué d'un coup de feu 
dans le ventre , les maréchaux des logis Parizot et Par- 
quet, le brigadier trompette Brongier et le brigadier 
Joly, tués. 

10 officiers furent blessés, dont 3 grièvement. 

11 y eut 16 chevaux de tués et 17 blessés. 

Le 17 août, la division vint s'établir entre Âman- 
villers et Saint-Privat. 

Bataille de Pendant la journée du 18 août, le régiment évolua 
Graveiotte dans la zoue comprise entre les villages d'Amanvillers 
et de Saint-Privat, soit en avant, soit en arrière de la 
voie ferrée. 

Il était placé en arrière des batteries de la pre- 
mière ligne d'infanterie et resta exposé pendant 
huit heures au feu incessant et nourri de Tartillerie 
ennemie. Heureusement, la terre était détrempée par 
des pluies récentes; les obus, qui tombaient en quantité 
considérable^ n'éclataient pas, ce qui explique le peu de 
pertes subies par le régiment. 

 six heures du soir, la division Legrand reçut Tor- 
dre de couvrir la trouée faite par le 6« corps forcé de 
battre en retraite et d'évacuer Saint-Privat. Ce fut le mo- 
ment le plus critique de la journée. Les obus tombaient 
de tous côtés, la position n'était plus tenable et bien- 
tôt la division se liant au mouvement rétrograde du 



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CAMPAGNES DE 187O-187I 305 

^^ 4e corps, se trouva par des demi-tours successifSi acculée 
au bois de Saulny, où elle resta jusqu'à l'issue de cette 
sanglante journée. 

Le régiment quitta le champ de bataille à dix heures 
du soir et vint s'établir au hameau de Sansonnet,en ar- 
rière de Woippy. 

Les lieutenants Joubert et Lécuyer furent blessés. 

Nous eûmes en outre 6 hommes blessés, 2 hussards 
disparus, la chevaux tués et 5 blessés. 

Le 7e hussards reçut l'ordre d'aller s'établir au bi- 
vouac d'abord sur les glacis, et ensuite devant les ponts 
près de la gare du même nom, où il resta jusqu'au 2 oc- 
tobre. A cette date, il dût aller camper près du village 
de Plappeville, dans une prairie basse et marécageuse. 
Combat Pendant le blocus de Metz, le 7* hussards prit part à 
de strvïgny xine sortie. C'était le 31 août, à Servigny. La division 
avait franchi la Moselle à six heures du matin et était 
venue se déployer entre Mey et Grimont sur la rive 
droite. 

Un escadron du 7* hussards reçut l'ordre de se por- 
ter en avant et de déployer une ligne de tirailleurs 
s'appuyant adroite au ravin de Louvallière et à gauche 
à la route de Bouzonville. 

Il força les avant-postes ennemis à se replier et resta 
jusqu'à dix heures du matin dans cette position, vis-à- 
vis et à 200 mètres à peine des tirailleurs ennemis sans 
qu'un coup de feu fût échangé de part et d'autre. Il fut 
relevé par un bataillon d*infantene. 

La division vint ensuite vers, midi se mettre en se- 
conde ligne derrière l'infanterie. 

A quatre heures, Tattaque fut prononcée et le village 
de Servigny fut enlevé. 

Le peloton d'escorte du géaéral Grenier fut le seul 



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206 



HISTORIQUE DU ^^ HUSSARDS 



1870 



Commence- 
ment dt la 
ditettt 



qui souffrît dans cette journée. M. Guérînat, qui com- 
mandait ce peloton, fut blessé ainsi que trois autres 
cavaliers. 

La division bivouaqua en arrière de Servigny, mais 
les Prussiens reprirent ce village dans la nuit et nos 
troupes retournèrent dans leurs emplacements de la 
veille. 

Le 9 septembre on commença à diminuer la ration 
des chevaux ; le 19 septembre, elles étaient si restrein- 
tes que quelques-uns de ces pauvres animaux, d'une 
maigreur extrême et incapables de rendre un service, 
durent être abattus pour servir à Talimentation. On en 
livra ce jour-là 18 à l'administration. C'étaient les pre- 
miers. Le 21, ce fut le tour de 13 autres ; le 24 de 14, et 
ainsi de suite jusqu*a ce que le dernier y passa. 

Le 4 octobre, le maréchal commandant en chef décida 
que les cavaliers démontés seraient au fur et à mesure 
armés de fusils d'infanterie, et le 6, le régiment fut réorga- 
nisé de manière à former 2 escadrons à pied et 3 à cheval. 

Enfin le a; octobre, il ne restait plus au 7e hussards 
que 5 chevaux; a furent livrés à la boucherie, les 3 au- 
tres disparurent après avoir dévorés leurs entraves. 

Les vivres de toute nature étaient épuisés. 

La ration de pain, réduite depuis 4 jours à 350 gram- 
mes, fut remplacée pour les officiers et la troupe par une 
ration de millet équivalente en poids. 
Capitulation Le 2^ octobre, la capitulation fut portée à la con- 
naissance de Tarmée. 

Le 28, les armes du 7« hussards furent versées au fort 
Saint-Quentin. 

Le 29, le régiment fut conduit par le colonel et les 
officiers de tous grades aux avant-postes d'Amonvil- 
1ers, où il fut constitué prisonnier. 



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CAMPAGNBS DB 187O-187I dO? 



1870 Lit, le colonel fit ses adieux au régiment : 

Adieux du colonel-commandant le 7* hussards 
à son départ en captivité. 

€ Officiers, sous-officiers et hussards du 8* régiment I 
C'est le cœur navré que votre colonel se voit contraint 
de se séparer de vous 1 11 espère que vous voudrez bien 
lui conserver un bon souvenir et vous rappeler qu'il a 
marché à votre tête pour l'honneur et l'indépendance 
de la France. 

< Supportez avec résignation votre captivité, et soyez 
assurés que partout où vous serez, le cœur de votre 
colonel sera avec vous. 

€ Souhaitons un prompt retour dans notre patrie pour 
continuer à l'aimer et à la servir avec dévouement. 

< Adieu et au revoir, en de meilleurs jours pour la 
France I 

Le colonel. 
Signé: € CaAUssii. > 



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ao8 



HISTOKIQPE DU f HUSSARDS 



NOMS DES OFFICIERS ET DES HOMMES 
Morts on Disparus 



1 
1 


Noms 


< 
o 


Causes db la mort 

ou DB la disparition 


Batailles 

ou 
Combats 


Datb 
db la 
Mort 


Observations 






■Mi. 




MORTS 










a« 


LARBALéTRIER. 


s. Lieal. 


Coupde feu au bas ventre 


beurviui 


16 AtlT 


Vêt A l'EBBEm 




a« 


Parizot. 


Màr.los. 


Fxlat d*obus à la cuisse. 


» 


» 






a« 


PARaUET. 


a* 


Piu^ieurs coups de sabre. 


» 


» 






rai 


Branoier. 


Orig. ir. 


Eclat d*obus à la jambe. 


» 


» 








JOLY. 

Israël. 


Diigid. 
Ans. le. 


Coup de sabre à la tête. 
Diarrhée. Entré à TH-i le 


» 


» 


M6tT A l*B6P. 6B 

MEniE27AtBT 




3* 


Bitter. 

PUTHOD. 


a- 

11. f réel. 


ai août. 
— 5 1^"^' 


BIP. lE Mcn 


16 SEPT. 
4I6T. 

4 






a« 


Mbrciir. 


Mar.Lcf. 


Fièvre 5 8»>'«. 


» 


10 






3* 


Beulin. 


11. Hr el. 


— 6 8k«. 


» 


8 






6« 


NOURDIN. 


d* 


DISPARUS 


» 


21 






a» 


Serre. 
Costeaux. 


Mar.Lf. 
Ori|«a. 


Disp.sur le champ de b'**. 


loiaviuE 


16 Alix 


iSBratlBSAPTIV. 




a« 


Baudouin. 


II. tr ci. 


» 


» 


» 






6« 


Pinson. 


Orictd 


» 


» 


» 






3- 


Amory. 


u. a* cl. 


» 


•umim 


18 






6« 


FOURNIER. 


a* 


» 


» 


» 






5* 
6- 


Perrière. 

BoUCHEL. 


a* 
a- 


Disp.ducamppMe blocus 


CAMP II 

FUPPCViUE 


13 


Bt6.BUUT.U17 




6* 


Porte. 


a* 


» 


» 


» 


do 




a« 


LiTALIE. 


II. f* a. 


» 


» 


23 


LE 24 





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CAMPAGNES DB 187O-187I 



209 



NOMS DES OFFICIERS ET DES HOMMES 

Blessés 



M 

z 









Batailles 




■1 

5 


Noms 


GlADU 


NaTOIB DBS BLESSOIBS 


ou 


Dates 


1 








Combats 






niM. 




OFFlCICnS 






LM. 


CHAUSSéS. 


Cel«Ml 


Blessé sur diverses parties du 












corps, suite de coups de sabre. 


imimi 


MAflT 


» 


DB Kp.RORf(. 


cw4Ci«. Coup de feu à la tête. | 


» 


> 


» 


DB GaUCOURT. 


4- 


Contusion à Pomoplate droite, 




» 








suite de coup de sabre. 


z» 


> 


a» 


Klotz. 


Cap. eoaa. 


Coup de sabre k la tête, a eu le 












pouce coupé. 


» 


» 


5* 


Devolz. 


U—U M ftr 


Coup de sabre k la tète. 


» 


» 


» 


Malin. 


UMl.Mla 


Contusion k l'épaule. 


> 


> 


LM. 


VOIRIN. 


• 4 El. Ilaj. 


Coup de sabre k la main. 


» 


» 


a« 


Faoot. 


S«M UmI. 


Le pouce de la main gauche 
traversé d'un coup de sabre et 












coup de sabre k la joue droite 


» 


» 


6» 


Flahaut. 


d- 


Coup de sabre au front. 


> 


» 


fer 


LéCUYER. 


UevlMiMl 


Blessé légèrement au bras gau- 












che d*un éclat d'obus. 


MAflUni 


tSAMT 


3* 


J0UB8RT. 


d- 


Blessé au flanc et à la jambe 












gauche d*un éclat d*obus. 


» 


» 


r 


GuéRlNAT. 


4- 


Luxation de Tépaule par suite 
d*une chute de cheval, causée 






















par un éclat d^obus. 


somaai 


tlAMIT 


a* 


DB MaISTRE. 


8o«»-Lm«I. 


Raie par coup de sabre k la ré- 
gion scapuinire gauche, inté- 






















ressant la peau et le tissus. 


lOMmui 


leAMT 








TltOUPE 






y 


ROYER. 


DriftdUr 


Coup de feu k Pabdomen (grave) 


IMIf 


MAflT 


y 


Fugier-Barcot. 


n«i. 1- cl. 


Coup de feu k la jambe droite. 


» 


> 


PII 


Bouvet. 


Ntr.iog.TtflCoup de sabre k là main droite. 


imiviui 


leiHT 


i«^ 


JOLY. 


Dri«tdUr 


Coup de sabre à la tète. 


» 


» 


» 


GlRAUX. 


d- 


Contu5ion k l'épaule. 


» 


» 


» 


Duquesne. 


Tronpcito 


Foi te contusion à la main. 


» 


» 


» 


Armand. 


Uttf.lrtd. 


Blessé k la main. 


» 


» 


» 


Bally. 


d- 


Contusion au bras gauche. 


> 


» 


» 


TUREL. 


n«t. S« cl. 


Coup de sabre k la tète. 


» 


> 


» 


GONDALE. 


d* 


do 


» 


» 


» 


Berland. 


d- 


Coup de sabre k la tète. 


» 


^ 



14 



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aïo 



HISTORIQUE DU 7* HUSSARDS 



NOMS DES OFFICIERS ET DES HOMMES 

Blessés 



M 1 








""^1 


o 








Bataillbs 




O 


Noms 


Grades 


Naturb des blbssuibs 


ou 


Datbs 


1 








Combats 






AflfM» 




TROUPE 






I 


Vbyrac. 


Uat. It el. 


Coup de sabre à la tète. 


Bniiviui 


leAtBT 


» 


Garbnne. 


• 


Coup de sabre à Tépaule. 


» 


> 


» 


MULLBR. 


• 


» à la main. 


» 


» 


> 


SlCAND. 


• 


» à la tète. 


» 


> 


a« 


ESCOT. 


Mar. log. Cb. 


j^ à la main droite. 


» 


> 


» 


Caron. 


Ilar. des los* 


» à la tête. 


» 


> 


» 


Adamawio. 


Origtdier 


Coup de sabre. 


» 


> 


» 


YVANNB. 


Uat. f ro el. 


» 


» 


> 


» 


Gandron. 


a* 


» 


» 


> 


» 


Kouoé. 


a* 


» 


» 


> 


» 


VCETZENLOOBL. 


d* 


Eclat d'obus à la jambe. 
Coup de sabre à la tête. 


» 


» 


» 


Ville. 


d- 


» 


> 


» 


Rbnoux. 


d- 


» » 


» 


» 


» 


Delaby. 


d- 


7> » 


» 


> 


» 


Descormbs. 


d- 


au bras droit. 


» 


> 


» 


Castets. 


d* 


à la tête. 


» 


» 


» 


PORSB. 


d* 


au bras gauche. 


» 


> 


» 


Striebel. 


d* 


à la tète. 


» 


» 


» 


Reynbz. 


Hm. Si d. 


» » 


» 


> 


» 


Chotaro. 


d- 


La jambe traversée d'une balle. 


» 


> 


» 


Jartavez. 


d* 


Coup de sabre à la tête. 


» 


» 


} 


ISAAC. 


Ilar. dat log. 


Blessé à la tête. 


» 


> 


» 


Court. 


d* 


Coup de sabre à la tête. 


» 


» 


» 


Jacquier. 


Oriftditr 


Blessé à la tête, au bras, au poig^ . 


» 


> 


» 


Galy. 


Uut. Ira d. 


Blessé à la tête, à Tép»» , au bras. 


» 


» 


» 


Marion. 


d* 


Coup de sabre à la main. 


» 


» 


» 


Laval. 


liai. Sa d. 


» à la tête, au bras. 


» 


» 


» 


Falqubt. 


d- 


Coup de sabre àlatêteetà ^épl^ 


» 


> 


» 


Vbrbrègub. 


d- 


» à la figure. 


» 


» 


7- 


Phulpin. 


d- 


» au bras. 


» 


» 


» 


Vilbbrt 


d* 


Blessé à la figure. 


» 


» 


6« 


Ulm. 


d* 


Coup de sabre à Tav'-br. gauche. 


» 


> 


» 


LiTALIB. 


a- 


» àToreille. 


» 


» 


» 


Blanchard. 


d* 


» au poignet. 


» 


» 


m 


CONDROY. 


Adjudant 


Eclat d*obus à la tête. 


•lAvntm 


18AWT 


» 


COSSON. 


Mar. des log. 


BL légèr'àla fesse g»»«Ecl.d*ob. 


» 


» 


» 


JUOAND. 


Brigadiar 


Eclat d'obus à la main. 


» 


» 



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CAMPAGNES DB 187O-187I 



Stll 



NOMS DES OFFICIERS ET DES HOMMES 

Blessés 



X, 



m 

5 


Noms 


Grades 


Nature des blessures 


Batailles 
00 

COMBATS 


Dates 


> 


MM. 

Daufy 

Comte 

Lagey 

Grimbert 

Gatinfs 

RlQUET 


Hat. 1- d 
BfU, Hr d. 


TltOUPE 

Blessé au sein droit par une balle. 
Coup de feu à la poitrine. 
Eclat d'obus à Tépaule. 
Blessé à la tête d'un éclat d'obus. 
Lég* blessé 4 la cuisse gauche. 
Blessé d*un écl.d*obusk la jambe 


BBAmsm 

> 
> 
siBiiiif 


MAMIT 
aiAMIT 



RÉCOMPENSES 
Obtenues pendant la Campagne 





ProMoiioniB 


aux ditférents Oamcleai 






as 



Noms 


Grade 
antérieur 


Gbadb obtenu 


Date 

DELA 

promoton 


MoTir 

DE LA 
PROMOTION 




PNB 

6* 

LM. 

ù 


niM. 

Fauré 
Caron 

Gautibr 

LécUYBR 

De Maynard 

CoUDROY 

De Gaucourt 
Chaulin 


A4ja4aa| 
Mir. 4at lag . 

CapiUiaa 

UaaUaaal 

S.-LieaL 

A4jo4aal 

ClMf4'Bte. 

CapiUiaa 


Promu s.-lieut. au ;*hus. 
Promu s.-lieut. au R*. 

Promu chef d*esc. au K\ 

Promu capitaine au K\ 

Promu lient au K\ 

Promu s.-lieut. au RS 

Promu L.-C*'au s* chas. 

Promu chef d*esc. au RV 


t%man 
Uàmt 

tastrr. 

to strr. 

to strr. 

to un. 

ta strr. 

ta siPT. 


Aa alMis tmr TaraM. 

Ba rama. 4a M. Lar* 
baléuW. tal. 

Ba raaip. 4a M. 4a 
Karri;4bpafa. 

Partaito4ala 4top. 
4a M. KlaU, cap.j 

ParMiU4ala4itp. 
4a M. Lécayar. 

Ba maplae. 4a M. 
Mijaar4. 

Par •aito4avaeaaaaa 
aa S- dMttaara. 

Ba raiap. 4a M. 4a 
Oaacawt. 





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212 



HISTORIQUE DU 7* HUSSARDS 



PROMOTIONS 

h la Ijégîon d'Uonneur et é. la Médaille Militaire 



M 

o 

1 


Noms 


GlADRS 


NaTURB DB la RtCOMPBNSB 


Date de laII 
Promotion II 




MM. 




OFFICIERS 




a« 


Pairon 


CapiltiM 


Chevalier de la Légion d*honneur 


s sept 




GuéRINAT 

Bassac 


LiculeMBi 

a* 


— — 


7 - 


E.I. 


Rassat 


VéUrÛMiroeafer 


thoupe 


Octobrt 


» 


Bbrthet 


Mtr.aetlofU 


Médaille Militaire 


S sept. 


PNI 


BOUVBT 


Mar.logittronp. 


— — 


— 


3* 


Ehlinoir 


Ilar. dtt logit 


— — 




» 


Cavim 


d* 


-^ — 


— 


6* 


StCAIL 


Tro»p«lU 


— — 


— 


5* 


t^ORROY 


Um. f *• eUiM 


— — 


- 


a» 


Sayini 


a* 


^■*" ""■" 


Oetobrt 



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CAMPAGNES DE 187O-187I 



313 



CITATIONS 



w 
X. 

S 


< 


Noms 


Gradis 


lloTir DR LA Citation 




pï 


imiATiliS 


â 








^§ 


ï- 






AIAI. 




omc^iBRs 








a* 


Kloti 


CapiUiM 


Deux blessures. 


loiimu 


tt AttT 


eliéaa mn* 


a* 


Bassac 




S>st viillaminent con- 






a'éeUiiMn: 








duit au combat du 31. 


SQVlilT 


• scrr- 


RtoilMti. 
eHé à rStol- 


!•' 


Lancblot 


Ot-UMlttSlBl 


S*e8t vaillamment con- 
duit au combat du j i . 

TROUPE 


«-" 


» 


iît*"*-- 


6« 


Caron 


Mtr. lofit 


Aété blessé étant porte- 
fanion du général Le- 
grand tué. 


MliRWRU 


tt âHT 




5- 


NOMIOY 


HM.a-cl. 


Pendant Taction, dans 
un moment de re- 
traite périlleuse, a 
donné son cbeval à 
un officier démonté. 


Mmmui 


«. 




6- 


DiSLANDIS 


H«t. a* d. 


Porte-fanion du général 
Ladmirault, toujours 
exposé au feu par la 
nature de sea fonc- 
tions. 


snfiMf 


lasm. 





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214 



HISTORIQ.UE DU T HUSSARDS 



EFFECTIF DU RÉGIMENT A LA CAPITULATION 



Officiers constitués prisonniers 

Officiers ayant accepté les bénéfices de Tart. 4 du protocole 



Total 



Hommes de troupe livrés aux avant-postes. 
Ordonnances gardés par MM. les officiers . 
Hommes de troupe laissés aux hôpitaux. . 



Total. 



Hommes de troupe morts ou disparus^ 

Total égal ù TefTectif d'entrée en campagne 



47 

1 



48 



5"' 
47 
76 



645 
90 



66; 



RÉCAPITULATION 


DES PERTES 










OPPICIBIS 


Tioupt 




Chkvaux I 




Bâtai LLU ou Combats 


1 1 


1 


1 


! 

1 


1 


3 


1 

9 


1 

Q 


m 


i 


Combat de Borny. . 






3 






3 












Bataille de Rezonville. 


9 


1 


43 


3 


4 


60 


'7 


'> 


11 




» 


— Gravelotte. 


2 




6 




9 


10 


5 


4 


8 




«7 


— Servigny. 


I 




3 






4 


a 








a 


Pendant le blocus . . 
Totaux • . . 


12 






7 


4 


II 




34 


'^ 


464 


5<3 


I 


M 


10 


30 


87 


24 


4» 


34 


464 


565 


87 


565 



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CAMPAGNES DB 187O-187I 21 5 



1S70 opérations du Dépôt pendant la campagne. 

Le Dépôt formé par le 4« escadron, laissé à Senlis 
sous le commandement de M. le chef d*escadron de 
Lagny, reçut l'ordre de se diriger sur Castres par les 
voies ferrées. 

Le départ s'effectua le 5 septembre en deux colonnes; 
la première placée sous les ordres de M. le capitaine 
instructeur CADOR,s*embarqua à dix heures du matin. Le 
commandant de Lagny venant d'être détaché au recru- 
tement, la deuxième colonne se mit en route à cinq 
heures du soit sous le commandement de M. le major 
PiRiGORD, qui prit le commandement du dépôt. 

Le !•' détachement arriva à Castres le 7 septembre 
et le 2^ le 8 au soir. 

On procéda immédiatement à rincorporation, à Tha- 
billement et à Tinstruction des nombreuses recrues qui 
arrivaient chaque jour. Outre le 4* escadron, qui for- 
mait le dépôt, on organisa pour les besoins du service 
et de l'administration un escadron supplémentaire qui 
prit le numéro 7. Pendant la durée de la guerre, ces 
deux escadrons reçurent successivement les hommes 
incorporés dans l'armée active, en vertu de la loi du 
10 août 1870, les engagés volontaires et un grand nom- 
bre d'anciens militaires. C'est avec ces éléments divers 
que le dépôt put former et diriger sur l'armée de la Loire, 
4 escadrons de marche, du 21 septembre au 5 janvier 
inclus. 

Le major Périgord commanda le dépôt jusqu'au 
16 décembre, époque à laquelle il fut nommé chef d'es- 
cadron au 8« régiment de marche. Le commandant de 
Kergré, rentré au corps le même jour, lui succéda. 

Le lieutenant-colonel de Talleyrand, rentréde capti- 
vité, prit le commandement du dépôt à la date du 26 



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2l6 



HISTORIQUE DU 7* HUSSARDS 



igyo mars. Il le conserva jusqu'au 12 avril Jour delarentrée 
du colonel Chaussée. 



Composition des escadrons de marche 
formés par le dépôt. 



ARMÉE DE LA LOIRE 



!•' ItoAdron de marohe 
mobilisé le ai septembre. 

MM. DE Laony, chef d'esc. 
DucHATEL^ cap. en a*. 
DE RocQjuES. cap. ad.-m. 
CéSAR Bru, lieut. en 1*'. 
DE Mas Latrie, sous- 
lieutenant. 

DE JOURDAN, SOUS-lieUt. 

8* Xsoadroii de auuroke 
mobilisé le 31 octobre. 

MM. DucHATEL, chef d*esc. 
DE Briey, cap. comand. 
DE Saint-Martin, capi- 
taine en a*. 
DE Sers, lieut. en i*'. 
Flahaut, lieut. en a*. 
Verlé, sous-lieutenant. 
Amiel, — 



8* lioadron de marehe 
mobilisé le )i octobre. 

MM. Galiment, cap. en a*. 
Spitzer, lieut en i^. 
Baussaint, lieut. en a*. 
DE Beaumont, s'-lieut. 
PÉCHiN, sous-lieut. 
GiFPART, vétérin. en a*. 

4* XsoAdron de nuurehe 
mobilisé le ; janvier 1871 

MM. Cador, chef d*escad. 

Pradel de Lamaze, ca- 
pitaine. 

Tripet-SkrypitzinE| 
lieut. en l*^ 

GuÉRiN, lieut. en a«. 

Leduc, sous-lieut. 

pRENDéREICH, — 



^ régiment de marche de hussards. 

Formation da Le 3e régiment de marche de hussards créé par décret 
y huMardt ^^ j ^ novembre 1870, fut constitué à 4 escadrons avec 
d« mmrche j^^ éléments sulvants : 



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CAMPAGNES M 187O-187I ai? 



^^ Un escadron des guides, à Lunel. 

— a« chasseurs, à Âuch. 

— 4« hussards, à Montauban. 

— T hussards, k Castres. 

Ces escadrons, partis les 33 et 34 novembre de leurs 
dépôts, furent dirigés sur Angers, oh le régiment devait 
s'organiser complètement ; mais par suite des événe- 
ments qui pressaient leur arrivée sur le théâtre des 
hostilités, ils durent se rendre k Tours pour entrer dans 
la composition de deux colonnes différentes. 

Les deux premiers escadrons (guides et chasseurs), 
commandant de Boisdenemetz, furent mis à la dispo- 
sition du général de Roquebrune. 

OpérmtioM Les deux autres (4« et t hussards), commandant Du- 
d«fl Etouiroiit châtel, furent compris dans la colonne mobile de Tours, 
Dochàiti général Camo, qui arriva en ligne à Beaugency le 
6 décembre. 

Cette fraction du régiment, sous les ordres du lieute- 
nant-colonel Noirtin, fit partie de la division de cava- 
lerie, général Tripart, jusqu'au 14 décembre, date à 
laquelle le régiment, réuni tout entier, fut attaché au 
i6« corps d'armée. 

Dans des reconnaissances sur Beaugency, le 8 dé- 
cembre, et sur Pontijoux, le la, les deux escadrons 
Duchfttel eurent 2 hussards blessés et 3 chevaux tués. 
OpérsikMM Pendant ce temps, les deux escadrons du comman- 
de Eaetdnm daut de Boisdeuemetz avaient opéré de leur côté avec 
tUDotodtM. 1^ i7t corps. 

Dans une reconnaissance exécutée le 29 novembre, 
par deux pelotons sous les ordres du sous-lieutenant La 
Bédoyère, jusqu'à Mondoubleau, des armes, des mu- 
nitions, neuf soldats et un officier prussiens furent 
pris. 



a«ts 



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Î2l8 HISTORIQ.UB DU 7* HUSSARDS 



1870 Durant les trois jours que durèrent les combats de 

Gravant et de Josnes, les 2 escadrons Boisdenemetz, 
appuyaient le mouvement du 17* corps; ils eurent deux 
hommes blessés grièvement (le guide Motte et le hus- 
sard Perrin) et 3 chevaux tués (6, 7 et 8 décembre). 

Dans la nuit du 8 décembre, l'escadron du capitaine 
de Saint-Martin suppléa aux avant-postes l'infanterie 
fatiguée par trois jours de lutte. Le guide Canel eut la 
jambe traversée par une balle, deux chevaux furent 
blessés. 

Ces deux escadrons suivirent le 17» corps en retraite 

sur Vendôme, et le 14 décembre, ils furent réunis aux 

deux autres. 

Opérmtioni Tout le 3» hussards de marche, alors concentré sous 

da y buMardt ]es ordres du lieutenant-colonel Noirtin, prit part, le 

de marche 15, au combat de Vendôme, suivi de la retraite sur 

le Mans. 

Le 17 décembre, le régiment renforcé des éclaireurs 
algériens et des spahis d'Oran, formant en tout une 
colonne de 750 cavaliers, fut envoyé du côté de Mon- 
toire pour faire une feinte contre un corps ennemi de 
10,000 hommes et enlever des pièces d'artillerie embour- 
bées entre Saint-Âmand et Gombergeau. 

Gette petite colonne se trouva ainsi isolée à 50 kilo- 
mètres du i6« corps, dans un pays infesté de corps 
ennemis, et sans ligne de retraite assurée. Après avoir 
recueilli des indications précises sur les positions de 
l'ennemi, et s'être assurée que les pièces avaient été 
enlevées, elle revint à Saint- Vincent, ayant parcouru 
90 kilomètres en 36 heures, et perdu 5 chevaux tombés 
d'épuisement sur la route. 

Le 20 décembre le régiment forma avec le 2« chasseurs 



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CAMPAGNBS DE 187O-187I 31 9 



~^t de marche la brigade de Tucé, division de cavalerie, 
général Michel. 

Le 5 janvier, le sous-lieutenant Bûcha, en reconnais- 
sance avec son peloton, surprit h Prunay un dtUnche- 
mcntdunc trentaine de dragons Uanovriens .les chargea 
immédiatement et prit un dragon et deux chevaux. 
ContMi 4« Le 8 janvier, le régiment prit part au combat de Raillé 
^^^ et par sa belle contenance arrêta un moment la marche 
victorieuse de Tennemi, ce qui permit ainsi de sauver 
deux mitrailleuses fortement compromises. 

Nous eûmes, ce jour-là, i hussard blessé, 4 chevaux 
tués et 6 blessés. 

Le régiment suivit le mouvement de retraite sur Laval, 
où il arriva le 16 janvier. Il y séjourna jusqu'au 30. 

Le 35, une reconnaissance exécutée par l'escadron 
du capitaine de Saint-Martin sur Basougers rencontra 
un escadron de hussards de la Mort, le chargea et lui 
prit I cavalier et 4 chevaux. 

L'armistice étant signé, le y hussards de marche fut 
envoyé à Ch&tellerault, où il resta jusqu'au 15 mars. 11 
reçut alors l'ordre de se rendre à Marseille, où des trou- 
bles avaient éclaté. Arrivé dans cette ville le 22 mars, 
il dut se rendre immédiatement à Aubagne, où était le 
quartier général du général Espivent de la Villel)oisenet. 

u y éê La 9« division militaire fut déclarée en état de siège. 
■^*»« Le 4 avril, la ville de Marseille fut reprise. 

Le régiment chargea à plusieurs reprises sur les 
insurgés dans les rues de la ville. Il eut 4 hommes et 
7 chevaux blesses. 

Le y hussards de marche resta à Marseille jusqu'au 
ao mai, jour où il fut embarqué sur les voies ferrées 
pour rejoindre à Castres le y régiment de hussards, 
dans lequel il fut versé à partir du 33 mai 1871. 



à MiretOk 



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^i^^j:^»*^^ •--? 



Hussard, 18S9 



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COLORIL DvmMLLT 

(D« • éUnàhn 187$ a« » MpinnWv ItTS) 



CHAPITRE V 



Reoonititatioii do Régiment 



Conformément à la décision ministérielle du 14 mars 
1871, et au tableau de référence du 10 mars de la même 
année, le 3* hussards de marche, arrivé k Castres le 
22 mai, fut fusionné avec le 7* régiment de hussards k 
compter du lendemain 23. 

Le 35 mai, le 7*hussards fut reconstitué en 6 escadrons 
au moyen des anciens cadres du 7*, des 4 escadrons 
du 3t hussards de marche et des prisonniers de Metz, 
rentrés en grande partie de captivité. 



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333 



HISTORIQ.UB DU 7* HUSSARDS 



ig;i Les deux premiers escadrons prirent pour base : l'an- 

cien 4* escadron laissé au dépôt et un 7* escadron formé 
pendant la campagne. 

Le i«c escadron d\x^^ de marche eut le numéro 4, le 
deuxième, le numéro 5, le troisième conserva son nu- 
méro et le quatrième prit le numéro 6. 

Le 7* régiment de hussards, reconstitué, était ainsi 
.composé : 

ÉTAT-MAJOR 



MM. Chausséb, colonel. 

DB TALLBYRAND-PéRIGORD 

lieut.-colonel. 
DB KERORé, shef d'esc. 
Gautier, — 

Chaulin^ — 

Chapuy, major, 
PiéTu, cap. instructeur. 
MM..LBCOUTURIBR, sous-lieut. 

porte-étendard. 
Farine, médecin-major. 
Alibran, — 

Rassat, vétérin. en i*'. 
Paris, vétérin. en 3<». 

l*' Iteadron 
MM. Plancher, cap. com. 
Mère, cap. en n*. 
JouBERT, lient, en p% 
GuéRiNAT, lient, en a<». 
Gervais, sous-lieut. 
Flahaut, — 

COUDROY, — 

Chevallier^ lieutenant. 
Gallois-Montbrun, S«- 

lieutenant. 
Ammann, sous-lieut. 



MM. DE RocQUES, cap. adj*-M' 
bonchateau, — 
Allote, — 

Dru, cap. trésorier. 
Robert, sous-lieut. adj. 

au Trésorier. 
Deqand, cap. d'habil'. 

Baldbnweck, aide-vét. 
VBRLé, lient, adj. à Tha- 

billement. 
Cerf- Fribourg, S'-D. 

adjoint au Trésorier. 



8* Iieadron 
MM. Salaignac, cap. com. 
Renno, cap. en a*. 
Dbvolz^ lieut. en !•'. 
DE Trévelec^ lieut. en a^ 
d'Hombres, sous-lieut. 

PéCHINé, — 

Caron, — 
de fontanges, — 
Flubacher, — 



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MCONSnrunON du RiCIlCBNT 



333 



1871 



Lbcoud, cap. cooi. 
BoucHAKo^ cap. en s*. 
Lkléri, lient en i^. 
CoLOMBATy lient, en s*. 
DR Maistri, sons-Ueut 

Dl LANOAyTlIR, — 
BUCHOT, — 

Laurint, — 



PujoSy cap. com. 
Pairon, cap. en a*. 
CamIna d^AlmIioa^ lient. 

en i*'. 
Dl CoaNAc, lient, en i*'. 
Lancblot. aona-lient. 

LllONy — 

HUCHBTDB LA BÙ>OTtRB, 

aona-lient 
Gay db Naxovy lient 
AMIBL9 aona-lient 
Cano^ — 



MM. MuLOTi capitaine com*. 
Laorbletti, cap. en a*. 
Malin, lient en t*'. 
Flahaut, lient en f. 
DInIcourt, aona-lient. 
Lancblot, — 

Vernhbs, — 

Fauqub, — 

D*AsT DB NoTBLÉ, Bona- 
lient 



DU Tbrrail, cap. cooi>. 
VuiLLBRMOTi cap. en a*. 
Bassac, lient, en t*'. 
D'Oryal, lient en a*. 
Faoot, aona-lient 

GOBDORF. — 

Catlat, — 
Dbus, lientenant. 
Stfpor, — 
DaLAaRBCQUB, aona-lient 



OflUiara à k ailla 



NoiRTiN, lient, colonel. 
DucHATBL, chef d'esc. 

DB BOISDBNBTZ, — 
DB BOURNAIBL, — 
DB BrIBY, — 

Mbrcibr, cap. adj«maj. 

SCHNIIDBR, — 

CERF-FRiaouRo, ton»- 
lient ad j. an Trésorier 
ScHRBiNBRf m<d-major. 
Mbrviil. — 



VbrlI, lient. 

Anibl, — 
Cheyalubr, — 

SrfroT, — 

GALLOIS-MONTaBUN, 

DB FoNTANOBi sona-lient 
Cano. aona-lient. 

Dblarrbcqub, — 
Flubachbr, — 

AMmann» — 

DiLATTRB, — 



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224 HISTORIQUE DU ?• HUSSARDS 



1871 



Offteiers à la tnite 

DODUN DE KéROMAN, LAURENT» — 

capitaine. Fauq.ue, — 

Gay de Nekon, lieut. d'Ast de Novell, — 

Deus — 

Castres, le 25 mai 1871, 
Le Colonel Signé: CHAUSsée. 

Le 31 décembre 1872, le colonel de Beauffremont fut 
nommé au commandement du régiment, en remplace- 
ment du colonel Chaussée admis à la retraite. 

Par suite du décret du 19 septembre 1873, portant la 
création de 14 nouveaux régiments de cavalerie, le 
5e escadron du 7« hussards fut désigné par le sort pour 
contribuer à la formation du 16* chasseurs. 

Les régiments de cavalerie furent réduits à cinq esca- 
drons. 

Le 24 octobre de la même année, le régiment reçut 
Tordre de quitter Castres pour aller tenir garnison à 
Libourne. 

Arrivés à Âgen, les ler et 2» escadrons furent dirigés 
sur Bayonne pour organiser un service de surveillance 
sur la frontière espagnole au moyen de détachements 
disséminés à Saint-Jean-Pied-de-Port, à Saint-Jean- 
de-Luz, à Urdos, à Tardet, à Espelette. 

Ces deux escadrons restèrent détachés à Bayonne, 
jusqu'au 23 novembre 1876, époque à laquelle ils furent 
remplacés par le y escadron. Ils rejoignirent le régi- 
ment à Bordeaux, où le 7* hussards tenait garnison de- 
puis le 3 juin 1874. 

Le 9 novembre 1876, le colonel de Beauffremont, 
nommé général de brigade, quitta le commandement 
du 7* hussards. 11 fut remplacé le 17 novembre par le 
colonel des Roys ; mais, par décision ministérielle du 



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RBCONsnrunoN du RéGmiirr 335 



,sg^ 6 décembre suivant, lecolonelDurdillydu i8« chasseurs 
fut placé à la tête du régiment par permutation avec le- 
colonel des Roys. 

Retraité le 20 septembre 1878, le colonel Durdillyfut 
remplacé par le colonel Bruneau qui commanda le régi- 
ment jusqu'au 37 décembre 18S4, époque à laquelle il 
fut nommé général de brigade. 

Par décision ministérielle de juin 1880, le régiment 
fut envoyé de Bordeaux k Pontivy pour y tenir garnison. 

Il «""sta dans cette ville, jusqu'au mois de février, 
1886. " 

En avril i88i,le 7« hussards mobilisa trois escadrons, 
qui furent dirigés de Pontivy sur Marseille, pour y être 
embarqués. Ils devaient prendre part à l'expédition de 
Tunisie. Mais après deux mois de séjour à Marseille, le 
régiment reprit la route de Pontivy: 

Enfin, le 26 février x886, le t hussards quitta cette 
dernière ville et vint tenir garnison k Tours, où il est 
actuellement, ayant k sa tête le colonel Massiet, nommé 
au commandement du régiment le 30 décembre 1884, en 
remplacement du colonel Bruneau, promu général de 
brigade. 






«$ 



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226 



HISTORIQUE DU 7* HUSSARDS 



COLONELS 
Ayant commandé Je / Régiment de Hussards 



Noms 


Datb db 
l'arriver 


Datb 

DU DÉPART 


Observations 


MM. 








Lamothb 


S9 BOT. I79S 


S3jttiB4794 


RetralU 


Marisy 


» jttitt 4794 


14 Bian 4808 


GéBéral de brigade. 


Rapp 


1 mai 4801 


19 août 4808 


— 


Marx 


SI «oui 4803 


80 déc. 4806 


— 


COLBBRT 


10 aée. 4806 


9 nart 4809 


— 


CUSTINBS 


9 nart 4800 


17 dée. 4809 


décédé. 


DOMON 


ColoMlàlaittiU 


an 7* httitardt. Coloaol Ululalra le 40 août 4800 an 8* liattarde.'| 


EULNBR 


48 févritr 4810 


8 octobre 4814 




Marbot 


8 oelobro 4844 


19 juillet 4815 


GéBéral de brigade. 


DB TrOBRIANT 
DB GrOUCHY 


S9 Juillet 4815 
S9 ttpl. 4840 


li dtfc. 4815 




9 BOT. 4847 


GéBéral de brigade. 


Grbnibr 


9 BOT. 4847 


48 août 4857 


Retraité. 


FeNIS DB Lacombb 


48 aoûl 4857 


18 dée. 4865 


Retrafté. 


CHAUSSéB 


80 aée. 4885 


84 dée. 4871 


RetniU. 


DB BaUFPREMONT 


81 déc 487S 


9 BOT. 4876 


GéBéral de brigade. 


DBS ROYS 


47 BOT. 4878 


6 dée. 4876 


NoBBBBé e 'loBcl au 48' ebaiMun. 


DURDILLY 


G dée. 4876 


10 sept. 4878 


RetraiU 


Brunbau 


14 sept 4878 


17 déc. 4884 


GéBéral de brigale. 


Massibt 


80 dée. 4884 







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DE BeAUFFREMONT 
A coiiHAKbi Li rAciubnt i>i 4873 a IS7a 



NOMS ET GRADES DES OFFICIERS 

Ajféni épparUmu éu y Hmssërds iipmis i840jusqu^à nos jours 
DaTBS DI leur AtUVil ET Dl LBUR DÉFAIT DU RiCIMBNT 

RENSEIGNEMENTS 



Groucbt (d^), colonel. i84o-47. Nommé général d« brigid^. 
Gaonon, lieuteDant-coloneli 1840-43. Colonal aa 1* hussards. 
Bitoit Dl Castillan, chaf d*escadroo, 1840-46 (s8 août). Liaa- 

tenaot-colonel an 7* hussards, 16 août i8)i. Colonel an 

7* chasseurs. 
jAcoyiMiN, chef d*escadron, 1840-4). Lieutenant colonel au 

4* lanciers. 
Akcanoik, major, 1840-48. Retraité. 
CoEDiia, capitaine-instructeur, 1840-49 (si juillet). Chefd*es- 

cadron au S* lanciers. 
Colin di la Bkunikii, capitaine adjudant- majora 1840-4 1, 

passé au 6* chasseurs. 
Dupont DiLFOtii, capitaine adjudant-major, 1840-48. A quitté 

le régiment? 
LiMAUi, capitaine-trésorier, t84o-;3. Nommé chef d'escadron 

au 1 1* chasseurs. 
Ga dit Gintil, capiuine d'habillement, i84o-;o. Retraité. 
Taniie, sous-lieutenant, adjoint au trésorier, 1840-48 (11 avril). 

Capitjine au s* hussards. 
Dulac, chirurgien-major, 1840-46. Passé au 4)* de ligne. 
Coedon, capitaine, 1840-1841. Chef d*escadron au lo* dragons. 
Law di Lauriston, capitaine, 1840-4). Chef d'escadron au 

8* chasseurs. 
Bto, capitaine, 1840-47. Nosimé officier d'ordonnance de Sa 

Majesté. 
Pajol, capitaine, 1840 44 (si janvier). Capitaine au a* chas- 
seurs d*Afrique. 
DiLioN, cjpitiine, 1840-46. CSef d*escadron*au 4* hussards. 
La Beudi, capiuine, 1 840-^4 (r mai). Chef d*escadron au 

s* dragons. 



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228 HISTORIQPE DU 7"* HUSSARDS 



VioN DE Gaillon, sous-lieuteaaat, 1840-43. Démissionnaire. 

La Rochefoucauld^ sous-lieutenant, 1840-45. Passé au i^' es- 
cadron de spahis. 

Biesse/ sous-lieutenant, 1840-44. Passé à la cavalerie indigène 
d'Afrique, escadron d*Oran. 

Caron, sous-lieutenant, 1JB40-61. Nommé chef d*escaciron au 
8* hussards. 

Savoie de Puyneuf, sous-lieutenant, 1840-60. Chef d^escadron 
au 8* hussards. 

JuoLAR, sous-lieutenant, 1840-^4. Capitaine aux cuirassiers de 
la garde impériale. 

RocHEMOR (De), capitaine, 1840-40. Nommé chef d*escadron au 
4* chasseurs d'Afrique. 

Labadii Laoravi, sous-lieutenant, 1841-30. Lieutenant^ a 
quitté le régiment. 

CoocHB, chirurgien aide-major, 1841-49. Passé à Pfeôpital de 
Pbalsbourg. 

BavillIi capitaine, 1841-44. Chef d*escadron au 4* lanciers. 

Latour Randon (De), capitaine, 1841-49. A quitté le régiment? 

Lamolêre (De), capitaine adjudant-mojor, 1841-S1 (96 décem- 
bre). Chef d*escadron au 4* hussards. 

Baoiiu, capitaine, 1840-41. Passé dans le service des places. 

Pasquis — 1840-43. Retraité. 

IvBLiN DE BéviLLB, Capitaine, 1840-51 (i*' mai). Chef d^esca- 
dron au 10* dragons. 

JoANNBS^ lieutenant, 1841-63. Nommé lieutenant- colonel au 
7* lanciers. 

Savary, lieutenant, 1841-44. Destitué pour absence illégale 
de trois mois. 

Mercier Dupaty, lieutenant, 1841-49. Capitaine au 4* dra- 
gons. 

Berger, lieutenant, 1841-48 (18 juin). Major au 9* hussards. 

Hanen — 1841-47. A quitté le régiment? 

Lamar — 1841-49. — — 

Zerlaut — 1841-39. — — 

De LA Porte — 1841-57. — — 

Maloteau de Guerne, lieutenant, 1841-46. Démissionnaire. 

AvRANOB D'HAUoéRANviLLE (D*), sous-lîeu tenant, 1841-18)9. 
Passé comme capitaine de gendarmerie. 



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KOMS DBS OFnaus 77g 



Rolland, toos-Ueutenant, 1841-)! (i** mart). Chef d'esc«droQ 

au y chaaseora. 
BAtiiiRi aona-lieateoanti 1841-66. Nommé chef d'eacadron an 

y hnsaards. 
PoTtit^ ftotif-lieateiuiDt, 1841-)). A quitté le régimeot arec le 

grade de capitaine 
MALBONii toaa-lieateoaiitt i84»-6o. A quitté le régiment arec 

le gra le de capitaine d*habillement 
ÀTtANOi DU KiKMoirr (D*X aona-lieutenant, i84a-47« Décidé. 
SAiirr-GiNils (De), aooa- lieutenant, 184a- 1844. Passé an 

9* hussards. 
LuoKi,cbirurgien|Sousaide-roajor, i84»-46.Paasé au a7«deligne. 
Nansouty (De), sous-lieutenant, 1841-48. Pasaé au corps indi- 
gène de caTalerie d*Afrique, escadron d^Oran. ^ 
BtssoNi lieutenant d'étaf-major, 1841*4). Nommé capitaine 

d*é(at-major. 
Rousseau, rétérinaire en i*, i84)-47. Pasaé à U remonte du 

Bec-Hellouin. 
BiKTtM Di Vaux, lieutenant-colonel, 1843-46. Colonel au 

y lanciers. 
Siiiomii (De), lieutenant d*état-majoo 1843-4). Capitaine 

d*état-major à la to* division militaire. 
• SAiirr-JiAN M PouKTis, sous-lieu tenanli 1843-4). Passé au 

6* lanciers. 
BiKNY (DeX tous-lieutenant, i84)-4). Paasé au 7* lanciers. 
Aenoolt, — 1844-St (4 arrll). Passé comme 

lieutenant dans la gendarmerie. 
LiTONinuia de Bkbteuil, lieutenant, 1844-47. ^ quitté le 

régiment ? 
TitKsoMNiEE (De), sous-lieutenant, 1844-46. Passé au 19* de 

ligne. 
Maktin DE Laoaede, aous-lleuteoant, 1844-64. Chef d'escadron 

au !«* spahis. 
PoTTiEi, sous-lieutenant, i84)-)4 (i** mai) Paasé capitaine 

aux lanciers de la garde impériale. 
Demont de Lavalette, chef d*escadron, i84)-47. Nommé à la 

- succursale de Salnt-L6. 
Rambaud (De), lieutenani d*élal-major, 184V47. Capitaine 

d'élat-major, mis en disponibilité. 



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2^0 HISTORIQ.UB DU 7* HUSSARDS 

0*Bribn^ sous*li6ut6Daat, 1845-63. Nommé major au a* chas* 
seurs d'Afrique. 

Senot, sous-lieutenant^ ii4y'i2. A quitté le régiment? 

DoucET, chef d'escadron^ 1846-46. Passé au y chasseurs d'A- 
frique. 

AuDBRic (D'), sous lieutenant, 1846-47. Décédé. 

Lblonain, chirurgien aide-major, 1846-^4. A quitté le ré- 
giment ? 

Brochand, chirurgien-major, 1846-33. Passé au y cuirassiers. 

Sers (De), sous-lieutenant, 1846-60. Retraité comme capi- 
taine. 

JoLLY^ chef d'escadron, 1 346-30. Lieutenant -colonel au 
i*' chasseurs. 

TippEL, sous-lieutenant, 1847-1867. Retraité comme capitaine. 

Gauvenet dit Dyon, sous-lieutenant, 1847-34. Capitaine écuyer 
à Pécole spéciale de cavalerie. 

Mazoyhié, sous-lieutenant, 1847-69. Retraité comme ca- 
pitaine. 

TiNTHOiN, sous-lieutenant, 1847-63. Passé comme capitaine 
dans l'état-major des places. 

Grandjacquit, sous-lieutenant, 1847-1860. Passé comme capi- 
taine dans la gendarmerie. 

Grenier, colonel, 1847-37. Retraité comme colonel. 

Simon, vétérinaire en i*'^ 1847-37. A quitté le régiment? 

Simon de la Mortièrb, chef d'escadron, 1847-1833. Lieutenant- 
colonel au v hussards. 

Landereau, vétérinaire en i***, 1847-47. Passé au 6* escadron 
du train. 

RouvERiE DE Cabriêres, Heutenaut d'état - major, 1847-1849. 
Passé comme capitaine 4 l'état-major de la 13* di- 
vision. 

Jacob, sous-lieutenant, 1848-1833. Passé à la r» compagnie de 

discipline. 
Klotz, sous-lieutenant, 1848-1870. A quitté le régiment? 
ViéNOT — 1848. Passé au 7* chasseurs. 

DfiOAND — i848-i873. Passé comme capitaine à 

l'état-major des places. 



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NOMS DES oFnans 331 



DutoQuoT» foof-Urateiuint, 1848-1870. Pisté ch^f d*escadron 

«o 14* drtgoDs. 
MiKCADOL, soas-liMtensnt, 1848-18^3. A quitté le régfmeot? 
BuDAN Di Russ<, touf-lieutenaol, 1848-68. Nommé chef d*es- 

csdroo sn y hQtsards. 
Planchbi, sotu-lienteosnt, 1849-73. R^^nité comme es- 

pitâioe. 
Lambeet^ lieateoaot, 1849. 
GAUTHntt mijor. i849-;7. Retrsité. 

L'HuiLUBK, lieatemuit-coloDel, i8)i-)).G>lonel sq tt husssrds. 
LiLONis, médecia-msjoo tt disse, i8)i-6o. A qaitté le régiment? 
SAtifT-ALAtY, ctpitaioei iS^i*^'* A quitté le régiment ? 
Di RoHAM-OuioT, lientensnt, i8;3-)8. Aqnitté le réglmeat? 
SInault» tons-lienteosot| i8)i-^6. A quitté le régiment ? 
GuistiBL, chef d*escsdron, i8}**^7* Psssé lienteosnt-colonel 

«o e« dragons, le 30 décembra, 18)7. 
MoLLAKiT, side-TétérinsIre, e« clisse, i8)e*)7. Pissé la io« 

cbisseors. 
Chauun, sons-lieotenint, i8)s-j% Uentenint m se chisseors 

d'Afrique. 
CoOTUUii^ sons-Uentenint, i8)t-é). Non ictivité comme ci- 

pitilne pour infirmités. 
GtuiT, soos-lieateoint, i8)t-)8. Pissé lieoteoint m 4« dra- 
gons. 
MottAU-RtfTiL, soas-lienteniot, i8)t-éi. Pissé cipitiine en 

secondi in y ipihis. 
Patusl, sons-lieotenint, i8;s-68. Pissé dins li gendirmerie 

comme cipititne. 
RoussiL, sons-lieatensnt, 18)»-^. A qaitté le régiment ? 
Di ViMiTiLLi, mijor, i8;)-)6. Pissé comme chef d*escidron 

ms dragons de rimpéritrice, 
BoucaiTi soQS-Uentenint, iSS3-é7. Non ictirité comme cipi- 
tiine, pour infirmités temporaines. 
Di BuBT (Mirie-ThéodoreX sons-lieutenint, 18)3-64. A qaitté 

le régiment iTec le grade de mijor. 
Vidal, médecin-mijor, i8;4-;9. Pissé médecin- jujor u )v de 

ligne. 



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939 HISTORIQ.UB DU 7^ HUSSARDS 

Chardiony^ capitaine^ .1854-68. Nommé chef d escadron au 
i*' chasseurs. 

Di Manoou, capitaiaei 1854-67. Passé àù 4« chasseurs d'A- 
frique. 

SÂlaionaci lieutenant, 1854-73. Retraité comme capitaine. 

Db Pina, lieutenant, 1854-^1. Passé comme capitaine aux gui- 
des de la Garde impériale. 

JuviNO, lieutenant, 1854-55. Passé au 6« chasseurs. 

HBRvtfi lieutenant, 1854-58. Â quitté le régiment. 

Db ÇoiNTBT, lieutenant, 1854-69. Nommé major au 9t cuiras- 
siers. 

MuLOT^ sous-lieutenant, 1854-72. Retraité comme capitaine. 

Dubois, sous-lieutenane. 1854-57. A quitté le régiment? 

CouVBNT, sous-lieutenant, 1854-69. Décédé^ était capitaine. • 

ToscAH DU TiRRAiL, sous-lieutenaut, 1854-75. Nommé chef d*es- 

. / . cadron au 17* chasseurs. . . 

BoucHATEAU, sousTlieutenaut, 1854-70. A quitté le régiment 
étant capitaine. 

Bouchard, sous-liéutenant| 1854-73. Passé au i6« chasseurs, 
comme capitaine. 

Dru, sous-îieutenant, 1854-79. Retraité domme capitaine tré- 
sorier. 

t>B MoRAciN DB Ramouzin, sous-lieutensnt, 1854-67. pMsé 
. . aux Guides, 

DsBBRffY) capitaine à la suite, 1854-60. Passé dans Tinten- 
, dance. . . 

Xbrônd, lieutenant, 1855-73. Retraité comme capitaine. 

DuRSUs, lieutenant, 1855-58. Passé au 7* chasseurs. 

VoiNiBB, lieutenant, 18SS-66. Passé au a* spahis, comme capi- ^ 
taine. . 

VioNBAO, sous-lieutenant, 18SS-58. Passé au i*' lanciers. 

MÈRB, sous-lieutenant, 1855-77. Retraitécomme capitaine. 

Brissaud, sous-lieutenaut, 1855*68. Passé dans la gendarmerie 
conïme lieutenant. 

MbYnibu, sous-lieutenant, 1855-66. Démissionnaire. 

Pairou, sous-lieutenant, 1855-80. Retraité comme capitaine. 

Allottb^ sous-lieutenant^ 1855-81. Nommé chef d'escadron au 
5* chasseurs, 

PouLARD, sous-lieutenant, 1855-69. Passe au 4* lanciers. 



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NOMS DBS OFncmis 333 



EsNouPy toas-Ueateaaot, i8);-6t. A quitté le régiment ? 
Rupin, Lientenaot-colonel, i8;;-6t. Nommé au commandemeot 

de la place de La Rochelle. 
Briand, chef d'etcadrooi i8))-6i. Nommé lientenant-colooel au 

y chat tears. 
Rassat^ aide-vétérioaire, i8;i^-7a.Paaaé daotia remonte comme 

vétérinaire en i*' 
FoucARD, chef de motiquci i8;5*6o. A quitté le régiment ? 
Di CabkiIeiSi sons-lieutenant, i8)V)7« ^ quitté le régiment ? 
BoucHATBAU, sous-Ucutenant, i8;6-7a. Retraité comme capi- 

uine. 
CésAR-Dau, sous-lieutenant, i8;6-78. Capitaine an I4« régiment 

territorial de cavalerie. 
Fix, capitaine d'état-major, i8;6-6;. Aide de camp du général 

Guignard. 
Cocus, sous-lieutenant, i8;)-68. Nommé capitaine-instructeur au 

II* dragons. 
JousiRT, sous-lieutenant, t8$6-7a. Mis en non activité pour In- 
firmité temporaire. 
DivoLX, sous-lieutenant, i8;6-7). Passé au i6« chasseurs comme 

capitaine. 
FINIS DB Lacombi, colonel, 18^7-6). Retraité. 
NiRiN, chef d*escadron, 18)7-60, passé aux cuirassiers de la 

garde, 
DtRRiir, major, i8;7-66. Retraité. 

Dumas, capitaine d*état-major, i8;7-;8. Pa<sé au i« hussards. 
M AON AN, capitaine d*état-major, i8;7-;8. Passé au 6« dragons. 
RooBR, vétérinaire de 9« classe, i8;7-6t. A quitté le régiment ? 
Db CoNiAc, sous-lieutenant, 1 8)7-68. Capitaine instructeur au 

3« dragons. 
DuROSTRB, lieutenant d'état-major, i8;8-6i. Passé à Tetat-major 

de la !)• division. 
Pujos, lieutenant, 1 8)8-71. Retraité comme capitaine. 
LbclIrb, sous-lieutenant, 18)8-77. Capitaine au ii« hussards. 
WiNDRiP, médecin major, a* classe, 18)9-67. Nommé médecin 

major de t** classe, au a8« de ligne. 
GoucHBT, médecin-major, i** classe. 18)9-64. Passé, dana le ser- 
vice des hôpitaux. 
Maldi, sous-lieutenant, 18)9-77. Retraité comme capitaine. 



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334 HISTORIQUE DU 7* HUSSARDS 

FoRNBLy sous-lieutenant, i8;9-6;. A quitté le régiment ? 

Bassac, 8out-lieutenant| 181^9-80. Nommé major au ;• chasseurs. 

Savary-Duclos, 80us-Iieutenant| iS^^'64. Mis en non-activité. 

Macors de Gaucourt, chef dVscadron, 1860-70. Lieutenant-co- 
lonel au ù^ chasseurs d^Âfrique. 

Becat, lieutenant d*état-major, 1860-69. Nommé àTétat-major du 
6* corps d*armée. 

Lbnonnibr^ lieutenant, 1860-6;. Mis en réforme. 

De TRévBLBc, sous-lieutenant, i86o-68. Nommé capitaine au 
10* hussards. 

Cousin de Montauban, chef d*escadron, 1860-68. Nommé lieute- 
nant-colonel au 4« hussards. 

LiGNY, vétérinaire en i«', 1861-63. A quitté le régiment ? 

Fort, chef de musique, 1860-67. Placé au ai* de ligne. 

Chigot sous-lieutenant, 1861-63. Passé aux Guides. 

K1R0ENER DE Planta, sous-lieutenant, 1861-68. Passé au a* chas- 
seurs d'Afrique. 

Charlemagnb^ lieutenant-colonel, 1863-63. Passé au a« spahis. 

Cador, capitaine instructeur, 1863-71. Chef d*escadron au 
4« hussards. 

De Laquesnerie GuéRARO, lieutenant d*état- major, 1869-63. 
Passé capitaine d*état- major au ao« d'artillerie à 
cheval. 

GuiLLBNiNETy aide vétérinaire, 1863-69. Passé au 9* chasseurs 
comme vétérinaire en a*. 

DucHATEL, capitaine, 1863-70. Chef d'escadron au 6* hussards. 

Galiment^ sous-lieutenaût| 1863-70. Passé au a* hussards de 
marche. 

CoLOMBAT, sous-lieutenant, 1863-73. Retraité comme lieute- 
nant. 

Lebbl, lieutenant-colonel, 1863-67. Retraité. 

Trouttbt, chef d'escadron, 1863-67. Retraité. 

FéoER, vétérinaire en i»', 1863-69. Passé au dépôt de remonte 
de Caen. 

Ardin d*Elteil, capitaine, 1863-67. Non activité pour in- 
firmités temporaires. 

GuERiNAT, sous-lieutenant, 1863-77. Retraité comme capitaine. 

DE Meynard, sous-lieutenant, 1863-70. Nommé lieutenant au 
7« lanciers. 



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KOMs DBS OFncnKS 335 



D1LORNI9 lieutenant d^étit-nujor, 1864-66. Passé an 77* de 

ligne. 
MiRTitty médecin aide-nujor de !*• classe^ 186^*70. Chinir- 

gien major an it« chasaenrs. 
WaloNi tons-lien tenant, 1864-67. Passé an t«cbaasenra d*A- 

friqne. 
GiKTAiSi tont-lientenant, i86;-7j. Passé an i6« chaaseurs 

comme lientenant. 
ChaussIb» colonel, i86)-7a. Admia à la retraite. 
RoiiETy sona-lientenant, i86v7^« Passé dans le recrutement 

comme lieutenant* 
LAttAUntiat, sous-lieutenant, i86)-70. Tué le 16 ao6t (charge 

de Rezonville). 
D*HoNstts, aous*lientenant, 186) -76. Nommé capitaine an 

14* dragons. 
Gàillandeb, sotts-Uentenant, 1863-69. Passé dans Tétat- 

major des places. 
Gkandin, major, 1866-69. Pa*sé ans guides. 
BoNNiT, sons-lieuteaant, 1866-70. Lientenant an i*' bnssarda. 
L*HciLUii, sons-lieutenant, 1866-68. Pas^é au w spahis. 
Di Biai, lieutenant-colonel, 1867-69. Passé aux lanciers de la 

garJe. 
Di Kitoai, chef d*eacadron, 1867-78. Décédé. 
DB Nathaikb, capitaine adjudant -major. 1867-70. Nommé major 

an i*' dragons. 
GirrAKD, Tétérinaire en 9* , 1867-70. A quitté le régiment ? 
DB BouLANCY, Capitaine, 1867-68. Nommé chef d*escadron au 

9* chasseurs. 
DB RocQUB, capitaine, 1867-73. A quitté le régiment comme 

chef d*escadron 
DB ViLLANTtoTS, aoua-licutenant 1867-69. Démissionnaire. 
DucBBT DB ViLLBNBUTB, sous-Iieutcnant, 1867*68. Démission- 
naire. 
DB Maisteb, sous-lieutenant, 1867-76. Nommé capitaine an 

au 17* chasseurs* 
UcuTBK, lieutenant, 1867-70. Capitaine au 3* hussards. 
Rbano, capitaine, 1867-73. Passé dans le recruitment. 
DB Laont, chef d*escadron, 1868-70. Détaché au recrutement 
Altmatbe, lieutenant d*état-major, 1868-70. Passé au 33* deligne. 



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336 HISTORIQUE DU 7* HUSSARDS 



Farinb, médecin aide-major, 1866-73. Passé au 13* de ligne. 

Cambna d'Almbida, lieutenant, 1868-83. Décédé^ étant capitaine. 

Lecouturier, sout-lieutenant, 1868^74. Retraité comme lieutenant. 

Lancblot (IMerre), sous-lieutenant, 1868-73. Nommé lieutenant 
au 14* chasseurs. 

DB Vassinhac D*IidcouRT, sous-lieutcnsnt, 1868-73. Passé 
au 4* hussards comme lieutenant. * * 

Fagot, sous-lieutenant, 1868-73. Passé au ;• dragons comme 
lieutenant 

Péchiné, sous-lieutenant, 1868-73. Passé au 4* dragons comme 
lieutenant. 

BbaussaimTi sous-lieùtenanti 1868. 

Flahaut, sous-lieutenant, 1869-81. Retraité comme lieutenant 

Pebernard Lanoautier, sous-lieutenant, 1869-73. Nommé lieu- 
tenant au 19* dragons. 

Perigorddb villbchenon, chef d'escadron, i869-7i« Chef d'es- 
cadron au 8* hussards de marche. 

dbTalleyrand Pbrigord, lieutenant-colonel, 1869-73. Décédé. 

Baldbnvbck, aide-vétérinaire, 1860-79. Nommé vétérinaire en 
a* au 7« dragons. 

Lbbon, sous-lieutenant, 1869-73. Nommé lieutenant au io« chas- 
seurs. 

Lançblot, sous -lieutenant^ 1869-73. Nommé lieutenant au 
14* chasseurs. 

Alibran, médecin aide-major, 1870-79.' Passé dans le service 
des hôpitaux. 

Pradel db Lanazb, sous-lieutenant, 1870-76. Nommé capitaine 
au 9* hussards. 

VoiRiN, lieutenant d'état-major, 1870-71. Passé capitaine d*état- 
major. 

DB Mas Latrie, sous-lieutenant, 1870-79. Pas^ lieutenant en se- 
cond au 4* chasseurs. 

DE JouRDAN, sous-lieuteuaut, 1870-73. Nommé lieutenant au 
10* chasseurs. 

GoEDORP, sous-lieutenant, 1870-79. Passé capitaine à l'état- 
roajor des places. 

CouDROY^ sous-lieutenant 1870-7$. Nommé lieutenant au 4* hus- 
sards. 



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NOMS DIS OFnOBtS 2}J 



Chaulini chef d*cscadroo, 1870-78. Retraité. 

Cakon, toos-lieQteoaQt 1870-7;. Nommé lieuteniot an 3* boa- 

aardt. 
Gautiie, chef d'eacadron, 1870-7). Retraité. 
Amiil, Heaienant 1870-71. Faaaé comme aoaa-Ueoleoaot av 

i*' cairaaaiera. 
Di LArLAONOLLi, lieoteoaDt, 1870-71. OfRcier démiaaioooaire, 

aTait prit do aenrice pendant la guerre, rentré daoa la 

vie cirile. 
Di BiAUMONTi aoos-lieaienant, 1870-70. Pasaé an a* boaaarda de 

marche. 
LtDuc, soaa-lieoteoaot» 1870-71. Païaé au a* hoaaarda de marche. 
FLiinniiDaiicKy aooa-lienteaaot, 1870-7 1. Paaaéan 4* ktiaaarda de 

marche. 
PécHUi» aoos-lieiitenanti 1870-70. Pasaé an a* knaaarda de 

marche. 
Di RocQui, capitaine, 1870-74. Pasaé an ao* chaaaenra. 
D*AsT Di NoviLi, soos-lieotenant, 1870-78. Pasaé an 6* hna- 

sards. 
BucHo, sous-lieoteoant, 1870-73. 
HucHKT Di LA BedotUi, aona-lieoteoant, 1870-71. rendu à la vie 

civile. 
VtaNHis, sotts-Ueotenanl i870-7>. Pasaé an 16* chaasenra. 
Catlat, sous-lieutenant^ i^T^??* Nommé lieotenantan %}• chaa- 

aeurt. 
Gallois MoMTaaoN, soos-lientenant, 1870-73. Paasé an i*' hus- 
sards. 
Di FoNTANots, sons-lieutenant, 1870-81. Nommé capitaine du 

9* hussards. 
CoMo, sous-lieutenant 1870-79. Rendu à la rie civile. 
DtLAsatcQut, tous-lieutenant, 1870-77. Nommé lieutenant au 

4« chasseurs. 
Amman, sous-Ueutenant, 1871-73. Rendu à la vie civile. 
CHtvALLiea, lieutenant, 1871-83. Nommé capitaine. 
SlPOT, lienienant, 1871-71. Passé comme sons-lieutenant au 

4« chaaseurs. 
CHAruT, major, 1871-74. Paasé dans le recrutement 
Pi<TU. capiuine instructeur, 1871-7). Nommé chef d*escadron 

ani)« dragons. 



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238 HISTORIQ.UE DU 7* HUSSARDS 

Paris, vétérinaire en «• 1871-73. A quitté le régiment ? 

Cerf FribourO| sous-lieutenant , 1871-73. Disparu de l*An- 
nuaire. 

FlubacheRi sous-lieutenant, 1871-79. Rendu à la vie civile. 

DE CosNAC, lieutenant 1871-76. Mis en non-activité et replacé 
comme lieutenant au régiment en 187;, nommé capi- 
taine au 19* hussards. 

Laurent, sous-lieutenant, 1871-73. Passé dans la 6* c^ de cava- 
liers de remonte. 

Gay DE Nexon, lieutenant, 1871-73. Passé au i6« chasseurs. 

Laorelette, capitaine, 1871-79. Passé comme lieutenant au f 
chasseurs. 

Vuillermoz, capitaine, 1871-79. Passé comme lieutenant au 
10* chasseurs. 

d^Orval^ lieutenant, 1871-79. Passé au 7* chasseurs. 

Déus, lieutenant, 1871-79. Passé comme sous-lieutenant au 
9* hussards. 

NoiRTiN, lieutenant-colonel 1871-79. Passé au 6« hussards avec 
son grade. 

DucHATEL, chef d*escadron^ 1871-79. Passé au 6* hussards. 

DE BoiSDENEMETz, chef d'escadroii, 1871-73. Passé au i6« chas- 
' seurs. 

deBournazel, chef d^escadron 1871-79. Passé au 9» chasseurs. 

DE Briey, chef d'escadron, 1871-79. Passé au 4* hussards. 

Mercier, capitaine, 1871-79. Passé comme lieutenant au 2« hus- 
sards, 

Schneider, capitaine, 1871-79. A quitté le régiment? 

ScHRBiNER, médecin-major, 1871-79. A quitté le régiment ? 

Merviel, médecin-major, 1871-79. Passé au i9« chasseurs. . 

Verlé, sous-lieutenant^ 1871-86. Décédé, étant capitaine d'habil- 
lement. 

DoDUN DE Kbronan, Capitaine, 1871-79. Passé comme sous-lieu- 
tenant au y hussards. 

Delattre, sous-lieutenant, 1871-73. Disparu de l'annuaire. 

Fauqpe, sous-lieutenant, 1871-73. Nommé lieutenant au a* hus- 
sards. 

Vidal, lieutenant, 1879-75. Nommé capitaine d^habillemsnt au 
19* chasseur^. 

Groussbt, vétérinaire en premier, 1879-81. Retraité. 



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NOMS DES OFnOfiRS 2}^ 



Di LA MiTTtiB, lieutooaoty 1873-76. Noaimé capitaine an t*' 

cuirassiers. 
Di Beauffrbmont, colonel, 1879-76. Nommé géuéral de brigade. 
MicARD, lieutenant, 1879-76. Démissionnaire. 
Maeottb, tous-lieutenanty 1879-89. Passé dans le recrutement 

comme lieutenant. 
Di JoYBBRT, lieutenant-colonel. 1879-7;. Nommé colonel au 6* 

chasseurs. 
PbrroTi lieutenant, 1879-78. Nommé capitaine au io« chasseurs. 
Lbspes, lieutenant, 1872-77. Nommé capitaine au 6* chasseurs. 
ViNCBNSi médecin aide-major. 1879-7J. Passé dans le service des 

hôpitaux. 
Sbnut, médecin aide-major, 1873-80. Nommé médecin-major 

de f* classe au 144* de ligne. 
EscoT, souf-lieutenant, 1873-77. Nommé lient au i6« chasseurs 
PiAT, •— — 73* Passé au 6* hussards 

Lborand, — ~ 73- Psssé au i6« chaaaeurs. 

Wateblbd, — — 78. Nommé lieutenant au i6« 

chasseurs. 
RévBRONY, capitainci 1873-80. Nommé chef d*escadron au y 

hussards. 
Grach-Lapradb, médecin-aide-majori 1873-73. Passé dans le 

service des hôpitaux. 
DE FoNTANB. Capitaine, 1873-7;. Passé capitaine-trésorier dans 

la réserve. 
BuRBAS, sous-lieutenant, 1873-74. Mis en non-activité. 
Tardibu, » — 77. Nommé lient, au 8« hussard*. 

Dbffaud, — — 73. Passé au i6« chasseurs. 

Descanps, aide-vétérin. — 76. Passé au Sénégal (hors cadre). 
Lebrun, lieutenant d*Etat major, 1874-7). Passé au 8* chasseurs. 
Navant, sous-lieutenant, 1874-78. Nommé lieutenant au 4* 

chasseurs. 
Maunas, médecin-aide-major, 1874-80. Nommé médecin- 
major au 1 1* cuirassiers. 
Hubert-Dblislb, lieutenant, 1874-79. Nommé capitaine au 7* 

chasseurs* 
Ballet, major^ 1874-76. Retraité. 
Lepescheux-Duhaubourg, capitaine, 1874-77. Nommé chef d*es- 

cadron au 17* dragons. 



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240 HISTORIQyB DU 7* HUSSARDS 

DE YiLLAiNBS, sous-lieutenant| 1874-79. Nommé lieutenant aiii«r 
chasseurs d*Afrique. 

Orfaurb db Tantaloup, capitaine-instructeur 1875-76. Passé à 
PEcole de cavalerie. 

DB Baud, capitaine, 1875-84. Nommé dans les remontes, ache- 
teur à titre permanent. 

DB Bbauqubsnb, capitaine, 1875-88. Nommé chef d'escadron au 
4« spahis. 

Olivibr, lieutenant-colonel| 1875-80. Nommé colonel au iS« 
dragons. 

Gay db Nbxon, sous-lieutenant, 1875-77. Nommé sous-écuyer à 
Pécole de cavalerie. 

DB ViCNACouRT, sous-licutenant, 1878-83. Affecté au service 
d^État-major du 1*' corps d'armée. 

MoRNAY SouLT DB Dalmatib, chcf d^escadron, 187^-76. Passé 
au ia*chasseurtf. 

Marchai, lieutenant d'État-major, 1875-77. Passé dans l'État- 
major. 

DB PoiNTB DB GéviGNY, chcf d*escadron, 1876-85. Nommé com- 
mandant du dépôt de remonte d'Angers. 

Mansbt, sous-lieutenant, 1876-76. Passé au 5* hussards. 

Chbvalubr, lieutenant, 1876-83. Nommé capitaine au 15* chas- 
seurs. 

Baux, lieutenant, 1876-83. Nommé capitaine au ii« dragons. 

Martin, lieutenant, 1876-79. Passé au i*' spahis. Capitaine au 
17* chasseurs. 

Fayard^ lieutenant, 1876-82. Retraité. 

RouGBT^ majoo 1876-81. 

Dblannbau, capitaine-instructeur, 1876-80, Passé aux spahis sé- 
négalais. 

MiLLOT, lieutenant, 1876-83. Nommé capitaine au 17* chasseurs 

GouYON DE Bbaufort, sous-lieutenant 1876-80. Passé lieutenant 
au i3tt hussards. 

DBS RoYS^ colonel, 1876-76. Passé au 18* chasseurs avec son grade. 

DuRDiLLY, colonel, 1876-78. Retraité. 

HiBBRT^ lieutenant, 1877-80. Passé au 4* chasseurs. 

Gaillayot, sous-lieutenant, 1877-80. 



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^"^"^•^ 







Brun EAU 

k COMMANDÉ Ll RÉOIMIMT 01 1878 k 188i 



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NOMS DBS OFnOBKS 341 

Canal, capiUinei 1877-30. CapiUine an iS* territorial de cava- 
lerie. 
Di Coutf-Btiff Ac^ capitaine, i877-S7« Nommé chef d*eacadroii 

an 6* chasseiin. 
DB SiRti DB Saint-RomaNi sotts-lleotenant, 1877-80. 
Di FoNTADfi Di LooâM, soQt-liettteiUQti 1877-81. Nommé liea- 

tenant an ai* dragona. 
Di BoTiR Di FoNscoLONai, soos-lientenant, 1877-81. Nommé 

lientenant an i6* chasseurs. 
Datacii diThIh, capiUine, 1877-88. Passé an 4« spahia. 
Gii, soos-lieotenant* 1877-81. Nommé lientenant an io« hns- 

aarda. 
DB MoNTAUMBtBT, capitaine-instructeur, 1878-86. Démiaaion- 

naire. 
Tabduu, aona-lientenant, 1878-81. Passé lieutenant an 8« hna- 

sards. 
jABDBL^chef d*escadron, 1878-78. Retraité. 
BruniaUi colonel, 1878-84. Nommé général de brigade. 
Di LA HannbuiIayi, sous-li en tenant, 187847. Nommé capitaine 

an )• chasseurs. 
d*Adhénar DB LosTANOBS, chcf d'escadron^ 1878-8). Retraité 

étant lieutenant-colonel. 
DoMNiRouB, capitaine, 1869-83. Retraité. 
d'Ast, lieutenant, 1879-86. Nommé capitaine an i7« dragona. 
SiRRB, sous-lieutenant^ 1878-87. Décédé. 
DurrAUD db Saint-Etiinni, sous-lieutenant, 1879-8^. Nommé 

lieutenant au i6« chasseurs. 
DB LA Mbttrib, Capitaine, 1880-81. Démbsionnaire* 
CosTiDOAT, capitaine, 1880-87. Décédé. 

Dblabrbcqub, lieutenant, 1880-84. Nommé capitaine an 6% cui- 
rassiers* 
Flutbau, médecin^najor de i« classe. 1880-81. Passé an i)« dra- 

Bona. 
Du Ribux, sous-lientenant, 1880-84. Nommé lientenant an 

ler hussards. 
DB IIONUTROL D*EsQPiLLB, sous-Ueutenaut, 1880-89. Lienteaant- 

instmctenr an 8« chasseurs. 
LiNArtRi, lieutenant-colonel, 1880-84. Retraité. 
Marbt, capitaine-trésorier, 1880-86. Décédé, 

tS 



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34^ HISTORIQPB DU 7* HUSSARDS 



DE LA Croix, capitainei 1880-87. Retraité. . ) 

Canongb, — 81. — 

YiLLBGBNTB, médecic-major, 1880^-83. Nommé médecin-major^ 

au ;« escadron du train. ... 

MiciiAUDi niédocin-majori 1881-8). Passé à la division d*Oran/ 
DB Neurkischbn dk NYViNHEiy' Capitaine, i88i-8i. Attaché à^ 

^ambassade de Belgique. 
DB BoiSFLBURVi majori' 1881-84. Nommé chef d^escadron - au^ 

8« chasseurs. 
DB Bellaino, capitaine, 188 li * 

CousTEix, sou8-lieutenant| t88i-i886. Nommé lieutenant au^ 

6e hussards. . . 

Bonnes vétérinaire en ler, 188 1. ^ . 1 

Michel, capitaine, 1888. Retraité. 
Thollois^ aide-vétérinaire, 1881-83*. Nommé vétérinaire en* 

at au 4e escadron du train. 
DES MoNSTiERS-MéRiNviLLBj S9U3 lieutenant, 1881. 
G0NDALIER DE TuoNY, lieutenant^ 1881-87. Nommé capitaine au < 
. 3e chasseurs. . . i 

DE BAziGNAN,lieutenant, 1881-88. Nommé capitaine au 3e hussards. 
Lascoux, vétérinaire en 3e, 1881-84. Passé au- 13e Régiment ^ 

d*artillerie. 
BAaLOT, capitaine, 1883, 

GouiN D*AMBRièRES, 1 883-86. Nommélicutenant au lot hussards. < 
HiBLOT, sous-lieutenant, 1883. 
Barbarat, sous-lieutenant, 1883-87. Nommé lieutenant au* 

26* dragons. - 

Ancblbt, sous-lieutenant, 1883-87. Passé au 6« chasseurs d*Afri-'i 

que, comme lieutenant. ^ 

Stouff, médecin-major, 1883-84. Passé au 43* de ligue. 
Mazbl, lieutenant^ 1883-8S. Nommé capitaine instructeur au 

19* chasseurs. • 

LouvAT, capitaine, 1883. 
Barassé, lieutenant, 1883. 

De Coral, lieutenant, 1883-83. Passé au 35* dragons. 
Marcettbau de Brem, sous-lieutenant, 1883-87. Nommé lieute-^ 

nani au 9* dragons. 
Br6art de Boisanobr, lieutenant, 1883, 1888. Nommé capitaine 

au 3* chasseurs. . 



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NOMS DES OFnCIBRS 343 



LiSAUTik, lieutenant^ 1883. 

YiNciNT, aide-vétérinaire, 188) 88. Nommé vétérinaire en s«. 

GiROD,major, 1884-85. Passé au 1 3* chasseurs. 

JouANNOy médecin-major, 1884. 

BiLLAUD, chef d'escadron» 1884-86. Retraité. 

Vidal, sous-lieutenant, 1884-87. Passé à la 4* compagnie dere« 
monte. 

Ds BsAUDRBviLLB, sous-lieuteusnt, 1884-86. Démissionnaire. 

Massiet, colonel, 1884. 

Casadavant, lieutenant-colopel, 1884-88. Retraité. 

MouREY, lieutenant, 1884-85. Passé à la 6« compagnie de ré- 
monte. 

Choqiiet, chef d'escadron, 1 885. 

Robert du Gardier, nujor, 1885-86. Décédé. 

Gaussard, capitaine, 1885. 

GUYNBT, — — 

De Callac, sous-lieutenant, 1885. 
Cesbeon Lavau, — — 

MoRiN, médecin aide-major — 
Le Bègue de Giemont, capitaine trésorier, 1886. 
GéNEvis, capitaine d'habillement — 

Bonhomme, capitaine, 1886-88. Mis en non-activité pour infirmi- 
tés temporaires. 
GouBAUT, capitaine, 1886. 

De Boncorfs, sous-lieutenant, 1886-86, Passé au 137^ de ligne 
De MiMORm, soos-lieutenant, i886. 
AuDOY^ sous-lieutenant, 1886. 
Bauer, major, 1886-87. Passé dans le recrutement. 
De Fontarcs, sous-lieutenant, 1886. 
Delplanque, chef d'escadron, 1887. 
Brun, lieutenant, — 

Robert, lieutenant, — 

Salanson, sous-lieutenant, — 
Vauadon^ major, — 

GouoBT, capitaine, — 

Poitou, sous-lieutenant, — 

De SAzaLY, sous-lieutenant, — 

Chauvey lieutenant, 1888. Passé au 6« chasseurs d'Afrique. 
BoDiN DE Galembert^ lieutenant 1888. 



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244 



HISTORIQPB DU 7* HUSSARDS 



Db Partz db Prbssy, capitaine, 18S7 

MoNTAUDON, capitaine, — 

Bbrnard, capitaine, — 
Ramotowski, lieutenant-colonel, 1888. 
Db Masson d'Authumb, lieutenant, — 

ViDALiNy sous-lieutenant, — 

PiCHARD, vétérinaire en a«, 1885 

NOMS DES OFFICIERS 
actuellement au régiment 



MM. Massibt, colonel. 

RAMOTOwsKi,lieutenant- 

coloneL 

Choqubt, chef d'esca- 
dron. 

DblplanqpBi chef d*es- 
cadron. 

Valladon, major. 

DB Partz db Prbssy, ca- 
pitaine-instructeur. 

Lb BiOUB DB GiRMONTi 

capitaine-trésorier. 
l*' SteadroR 
MM. DB Bbllaino, capitaine- 
commandant. 

DB MoNTARBY^ Capitaine 
en second. 

Durand db MonbstroLi 
d*Esquille| lieutenant 
en premier. 

db Masson d'Autumb, 
lieutenant en second. 

DB Callac, sous-lieute- 
nant 

DB FONTARCBi SOUS-lieut. 



ETAT-MAJOR 

MM. G^NBvÈSi capitaine d'ha- 
billement. 

RoBBRTi lieutenant- ad- 
joint au Trésorier. 

HiBLOT, lieutenant 
porte-étendard. 

JouANNO, médecin-ma- 
jor de 3* classe. 

M0RIN9 môdecin aide- 
major de i^* classe. 

BoNNEL, vét. en i«'. 

PicHARD, vét. en second. 
. 8* SseadroR 
MM. Baillot, capitaine^rom- 
mandant. 

MoNTAUDON , capitaine 
. en second. 

Barassé, lieutenant en 
premier. 

des MONSTIBRS -MâRIN- 

viLLB, lieutenant en 

second. 
AuDOY, sous-lieutenant. 
Poitou, sous-lieutenant. 



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NOMS DBS OFROBU 



«45 



riNtte 




«•■•iâlm 


MM. LouYAT, câpitâine-coiD- 


MM 


. GouoiTyCapitaine-com- 


mandant 




mandant. 


Galussaidi capitaine 




GouBAUD, capitaine en 


tn fécond. 




second. 


GimiiT^ lienienant en 




Li Sautu, lieotenant 


premier. 




premier. 


CimoN-LATAU, lieute- 




Li FisTUi lienteiiajit 


nant en second. 




en second. 


Di SazillTi soos-Uente- 




GiftAULT DI MlNORIll« 


nant 




sons-lien tenant. 


VioALDf, 800f «lieute- 




Salamson, soos-liente- 


nant 




naot 


•• BeM^Iren 




A^iitelst 


MM. BiRNARD, capitaine com- 


MM 


, Auiou. 


mandant. 




BlROtAUD. 


Brun, capitaine en se- 




FRlàS. 


cond. 




Bimu. 


Di Gaunsirt» lieute- 






nant en premier. 






Olrt di Laset, lieote^ 






nant en second. 






GuiLUNOT» soos-liente- 






nant 







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Lieutenant Porte-Etendard, 1889 



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OFFICIERS TUÉS ET BLESSÉS 

Aotions d'éoUt de 17M à 1815 



Marist. — Blessé de trpis coups de sabre à l'affaire 
de Bopfingen, 34 thermidor an IV, a eu un cheval tué 
sous lui à raffaire du 16 ventôse, an VI (Voir page 46) 

Vbry. — A fait la campagne de 179a, an II, ÏU, IV, 
V, yi, Vn, vu, IX (Voir page 16). . 

Labiffb.— Blessé à l'affaire de Wintherthûr d'un 
coup de feu au bras gauche le 3 prairial, an VU. 

Embarqué sur la prame la Ville et Anvers du 36 ger- 
minal an XU au i«r brumaire an XIU,en qualité de 
commandant du détachement à pied dû 7« hussards au 
camp de Bruges. 

S*est distingué particulièrement le 10 octobre 1806 
près d'Âumà, en Saxe et le 36 du même mois, au com- 
bat de Zehdenick. 

BoissEUER, capitaine adjudant-major. — Blessé à 
l'affaire de Rudlingen, le 9 vendémiaire an V. 

S'est particulièrement distingué à l'affaire de 
Krombach, le 38 floréal an VIU. 

S'est emparé du village, occupé par une division 
de hussards de Blankenstein, a pris 3 chevaux et sauvé 
des mains de Tennemi 3 chasseurs prisonniers (Lieu- 
tenant). 

Tué à la tête du ^• hussards, bataille de la Mos- 
kowa. U était alors major. 

Briquet, capitaine. — Â eu deux chevaux tués sous 
lui aux affaires du 13 messidor an U, près Deux-Ponts, 
et du 37 prairial an VU devant Zurich. 



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248 HISTORIQJ7E DU 7* HUSSARDS 



Blessé d'un coup de feu à la tête, lo septembre 
1813, Mojaîsck. 

RocH. — Blessé de trois coups de sabre et fait pri- 
sonnier à l'affaire de Martinsée, le is messidor an IL 

 eu un cheval tué sous lui le 22 messidor an IV, 
à l'affaire de Ettlingen. 

S'est particulièrement distingué le 2 frimaire an V, 
à Kehl. Commandant une sortie il fit prisonnier 107 
hommes, prit une redoute et encloua 6 pièces qu'il 
n'eut pas le temps d'enlever. 

A été blessé d'un coup de feu au bras droit à la ba- 
taille de Raab, 14 juin 1809. 

Blessé d'un coup de feu à la mâchoire par une balle 
qui lui a traversé le cou (19 août 1812, Smolensk). 

HcEFFLERy sous-lieutenant. — Blessé à la main 
gauche par une chute de cheval en poursuivant l'en- 
nemi près Carlsberg, le 16 avril 1793. 

AuMONTi sous-lieutenant. — Mort le 17 nivôse 
an IX à l'hôpital de Munich, par suite d'un coup de 
boulet qui lui a emporté la jambe gauche, à la bataille 
en avant de Salzbourg, 13 frimaire an IX. 

A fait les campagnes de 1793, ans III, IV, V, VI, 
Vn, VU, IX. 

Tartarin, lieutenant. — Tué le 27 vendémiaire 
an V. 

Mayer, capitaine. — A obtenu un sabre d'honneur 
pour sa conduite distinguée, 13 frimaire an V (3 dé- 
cembre 1796). 

Commandant une patrouille de 30 hussards, venant 
d'apprendre que l'ennemi s'était emparé de 14 caissons 
de poudre et un fourgon de munitions entre Dourlack 
et Bruxal, s'est précipité sur l'escorte ennemie, l'a cul- 



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offians Tués bt BiBssis 349 

- iiiniriiiiii 1 T iTr-r - - - "^ i 

butée, repris les 14 caissons, faits prisonniers et rame- 
nés 108 chevaux. 

Thumbiaii, capitaine. — Blessé de plusieurs coups 
de sabre à l'affaire de Martinsée le la messidor an n, 
et a eu un cheval tué sous lui. 

Chocq, capitaine. — Commandant d'avant-garde 
sur la route de Grevenmacher (11 thermidor an II) 
rencontre une compagnie ennemie qui gardait deux 
pièces, la charge avec 4 hussards et un brigadier, 
prend les pièces, fait 98 prisonniers dont 3 ofûciers. 

Le 17 ventôse an VII, à l'affaire de Coire, fait pri- 
sonnier le comte de Brécheville, ofûcier supérieur, îi la 
tète de ses soldats. 

Le II floréal an VIII, au passage du Rhin, étant 
commandant d'avant-garde, tombe sur un escadron 
ennemi qui gardait i pièce, le culbute et prend la pièce 
(nommé capitaine). 

Mort le 34 fructidor an XIII par suite d'une chute 
de cheval. 

BAcmt, capitaine. — Blessé de deux coups de sabre 
un sur la tête et un sur le bras droit à l'affaire de Win- 
terthur, le 6 prairial an VII ; s'est distingué k l'affaire 
de Coire, le 17 ventôse an VII. 

KiSLBi, lieutenant. — S*est trouvé à l'affaire de 
Nancy. 

Blessé de deux coups de sabre à l'affaire du 36 ven- 
démiaire an IV devant Manheim, et a eu un cheval 
tué sous lui à l'affaire de Berne, le 15 ventôse an VI. 

Frandin, lieutenant. — S'est particulièrement dis- 
tingué le 10 pluviôse an VIII, entre Roschack et Stein- 
ckach. 

NuGUi, lieutenant. — Blessé à BouxviUer d'un coup 



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250 HISTORIQUB DÛ 7* HUSSARDS 

de sabre à Taffaire du i8 brumaire an II, a fait3hus- 
sards prisonniers. 

Robert dit Prôspbr. — S'est particulièrement dis- 
«tingué. à raflfaire du 24 vendémiaire an IV. 

Feriez, lieutenant. — A eu un cheval tué sous lui à 
la bataille dé Fraûendfeld, et un à la bataille de Feld- 
kirclu . - 

Klein, lieutenant. — Blessé d'un coup de sabre 
au bras droit le 9 frimaire an II, à Kayserslautern. 

A eu un cheval tué le 25 fructidor an IV, devant 
Manheiiri. 

Stephany, lieutenant. — Blessé d'un coup de sabre 
à la jambe droite, le a^ frimair^. .an IX. . 

A eu un cheval tué à cette affaire, a eu également 
un cheval tùé à la bataillé de Neubourg le 33 fructidor 
an IV. 

Le 35 octobre 1806, dans une reconnaissance, 
tombé sur un régiment de cavalerie prussien qui était 
logé dans un village près de Frankenthal, sabré 
une douzaine de traînards et fait 3 prisonniers. 

Masson, lieutenant. — Blessé à Valdvize,le 17 sep- 
tembre 1793, par la chute de son cheval tué dans une 
charge, et d'un coup dé sabre sur la tête: 
* A l'affaire delà Montagne Pellingen, ie 17 septem- 
bre 1793, a été blessé d'un coup de sabre, sur la tête. 
Néanmoins, il retourna à la chargé à la tête de quelques 
hommes, et sauva des mains de l'ennemi le général 
Peyrimond, le lieutenant-colonel Mermet^ et prit 2 dra- 
gons ennemis. 

. . A été blessé d'un autre coup de sabre le 26 prairial, 
an V, à l'affaire de la Rehutte. 

A fait une chute de cheval dont il lui en est resté 



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OFnOBRS TUiS ET ELBSSts 2^1 



une hernie^ le 2 vendémiaire an Vil» dans une charge 
près Ratherviller ; a pris 2 caissons. 

Brachêr. — A Taffaire de Kehl, le d. frimaire an V, 
prit, dans le village de Swinthein» %o fusiliers autri- 
chiens. 

16 ventôse an VI, en avant deNidan^prit d pièces 
de caboUi et plusieurs prisonniers sous les ordres de 
Tadjudant général Fressinet. > . 

17 ventôse an VII. à Coire, prit correspondance, 
équipages et escorte du général Auffemberg (60 
hommes). 

i«r messidor an VIU, en avant de Kempten, prit 
10 dragons montés, régiment Valdeck. 

' 34 miessidôr,' an VlU/entreBrêguenz et Feldkirck, 
prit 50 chasseurs tyroliens. 

Frandik. — A forcé le capitaine Willam, comman- 
dant la flottille sur lé lac de Constance et qui venait 
d'effectuer une descente, dé se rembarquer précipitam- 
ment (ip pluviôse an VIII). 

Badany chef d'escadron. — Blessé d'un coup de 
feu à la cuisse droite, 16 octobre 1813, devant Leipzig. 

Dblhaye. — Avec deux hussards, a pris 10 fantassins 
le 37 frimaire an VII. 

Le 39 frimaire an IX, prise de Kruns-Munster. 
Tué à Ostrowno, le 33 juillet 1813. 

Reinhartz capitaine. — Embarqué le if prairial 
an XII, jusqu'au 6 brumaire an XII, s'est trouvé au 
combat naval du i^ brumaire an XIU (était sous- 
lieutenant). 

Blessé d*un coup de lance à Golimin, le 36 décem- 
bre 1806. 

Blessé d'un coup de feu le 16 octobre 1813, à Vachau. 



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35^ HISTORIQÎJB DU 7* HUSSARDS 

Brachbt, capitaine. — Blessé d'un coup de feu, le 
14 messidor an II, à Deux-Ponts. 

Blessé d'un coup de sabre, le 26 vendémiaire an 
IV, à Manheim, a sauvé des mains de 6 hussards le 
général Davoust, prisonnier. 

Blessé d'un coup de feu le 13 juin 1809. 

Au siège de Kehl, le 2 frimaire an V, traversa 
les lignes ennemies, parvint au retranchement, prit 
avec 3 hussards, 8 pièces de canon, et sabra les canon- 
niers. 

LiEDEKBRKE, capitaine. — Blessé d'un coup de lance 
au passage de la Saale, en septembre 1813. 

Gerbault, capitaine. — Disparu dans la campagne 
de i8ia. 

Bernard, lieutenant. — Coup de sabre à la main 
gauche et à la tête à Lichtenau, 1794. 

Coup de sabre à la poitrine à Znaîm, le 10 juillet 
1809. 

SouRSAC, lieutenant. — Blessé d'un coup de lance 
et d'un coup de sabre. —Prisonnier à Wagram, le 6 
juillet 1809. 

Resté en Russie, ayant été amputé. 

Galbtto, sous-lieutenant. — Tué devant Raab le 
13 juin 1809. 

De Brack, élève à l'Ecole militaire le 30 décem- 
bre 1806. 

Sous-lieutenant au t hussards le 15 avril 1807. 
Aide de camp de Colbert le 29 avril 1809. 

KouHN. — Coup de sabre au bras gauche 13 juin 
1809, Raab. 

Coup de feu au pied gauche le 25 juillet i8ia. 
Ostrowno. 



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oFnaEts Tués bt busses 353 

PiivosT, souft-lieutenant. — Tué à Wagram le 
6 juillet 1809. 

Bangofskt, lieutenant. — Coup de feu à la jambe 
gauche, en 1800, au passage dellnn. 

3 coups de sabre à la t£te, le 36 décembre 1806, à 
Pultusk. 

I coup de sabre à la t£te le 5 février 1807, à Lied- 
stadt. 

Coup de lance dans les reins le a8 janvier 1813, à 
Altembourg (Saxe). 

MuNiGHOEFFBt, lieutenant. — Coup de lance le 
14 avril 1813. 

R1NAUD9 lieutenant. — 3 coups de sabre, 6 juillet 
1809. Disparu en Russie en 1813. 

Rfiss, sous-lieutenant. — Coup de feu le 4 février 
1807. Alienstein. 

Vanchbt, capitaine. — 3 coups de baïonnette à 
Bopûngen, an V. 

Coups de sabre à la tête à Hart, en Suisse, an IV. 
— Coup de lance, le 4 mai 1813, à Borna (Saxe). 8 coups 
de lance sur le corps et les bras, le 38 septembre 1813, 
à Altembourg. 

Cressel, sous-lieutenant. —Coup de sabre à la main 
gauche, à Feldkirk, an VII. 

Coup de feu à la jambe gauche, an VII. 

Coup de feu au ventre à Znalm, le 10 juillet 1809. 

Psii, lieutenant. — Coup de feu k la jambe gauche 
le 10 germinal an II. 

Coups de sabre à Tépaule et à la main gauche, le 
36 vendémiaire an IV. 

Rbiss, lieutenant. — Mort à Dantzig le 31 décem- 
bre 181 3. 



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354 HISTORIQUE DU 7* HUSSARDS 



Vbhrung, sous-lieutenant. — Coup de feu en mars 
1793, devant Saarlouis. 

3 coups de lance, brumaire an XIV, près Ma- 
riazel. 

Coups do feu le 23 avril 1809, devant Ratisbonne. 

Heissbr, lieutenant. — Coup de sabre, vendémiaire 
an IV, à Rottenvilier. 

Coup de lance dans le ventre, le 8 prairial an VII, 
Winterthur. 

En l'an VIII, près de Krensmunster, avec 2 hussards, 
fit prisonniers i officier et 42 hommes d'infanterie au- 
trichienne. 

Le 26 décembre 1806, à Golomin, mit pied à terro 
au milieu de la charge pour donner son cheval au gê- 
ner al Lassalle (était brigadier). 

19 avril 1809, à l'affaire de Praissing, au milieu; 
des tirailleurs autrichiens, donna son cheval au géné- 
ral Montbrun (maréchal des logis). 

Le 33 avril 1809, devant Ratisbonne, donna son 
cheval au général Montbrun (maréchal des logis). 

16 avril 1809. Blessé d'un coup de feu à la jambe 
gauche, près Ratisbonne. 

33 octobre 1813, coup de feu à Lekartzberg. 

KouHN, Georges, lieutenant. — Disparu en Russie, 
en 1813. 

Dubois, lieutenant. — Coup de sabre à la tête, le 
26 octobre 1806, à Zednick. 

Coup de lance au bras droit, le 10 juillet 1809, ^ 
Znaîm. Coup de sabre à la tête le 16 octobre 1813, à 
Leipzig. 

Baudb, sous-ilieutenant. — Coup de feu devant 
Smolensk, le 19 août 1813. 



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OFFICIELS tUé$ BT BLESSÉS* dj^ 



Christb, soûs-Iîeutenant. — Coup de feu le 30 août 
iSiv^Wiasma (Russie). t : 

A eu un cheval tuë sous lui le 30 août 1813, à» 
Kulm. 

Baumann, lieutenant.— Coup de feu au pied gauche 
le 14 février' 1814, à Vauchamps. 

GouiK, sous-lieutenant. -^ Coups de sabre k la t£te 
et à la main gauche, le 35 juillet 1813, à Ostrowno. 

Coup de feu à la main gauche, le 18 octobre 1813, à 
Turnkein, prèç la route de Kalouga. 

Coup de lance à la main droite, le 5 août 1813, à 
Meckbern^ près Magdebourg. 

ScHviNER, sous-lieutenant. — .Coup de feu au coude 
droit, le 16 août 1813, à Smolensk. 

Eykbnbrock, sous-lieutenant. — Mort par suite 
d'amputation d'une jambe, blessure reçue le 35 juillet i8ia« 

DfiMANGfiOT, lieutenant. — Coup de feu à la jambe 
droite, le 15 germinal an VI, à Côme. — Coup de sabre 
au menton, le 22 avril 1809, ^ Ratisbonne. 

. Coup de feu à la jambe gauche, le 7 septembre 181 2, 
à la Moskowa. 

Coup de feu à la jambe gauche, le 18 février 1814, à 
Montereau. 

Vagnhr, sous-lieutenant. — Tué sous Voronovo le 
4 octobre 181 a. 

KoRN, sous-lieutenant. — Coup de sabre à la main 
droite, le 8 prairial an VU, à Vinterthûr. 

Coup de feu à Tépaule droite, le 35 juillet 1813, à 
Ostrowno. 

Cressel, lieutenant. — Coup de sabre à la t£te, le 
34 mars 1809, ^ Sarragosse. 



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336 HISTORIQUE DU ^^ HUSSARDS 

Schneider, sous-lieutenant. — Coup de sabre à la 
tête, le 2 mai 1801, 16 coups de lance dans une sortie 
de Dantzig. 

Grouthil, capitaine. — Coups de sabre à la tête, 
le 36 obtobre 1806, à Zeidnich. 

Coup de feu, le 6 juillet 1809, à Wagram. 

7 coups de sabre, le 25 juillet 181 3, à Ostrowno. 

H0CQ.UE, sous-lieutenant. — Coup de feu au bras 
gauche en 1814, à Sion. 

SiCARD, sous-lieutenant. — Coup de feu, le ra mes- 
sidor an II. 

3 coups de sabre à la tête, à Bopfingen, an IV. 

Coup de sabre à l'épaule gauche, an VIII, Win- 
terthûr. 

Steigel, sous-lieutenant. — Coup de sabre à la tête, 
le 39 décembre 1793 à Kayserslautern. 

Coup de feu et de baïonnette le 9 mai 1794, Kay- 
serslautern. 

Coup de feu à Tépaule le 18 octobre 1813 ^ Leipzig. 

DupuY, chef d'escadron. ~ 3 coups de lance le 38 
septembre 1813, à Altembourg. 

Lefedvre, sous-lieutenant. — Coup de feu à la jambe 
droite, à Montmirail. 

Calvet, chirurgien-major. — Coup de feu en avant 
de Smolensk, le 19 août 1813. 

Erhard, lieutenant. — Coup de sabre à la main 
gauche, floréal an VU, Frauenfeld. 

Coup de feu, le 36 août 1813, Dorogobourg (Russie). 

ScmRMER, lieutenant. — Coup de feu au coude 
droit, le 16 août 1813, Smolensk. 



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OFnOERS TUiS IT BLBSSis 9^7 

Saditongb, sous-lieutenant.— ATaffaire d'Osmiade, 
en Lithuanien s*est trouvé aux prises avec 3 Cosa- 
ques, en a tué deux et mis le troisième en fuite. 

Dandblot, sous-lieutenant. — Disparu dans la re- 
traite de Moscou, en 181 a. 

SnBBN, sous-lieutenant. — Blessé d*nn coup de feu 
à la bataille d'Enghein, le 13 floréal an VIU. 

DoiosiTi sous-lieutenant. — Embarqué du a; ger- 
minal an VII, au 14 fructidor an VIII. 

Ddcitz, sous-lieutenant. — Blessé d*un coup de feu 
au pied droit à Taffaire d*Ingolstadt, le dé (hictidor 
an IV, a eu a chevaux tués sous lui, i^ décembre 1795 
et 36 vendémiaire an IV. 

FouusT, sous-lieutenant. — Blessé d'un coup de 
feu à la jambe droite, à la bataille d*Hombach, le 15 mes- 
sidor an II, et d'un coup de baïonnette au bras gauche 
à Taffaire du 13 fructidor an H. 

S'est particulièrement distingué le 4 vendémiaire 
an Vni, près la montagne de Sion, et a été fait sous- 
lieutenant pour sa conduite en cette journée. A 
chargé avec un seul hussard, malgré le feu de l'ennemi, 
sur une troupe qui défendait une pièce, a pris 3 offi- 
ciers, 98 soldats, les a ramenés au quartier gé- 
néral. 

Détaché avec ao hussards, le 35 octobre 1806, près 
de Oraniembourg, surprend à Toeplitz aoo dragons 
ennemis qui rafraîchissaient, en hache beaucoup, fait 
6 prisonniers et se retire sans avoir perdu un seul 
homme. 

Ladmuial, lieutenant. Blessé d'un coup de sabre sur 
la t£te, le 15 août 1793, k Ewiller, et d*un coup de feu à 
la main gauche le 17 messidor en IV dans la forêt de 



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358 HISTORIQUfi DU 7* HUSSARDS 

Rastadt, d'un coup de feu au pied gauche à la bataille 
d'Eugen, 13 floréal an VIII, et a eu un cheval tué sous 
lui devant Manheim le 7 brumaire an IV. 

Lejbndrb, sous-lieutenant. Blessé d'un coup de sabre 
au bras gauche à Kayserslautern, le 29 novembre 1793. 
Fait prisonnier de guerre le 20 messidor an IV, rentré 
le 10 floréal an V. 

Thomas, sous-lieutenant. Était à l'affaire de Nancy. 
Blessé d'un coup de feu au bras droit à l'affaire de 
Salzbourg, le 23 primaire an IX. 

Dey, sous-lieutenant. S'est particulièrelnent distin- 
gué le a8 fructidor an IV à la bataille de Neubourg, et 
à l'affaire de Berne, en l'an VI. 

Blessé d'un coup de sabre sur la cuisse, le 19 avril 
1809, à Peysingen. 

Meignen, sous-lieutenant. Blessé d'un coup de feu 
à la tête, devant Winterthûr, le 8 prairial au Vil. 

A fait 3 officiels prisonniers, le 17 ventôse an Vil, 
à l'affaire de Coire. 

Blessé d'un boulet à l'affaire de Golimyn. 

Laveufve, lieutenant. Â reçu quatre blessures, le 
8 prairial an VU et ai floréal an Vlll. Un cheval tué 
sous lui en Tan Vil, le 6 prairial, a fait 4 prisonniers. 

Delhaye, lieutenant. Â fait prisonnier un officier à 
l'affaire de Salzbourg, le 33 frimaire au IX. 

Finet, lieutenant. S'est particulièrement distingué 
à l'affaire de Nesselvangen. 

Blessé d'un coup de feu le 33 messidor an IV. 

— — lance le 30 août 181 3. 

— — feu le 10 septembre 1813. 

— — sabre le 4 octobre 181 3. 



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OFnonts Tuis it busses 959 



Gusunt» trompette. Fait prisonnier de guerre le 
8 prairial an VU. 

14 vendémiaire an V, dans une charge contre les 
cuirassiers, a retiré par son intrépidité le commandant 
Véry qui commandait alors le régiment^ et qui se 
trouvait emporté dans les rangs de Tennemi par son 
cheval. 

17 ventôse an VU, k Coire, chargea avec quelques 
camarades sur une pièce de canon et l'enleva. 

Sous-Ueutenant le 30 mai an XI. Adjudant-major 
au !!• cuirassiers le i^ octobre 1806. 

Bracubt, sous-lieutenant. Blessé d'un coup de sabre 
à l'affaire de Manheim, où U a contribué à retirer des 
maint de l'ennemi le général Davoust. 

CurIlt. Engagé le 5 avril 1793. Fourrier le 16 ven- 
tôse an II. Maréchal des logis et maréchal des logis 
chef le a6 fructidor an VUl. Adjudant sous-officier le 
a6 messidor an X. Sous-lieutenant par décret du 5 jan- 
vier 1806, en remplacement de M. Sieben nommé Heu- 
tenant. Lieutenant par décret du 96 mars 1807 en 
remplacement de M. Thomas, nommé adjudant-major, 
par décret du 8 mai 1807 en remplacement de M. Bois- 
selier. 

A fait les campagnes de 1793, ans II, UI, IV, V, VI, 
VU, VUI, IX. 

S'est distingué dans un grand nombre d'affaires et a 
été blessé à celle de Salzbourg, le 93 frimaire an IX, 
a fait les campagnes de l'an XU et XUI sur les côtes. 

CeUes de 1805, 1B06, 1807. 

Membre de la Légion d'honneur, le 90 janvier, 
1806. 

GomT, sous-lieutenant. — A été blessé de 3 coups 
de sabre, à Bleyer. 



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a6o HISTORIQÎJB DU 7* HUSSARDS 



LouBTTB. — S'est distingué à l'attaque de Tarrière- 
garde ennemie, à Fleurs, en basse Styrie, et pendant la 
campagne de l'an XIL 

D'iMÉcouRT, sous-lieutenant. — Tué d'un coup de 
feu, dans la tranchée devant Dantzick, le 13 avril 
1807. 

LiÉGEARD, chef d'escadron. — A été blessé d'un 
coup de feu à la bataille d'Eylau. 

ScHNBiDBR, chef d'escadron. — Blessé d'un coup 
de feu à la jambe gauche, le 14 septembre 1793, devant 
Pirmasens. 

Dans une reconnaissance, a surpris et fait prison- 
niers 60 hommes de Barcko, devant Inville, le 3 fruti- 
dor an II, et a eu s hussards blessés. 

JouNG, capitaine. — A la retraite du général Mo- 
reau, an V, sous les ordres du général Sainte-Suzanne 
fut détaché avec 250 chevaux du t hussards et des 
io« et i7« dragons pour abattre tous les ponts sur le 
Danube, depuis Neubourg jusqu'à Ulm, afin d'empêcher 
l'ennemi de se jeter sur une partie de l'armée. Par ses 
sage$ manœuvres, il a protégé l'évacuation des hôpi- 
taux de Donauverth et de Hochstedt, a sauvé le parc 
d'artillerie à Lieben, en forçant l'ennemi d'abandonner 
le pont sur lequel il devait absolument passer pour se 
réunir au corps d'armée; enfin il brûla et détruisit tous 
les ponts, à la grande satisfaction des généraux qui 
lui avaient confié cette mission. 

Chargé par Vandamme d'inquiéter l'ennemi et de 
lui cacher la marche de sa division, il partit avec 80 
chevaux de Zwiefalten, sur la route de Thiebingen et 
se rendit jusqu'à Altenbourg et Stoffelsberg, sur le der- 
rière d'un corps autrichien commandé par le général 



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OFnOBRS TUés ET BLBSSéS 36l 

Pétrache, posté entre Stetten et Schanberg, qu'il in- 
quiéta beaucoup et lui déroba la marche de l'armée. 
Il fut découvert et poursuivi pendant 5 jourspar un des 
fameux partisans autrichiens, qui le cherchait avec 
130 chevaux; mais, par des marches adroites, il parvint 
à se dégager de cet ennemi sans perdre un seul homme. 




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2b2 



HISTORIQUE DU 7* HUSSARDS 



HOMMES TUfeS 




ROCH 

Chapolin 

Mulot 

Mauqny 

Jban Marc 

Vilains 

Dandro 

Lbqbndrb 

DOYARD 
QOSSRLIN 

Larubl 

LOVRIBK 

Lafpond 
Pbiffet 

ViLLARS 

Ghantbrbl 

boisqnianc 

Dbvilainb 

Drouan 

Aqubloqub 

MULLBR 

HUQBLMANN 

BOHU 

schtrifpb 
Wbistbrmann 

RiDZALBR 

Klbin 

sciinbiorr 

Kaiskopk 

Nasuaum 

Kullbr 

Rbiqnibr 

Spammaqbl 

Grbuly 

Cridlin 

KUNTZ 
LlBBRQONTB 



Mtr. dit los* 



Drigtdier 
natiard 
Drigtdier 
Uatiard 
■ 
Drigtd. tour, 
IIuMêrd 



Mar.log.Ch. 
Ilattard 



Drigftdltr 

■ 
Iltftstrd 



Mâr. d«s log. 

IlttfMrd 
DrigtJ. foor. 

lUiMrd 

Drigtdur 
Mar. des log. 

lUiMrd 



Martign^, 15 juillet 1793. 

13 messidor an VI H. 

16 vendémaire au V. 

25 messidor an IV. 
En août 1793. 
34 frimaire an II. 
22 avril 1793. 

9 août 1793. 
j floréal an IV. 
Tué par les paysans, le g FWCT. Al m 

14 septembre 1793. 
14 messidor an II. 
4 thermidor an IV. 

17 ventôse an Vil. 
II nivôse an II. 

10 ventôse an II. 
13 messidor an VIII. 
Armée du Rhin, le... 
24 thermidor an IV. 
I fructidor an VII. 
16 vendémaire an IV. 
6 thermidor an IV. 
6 — — 
20 vendémiaire an IV. 
20 — — 
4 thermidor 
13 ventôse an VI. 
13 — — 
24 messidor an VIII. 
34 messidor an YIII. 
4 thermidor an IV. 
22 vendémiaire an IV 

26 — — 
26 — an V. 
30 thermidor an VII. 
28 fructidor an IV. 
9 nivôse an III. 



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HISTOIIQUB DO 7« HUSSAIDS 



363 



HOMMES TUÉS (SuiU) 



Noms 


OtAOBt 


Datbs 


LiNOUCHBT 




18 frnciidor tn IV. 


PiAcnn 


• 


i) Tentôte an VI. 


UUBKBRE 


• 


Taé par les pBTtaaSf le 4 messidor 


P«OVO«T 


• 






en VIII. 


Ykinre 


• 


iifloréilaaVIlI. 

18 TeDldie an VII, près Coire. 


PrKirPBi 


• 


OlROLDSL 


• 


a frinuire an V. 


LOTB 


MM.tebf. 


Tué par la chute d'une maif on» à 
Primasenayleo frimaire an XJ. 
1 germinal an Vil. 


MàtAbb 


• 


Claubb 


• 


Il fructidor an Vil. 


VlLHBlM 


• 


1 messidor an VIII. En d4coii- 

▼erte prèa Kempfen. 
14 measidor an VIII. 


Clop« 


• 


BOUBBIKBB 


• 


a frimaire an V. 


Obiblino 


• 


1 frinuire, an VII. 


PAlktbb 




I) floréal an VIII. 


MiCHBL 


• 


Mort le t6 floréal dana on com- 
bat natal à bord de la prame 
la ViUê fAmoers. 


BlCBUNO 


Btf . èm Uf- 


A prit un canon à Haii sidiein, en 
Soisse, mort le 3 février 1807. 
6 novembre 1806. 


ROUCHMATBB 


HfwaaMffv 
Mflr.li«.aL 


Vbhbuno 


— • ^^ 

• 


14 mars 1806 (passé soaMieote-| 
nent légion, comme brigadier.) 


SCHIRIBBB 


Ttum^m 




Ratin 




s8 frimaire an X. 


OOTOT 


m 


Perdn dans la retraite de Moscou, 
le 10 novembre i8ia. 


Chtlt 


mm.émlH- 


18 octobre 1813. 


ROOBB 


• 


98 novembre 181 a. 


Baudblt 


MM.4»Ui- 


%S septembre 181 ). Altembonrg. 


K0059R 


Br%i<itr 


s; avril 1809, près Ratisbonne. 


Hbtdblchich 




4 février 1807. Aaseinaten. 
6 juillet 1809. 


Obomi 


• 


Thbobath 


• 


9 septembre 181 a. 



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364 



raSTORIQUB DU 7* HUSSARDS 



HOMMES TUÉS {Suite) 



Noms 


Gradbs 


Dates 


Sappbn 


Iloistrd 


39 septembre 1819. 
6 Juillet 1809. 
so juillet 1819. 
M juin 1809. 
18 octobre 1813. 


Mascrbt 


■ 


DUCHBMIN 


• 


Lhommb 

DÉCBBT 


Mtr.attlog. 


Ibach 


notttrd 


19 avril 1809. 


Hbnnbvbux 


• 


so juin 1809. 
juillet 1809. 


Gbonthil 


• 


Houbbb 


• 


— — 


Dbhay 


• 


.^ .^ 


CAPPé 


• 


14 octobre i8id. 


Lbpoivbb 


■ 


juillet 1809. 


Odoul 


• 


s^ juillet i8i2« 


VOOODBN 


• 


7 hcptembre 1813. 


Clbysbns 


■ 


12 septembre 1819. 


Dbtby 


■ 


ao octobre 181 a. 


Bactbns 


• 


20 — — 


Maillbt 


• 


16 octobre 18 13. 


Brunbdabdb 


• 


janvier 1814. 


Mbbzbau 


• 


13 juin 1809. 


WlBTZ 


• 


1 septembre iSia. 
6 juillet 1809. 


Pbtit 


■ 


Bbaujabd 


• 


6 — - 


Dbbosb 


Bri|t4i« 


14 septembre 181 a. 


Blot 


• 


a^ juillet i8id. 


KUPPBBS 


flvsttrA 


19 août i8i3. 


FiNBKBNAUBB 


• 


I septembre 181 a. 
6 juillet 1809. 


Dbdburqbayb 


• 


BONNIS 


Mar. àêê lof . 


2^ juillet 181 2. 


Nbllbs 


U«iMnl 


9 septembre 1812. 


Dbdroy 


• 


1809 (hôpital). 


Chbnbt 


1 


• 


30 septembre i8ia. 


Chappbt 


■ 


» 


2j juillet 1812. 


BlilQUBLBT 


■ 




17 août 1812. 


Hbnnb 


, 


» 


Il brumaire an XIV, à l'afifaire 




1 


de Rud. 


Pascaly 


Drigt 


aitr 


24 avril 1809. 



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mSTOtlQOl DO T HUSSARDS 



965 



HOMMES TUÉS (SuiU) 




Oànolof 

SCHMITT 

Cheisth 
Matbe 

Kbllkb 

JULUIO 
BONTi 

Oddon 

Walobwrx 

Bbnnibe 

Kbslbe 

Dbsumbub 

Oubbhabd 

schommbbt 

Stblinobb 

POLBT 
MOCUBL 



Pinçon 
Wbisunqbb 

COBLBT 
KBB88 

VàCHTBB 

Bàubb 

Dublbb 

M18LKB 

Holzbbbobb 

Hààuck 

BACn 

Vbtzblb 

DinrAL 

Dbpabib 

LoiB 

Peançois 



Uf- 



s8 octobrt 1806 (Preojlow). 
17 soAt iSii. 
ijiiiio 1809. 
4 lévrier 1807. 

9 juin 1809. 

•7 octobre i8o6. Boitxeboorg. 
1} joln 1809. 
90 déotmbro i8oi« 

10 {nia 1107. 
16 décooibro i8o6. 
t6 — — 
tOBoAt i8it. 
tS joillot i8it. 
16 décombro i8o(* 
i6 — — 

8 féTriof 1807. 
Tu4 ie ti floréal bq X, dans IW 

coaibst obvbI, à U luattor de' 
BUotkeaiberg» à bord de U 
preroeU ViUê fAm^êrt. 

16 décembre i8o6« 

•6 — — 

té floréal an XII. 

10 joîllet 1809. 
A perda la jambe gauche ao 

combat oaTaL 
ta octobre \%\y 
i7|iiio 1807. 
ZedtDck 1806. 
7 septembre 18 la. 
s8 octobre i8o6. 

9 leptenibre 181 a. 
t) avril 1809, 

14 ittin 1809. 

11 lévrier 1807. 
11 juiQ 1809. 

>e décembre i8o6. 



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266 



HISTORIQ3JB DU 7* HUSSARDS 



HOMMES TUÉS {Suite) 




BBRTlâ 
PUBVOST 

Bbrtoux 

Kratbn 

Robert 

Cayb 

Rbqnt 

DlBUDONNÉ 

Bbcker 
Blbiubrs 
Hbinricks 
boulangbr 

KOBSQBN 

Lambbrt 
Wack 
Morback 
Ancblot 

NOBL 

Sauvaqb 
Bbrnard 
Gaspard 
Jacquot 

PBTix 

Bbrton 

doucbron 

Qater 

ROUSSBT 

May 

Rbbouil 

David 

S ABRI A 

Bbrtaux 

Thumsbb 

Pbtbr 

Krbin 

Marcotty 

Masalo 



Aajoaaot 
llttuard 



Brigidicr 



Mir. 4m lof . 

UvtMrd 



A4i«4a»t 
Brigadier 



Bvuard 



BrifidUr 



Bottard 



Brigtditr 
BvMard 



a5 février 1814. 
ao décembre 1806. 

7 septembre 1812. 

8 février 1807. 

26 décembre i8o6. 
6 juillet 1809. 

I avril 1809. 
9; juillet 1812. 

II janvier 1807. 

10 août i8ia. 
1809. Wagram. 

11 septembre i8id. 

16 - - 
i) juin 1809. 

3 septembre 181 a. 

juin 1809. 

Juillet 1809 (hôp. de Vienne). 

d* 
99 septembre 181 a. 
19 avril 1809. 
35 juillet 18 19. 

17 août i8ia. 

6 juillet 1809. 

5 septembre 1819. 
as juillet i8ia. 

dû 

i; octobre 181 a. 
i8marsi8oû(StPerd). 

2 septembre 181 a. 
juillet 1809. 
39 août i8ia. 
as septembre i8ia. 

18 octobre 181a. 

7 septembre 1819. 
Il avril 18 13. 
1814. 



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mSTORIQPB DU 7* HUSSARDS 



367 



HOMMES TUES (Suite) 



Noms 


Obadis 


Datm 


ROUSSBT 


Bvuard 


«5 féTrier 1814. 


Rbqnibr 


• 


19 juin 1815. 


Chanal 


P«wri«r 


17 juin 181^. 
10 ioût 1870. 


Parizot 


Mftr.iMlH' 


Parquet 


• 


d« 


Branqibr 


Brif. tr•■^ 


4- 


JOLT 


Brlfi^iir 


d* 


ISRABL 


nuÊÊti 


1) septembre i87o.(Hôp.deMetz) 


BiTTBR 


• 


4 — — 


PUTHOD 


• 


4 - - 


Hbrcibr 


lUr.iMUIi. 


i z z 


Bbulin 


B«i«f4 


NOURDIN 




ai — — 


Amory 


. • 


Disparu sur le chtmp de bataille, 
à Gravelotte, le 18 août. 






1 FOURNIBR 


• 





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368 



fflSTORIQUB DU T HUSSARDS 



ARMES D'HONNEUR 




Gbr 



Serrbt 



Emelino 
Vbhruno 

CURÉLY 

Maybr 
Bernard 

BOYER 

Ravin 
Stournb 

PONCET 

Lecureux 

ROHR 
ZiftfMERMAN 



BttfMid 



Hottard 



Mtr. dM log 



UmImmbI 
GMral 



Hutari 



Obsbevations 



Dans une charge, pendant la 
campagne de Belgique^ 14 fé- 
vrier 1793, enleva un étendard 
à Pennemi. — Il reçut un 
mousqueton d*honneur, et lors 
de la création de la Légion 
d'honneur, il fut décoré. 

Au combat de Bopfîngen, donna 
son cheval au colonel Ma- 
risy^ blessé de 3 coups de 
sabre, et ayant son cheval tué, 
il fut décoré, en 1807, quoique 
en retraite. 

Au combat d'Einsidelm, 25 sep- 
tembre 1799, prit un canon à 
Pennemi. Fut décoré pour ce 
fait, en 181 4. 

Décoré comme brigadier, le 14 
mars 1806. 

Décoré comme adjudant, au 

19 hussards, à la suite du corn- 
ât d'Aflens. 
Reçut un sabre d'honneur, le i) 

septembre 1801. 
Reçut un mousqueton d'honneur, 
le 15 septembre iSoi. 



N. B. — Les premières nominationt dans l'Ordre de la Légion d'bonneor, 
eurent lien le 24 septembre 1803 et ne comprirent que les militaires qui 
araient des armes d'honneur et qui étaient légionnaires de droit. 

Les insignes de la Légion d*honneur ne furent arrêtés que plus tard, par le 
décret du il juillet 1804. 



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HISTORIQUE DU T HUSSARDS 

DbCORATIONS 



369 









OrADBS DANS L'oRORB 




Noms 


Gbadrs 


Datbs 


DR LA 
LÉO ION D*HOIINBOR 




COLBIRT 


Colooal 


juin 1807 


OfTicier 




DuBOURO 

Malcorps 


LtooltMBl 


» 


Membre 




• 




Brichtil 


SoM-Utot 


» 


» 




Crotel 


• 


> 


» 




Verniérb 


Aljiiiit 


> 


» 




Chbsnat 


• 


» 


» 




Proma 


Mtr. 4m Wf. 


» 


» 




Zopbl 


• 


> 


» 




Briqubt 


CapiteiM 


1809 


» 




LUBEN 


UmImmsI 


» 


» 




Deshatb 


' • 


> 


» 




Carrey 


AfliJiMftM 


» 


» 




PlLLION 


BfifftflMf 


» 


» 




ROCH 


CM 4'tM. 


octobre 181^ 


Officier 




Dubois 




» 


Membre 




KORN 


« 


» 


» 




Baumann 


• 


» 


» 




Badany 


Som-UmI. 


» 


> 




GiRARDIN 


cm 4'«m. 


» 


» 




Reinel 


Mar.4Ml»f. 


» 


» 




Knhvier 




» 


» 




Beaupieu 


A4J«4uil 


svril 1814 


Chevalier 




CORDIER 


Cap. bttr. 


septemb. 1841 


» 




Durand 


Utr. 4m lof. 


avril 1843 


» 




Hanem 




avril 1844 


» 




Lamor 


• 


octobre 1844 


» 




LA Tour-Randon 


CapiUiM 


avril 184s 
mars 1840 


» 




Arcanger 


MtjM 


Officier 




Dalac 


OiirM. ■•]. 


mars 1846 


Chevalier 




Ga dit Gentil 


Ca^41Mk 


• 


» 




Lemairb 


Ct^lré•. 


» 


» 




WOLTZ 


Var 4Mlof. 


» 


» 




DE LamOLÈRB 


CapIlilM 


avril 1847 


» 




Guen 


Major 


septemb. i8;3 


Officier 




POTHIER 


LiMiMMl 


» 


Chevalier 




Grenier 

1 


ColMMl 


août i8)a 


Commandeur 





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270 



HISTORIQUE DU T HUSSARDS 



DÉCORATIONS (Suite) 









Grades dans l'ordre 


Noms 


Grades 


Dates 


DE L\ 
LftolON ll*HONNEUR 


Cambriel 


ciifr a*ft€. 


décemb. 1855 


Officier 


DE Sers 




mars 1856 


Chevalier 


Caron 


Cap.lréi. 


mars 18^7 


» 


TiPPBL 




août i8;7 


» 


TlNTHOIN 


• 


» 


ik 


DUBRAY 


Mtr. dM lof . 


décemb. 18^7 
janvier 1858 


» 


Salaionac 


LitoUMMt 


» 


Barbier 


Cap.iiitt. 


juin i8s8 
juin i8d9 


» 


Briant 


eut d'MC. 


Officier 


BUDAN DE Russe 


CapiUiM 


» 


Chevalier 


Toscan ou Terrai L 


Souf.liettL 


» 


» 


Martin de UGardr 


CapiUlM 


août 1850 
décemb. i8;9 


» 


O'Brien 


• 


» 


Bouchateau 


SovfUtnt 


août 1860 


» 


Daverton 


lltr. a«i log 


décemb. 1860 


» 


Chardiony 


CtpiUb« 


août 1861 


» 


Mulot 


lltr. dM lof . 


décemb. 1861 


» 


Derriey 


Mtjor 


août i86a 


Officier 


DUCHATEL 


CapiUiM 


» 


Chevalier 


Klotz 


• 


décemb. 186a 


7 


BOUCHET 


UmUmoI 


mars 186^ 
décemb. lii} 


» 


MACORa dbOaocourt 


cur d'«M. 


Chevalier 


Dbgand 


Cap. diMb. 


nurs 1864 


» 


Fenis de Laconbe 


ColOBtl 


» 


Commandeur 


WiNDRIFP 


Méd. Btjor 


» 


Chevalier 


Cocus 




» 


» 


Formel 




» 


» 


Delalande 


Mtr. dtt lof . 


octobre 1864 


» 


Pujos 


Cap. très. 


août i86s 
décembre 186s 
décembre 1866 


» 


Badois 


Adjttdaat 


» 


Trouttet 


Cbafd'tae. 


» 


Plancher 




décembre 1866 


» 


Le Bel 


Liant eol. 


mars 1867 


Officier 


Mulot 


UaaUaant 


» 


Chevalier 


Mère 


• 


août 1867 


» 


Figer 


ViOriMira 


» 


» 


Couvents 


UatttaMat 


septemb. 1867 


» 



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HlSTOtlOm DU 7« HUSSARDS 



371 



DÉCORATIONS (SuiU) 









OtADIS DAUfl L*OtMI 


Noms 


OtAoa 


Datbs 


M LA 
lAoion D^MONirtOt 


JOUMIT 


,,^,^ 


décembre 1867 
décembre 1S60 


Chevalier 


MAffOlt 


â»lMl 


» 


CHAUtSiB 


MMri 


ioût 1866 


Commaodeiir 


U Rmsuit M EMWâ 


CW^-M. 


ioût 1869 


Officier 


BouCHAtD 


GiflltiM 


iOÛt 1860 
décembre 1869 


Chevalier 


RoniT 




» 


PAtlOlt 


GifUiiM 


•eptemb. 1870 


» 


GuilINAT 


UmImmI 


» 


» 


Bassac 


• 


» 


» 


Bassat 


V4MriMlra 


octobre 1870 


» 


PicMni 


fliM llgt 


novemb. 187: 


» 


Gautiu 


CM ^M. 


nui 1873 


Officier 


Dtu 


c•^tH•. 


» 


Chevalier 


Allotti 


CiflllêM 


1874 


» 


Flahaut 




::^ 


» 


LiSFtS 


Ihiiiml 


» 


Caména d'AlmAda 
Fayard 


^MV 


fifrier 1877 
jnillet 1S78 
joillet 1879 
février 1880 




CHITALIUt 


• 


» 


M Fturri M QifiMiT 


CM r«M. 


» 


BlUNtAU 


C«lMl 


1881 


Officier 


KOUJIT 


m^ 


— 


> 


COSTIDOAT 


CitHil» 


.« 


Cheralier 


BONNEL 


Vilèriiilii 


... 


» 


Mariy 


Ci^M■. 


1886 


» 


MiCHIL 




18S6 


» 


CASAOATAJrr 


UMi..«a. 


18S7 


Officier 


Baiuot 


CiftelM 


1887 


Cheralier 


Galissaro 


• 


18S7 


» 


Choquit 


CW #Mt. 


1889 


» 



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373 mSTORIQPB DU 7* HUSSARDS 

MÉDAILLE MILITAIRE 



Noms 



Grades 



DATES 



Noms 



Grades 



DATES 



Colas 

bouchatbau 
Jacob 
Simon 

VlOOT 
ESNOUP 

BousdUET 
Daverton 

SOLN 

NUBLAT 

BODOIS 

Deleau 

CUSSET 

guérinat 

Mulot 

Masson 

Masson 

Ransbl 

Sentis 

Chauoel 

Cary 

Robert 

Calais 

Paumier 

Védèrb 

Laurent 

COBLÉ 

Mazeron 

Taureau 

Boucher 

Chauvin 

Chenouard 

Delalandb 

Kellhofner 

Letailleur 

Jacob 



Mtr. a* lof . 

• 

DrigtdiMr 

Httfstrd 

■ 

M«r. «U lof . 

Brif . Tronp. 

Mtr. a« log. 

DrigadUr 
Mtr. a« lof . 

Adjadaot 
Mtr. d« lof. 

Hutiard 
M. d. L eh. 
Mtr. d«t log. 
M. d. I. cb. 

Brigtdier 
Uuittrd 



Cbtf 

AdJadtMl 
M. d. I. eh. 
Mtr. dtt log. 

Brigtditr 
HoMtrd 



Mtr. df log. 
Mtlt Uilltur 
Mtr. dt log. 
S-eh. d. mot. 

Drigtditr 

Mtr. d«f log. 

Uttsstrd 



i8;s 

» 
1853 

-57 
-57 
-57 
-57 

■Il 

.58 

- 59 

-59 

-59 

-59 

-59 

-59 

-59 

-59 

-59 

1860 

-60 

-6ï 

.61 

-61 

-6a 



Vagner 

Combes 

Chiffe 

Marc 

Danjou 

Jacob 

bordenave 

GiLLET 

BOUDÈNE 

VOSSARD 

Lebby 

Flaybux 

Parovet 

ANTHONY 

Lalevéb 
Chopin 

SiZUN 

GiROUX 

RUF 

Flahaut 

LE MaZURIÉ 
BURIE 

Kreyssiliné 
Henriot 

RiEUX 

Berthet 
Bouvet 
Ehrlinger 
Cavin 

SéCAIL 
NORROY 

Savine 

ISAAC 

Falouet 

TURREL 

Paliol 



ilotttrd 


• 6a 


Drigtditr 


-^J 


• 


-63 


Mtr. dtt log. 


't* 


MtttîdMi 


-64 


Mtr. dtt log. 


-64 


• 


-64 


• 


.64 


Dr. Tromp. 


-65 


H«tMurd 


.65 


Drigtditr 


:îl 


Mtr. dtt log. 


Drigtditr 


.67 


Mtr. dtt log. 


-^7 


• 


•^ 


Ontttrd 


-M 


Mtr. dti log. 


Brigtiitr 


-68 


• 


-69 


Mtr. dtt log. 


.69 


• 


-69 


■ 


-69 


Haiitrd 


-70 


M IL Armor. 


1870 


M. d. L eh 


-70 


llMitrd 


-70 


Mtr. dtt log. 


-70 


M. d. 1. Ir. 


-70 


Mtr. dit log. 


-70 


• 


-70 


TroniptUt 


-70 


UoMtrd 


:K 


• 


Mtr. dtt log. 


• 89 


Hotitrd 


-83 


• 


-8a 



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HISTOUQPI DU 7* HUSSAKDS 



373 



MKDAILLE MILITAIRE 





^BH^^ 


9BHB 






BBB 


Noms 


GtAOlS 


•ATB 


Noms 


ORAMt 


•MB 


Daniel 


n«Mw4 


1889 


FOKOEAU 


• 


•81 


Delcios 




-8) 


Blino 


• 


-8, 


Bretenstein 


Tiiwpim 


-8, 


Sekms 


•.4.L«.4. 


-84 


Molle 


Bmêtêtà 


.8, 


Barbe 


■^J.«^ 


-86 


MULLEft 


• 


.86 


Alliou 


AJHnl 


.86 


Pey 


•HfUkr 


.89 


Beroeauo 


• 


• 86 


Maligne 


■•MtfA 


-80 


Baluzb 


U. ItMri» 


.87 



il 



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Massibt 

Colonel ictuil 



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PIÈCES JUSTIFICATIVES 



i«r ]•■•( 179* 

LÉGION DE LA MOSELLE, orra m KELLERMANN 
Eut du Nomimêthms tOfficUn Ut U l^«m 

CHEFS DE L'ÉTAT-MAJOR 
MM* 

BKumfiNOKaBiRi premier UeutenaQl-colooel. — > Hostârds. 

MiiRiifo» UeuteiMQt^oIonel. ^ Châteeiirt à ehertl. 

GoLHOPiK, cj-deTaot lienleotot dans le 4e régioMot de hofterde 

âdjodâol-mijor. 
GioROBS VoMLAMDiif, cjr-deTiot dâoi SoQoemberf (Saitee) 

adjudant toua-officier. 

CAPITAINES D*HUSSARDS 
MM* 

I — MAaizTi déjà capitaine, resté an dépôt dn 4e réginent 

d'huasardft. 
9 _ WiBiK, retiré arec pension comme capitaine d*Hest<rai/, 

Hoasards. 

3 — Badda, capitaine dans Lamarck. 

4 — HoLLi, lieutenant dans le 9« régiment de cavalerie* 

CAPITAINES DE CHASSEURS A CHEVAL 
MM* 
) — BiLLON, capitaine du io)« régiment, ex-lieutenant-colonel 
du 3« bataillon du Jura. 

6 -— Duaa, capitaine de grenadiers au 4« tMtaillon dee Voagee 

7 — BlantAi I sortant tona deux du régiment cj-devant 

8 - FucHs. ) Rojal-AUemaod. 



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276 HISTORIQPB DU ?• HUSSARDS 



LIEUTENANS DE HUSSARDS 
MM. 
ScHRBiBBR, lieutenant, nommé par le généra1| ancien maréchal 

des logis dans le 4e hussards. 
Rocs, cy-devant sous-lieutenant dans Saxe. 
HoRBERT, cy-devant sous-lieutenant dans Saxe. 
Badda, lieutenant dans le ae régiment d'hussards. 

LIEUTENANS DE CHASSEURS A CHEVAL 
MM. 
Grassmann, lieutenant dans le 4e régiment d'hussards» nommé 

par le général. 
Charles Galland, lieutenant réformé, à la suite des dragons. 

ESMELIN, 



Ces deux places restant vacantes pour ceux qui peu- 
vent avoir resté dans Royal- Allemand. 

SOUS-LIEUTENANS D'HUSSARDS 
MM. 
RocH| sous-lieutenant du 4^ régiment d'hussards, nommé par 

le général. 
Henry Decker, grenadier au ler bataillon du Haut-Rhin, capi- 
taine de la garde nationale de Colmar. 
Gross, a servi dans la garde nationale de Colmar depuis la Ré- 
volution, 
HoLz, adjudant du ler bataillon de Haut-Rhin. 

SOUS-LIEUTENANS AUX CHASSEURS A CHEVAL 
MM. 

Reinhartz^ -1. , . , ,.,.,, 

. Tous trois nommés par le général dans le 

t^ ' régiment d^hussards. 

Kasudanius, ® 

Webbr, fils du capitaine des chasseurs à cheval de la légion. 

La légion. comprenait, en outre^ 18 capitaines d'infanterie, 

parmi lesquels figure François-Etienne Kellermann, lieutenant 



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pikiBS jusnncATiYBS 977 



dtnt le t« régiment de civilerie^ fils da général; i) lieutenants 
d'infanterie; Tan d'eux est Jein-Beptiste Vigniio capitaine aa 
4e bataillon des- volontaires de la Moselle, frère do capitaine 
de Marisj, enfin 17 sous^lieutensots. 

J*ai respecté Torthographe un peu fantaisiste de cet état 

Composition du régiment de Hussards levé 
en iyp2 par le citoyen Lamothe. 2j novembre 
lypa {sur le pied de guerre). 

JOURNAL MILITAIRE OFFICIEL 

État-Major 

I Colonel. 

s Lieutenants-Colonels. 

I Qpartier-Mattre. 



\ à pied. 



4 

I Aumônier. 
I Chirurgien. 

V 

s Adjudants. 

I Trompette-Major. } montés* 

1 Maître-Maréchal. 

1 Mattre-Sellier. 

I Msitre-Armurier. 

I Maitre-Tailleur. 

I Maltre-Bottier. 



à pied. 



Le Régiment sera composé de 4 escadrons de a compa- 
gnies. 

Chaque compagnie sera composée: 

I Capitaine. 

I Lieutenant. 

s Sous-Lieotenants. 

4 Officiers 



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ayS fflSTORiQîJB DU T hussards 

I Maréchal des logis chef, 
a Maréchaux des logis. 
I Brigadier-Fourrier, 
4 Brigadiers. 
4 Appointés. 

- . I dont68 montés, 4 à pied parmi 

' ' i lesquels i maréchal-ferrant 

1 Trompette. 

85 Hommes (dont 4 à pied). 

Pour les 8 Compagnies ouïes j 3a Officiers. 

4 Escadrons formant régiment } 680 Hommes dont 3a a pied. 

Et t M * J "^ Officiers. 

^ * 18 Hommes dont 4 à pied. 

Total I ^^ Officiers. 

) 688 Hommes dont 36 à pied. 

Les appointements et la solde seront sembla- 
bles à ceux de la même arme dans la troupe de 
ligne. 

Les dépenses de première mise consistent, dans 
un Régiment, dans les articles suivants: 
Habillement de lliomme^ équipement et harna- 
chement du cheval, sur le pied de i.ooo fr.^ 

par aperçu 700.000 

Armement de Thomme sur pied de 63 livres par 

aperçu , . . . 40.824 

Engagement des hommes à raison de lao livres. . la.^éo 

Total. . . 828.884 

APPOINTEMENTS ET SOLDE PAR AN D'UN RÉGIMENT 

Éiai'Major 

I Colonel. 6. 000 

f . * A /^ 1 1 ( ï Lieut.-Col. à 4.400 ) ^ 
a Lieutenants-Colonels J ^ 8 1 ^* 



aoo 



A reporter. ... 14. 200 



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piàcBs jusnncATivBS 



«79 



Report. . 
I Q.uartier-Maitre. 
6 Adjudants k6o8i a>S 
I Trompette-Major. 
1 Maitre-MaréchaL 
I Maitre-Sellier. 

IArmarier. j 
Tailleur. ( k i;;ii*6* { 
Bottier. ) 

Total 18. 288 15 

POUR UNE COMPAGNIB 

3 Capitaines. i.ooo 

I Lieutenant. i.aoo 



14. aoo 




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I. 000 






t. tié' 


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6 


349 


«5 


4 


335 


9 


9 


3«5 


9 


9 


40S 


7 


6 



9 Soua-Lieatenants. 



I Maréchal des logis chef. 

s Maréchaux des logis. 

I Brigadier-Fourrier. 

4 Brigadiers. 

4 Appointés. 
7a Hussards. 

I Trompette. 

ToUl 
Pour les 8 compagnies. 
État-Major. 

ToUl. 
Suppléments d'appointements à: 

a Capitaines de i*' classe k 700 fr. 1.400 fr. 
— a* classe k ;oo fr. i.ooo fr. 



à i.ooofr. I s.ooo 

349 «5 «o 
6a6 II 8 

146 7 8 

*8j9 10 » 

657 » » 

11.169 » » 

Î?5_U? 

19.383 5 10 
i)) 066 6 8 

i8a8a 1; » 

178.849 8 8 



a. 400 



Total pour le Régiment ltft.t«9 H 
JOURNAL OFFICIEL MILITAIRE, an III 

ToBt I. — Pâ(t $10. 
a7 plariètt» ao III. 
L41 Convention nationale, après avoir entendu le rapport 
de son Comité militaire, décrète : 



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280 fflSTORiaUE DU T HUSSARDS 



Article premier. — Les a escadrons du 7e hussards, déta- 
chés dans la Vendée et qui» par erreur^ n'ont pas été compris 
dans l'organisation totale de ce corps^ formeront le noyau des 
y et 6e escadrons du régiment de hussards, n* 7 bis. 

Art II. — Le surplus de ces deux escadrons, tant en offi- 
ciers, sous-officiers que hussards, sera complété aux termes de 
la loi du di février 1793, (vieux style) et ai niv6se-io jan- 
vier). 

Art. III. — Ceux des officiers et sous-officiêrs de ces deux 
escadrons, non compris dans Torganisation du 7e régiment de 
hussards, n* premier, qui n'auraient pas encore touché leurs ap- 
pointements en seront rappelés. 

Art. IV. — La commission d'organisation et du mouve- 
ment des armées de terre est chargée du présent décret. 

Le chef d'escadron Dubois-Dubay, commandant les 2 esca- 
drons du 7e hussards incorporés dans le 7 bis, fut avisé k la 
date du 4 ventôse, an III, (aa février), par la commission d'or- 
ganisation et du mouvement des armées de terre, d*avoir k re- 
joindre sans délai avec sa troupe le dépôt de son nouveau corps 
à Besançon. 

Correspondance du Ministère 

Paris, 9 août 179$. 

€ J'ai reçu, citoyen, votre lettre par laquelle vous me de- 
mandez auquel des deux 7e hussards vous devez appartenir. 
Comme vous faisiez partie des a escadrons détachés dans la 
Vendée et réintégrés dans le 7e hussards, n* 2, et que vous n'avez 
été d'ailleurs employé titulairement dans aucun autre corps, , 
vous devez être compris dans l'organisation du 7e bis. 

€ Au citoyen le Dannois. 

€ Au 7e régiment de hussards, à Frankenthal. 

Signé : € Le commissaire des Guerres. » 

Parit, Il Décembre 1795. 

Le Ministre de la guerre, au commandant du dépôt du 
7e hussards, à Besançon. 

€ Vous êtes prévenu que le colonel Lamothe, ci-devant chef 
de brigade du 7e hussards, est autorisé à se rendre au dépôt du 
régiment que vous commandez pour y être mis en subsistance. 



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piicBs jusnncATivBS 281 



«Il fera le service de son grade et continuerai jouir des pré- 
rogatives accordées par la loi du } brumaire dernier (93 octobre 
179^)9 aux militaires qui ont défendu la représentation natio- 
nale dans les journées du i) et 14 veudémiaire demieri jusqu^à 
ce que son remplacement en pied soit effectué par le Direc- 
toire exécutif. 

SsgfU : « Le commissaire des Guerres. » 

Extrait du Moniteur Universel du 2j Juin 1804. 

On sait que dans le combat soutenu le 16 mai par une divi- 
sion de la flottille de Flessingue^ et dans les engagements des 
jours suivants, Téquipage et la garnison de la prame française, 
la Ville ^ Anvers^ ont déployé une bravoure particulière. La 
garnison a ajouté ï son dévouement un trait de générosité qui 
n'est pas moins honorable. 

Voici les pièces qui le constatent : 

Le capitaine commandant les hussards k pied du 7e régi- 
ment k la première division au généraf de division Ondinot 
commandant en chef Farmée par intérim. 

Sljckeiit, k IS priMal ta XU. 

« Mon général, j'ai Thonneur de vous soumettre Tintention 
des sous-officiers et hussards, composant la garnison de la VilU 
ér Anvers que la gratification, qu'ont bien voulu leur accor- 
der les habitants de cette ville pour leur défense dans les en- 
gagements qui ont eu lieu entre la flotille batave et la croisière 
ennemie soit répartie k ceux de leurs canurades militaires et 
marins estropiés et aux familUes de ceux péris dans les différents 
combats. 

« Ils espèrent, mon général, que vous voudrez bien agréer 
le désir qu'ils ont de faire tourner au soulagement de leurs 
camarades ce témoignage honorable de la reconnaissance de la 
Ville d'Anvers. 

J*ai rhonneur de vous saluer respectueusement. 

« Labiffi. » 

Les officiers et hussards du 7e régiment composant la gar- 
nison de la prame de la Ville f Anvers k MM. Dutaillis, lieu- 
tenant de vaisseau et Giroux, enseigne k bord de ladite prame. 



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aSa msTORiQjjB du 7* hussards 



MM. Grosse et Pelé^ maréchanx des logis, Lemetz, Sain et 
Baumainsi brigadiers^ ainsi que tous les hussards composant la 
garnison delà pramô de la Ville d'Anvers^ se glorifient de la 
. reconnaissance que les habitants de cette ville ont bien voulu 
leur témoigner pour avoir défendu de tous leur courage ladite 
prame dans les affaires du a6| 37, ^8 et 39 floréal. Nous ne pou- 
vons, messieurs, vous exprimer la gratitude que nous éprouvons 
pour la commune d'Anvers, et les sous-officiers et hussards qui 
ont eu riionneur départager la gloire que la prame a acquise, 
croyant de leur devoir de vous faire part de leur intention, vous 
prient aussi de vouloir bien partager la somme que les Anver- 
sois leur ont fait l'honneur de leur proposer pour ceux de leurs 
braves camarades militaires qui sont estropiés et pour les fa- 
milles de ceux péris dans les différents combats. 

Nous avons Thonneur de vous saluer avec respect et obéis- 
sance. 

Leyde^ U 11 Juin. 
Signé: Grosse^ etc. 

DripoUy le 6 Mptembre 1807. 

Le Colonel Colbert du y hussards^ un des comman- 
dants de la Légion d'honneur^ à son ami le général 
Charles, 

€ Je suis enfin cantonné, mon cher ami, et où ? Encore en 
Pologne. Dieu soit loué, car d*après Tordre du jour, être en 
Pologne c'est être en France. Il faut avouer que ce Lary-po- 
polsky est un peu effronté. Pour moi si je raisonne encore, si 
les fumées de la gloire n'ont pas affaibli mes organes ; s*il 
m*cst permis d*cn faire usage, il me semble qu*il y a presque 
de la démence, à raconter de pareilles sornettes à des Français. 
Les rédacteurs d^une pareille hérésie, n*ontdonc jamais été can- 
tonnés sur les bords de l'Omulet, où Ton ne donnait pas de ra- 
tion, ni sur les bords de la Pelicat, où pour la récompense de 
nos bons services on ne pense qu'à nous faire mourir de misère. 
Qui peut supposer qu'avec une demi-livre de viande, souvent 
mauvaise, et depuis trois mois malsaine, un soldat vigoureux 
puisse se soutenir et qu'un soldat convalescent puisse se re- 
faire? On nous parle d'eau-de-vie; depuis un mois, quelle dis- 



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piàcBs jusnncATivBs 383 



tribution en a-t-on faite ? A Varsovie, mémey on n*a pas vonlu 
en donner à mon régiment. 11 reste donc aux vainqueurs d*Helf- 
berg, de Friedland, etc...., pour vivre, une livre et demie de 
pain noir et la perspective de pourrir en prison s*ils denundent 
k leurs hôtes des légumes qui leur sont dus. 

€ 11 faut avoueo mon ami, que toutes ces minuties écono- 
miques sont bien coupables. Le mauvais génie qui conseille 
ainsi le pouvoir n*est certainement pas né en France. Que ce 
système dMngralitude envers le soldat dure, et Ton ne risque 
rien que de faire la paix avec le monde. Quand un soldat, à 
400 lieues de sa patrie, voit le pauvre mendiant plus riche et 
mieux nourri que lui, son courage baisse comme ses forces. Ah I 
le soldat doit vivre en Pologne comme en France ? Q,u*on lui 
donne donc du vin à quatre sous la bouteille, des bastringues 
les jours de fête et de dimanche ; des casernes où il ne soit 
pas mangé de vermine ; de Teau qui soit potable et, cent mille 
autres choses qui manquent ici. 

€ Les chevaux auraient dans tout autre pays le droit de ré- 
clamer de la paille de blé, au lieu de paille de seigle, du foin 
sec au lieu de foin vert et 9/) d'avoine au lieu de demi-boisseau; 
mais comme en masse ils sont mieux traités que les hommes, je 
réserve toute mon éloquence pour plaider la cause de mes hus- 
sards ; ils sont généralement très mal et c'est k toi k faire en- 
tendre mes plaintes et à détailler ce que je ne fais qu'exquisser. 
D'ailleurs, je ne suis pas un criard, et puisque je me plains 
d'autres doivent se plaindre. 

€ Tu m'avais fait dire que mes détachements allaient rentrer, 
et j'ai ordre d'envoyer un officier et un sous-officier k Ostro- 
lenka. Tu m'avoueras que j'ai un petit régiment joliment 
arrangé. J'ai un détachement de 36 hommes à Tilsitt, un pareil 
à Hanau et un à Stettin. Si l'esprit de mon régiment n'est pas uni- 
forme, on pourra Tattribuer à l'influence du climat. Au reste, 
tout ce que je t'en dis n*est qu'un épinchemeut amical, utile à 
ma santé autant qu'à mes affaires. Tout me contrarie, tout va 
mal ; je veux faire le bien» on m'en 6te les moyens ; comme un 
sot^ j'en enrage et la petite confession que je viens de te faire 
me soulage pour vingt-quatre heures. 

€ Je ne te dis rien de ces insignifiantes situations que j'envoie 
très régulièrement et qui n'arrivent jamais à temps parce que 



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384 mSTORiaUE DU 7* HUSSARDS 



c'est impossible. Comment le finot Pressigny ne trace-t-it pas 
ces états d'avance et ne les fait-il pas semblables à ceux de la 
veille, quand les courriers sont en retard. Il s^éviterait par là 
toute espèce de reproches et pour l'emploi qu'on en fait, au bout 
du mois tout cela reviendrait au même. 

« Parlons maintenant du sort des officiers ; ils sont assez bien. 
Tous habitent des châteaux et sont hébergés tant bien que 
mal. Je loge chez un aimable garçon ; mais comme dans ce pays, 
il y a toujours un peu de nima^ dans notre maison, nous sommes 
tous les deux sans un être k consolation. 

€ La partie du cochon, du reste, va bien ; on boit et on 
mange. Je chasse et je tue deux ou trois pièces dans un jour, 
quand j'ajuste bien. Tu connais maintenant ma vie comme de- 
puis longtemps tu connais mou cœur. 

€ Adieu, mon bon général, tâche de nous quitter, tâche 
d'aller dans un pays où une femme aimable comme la tienne et 
un brave homme comme toi sont appréciés à ce qu^ils valent. 
Et si tu obtiens un régiment d'escorte, pense au y hussards, 
où tout le monde t*aime presque autant que moi. 

Vale et ama me, 

Sigrtd : € Ed. Colbbrt. » 

Mille amitiés à tout le monde. 
Nous ne recevons plus de lettres ni de journaux. 
Le maréchal Berthier est-il connétable ? écris-moi les nou- 
velles. 

A NapoU, It 19 Mptembre 1807. 

Le colonel du 7* régiment de hussards^ un des offi- 
ciers de la Légion d'honneur, à Monsieur le général de 
division Lasalle. 



€ Lf on général, 

€ La plainte partie contre le hussard Raclot a été envoyée 
à monsieur le maréchal Davoust par je ne sais qui et je suis 
étonné qu'il me faille réclamer un homme qui est depuis plus 
de quinze jours en prison, ayant été remis entre les mains de la 
gendarmerie pour avoir manqué à M. Badany, lieutenant, com- 



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nicBs jusnncAuvBS ^S^ 



mandant un détachement qui venait de Siléaie. Je ne pula vous 
donner d'autres renseignements. 

€ Quant aux plaintes portées contre les hussards qui ont pris 
des chevaux à Nadarzin ou autres lieux, personne nVn a con- 
naissance, et comme le capitaine Dampierre commandait le dé- 
tachement, il est, je présume, le seul qui puisse vous rendre 
compte des désordres dont on se plaint. Ce qu*il r a de très sûr, 
c'est que les Polonais sont beaucoup plus voleurs et menteurs 
que les hussards, et que sur trente réclamations qu*ils font, il 
n'y en a pas une qu*on doit écouter. 

€ Si toutefois j'apprenais quelque chose, croyez que je 
m'empresserai de faire exécuter vos ordres ainsi que ceux de 
M. le maréchal Davoust. 

€ Recevez, mon général, Tassurance do mon respectueux 
attachement. 

Signé : € Eo. Colmit. » 

A Monsieur le général de division Lasalle, comman- 
dant la cavalerie légère de la réserve^ à Malassiis. 

R. . • • , so itptMibr* iSo7. 

€ Mon général, 

€ D'après des renseignements très exacts, il est prouvé que 
le 94 août, des voitures furent fournies k une partie de mon 
régiment par la commune de Nadarzyn. L*impossibilité de les 
remplacer dans un aussi misérable pays où Ton ne trouve que 
de la mauvaise volonté, fait qu'on les a gardées trois jours. Elles 
ont toutes été renvoyées dans les environs de Nawa. La plainte 
a été faite sans doute le lendemain, et si M. le comte d*Osta- 
rousky n'eût pas été si prompt à faire une réclamation déplacée 
ou qu'au lieu d^aller k Varsovie, dire ce qu*il lui a plu, il fût 
venu me denunder justice, il aurait évité, k vous, à M. le nu- 
réchal et k moi beaucoup d*ennuis. Sur un fait de cette nature, 
j'aime croire que je suis beaucoup plus croyable que quelques 
fripons de valets ou qu'un Conie polonais. 

« Si des récriminations k tort et k travers pouvaient occuper 
le temps précieux de M. le maréchal, je lui ferais passer la note 
des chevaux qu'ils ont volé k mon régiment. Mais je respecte 



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5286 



HISTORIQPB DU 7* HUSSARDS 



trop ses grandes occupations pour l'occuper de ces minuties. 

€ Veuillez donc, mon général, assurer monsieur le maré- 
chal, que je n*ai pris et que je ne dois aucune voiture. Que la 
discipline la plus sévère règne dans mon régiment et que je fais 
droit à toutes les réclamations qui me sont adressées en temps 
et lieux. 

€ Je suis avec respect votre obéissant serviteur. 

Signé : € Ed. Colbert. » 

P. S. — Cest par erreur que j'ai désigné le capitaine Dam- 
pierre comme devant donner des renseignements sur cette 
plainte que j'ai maladroitement confondue avec une autre à la- 
quelle j'ai eu Phonneur de vous répondre. 

Signé : Ed. Colbert. 



£tat des officiers^ sous-qfficiers et soldats qui se sont 
le plus distingués dans Vaffaire devant Ratis- 
bonne (ùj avril i8oç.) 

BRIQ.UET. ctp. lêg. Cet officier, qui joint à des mœurs 

douces et honnêtes, toutes les qualités 
qui constituent un brave militairei mé- 
rite la bienveillance de Sa Majesté l'Em- 
pereur, autant pour les services passés 
que pour ceux de cette campagne dans 
laquelle il s'est particulièrement distin- 
gué principalement au combat de Ratis- 
bonne, en chargeant plusieurs fois les 
dragons autrichiens. 

SiEBEN. LiMiMtmi Cet officier joint à la conduite la 

plus régulière, un grand courage, il 
s'est particulièrement distingué à l'af- 
faire de Ratisbonne. 

Deshaye. ^' Cet officier mérite à tous égards la 

bienveillance du souverain^ s'étant dis- 
tingué dans plusieurs affaires où il a 
montré beaucoup d'intrépidité et no- 
tamment à l'affaire de Ratisbonne. 



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nkcn jusnncATivis 



•87 



C ARRET. 



PlLLlON. 



Ce militaire d'one condoite Mot re- 
procha, possède eocore on coorsge re- 
connu. Dsns rsflâire de RsUsbonne, il 
s'est montra digne des plus grands 
éloges. Cette ctmpagne et celles anté- 
rieores loi acquièrent des droiU à la 
reconnaiasance de Sa Majesté. 

A son ancienneté desenrices, ce mi- 
litaire joint one brave intrépidité. A 
l'affaire de Ratisbonne, H s'est parfai- 
tement distingué en chargeant à plo« 
sieors reprises l'ennemi toojoors sopé- 
rieur à lui. 

Par ordre do général Monlbnin^ cer- 
tifié sincères. 

Le chef d'Etat-nujor, 
PtTn-Ptissiomr. 



Lettres inédites du général de Marhot^ quand il 
commandait le 7* hussards. 



ViNarliMii, let lUI iSif. 

« Je pars demain avec trois escadrons pour Lille oà je ferai 
partie dn m corps d'observation aux ordres dn comte d'Erlon. 

On forme ici le s« corps. Il n'j a cependant pas le moindre 
mouvement hostile. Les Anglais ont la crainte de nous voir en- 
trer en Belgique plutôt qu'envie de venir chei nous. 

Ils ont d'abord voulu taire des ouvrages k Mons ; mais 11 les 
ont suspendus et ont dirigé les gros bagsges sur Anvers. Tout 
est ici fort tranquille. 



Je Tiens de recevoir Tordre de former une dépu- 

tation de cinq officiers et dix sous-officiers et solJats pour aller 
k Paris au champ de Mai. L'ordre porte que le colonel sera lui- 
même k la tète de la dépulation.Celtesde tout les régiments de 
la division doivent se mettre en route poor être rendues k Arras 
le 17 et partir le lendemain pour Paris. Tout est ici fort tran- 
quille et l'on ne parle pas de guerre. Il 7 a beaucoup de déser- 



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388 HISTORIQPB DU 7* HUSSARDS 

lions dans les troupes étrangères Mon régi- 
ment devient de jour en jour plus considérable. J*ai sept cents 
hommes. Dans mon dépôt il en est arrivé cinquante- leux hier. 

Le costume les flatte tant, qu*iU ûmytntdrus comme $nonchês 

, € Le 7e de houzards, dont j^étais colonel, 

faisait partie de la division de cavalerie légère attachée 
au i*' corps, formant le 18 juin, la droite de la portion de l'ar- 
mée que Tempereur commandait en personne. 

• Waterloo 

Au commencement de l'action, je fus déta- 
ché de la division avec mon régiment et un bataillon d'infante- 
rie légère placé sous mon commandement. Ces troupes furent 
mises en potence à Textrôme-droite, derrière Frichemont fai- 
sant face à la Dyle. » 

LaoD, 36 Juin. 

Je ne reviens pas de notre défaite I... J*ai été 

avec mon régiment flanqueur de droite de l'armée pendant pres- 
que toute la bataille. On m'assurait que le maréchal Grouchy 
allait arriver sur ce point, qui n'était gardé que par mon régiment, 
trois pièces de canon et un bataillon d'infanierie, ce qui était 
trop faible. Au lieu du maréchal Grouchy, c'est le corps de Blu- 

cher qui a débouché ! Nous avons été enfoncés et l'ennemi 

s'est porté sur le champ sur nos derrières I... On aurait pu re- 
médier au mal, mais personne n'a donné d'ordres J'ai 

reçu un coup de lance dans le côté. Ma blessure estassez grave 
mais j'ai voulu rester pour donner le bon êximple. Si chacun 
eût fait de même, cela irait encore ; mais les soldats désertent à 
l'intérieur, personne ne les arrête, et il y a dans ce pays-ci, quoi 
qu'on en dise, cinquante mille hommes qu'on pouvait réunir. 
Mais alors, il faudrait peine de mort contre tout homme qui 
quitte son poste et contre ceux qui donnent permission de le 
quitter » 



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PlàCBS JUSTIFICATIVES 989 



I09 Division militaire. — État-Major général, 
JSr* ai86. 

Oh at pHidi rtUiUr U dmH ^ U t^ de uUê kUrt 

Ao Qnartitr-céiién], à MoolptlKtr, to t« Mal ltS4. 
Général, 

J*ai Thonneur de vous informer que par décision du 19 
avrils M. le Ministre de la Guerre me transmet les instructions 
suivantes : 

€ Général) un décret impérial en date du so de ce mois, 
€ prescrit la création d'un 6* escadron, dans les ^y régiments 
€ de cavalerie de Tarmée qui n'en comptent que cinq et aug- 
€ mente en même temps le cadre des états-nujors de chacun 
€ de ces régiments 

D*un emploi de Chef d*escadron; 

— d'Adjudant-major; 

— de Médecin aide-nujor; 

— d*Aide-Vétérinaire de st clisse; 

— • d*Adjudant sous-officier. 

€ Pour Texécution de ces dispositions, j*ai arrêté les me- 
€ sures ci-après, que je vous charge de faire opérer, sans délai, 
€ dans les corps de cette arme qui se trouvent sous vos ordres. 

€ Dans chaque régiment, le capitaine de se classe que son 
€ rang d'ancienneté appelle le premier aux fonctions de capi- 
€ taine commandant, prendra le commandement de Fescadron 
€ de nouvelle création^ lorsque il n'y aura pas de droit d*op« 
€ tien k exercer; Le plus ancien lieutenant en second y sera 
€ placé comme lieutenant en premier. 

€ Le capitaine en second, le lieutenant en second et les 
€ trois sous-lieutenants qui devront y être affectés, seront dé- 
€ signés sur Tensemble du corps. 

€ Le chef de corps nommera k Pemploi d'adjudant sous- 
€ officier nouvellement créé, et désignera les sous-oificiers et 
€ les brigadiers qui seront appelés à former le cadre dudit 
€ escadron, en prenant, pour un tiers au plus, des sujets portés 
€ sur le tableau d'avancement, et en puisant, pour le reste, 



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390 HISTORIQPB DU 7* HUSSARDS 

€ dans les escadrons constitués. Dans ce dernier cas, les rem- 
€ placements seront efTectuéS| dans ces escadronS| au moyen 
« des ressources qu*oifrent les tableaux d'avancement. Le chef 
« de corps ne perdra pas de vue qu*afin d^éviter la perturbation 
« lors des libérations ^ il importe que les sous-officiers et les bri- 
« gadiers du nouvel escadron appartiennenti autant que pos- 
€ sible, à différentes classes du recrutement 

« Le nombre des cavaliers de i>^ et a* classe à prendre dans 
« les anciens escadrons pour entrer dans la composition du 
« nouveau, sera calculé de manière à ce que Teffectif de cet 
« escadron soit en rapport avec celui des autres. Pour cette 
« opération, le chef de corps devra prendre proportionnelle- 
« ment dans chaque classe de recrutement, en commençant 
« parla fin des contrôles des escadrons constitués. 

€ Il sera procédé, en ce qui concerne les chevaux, d'après 
« des principes analogues. Les sous-officiers, les brigadiers, 
« les cavaliers de i'^ classe et ceux de a* classe montési les 
» trompettes et les maréchaux-ferrants désignés pour passer, 
« soit avec leur grade, soit par avancement des escadrons 
« constitués dans la formation du 6* y emmnèeront leurs che- 
« vaux. Leur nombre sera ensuite porté au niveau de Teifectif 
« des autres escadrons au moyen de désignations faites, dans 
« ces derniers, parmi les chevaux de qualités et d*âges divers, 
« en commençant ces désignations par la gauche du contrôle 
« de chaque escadron. 

€ Les Conseils d'administration feront établir, stos retard, 
« les divers registres, contrôles, matricules, etc., etc., prescrits 
« par les règlements et en pourvoiront aussitôt Tescadron de 
« nouvelle formation. 

« Vous donnerez, sans délai, des ordres pour Texécution 
« des mesures qui précèdent. Cette opération, pour laquelle 
« vous déléguerez, au besoin, les généraux de brigade com- 
« mandant les subdivisions, devra être constatée, dans chaque 
« régiment, par un procès-verbal établi par le sous-intendant 
« militaire chargé de la surveillance administrative du corps, 
« et dont une ampliation me sera transmise par votre intermè- 
de diaire. Ce procès-verbal fera connaître nominativement pour 
« les officiers et numériquement pour la troupe, ainsi que 



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PIÈCES JUSTIFICATIVBS 29I 

€ pour les chevaux d'officiers et de troupe, la composition du 
€ nouvel escadron. 

€ Quant aux nominations aux divers emplois créés parle 
€ décret précité ou qui en seront la conséquence, il y sera 
€ très prochainement pourvu. 

Veuillez prescrire k M. le colonel du !• hussards de 
de commencer sans délai les opérations prescrites par la dé- 
cision susmentionnée et Tinformer que le 6« escadron reste/a 
stationné k Montpellier. 

Recevezi général, Tassurance de ma considération 

la plus distinguée. 

U Général de dirWoii 

eomnuuMbnt la io« dhrisioa ailttairt, 

DB Salles. 



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TABLE DES MATIÈRES 



PREMIÈRE PARTIE 



Chapitre I. Origine do t régiment de hiu- 

itrdi I 

— II. Campagnes de 1793-94 .... 13 

— m. Réorganisation du t hussards et 

campagnes de 1794-95. ai 

— IV. Campagnes de 1796-97 43 

— V. Campagnes de 1798^, en Suisse 

et de 1800 en Allemagne. • . 53 

— VL Période de paix de 1801 à 1805. . 83 

— VIL Campagnes de 1805 89 

— VllI. Campagnes de 1806-07 98 

— IX. Campagne de 1809 et séjour en 

Allemagne jusqu'en i8ia. . . 143 

— X. Campagnes de 1812-13-14. ... 159 

— XI. Campagne de Belgique. Licencie- 

ment du régiment 175 

DEUXIEME PARTIE 

CHAprru L Création d*un nouveau 7« hussards 183 

— IL Séjour en Algérie 189 

— III. Campagne dltalie et période de 

paix jusqu*en 1870 193 

— IV. Campagne de 1870-71 199 



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394 TABLB DES MATlàRBS 

Chapitre V. Reconstitution du 7* hussards et 

périodede 1871 jusqu'à nosjours. aai 

APPENDICE 

Colonels ayant commandé le 7^ régiment de 

hussards 226 

Officiers du t hussards depuis 1840 jusquà 

nosjours. . • 227 

Officiers actuellement au régiment. .... 244 

Officiers tués, blessés, action d'éclat .... 247 

Hommes tués 262 

Armes d'honneur^citationsy décorations. . . . 268 

Pièces justificatives 275 

GRAVURES HORS TEXTE 

/Combat de Bopfingen. — Frontispice en 

regard du Titre 

Costumes en couleur 

^ Chasseur de Fischer, 1743 i 

^ Officier 7« hussards, 1796 43 

/ Hussards en campagne, 1800 53 

/ Officier 7* hussards, 181 5 175 

/ Officier t hussards, 1840 183 

/ Officier t hussards, 1859 ^95 

V Hussard actuel 221 

/ Lieutenant porte-étendard, 1889 247 

Colonels 

V De Marisy, 1794-1803 31 

^ Colbert, 1806-1809 118 

^De Beauffremont, 1872-76 227 

^Bruneau, 1878-1884 241 

4 Massiet. 275 

FIN. 



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